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Aminata Niakaté

avocate française From Wikipedia, the free encyclopedia

Aminata Niakaté, née le à Paris dans le 12e arrondissement, est une femme politique, avocate et syndicaliste franco-malienne.

Élection29 mars 2026
PrédécesseurChristophe Najdovski
AvecSophie Bussière (2022-2025)
Éric Piolle (2025)
Faits en bref Fonctions, Élection ...
Aminata Niakaté
Illustration.
Aminata Niakaté en 2024.
Fonctions
Adjointe au maire de Paris[1]
En fonction depuis le
(5 mois et 29 jours)
Élection 29 mars 2026
Maire Emmanuel Grégoire
Prédécesseur Christophe Najdovski
Porte-parole des Écologistes
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 17 jours)
Avec Sophie Bussière (2022-2025)
Éric Piolle (2025)
Élection 10 décembre 2022
Réélection 19 avril 2025
Secrétaire nationale Marine Tondelier
Membre de la Commission nationale de l'informatique et des libertés
En fonction depuis le
(5 ans, 3 mois et 5 jours)
Président Marie-Laure Denis
Membre du Conseil économique, social et environnemental
En fonction depuis le
(5 ans, 4 mois et 9 jours)
Président Thierry Beaudet
Désignée par U2P
Groupe politique Artisanat et Professions libérales
Présidente d'Ensemble contre la peine de mort
En fonction depuis le
(5 ans, 10 mois et 17 jours)
Prédécesseur Alain Morvan
Conseillère de Paris
En fonction depuis le
(6 ans, 2 mois et 24 jours)
Élection 28 juin 2020
Réélection 22 mars 2026
Circonscription 15e arrondissement (2020-2026)
Maire Anne Hidalgo
Emmanuel Grégoire
Groupe politique GEP (2020-2026)
ESP (depuis 2026)
Conseillère municipale de Vitry-sur-Seine
–
(6 ans, 2 mois et 29 jours)
Élection 30 mars 2014
Maire Alain Audoubert
Jean-Claude Kennedy
Groupe politique EELV
Biographie
Nom de naissance Aminata Niakaté
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance 12e arrondissement de Paris (France)
Nationalité Française
Malienne
Parti politique EELV/LE (depuis 2009)
Profession Avocate
Fermer

Porte-parole nationale du parti Les Écologistes depuis 2022, elle est conseillère de Paris à partir de 2020. Le 29 mars 2026, elle devient adjointe au maire de Paris.

Présidente de l’ONG Ensemble contre la peine de mort, elle est membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et commissaire puis membre de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

Jeunesse et formation

Aminata Niakaté est issue d'une famille de paysans maliens de l'ethnie Soninké. Son père, arrivé en France dans les années 1970, est ouvrier agricole puis manutentionnaire à Paris pour un sous-traitant de la SNCF. Sa mère est femme au foyer puis femme de ménage à temps partiel jusqu'à son décès en 2012[2]. Aminata Niakaté est l'aînée d'une fratrie de 16 enfants[3].

Elle grandit dans les quartiers populaires de Vitry sur Seine et fréquente ses établissements scolaires, classés en zone d'éducation prioritaire (ZEP)[4].

Aminata Niakaté obtient un baccalauréat littéraire en 1999. Souhaitant dès le plus jeune âge devenir avocate, elle poursuit des études de droit en tant que boursière à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne[3]. Juriste en cabinet d'avocats depuis 2006, elle est admise au barreau en , après avoir obtenu son certificat d'aptitude à la profession d'avocat[5].

Parcours syndical

Les Jeunes Avocats et Conseil national des barreaux (2015-2020)

Aminata Niakaté commence son parcours syndical en 2009[6] en rejoignant l'Union des jeunes avocats de Paris (UJA de Paris). Elle en est élue présidente en [7],[2],[4], pour la mandature 2015-2016.

Le , Aminata Niakaté accède à la présidence de la Fédération nationale des unions de jeunes avocats (FNUJA)[8],[9],[10].

En 2017, Aminata Niakaté conduit la liste de l'Union des jeunes avocats de Paris aux élections du Conseil national des barreaux (CNB)[11]. Cette liste obtient cinq des seize sièges disponibles pour le collège général parisien[12]. Elle est élue présidente de la commission égalité du CNB en [13] pour la mandature 2018 - 2020[14],[15],[16],[17].

Commission parité-égalité de l'UNAPL et U2P

De à , Aminata Niakaté préside pendant six ans la commission parité-égalité de l'Union nationale des professions libérales (UNAPL), à laquelle est affiliée la FNUJA. Elle travaille sur les écarts de revenus entre femmes et hommes et développe des formations pour sensibiliser les professionnels libéraux aux violences intrafamiliales et au sexisme au travail[18]. En 2023, elle y crée un groupe de travail consacré aux questions environnementales[19].

Elle devient conseillère spéciale du comité exécutif de l'UNAPL et rejoint le conseil national de l’U2P au printemps 2025[20].

Depuis 2021 : CESE et CNIL

En , Aminata Niakaté rejoint le CESE en tant que représentante de l'Union des entreprises de proximité (U2P) et de l'Union nationale des professions libérales. Elle y siège au sein du groupe de l'artisanat et des professions libérales et est membre de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité (DDFE) et de la commission environnement.

Elle co-rapporte[21] avec Antoine Gatet, président de France Nature Environnement, un rapport et un avis intitulés Inégalités de genre, crise climatique et transition écologique, adoptés à l'unanimité par le CESE le , après quinze mois de travaux[22],[23],[24].

Le , elle est nommée co-rapporteure, avec Pascal Ferey, d'un projet d'avis sur la participation du public aux décisions impactant l'environnement[25].

Aminata Niakaté représente le CESE au sein du collège de la CNIL. Elle a dans son portefeuille les secteurs « travail et ressources humaines, recherche et statistiques »[26].

Parcours politique

Mandats électoraux

Militante au sein des Écologistes (EELV) depuis 2009[27], Aminata Niakaté est élue conseillère municipale d’opposition à Vitry-sur-Seine de 2014 à 2020[28].

En 2020, elle est élue conseillère de Paris (majorité) et conseillère du 15e arrondissement de Paris (opposition)[29]. Elle est vice-présidente du groupe écologiste de Paris de à [30].

Elle plaide notamment à Paris pour le départ du Grand Palais Éphémère du Champ de Mars[31], la renaturation de l'héliport de Paris[32] et de la petite ceinture, en particulier au niveau du parc Georges-Brassens, ainsi que pour la piétonisation du Trocadéro et du pont d'Iéna[33]. Elle s'oppose au projet d'agrandissement de la centrale à béton Lafarge sise dans le 15e arrondissement[34], à l'installation du Mur pour la paix sur les pelouses de l'avenue de Breteuil[35], au projet de « Fan Zone » dans les jardins du Trocadéro[36],[37] ou encore au projet de taxis volants[38] porté par Aéroport de Paris et soutenu par Valérie Pécresse[39], dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques[40].

Aminata Niakaté est candidate aux législatives à quatre reprises :

Lors de la primaire écologiste en vue des élections municipales de 2026 à Paris, elle obtient 10 % des votes au premier tour[45]. David Belliard l'emporte au second tour[46].

Porte-parole Des Écologistes - EELV

Depuis , elle est porte-parole nationale du mouvement Les Écologistes - EELV et siège au sein de l’exécutif des Écologistes[47]. Elle est réélue à cette fonction le [48].

Elle commente à ce titre l'actualité politique et gouvernementale dans les médias[49] et porte les positions de son mouvement notamment contre le projet d'autoroute A69[50], les mégabassines[51], au soutien des revendications du mouvement des agriculteurs en 2024[52] ou des Soulèvements de la Terre[53].

Secrétaire générale de la Coordination des élu.e.s Français d’origine malienne

Aminata Niakaté est secrétaire générale de la Coordination des élu.e.s Français d’origine malienne (CEFOM) depuis 2020, association, dont elle est adhérente depuis 2016[54]. La CEFOM est une association composée d’élus français d’origine malienne qui s’engagent à contribuer au développement socio-économique, à la promotion culturelle, à la paix et à la lutte contre le dérèglement climatique au sein de leurs deux pays : le Mali et la France[54],[55],[56],[57].

Adjointe au maire de Paris

En avril 2026, elle devient adjointe au maire de Paris Emmanuel Grégoire, chargée de la végétalisation de l’espace public, de la biodiversité et de la condition animale[58].

Engagements associatifs

En 2008, Aminata Niakaté s’implique au sein l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), qui porte un plaidoyer pour l’abolition universelle de la peine de mort[59]. Elle rejoint le conseil d'administration en 2017 et est élue présidente de l’association en [60],[61],[62].

Aminata Niakaté adhère à l’association Excision, Parlons-en en 2016. Elle en est trésorière de 2017 à 2018[63].

Distinctions et reconnaissance

En 2016, Aminata Niakaté est nommée pour le Prix Espoir de la Femme d’Influence Politique[64].

Publication

Antoine Gatet et Aminata Niakaté, Conseil économique, social et environnemental, Inégalités de genre, crise climatique et transition écologique - Avis et rapport, Direction de l'information légale et administrative, Les Editions des Journaux Officiels, , 246 p. (ISBN 978-2-11-167376-2, lire en ligne)

Références

Voir aussi

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