Assassinat de Jo Cox

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LocalisationBirstall, Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
CibleJo Cox
Date
Assassinat de Jo Cox
Image illustrative de l’article Assassinat de Jo Cox
Mémorial Jo Cox devant Parliament Square, à Londres en 2016

Localisation Birstall, Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Cible Jo Cox
Coordonnées 53° 43′ 54″ nord, 1° 39′ 39″ ouest
Date
Type Assassinat
Armes Fusil de chasse, Couteau
Morts 1 (Jo Cox)
Blessés 1
Auteurs Thomas Mair
Mouvance Terrorisme d'extrême droite
Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni
(Voir situation sur carte : Royaume-Uni)
Assassinat de Jo Cox

L'assassinat de Jo Cox, députée travailliste à la Chambre des communes du Royaume-Uni, est un fait survenu le à Birstall, au Royaume-Uni, une semaine avant le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne.

Jo Cox est victime de plusieurs coups de feu et est poignardée à mort par Thomas Alexander Mair, un Britannique de 52 ans, sympathisant d'extrême droite[1].

Jo Cox, 41 ans, est au moment des faits députée travailliste à la Chambre des communes du Royaume-Uni depuis un an, après une carrière au sein de l'ONG Oxfam[1]. Son expérience humanitaire est un pilier de sa ligne politique et se traduit notamment par des prises de position pour la résolution du conflit syrien et le déploiement d'une aide humanitaire britannique[2]. Elle se positionne pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, en prévision du référendum prévu le [3] et dénonce en particulier le mouvement d'extrême droite Britain First, qu'elle qualifie de raciste et fasciste[4].

Elle est mariée à Brendan Cox, conseiller de l'ancien premier ministre Gordon Brown, et mère de deux enfants, âgés de 3 et 5 ans lors de son assassinat[5].

Le début de l'année 2016 est marqué par d'intenses débats politiques concernant l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, la population britannique étant appeler à se prononcer sur le sujet lors d'un référendum le [6]. Jo Cox est élue dans la circonscription de Batley and Spen, dans le Yorkshire de l’Ouest, une région marquée par l'extrême-droite[6].

Déroulement

Le jeudi , Jo Cox se rend à Birstall, petite ville du Yorkshire de l'Ouest, proche de Leeds, pour y tenir une série de rencontres avec des électeurs de sa circonscription, en compagnie de ses assistantes, Sandra Major et Fazila Aswat. Peu avant 13 h, heure locale, devant la bibliothèque où doivent se tenir ces rendez-vous, elle croise le chemin de Thomas Alexander Mair, un britannique de 52 ans résidant à Birstall. Alors que la députée sort de sa voiture, Mair brandit un fusil à canon scié et ouvre le feu sur Cox [7]. Grièvement touchée, elle git au sol tandis que Mair se saisit d'un couteau caché dans son sac et la poignarde à une quinzaine de reprises. Le meurtrier menace alors Major et Aswat avec son arme quand, Cox, encore consciente, leur crie de se mettre à l’abri[7]. Il se retourne alors vers sa première cible et la poignarde de nouveau avant de l'achever à bout portant[7],[8]. D'après Aswat, Mair s'écrie alors « c'est pour le Royaume-Uni, le Royaume-Uni passera toujours avant tout » (« Britain will always come first », souvent interprété comme une référence au mouvement Britain First)[7],[9]. Témoin de la scène alors qu'il attend sa femme devant la bibliothèque[10], Bernard Carter-Kenny, un mineur retraité de 77 ans tente de porter secours à Cox mais est également poignardé à l'estomac[7]. Grièvement blessé, il survit à cette attaque et reçoit pour ce fait la médaille de George, décernée pour action héroïque[11].

Mair est interpellé quelques minutes après l'attaque, en possession d'un sac contenant le fusil à canon scié et deux couteaux[7]. Lors de son arrestation, il déclare aux policiers être un « activiste politique »[7].

Les secours dépêchés sur place constatent que Cox est dans un état très grave, mais entament tout de même une procédure de réanimation[12]. Malgré leurs efforts, elle est déclarée morte à 13 h 48, heure locale, dans l'ambulance la transportant à l’hôpital[12].

Meurtrier

Thomas Alexander Mair, un Britannique originaire de Kilmarnock en Écosse[13], est alors âgé de 52 ans au moment des faits. Chômeur vivant de petits boulots de jardinage[13], il réside à Birstall depuis une quarantaine d'années, d'abord avec sa grand-mère puis seul après son décès[14].

Il fréquente régulièrement la bibliothèque municipale, devant laquelle il assassine Cox[15]. L'analyse de l'historique des pages internet qu'il y consulte révèle des recherches consacrées aux Nazis, au Ku Klux Klan, ainsi qu'aux munitions de .22 Long Rifle, utilisées lors de l'attaque[7],[15].

À son domicile, des ouvrages relayant des thèses d'extrême droite et dédiés à l'Allemagne nazie sont retrouvées dans une bibliothèque ornée d'un aigle doré et d'une croix gammée[13]. On y retrouve également une compilation d'articles dédiée au terroriste néonazi Anders Breivik[13]. Dans certaines de ses correspondances au magazine pro-apartheid sud-africain S.A. Patriot, il condamne les « collaborateurs blancs dans la population sud-africaine » qui s'opposent à l'apartheid et affirme sa foi dans la « domination de la race blanche en Afrique du Sud et en Grande-Bretagne » qui passera par « un long et très sanglant combat »[13]. L'enquête menée à son encontre le décrit comme l’archétype du loup solitaire[13].

Son frère, Scott, affirme que Thomas avait des antécédents de maladie mentale, notamment un trouble obsessionnel compulsif lié à l'hygiène et au rangement[13], dont il avait fait état lors d'une interview à un journal local en 2011[14]. Cependant, une analyse psychiatrique réalisée après son arrestation conclut qu'il s'agit d'un individu sain, étant passé à l'acte sans altération du discernement[13].

Suites

Analyse

Références

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