Atrésie vaginale
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'atrésie vaginale, également connue comme aplasie des canaux de Müller[1], consiste en l'absence ou en la fermeture anormale du vagin. Cette particularité est généralement associée à d'autres particularités de développement, notamment des formes d'intersexuation, comme un syndrome de Rokitansky-Küster-Hauser, ou encore un syndrome de Bardet-Biedl, ou un syndrome de Fraser.
La cause de ce développement est mal connue[1]. Il est supposé qu'il s'agit d'une anomalie du développement des canaux de Müller lors du développement embryonnaire, ceux-ci ne se transformant alors pas en vagin et utérus comme habituellement[1].
L'atrésie vaginale est couramment retrouvée au sein de différents troubles.
Description
Deux types d'atrésies sont à distinguer : l'atrésie de type I et l'atrésie de type II[2].
Une infertilité est possible lorsque l'utérus est également absent, mais dans le cas d'ovaires sains, il est alors possible de procéder à une fécondation in vitro puis de recourir à une gestation pour autrui[3].
Diagnostic
L'atrésie vaginale peut être diagnostiquée lors d'un examen dès la naissance, où elle est alors accompagnée d'autres examens comme des radios du pelvis et des reins[1]. D'autres fois, elle n'est détectée qu'à l'adolescence, alors que les menstruations ne se déclenchent pas (aménorrhée)[1], ou lors de douleurs abdominales consécutives à l'accumulation de sang menstruel dans l'utérus[3]. En cas de suspicion, des examens sanguins, des échographies et des IRM peuvent être effectués afin de vérifier la disposition de tractus reproducteur et la zone des reins[4]. L'atrésie vaginale s'accompagne d'une infertilité.