Piana

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Piana
Piana
Vue sur Piana.
Blason de Piana
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Intercommunalité Communauté de communes Spelunca-Liamone
Maire
Mandat
Pascaline Castellani
2020-2026
Code postal 20115
Code commune 2A212
Démographie
Gentilé Pianais
Population
municipale
452 hab. (2023 en évolution de −6,22 % par rapport à 2017)
Densité 7,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 14′ 24″ nord, 8° 38′ 13″ est
Altitude 450 m
Min. 0 m
Max. 1 332 m
Superficie 62,63 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Sevi-Sorru-Cinarca
Localisation
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Liens
Site web piana.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Piana est une commune française située dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Sevinfuori dont elle était le chef-lieu, dans les Deux-Sevi.

La commune est adhérente de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Situation

Panorama

Piana est l'une des neuf communes du canton des Deux-Sevi, dans la microrégion des Deux-Sevi, dans l'ancienne pieve de Sevinfuori, dans le Vicolais.

Quoique limitrophe du parc naturel régional de Corse, elle n'en est pas adhérente. Néanmoins, la commune possède les calanques de Piana, l'un des trois sites remarquables au patrimoine mondial composant le golfe de Porto, nouveau nom approuvé par l'Unesco en 2006.

Communes limitrophes

Géologie et relief

Capu Rossu.

Piana, célèbre pour ses magnifiques calanques, est localisée au centre-ouest de la Corse, sur sa façade maritime. Son territoire tout en relief est tourmenté, son littoral déchiqueté, inhospitalier ; mais l'ensemble est d'une beauté remarquable.

Les roches granitiques du substrat donnent la série des sols bruns acides, bruns méditerranéens et lithosols. Les sols sont généralement minces.

Le littoral

La partie nord du littoral de la commune est représentée par la rive sud du golfe de Porto jusqu'au Capu Rossu, site naturel protégé qui marque la limite sud de la façade maritime du parc naturel régional de Corse, dominé par la tour génoise de Turghiu. Cette partie du littoral est composée de Portu di a Castagna, l'anse de Dardo au fond de laquelle se trouve l'embouchure du fiume de Dardo, la plage et la pointe de Ficaghjola, Portu a e Lughe, Punta di a Guardiola et l'anse San Pellegrinu. La façade littorale se poursuit ensuite vers le sud jusqu'à l'entrée du golfe de Topiti (Cargèse) via Cala di Palu, Punta di l'Ancisa, Portu à Leccia, Punta di Rizaghiu, Punta a i Tuselli et la plage d'Arone.

Plage d'Arone

La côte rocheuse, découpée, présente de nombreux îlots dont huit sont répertoriés dans la liste des îlots de Corse.

Les limites intérieures

Les limites du territoire communal sont définies ainsi :

  • à l'est, depuis l'embouchure du ruisseau de Saltu Calonica à l'extrémité méridionale de la plage de Porto, la ligne de démarcation remonte le cours du ruisseau pour atteindre la Punta di a Pianetta (922 m), puis le Capu d'Ortu (1 294 m), extrémité orientale de la commune, et le Capu di u Vitullu (1 331 m) ;
  • au sud, depuis le Capu di u Vitullu, empruntant la crête d'Alscio, la démarcation décline vers le ruisseau de Furcu a e Teghie affluent du ruisseau de l'Umbertacciu[1], puis le cours de ce dernier jusqu'à sa confluence avec le ruisseau de Tuscelli, point situé à une centaine de mètres en amont du pont de Chiuni. De là, la démarcation remonte le cours du ruisseau de Tuscelli, puis atteint la Punta d'Ombriccia di u Frassu (307 m) d'où elle se dirige en une ligne quasi droite axée NE-SO jusqu'au petit golfe de Topiti.

Les calanques

« L'évêque » dans les calanques.

Dominant l'anse de Dardo, les remarquables calanques de Piana se situent à environ deux kilomètres « à vol d'oiseau » au nord-est du village, entre celui-ci et la forêt communale de Piana. Elles sont traversées par le ruisseau de Dardo, ainsi que par la route D 81 qui, dans cette partie, est étroite, sinueuse, aux abords vertigineux.

Les calanques de Piana (en langue corse calanche di Piana), situées à une dizaine de kilomètres au sud de Porto, sont considérées comme l'une des merveilles de la Corse. Un lent travail d'érosion a donné à ces rochers granitiques déchiquetés, surplombant de 300 mètres une mer bleue et profonde, des formes étranges et parfois fantastiques : piques, colonnes et figures rongées par le vent et la mer. Elles sont inscrites au patrimoine mondial depuis 1983.

Hydrographie

Les ruisseaux côtiers de Dardo et d'Arone sont les deux principaux cours d'eau de Piana. Ils prennent tous deux naissance sur la commune et sont tributaires de la mer Méditerranée.

Long de 6,9 kilomètres, le ruisseau de Dardo (ou ruisseau de Piazza moninca)[2] traverse les remarquables calanques de Piana avant de se jeter en mer, dans l'anse éponyme, dans le golfe de Porto. Son principal affluent est le ruisseau de Rondinaghia[3].

Le ruisseau d'Arone (ruisseau de Vangone en amont)[4], long de 5,7 kilomètres, a sa source à environ 380 m d'altitude, au sud de Bocca d'Osini sur la route D 824, proche d'une table d'orientation. Il a son embouchure au milieu de la plage d'Arone. Ses principaux affluents sont les ruisseaux de Lavatoghiu (Y7921200), de Fiuminale (Y7921180), de San Michele (Y7921120) et de Petra Grigia (Y7921100).

Climat et végétation

Vallon du Dardo dans les calanques.

Comme presque partout dans l'île, Piana bénéficie d'un climat méditerranéen aux écarts thermiques modérés. Située sur le littoral occidental de la Corse, la commune est soumise aux vents d'ouest dominant qui apportent chaleur et pluie aux versants exposés. Sur le littoral il ne gèle pour ainsi dire pas, la mer égalisant et réchauffant les températures. En été, le pouvoir rafraîchissant de la montagne est faible.

La région est peu arrosée. Bien qu’il existe un gradient de précipitations selon l’altitude, la sécheresse estivale persiste[5]. En altitude, qui atteint 1 332 m, l’enneigement est faible en hiver.

Du fait d'un relief accidenté, son territoire se présente en grande partie avec des roches nues : granite et porphyre rose, dont la couleur varie selon l'éclairement. Ces falaises continentales siliceuses abritent une petite plante endémique, rarissime et protégée : l'œillet de Madame de Gysperger (Dianthus furcatus subsp. gyspergerae). Sur le littoral pousse une végétation rare excepté à l'ubac des vallons et ravins. Hormis quelques parcelles fertiles dans la basse vallée du ruisseau d'Arone et dans le vallon du ruisseau de San Michele, la couverture est constituée d'une végétation endémique corse : chênes verts et pins maritimes, avec un maquis méditerranéen composé essentiellement d'arbousiers, bruyères arborescentes, genévriers, filaires, lentisques, myrtes et oléastres.

À l'est de la commune, se trouvent deux forêts dont une part importante se présente sous forme de boisements lâches sur éboulis ou dans les falaises :

Forêt communale de Piana

La forêt communale de Piana d'une superficie de 950 ha, au nord des deux. Elle couvre les flancs de la Punta di a Pianetta. Elle est composée majoritairement de pins maritimes.

Forêt territoriale de Piana

La forêt territoriale de Piana, composée de pins maritimes, couvre une superficie de 240 ha en majeure partie constituée de rochers, comprise entre le « Rocher du Lion », Bocca Larga, Bocca di Piazza, Capu d'Ortu, Foce d'Ortu, Capu di u Vitullu et le ruisseau de Piazza Moninca.

À la Foce d'Ortu sont les ruines du fortin où Jean-Paul de Leca et ses compagnons abritèrent leurs familles, du temps des luttes contre les Génois[6].

Voies de communication et transports

Vue du village.

Accès routiers

La seule route D 81 dessert le village, le reliant à Porto (Ota) au nord et à Cargèse au sud. Du village part la D 624 qui permet d'arriver à la plage de Ficaghjola, dans le golfe de Porto, et la D 824 qui conduit à la plage d'Arone.

Transports

Le village de Piana est distant, par route[7], de :

Urbanisme

Typologie

Au , Piana est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[8]. Elle est située hors unité urbaine[9] et hors attraction des villes[10],[11].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[12]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[13].

Morphologie urbaine

Le bâti est concentré sur le village de Piana et sur Vistale. Quelques rares maisons et cabanons de pêcheurs sont également proche de la marina de Ficaghjola. Aux abords de la plage d'Arone, des constructions nouvelles ont été bâties, certaines à des fins locatives. S'y trouve le camping « la plage d'Arone ».

Le village de Piana.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (99,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (59,7 %), forêts (22 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (16,3 %), zones urbanisées (1 %), zones agricoles hétérogènes (0,8 %), eaux maritimes (0,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Piana village

Pole administratif du village.

Piana est classé « Un des plus beaux villages de France ». En , une autre distinction a enrichi ce palmarès : la Compagnie méridionale de navigation (CMN), qui relie l'île au continent, a baptisé son dernier navire du nom du village.

Détruit, le village a été reconstruit en 1690. Sur le linteau en granit gris de la porte d'entrée d'une habitation (presbytère) située en face de l'église, est inscrit « 1737 M.F.D.P.B.D.P.P.R. ».

Autour de la place de la mairie, cœur du village, se trouvent la mairie, l'église paroissiale de l'Assomption, le monument aux morts dominé par les bureaux de La Poste, de l'office du tourisme, du Centre des finances publiques, des commerces et un parking d'où l'on peut apprécier l'hôtel « Les Roches Rouges » inscrit au titre des monuments historiques.

De nombreuses nouvelles maisons ont été construites, surtout à l'ouest du village et notamment le long de la route conduisant au Monte San Ghiabicu (624 m), un remarquable belvédère autour duquel sont implantés des pylônes de télécommunication, citerne et réservoir d'eau.

Vistali

Vistali est un hameau autrefois appelé Iustali. Il se trouve à environ 500 m « à vol d'oiseau » au nord-ouest du village, et est desservi par une route dont la jonction avec la D 81 se situe en face de l'église de l'Assomption.

Vistali est un passage obligé pour se rendre, soit à la plage de Ficaghjola dans le golfe de Porto par la D 624, soit à la plage d'Arone par la D 824.

Toponymie

Histoire

Moyen Âge

Au IXe siècle, la Corse est envahie par les Maures qui pillent les côtes et s’y installent. Gênes et Pise se coalisent pour les en chasser.

  • 1092 - Le pape Urbain II nomme archevêque Daibertus évêque de Pise qui devient métropolitain-suzerain des six diocèses corses. Le diocèse, division administrative, se subdivise en pièves.

Au XIIe siècle de très nombreuses chapelles sont construites sur l'île, dont San Marcellu[Note 1], Pieve de Salogna.

  • 1183 - La rivalité entre les deux républiques amène le pape Innocent II à partager l’île. Pise conserve trois des six évêchés dont le diocèse de Sagone.

La pieve de Salogna a été mentionnée, pour la première fois en 1594, dans l'Historica di Corsica de Filippini. San Marcellu, l'église piévane (Pieve) construite au XIIe siècle, aujourd'hui effacée des cartes, se trouvait au lieu-dit éponyme, à 2,5 km « à vol d'oiseau » au sud de Piana.

Au XVe siècle, le territoire actuel de la commune de Piana formait la piève de Salogna. Salogna avait pour lieux habités : la Piana, Iustalli, le Munilachie, San Marcello, Sa’ Justo, Campo, li Monti Grossi, Raionda[Note 2]. Campo possédait une chapelle Sainte-Marie.

La Salogna faisait partie d'un fief dominé par les seigneurs de Leca et dont le domaine s’étendait du sud de Calvi jusqu'au nord de Propriano.

Les seigneurs de Leca, qui selon Maurice Barrès étaient « magnifiques d'audace et de férocité », se révoltèrent contre la domination génoise ; mais ils furent vaincus et massacrés.

  • 1489 - Le , la prise du château du comte Giovanni Paolo I de Leca constitue l'un des derniers épisodes de cette lutte. Le château se dressait à km à l'est du village sur la Spija dei conti (Crêtes des Comtes) juste au-dessous du Monte Vittulu.

Les génois massacrèrent tous les défenseurs à l'exception des femmes et des enfants. Pour mettre un terme aux liens constants des habitants et des seigneurs de Leca, les autorités génoises détruisirent le château ainsi que les hameaux de la piève. La population est expulsée, avec interdiction de s'y établir sous peine de mort.

Temps modernes

Durant deux siècles, de 1489 à 1690, toute la région fut désertifiée, les habitants se repliant vers des villages de hauteur, sauf de rares cultures permises aux gens venant de la montagne.

Au XVIe siècle, comme toutes les pievi du littoral de l'île, Salogna est exposée au péril barbaresque. Les actes de piraterie turque se multiplient alors jusqu'à l'intérieur des terres.

  • 1530 - Salogna possédait encore huit lieux habités : La Piana, Vistale, Le Mulinaccie, San Marcello, San Giusto, Campo, Li Monti Rossi et Revinda, pour une population d'environ 1 000 habitants. À la fin du siècle, les basses terres sont définitivement abandonnées.
  • 1540 - Dragut, amiral turc de l'Empire ottoman, ravage les pièves de Salogna et de Sia. Pourchassé dans le golfe de Girolata par la flotte de Giannetino Doria, neveu de l'amiral Andrea Doria, il est capturé[Note 3].
  • 1562 - la Banque de Saint-Georges rétrocède la Corse à la république de Gênes. Les Génois décident de faire renforcer la défense des côtes.
  • 1605 à 1611 - Aux frais des communautés rurales, six nouvelles tours sont bâties : Omigna, Cargèse, Orchino, Cavi Rossi, Gargalo et Imbuto, sous la direction du « gentilhomme » Anton Giovanni Sarola, "surintendant aux constructions".
  • 1622 - Giovan Battista Marzolaccio, chargé d'informer le doge et le Sénat de Gênes des potentialités de cette contrée, indique dans son rapport [...] « Évoquant la récente attaque de la piève de Salogna par les « infidèles » malgré la présence de la tour de Cavi Rossi et la prise d'esclaves alors que ces hommes ensemençaient des terres et gardaient leurs troupeaux »[15].
  • 1690 - En fin du XVIIe siècle, les barbaresques desserrent leur étreinte. L'habitat se recompose. Seul est reconstruit Piana. Vistale et Revinda le seront en fin du XVIIIe siècle. Les autres lieux sont définitivement abandonnés.

« Le notable Giovan Tomaso Ceccaldi (1660-1731), établi à Chidazzo[Note 4], réoccupe le site de Piana avec quelques familles venues de la haute vallée du Porto, fait édifier une maison-forte ou torra autour de laquelle se regroupe l'habitat villageois. Il fait ensuite restaurer l'ancienne chapelle romane dédiée aux saints Pierre et Paul. Cet établissement permanent dépendant des « communautés-mères » de Chidazzo et de Marignana (Francis Pomponi) devient un village autonome en 1713. Ses habitants, formant vingt feux en 1703, élisent alors leurs propres officiers et participent à la gestion et à la valorisation de leur territoire. »[15].

  • 1713 - Piana est reconnue comme paroisse. Elle est dotée d'un prêtre.
  • 1765 - La population décide de construire une grande église édifiée à l'aide de souscription publique. Celle-ci sera achevée en 1792 et livrée au culte en 1795.
  • 1768 - Le , par le traité de Versailles, Gênes cède ses droits sur la Corse au royaume de France.
  • 1771 - Les communautés d'Ota et de Piana sont regroupées au sein d'une même piève dite de Sevinfuori[Note 5].
  • 1790 - Avec la Révolution française est créé le département de Corse.
  • 1793 - An II. Les départements du Golo (l'actuelle Haute-Corse) et du Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La commune portait le nom de Piana. La pieve de Sevinfuori devient le canton de Sevinfuori.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 6], la commune garde le nom de Piana. Le canton de Sevinfuori reste canton de Sevinfuori, dans le département du Liamone.
  • 1811 - Les départements du Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse.
  • 1828 - Le canton de Sevinfuori prend le nom de canton de Piana[16].

Époque contemporaine

  • 1943 - Le , Piana est un lieu historique de la Résistance. La 1re livraison importante d'armes a été effectuée dans la baie d'Arone par le sous marin Casabianca (Q183).

Les agents de la mission secrète Pearl Harbour (Toussaint et Pierre Griffi, Laurent Preziosi et Roger de Saule) avaient débarqué le dans la baie de Topiti. Les services spéciaux de la Défense Nationale établis à Alger leur avaient demandé de rayonner dans l'île pour coordonner les réseaux de résistance en vue d'un débarquement français. Le radio Pierre Griffi avait réussi à les presser de transmettre rapidement des armes. C'est ainsi que les responsables du Front National purent dès cette date bénéficier de 450 mitraillettes et 60 000 cartouches. Une stèle fut érigée sur les lieux pour commémorer cet événement. Ont participé à cette réception d'armes :

- le responsable de l'armement, Jean Nicoli avec ses compagnons, André Bozzi, François Carli, André Giusti,
- les résistants locaux, Antoine Cantoni, François Alessandri, Pascal Versini, Dominique Antonini, Benoît Nesa, Charles Nesa, Benoît Versini,
- les quatre agents de la mission Pearl Harbour, et deux nouveaux agents Michel Bozzi et Chopitel,
- les sous mariniers du Commandant l'Herminier ; Georges Lasserre, Paul Asso, Robert Cardot, Jean Lyonnais et Pierre Vigot.
  • 1954 - Les communes de Cargèse, Ota et Piana composent le canton de Piana. La commune comptait 754 habitants.
  • 1973 - Un décret du crée le canton des Deux-Sevi, situé dans l’arrondissement d’Ajaccio, en remplacement des cantons d’Évisa et de Piana, dits de Sevendentro et Sevinfuori de 1790 à 1824.
  • 1983 - François Mitterrand fit le déplacement jusque Piana.
  • Années 1990 - L'archevêque milanais Carlo Maria Martini descendait sur la plage d'Arone, après sa prière matinale.

Économie

Le golfe de Porto vu de Piana.

Piana est classée « Un des plus beaux villages de France ». Dotée du site prestigieux des calanques, dans le site golfe de Porto au patrimoine mondial, la commune de Piana tire ses principales ressources du fort attrait touristique estival dont elle bénéficie.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1962 Jean Alfonsi SE Conseiller général
1962 2001 Nicolas Alfonsi PRG Député, sénateur, conseiller général
Fils du précédent
2001 en cours Pascaline Castellani PRG Fonctionnaire
Deuxième vice-présidente de l'Assemblée de Corse

Politique environnementale

La commune est adhérente de l'association Les Plus Beaux Villages de France[17].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2023, la commune comptait 452 habitants[Note 7], en évolution de −6,22 % par rapport à 2017 (Corse-du-Sud : +7,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
7197198929601 0078111 1151 1431 164
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2291 2521 1901 2781 3561 3571 3711 4821 311
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 2941 3181 0771 1231 1121 157729754535
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
517513511500428443440455486
2020 2023 - - - - - - -
461452-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Manifestations culturelles et festivités

Santé

Cultes

Le seul lieu de culte est catholique. L'église paroissiale Santa Maria Assunta relève du diocèse d'Ajaccio.

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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