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Az-Zuq al-Fawqani

village palestinien expulsé en 1948 From Wikipedia, the free encyclopedia

Az-Zuq al-Fawqani est un village palestinien situé dans le sous-district de Safed, qui a été dépeuplé lors de la guerre de Palestine de 1948 comme des centaines d‘autres villages, le 21 mai 1948, par le premier bataillon du Palmach, lors de l’opération Yiftach. Il a été identifié avec le site du Bas-Empire romain de Golgol.

Superficie
1,83 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Population
160 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Pays, Superficie ...
Az-Zuq al-Fawqani
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Géographie
Pays
Superficie
1,83 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Carte des années 1870 montrant l‘emplacement d’Az-Zuq al-Fawqani (Kh. Zuk el-Haj à l’époque).
Démographie
Population
160 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Densité
87,4 hab./km2 ()
Histoire
Événement clé
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Toponymie

Zuq al-Fawqani signifie le village du haut, ou le Haut-Zuk, Zuk étant un terme syriaque signifiant village[1],[2]. Il était ainsi différencié de l’autre Zuq, Az-Zuq at-Tahtani[1]. L’autre nom du village, Khirbat Zûk el Hâjj signifie le village du pélerin[2]. Au 19e siècle, il était aussi appelé Khirbet al-Khan[3].

Géographie

Az-Zuq al-Fawqani était situé en Galilée, à proximité de la frontière du Liban, à 32 kilomètres au nord de Safed et à une altitude moyenne de 250 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le village se trouvait dans la partie haute de la vallée de la Houla, à un kilomètre de la route principale menant à Safed et Tibériade et à un carrefour de routes secondaires[1]. Plusieurs sources coulaient, faisant fonctionner un moulin[1]. La rivière principale était le Wadi Bureighith, venant d’Az-Zuq at-Tahtani[1].

Le village avait une forme circulaire, les maisons étant construites le long des routes rayonnant à partir du centre[1]. Les villages voisins étaient Abil al-Qamh au nord, ash-Shawka at-Tahta à l’est, Az-Zuq at-Tahtani au sud, le kibboutz de Kfar-Guiladi créé en 1916 à l’ouest, et la colonie de juive de Metoula au nord-ouest (créée en 1896)[1],[4].

En 1945, la superficie totale des terres du village était de 1832 dounams (1,8 km2)[5],[6]. 43 dounams (4 hectares) étaient des terres publiques incultes, le reste appartenant à des Arabes et étant entièrement cultivable[1]. Sur les terres cultivables, 503 dounams (50 hectares) étaient classé comme plantations ou terres irrigables et 1286 dounams (129 hectares) étaient des terres céréalières[7].

Histoire

Dans un rayon de deux kilomètres autour du village se trouvent plusieurs tell et khirbats[1].

Golgol

Sous l’Empire romain, le site est occupé par la ville de Golgol, un nom qui dérive de la racine sémitique GLGL, présente dans plusieurs noms de lieux bibliques comme Guilgal. Le toponyme Golgol est attesté dans une pierre frontière dioclétienne (en) découverte à Abil al-Qamḥ. Le toponyme est conservé dans le micro-toponyme arae Juneijil (جنيجل) près d’al-Zūq al-Fauqānī[8]. Golgol avait auparavant été identifié avec Tall al-ʿAjūl, près de Abil al-Qamh, dont le nom est sans relation linguistique avec le nom romain[9].

Des fouilles archéologiques à al-Zūq al-Fauqānī ont montré une occupation aux époques romaine et byzantine. Les fouilles ont notamment exhumé une grotte funéraire utilisée du deuxième au quatrième siècles et contenant de nombreuses niches funéraires, des lampes à huile romaines, de la vaisselle de verre et des ornements personnels[10]. Un sarcophage en plomb de la fin de l’Empire romain orné d’un visage humain et de motifs végétaux a été découvert à proximité en 1954[11]. Le site a aussi livré des pierres taillées et les restes d‘un pressoir à huile d‘olive[12].

Sultanat mamelouk

Les fouilles archéologiques ont montré qu‘Az-Zuq al-Fawqani était habité à la fin du Sultanat mamelouk d'Égypte[13].

Empire ottoman

La Palestine est conquise par les armées de l'Ottoman Sélim Ier en 1517, grâce à leur victoire sur les armées mameloukes à la bataille de Marj Dabiq, et annexée à l'Empire ottoman.

Des fouilles archéologiques ont mis au jour un vaste bâtiment doté de plusieurs cours, qui était probablement un caravansérail (localement, un khan). Les dégâts qu‘il a subi indiquent qu’il a été détruit par un séisme[13]. De la poterie de Rashaya al-Foukhar a aussi été découverte[13].

En 1875, Victor Guérin indique un grand village ruiné appelé Kharbet Khan ez-Zouk el-Fôkani, construit sur des terrasses artificielles. Il étaitt baigné à l’ouest par le Wadi Derdara, lui-même franchi par un petit pont. Il y avait un moulin à eau. De nombreuses maisons détruites étaient visibles ; elles avaient été construites en pierre calcaire ou basaltique, taillées à différentes tailles et plus ou moins bien soigneusement. Il identifie aussi des citernes et des pressoirs. Une maison plus récente se trouvait au sommet[14].

En 1881, le rapport du Palestine Exploration Fund note à Kh. Zuk el Haj des fondations de murs en maçonnerie de pierre basaltique[15].

Période du mandat britannique

Carte topographique d’az-Zuq al-Fawqani (années 1940).

De 1915 à 1918, les combats de la campagne du Sinaï et de la Palestine permettent au Royaume-Uni de faire la conquête de la Palestine. La région de Zuq al-Fawqani est conquise en octobre 1917 et la région est administrée comme territoire conquis jusqu'en 1923 puis sous l'autorité d'un mandat de la Société des Nations.

Dans les statistiques de Village de 1945, la population du village est estimée à 160 habitants[16]. Des oliveraies se trouvaient au nord et à l’ouest du village, et des arbres fruitiers à l’est[1].

Guerre de 1948 et nettoyage ethnique

Az-Zuq at-Tahtani était dans le territoire attribué à l'État juif dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947[4].

Al-Zuq al-Fawqani est dépeuplé le 21 mai 1948, après une campagne d’intoxication[17],[18]. Fin mai, de nombreux villageois étaient revenus, principalement pour moissonner. La Haganah commence alors à brûler systématiquement les villages de la région[19]. L‘armée israélienne lança également un assaut sur le village le 21 mai[1].

En 1992, voici comment Walid Khalidi décrit ce qui subsiste du village : « Les pierres des maisons détruites sont dispersées sur le site, qui est envahi par les herbes sauvages, les épineux et quelques cactus. La colonie voisine de Yuval cultive une partie des terres, et utilise le reste comme forêts et pâturages »[16].

Voir aussi

Bibliographie complémentaire

Articles connexes

Liens externes

Notes

Bibliographie

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