Bulle Ogier

actrice française From Wikipedia, the free encyclopedia

Bulle Ogier, née Marie-France Thielland le [1],[2],[3] à Boulogne-Billancourt[4], est une actrice et scénariste française.

Naissance
Nom de naissance
Marie-France Chantal Geneviève Odile ThiellandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Nom de naissance ...
Bulle Ogier
Bulle Ogier en 2005.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Marie-France Chantal Geneviève Odile ThiellandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marie-Louise Ogier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
Prix Marguerite-Duras ()
Prix transfuge du livre de cinéma (d) ()
Commandeur de l'ordre national du Mérite ()
Swiss Film Award/Honorary Award (d) ()
Officier des Arts et des Lettres‎
Officier de la Légion d'honneur‎Voir et modifier les données sur Wikidata
Prononciation
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Connue pour ses rôles avec des metteurs en scène de renom tel que Jacques Rivette, Alain Tanner, Daniel Schmidt, Barbet Schroeder, Marc’O, Luc Bondy, Patrice Chereau, Luis Buñuel, Marguerite Duras...

Elle a également publié un essai autobiographique, J'ai oublié (2019), coécrit avec la journaliste Anne Diatkine, qui reçoit le Prix Médicis essai 2019.

Biographie

Jeunesse

Les parents de Bulle Ogier se séparent quelques mois après sa naissance. Elle grandit avec sa mère, Marie-Louise Ogier, artiste peintre ; son frère aîné est élevé par son père, avocat ; sa sœur est élevée par leur grand-mère paternelle. À dix-huit ans, elle est enceinte de sa fille, Pascale Ogier. Elle se marie avec le père puis divorce deux ans plus tard. Devant travailler, elle est recommandée par Hélène Lazareff à Coco Chanel[5].

Au début des années 1960, elle fait la connaissance du metteur en scène et dramaturge Marc'O, « un type un peu bizarre, situationniste, ami de Breton », et, avec lui, de Jean-Pierre Kalfon, Pierre Clémenti. Marc'O lui propose de suivre ses cours de théâtre[6],[7]. Elle crée quatre de ses pièces au théâtre, de 1963 à 1966 : Le Printemps, Les Playgirls, Les Bargasses et Les Idoles.

Débuts au cinéma

Elle fait sa première apparition au cinéma en 1966, dans Voilà l'ordre de Jacques Baratier, moyen-métrage où l'on voit une ancienne apparition de Boris Vian. En 1967, elle joue dans le film Les Idoles de Marc'O, adaptation cinématographique de la pièce, puis, avec Jean-Pierre Kalfon, dans L'Amour fou de Jacques Rivette, où sa prestation est très remarquée[8].

En 1971, le succès de La Salamandre d'Alain Tanner la fait plus largement connaître du public. Le film, projeté pendant une année au Saint-André-des-Arts, atteint les 200 000 entrées[9].

Dans les années qui suivent, alternant cinéma, théâtre et télévision, elle travaille régulièrement avec Jacques Rivette, Barbet Schroeder (son compagnon) et Marguerite Duras[10].

Elle participe, avec sa fille, à l'écriture du scénario du Pont du Nord de Jacques Rivette, avec qui elle a aussi collaboré pour le scénario de Céline et Julie vont en bateau. En 1972, elle joue la sœur du personnage interprété par Delphine Seyrig dans Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel[11].

Consécration

En 2000, elle est nommée pour le César de la meilleure actrice dans un second rôle avec Vénus Beauté (Institut), où elle joue la patronne de l'institut de beauté. Elle est invitée d'honneur du Festival international du film de La Rochelle, en 2006. Elle reçoit le Molière de la comédienne dans un second rôle lors de la 25e Nuit des Molières, en , pour son travail avec Patrice Chéreau sur Rêve d'Automne de Jon Fosse.

En 2001, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective.

En 2014, le peintre Axel Sanson la représente dans l'un de ses tableaux[12].

En , Bulle Ogier publie J'ai oublié[13], dans lequel elle décrit, avec l'aide de la journaliste Anne Diatkine, sa vie d'enfant, de femme, d'actrice, de mère[14]. Pour ce récit, elle obtient le prix Médicis essai 2019[15].

Le , elle assure un débat à l'issue de la projection de Notre-Dame de la Croisette (1983) de Daniel Schmid, à la Cinémathèque française de Paris[16].

Vie personnelle

À la fin des années 1960, Bulle Ogier est la compagne de Jean-Pierre Kalfon.

Elle est la mère de l'actrice Pascale Ogier (1958-1984), née d'une relation avec le musicien Gilles Nicolas, dont elle se sépare lorsque leur fille a deux ans[17].

Elle est l'épouse du réalisateur Barbet Schroeder (né en 1941)[7].

Elle est signataire du Manifeste des 343 revendiquant la liberté d'avorter[18].

Filmographie

Cinéma

Télévision

Bulle Ogier et Jacques Denis- Photo réalisée en lors du tournage du téléfilm Le professeur jouait du saxophone.
Bulle Ogier en 1972.

Théâtre

Publications

Distinctions

Décorations

Récompenses

Nominations

Notes et références

Liens externes

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