Castelginest

commune française du département de la Haute-Garonne From Wikipedia, the free encyclopedia

Castelginest [kastɛlʒinɛst] est une commune française située dans le nord du département de la Haute-Garonne, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Pays toulousain, qui s’étend autour de Toulouse le long de la vallée de la Garonne, bordé à l’ouest par les coteaux du Savès, à l’est par ceux du Lauragais et au sud par ceux de la vallée de l’Ariège et du Volvestre.

Faits en bref Administration, Pays ...
Castelginest
Castelginest
Le Parc Mauvezin.
Blason de Castelginest
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Intercommunalité Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Grégoire Carneiro
2020-2026
Code postal 31780
Code commune 31116
Démographie
Gentilé Castelginestois
Population
municipale
11 271 hab. (2023 en évolution de +7,68 % par rapport à 2017)
Densité 1 390 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 41″ nord, 1° 26′ 01″ est
Altitude Min. 122 m
Max. 193 m
Superficie 8,11 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Toulouse
(banlieue)
Aire d'attraction Toulouse
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Castelginest
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Castelginest
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Castelginest
Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne
Voir sur la carte topographique de la Haute-Garonne
Castelginest
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de région Occitanie
Castelginest
Liens
Site web Site de la mairie de la ville
    Fermer

    Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Hers-Mort, le ruisseau de Carles et par divers autres petits cours d'eau.

    Castelginest est une commune urbaine qui compte 11 271 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulouse et fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Castelginestois ou Castelginestoises.

    Géographie

    Localisation

    La commune de Castelginest se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[I 1].

    Elle se situe à 10 km à vol d'oiseau de Toulouse[1], préfecture du département. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Toulouse[I 1].

    Les communes les plus proches[Note 1] sont[2] : Saint-Alban (1,5 km), Fonbeauzard (1,8 km), Aucamville (2,8 km), Launaguet (2,9 km), Pechbonnieu (2,9 km), Gratentour (3,1 km), Fenouillet (3,5 km), Saint-Loup-Cammas (3,6 km).

    Sur le plan historique et culturel, Castelginest fait partie du pays toulousain, une ceinture de plaines fertiles entrecoupées de bosquets d'arbres, aux molles collines semées de fermes en briques roses, inéluctablement grignotée par l'urbanisme des banlieues[3].

    Castelginest est limitrophe de sept autres communes. Les communes limitrophes sont Bruguières, Fonbeauzard, Gratentour, Launaguet, Pechbonnieu, Saint-Alban et Saint-Loup-Cammas.

    Hydrographie

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier de Castelginest.

    La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[5]. Elle est drainée par l'Hers-Mort, le ruisseau de Carles, nauze de saint-pierre, le ruisseau de fongauzy et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 14 km de longueur totale[6],[Carte 1].

    L'Hers-Mort, d'une longueur totale de 89,3 km, prend sa source dans la commune de Laurac et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Grenade, après avoir traversé 40 communes[7].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[10] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[11]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 718 mm, avec 9,7 jours de précipitations en janvier et 5,5 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Blagnac à 7 km à vol d'oiseau[14], est de 14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 627,0 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,2 °C, atteinte le [Note 2].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station TOULOUSE-BLAGNAC (31) - alt : 151 m, lat : 43°37'15"N, lon : 1°22'43"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 2,9 3,1 5,5 7,9 11,4 15 17 17,1 13,9 10,9 6,3 3,6 9,6
    Température moyenne (°C) 6,3 7,1 10,3 12,7 16,4 20,3 22,6 22,8 19,3 15,3 9,9 7 14,2
    Température maximale moyenne (°C) 9,7 11,2 15 17,6 21,4 25,7 28,2 28,5 24,8 19,7 13,5 10,4 18,8
    Record de froid (°C)
    date du record
    −18,6
    16.01.1985
    −19,2
    15.02.1956
    −8,4
    01.03.05
    −3
    13.04.1958
    −0,8
    01.05.1960
    4
    02.06.1962
    7,6
    08.07.1954
    5,5
    30.08.1986
    1,9
    27.09.1972
    −3
    29.10.1949
    −7,5
    23.11.1988
    −12
    28.12.1962
    −19,2
    1956
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    21,2
    15.01.1955
    24,1
    27.02.19
    27,1
    21.03.1990
    30
    13.04.1949
    34,5
    30.05.25
    40,2
    27.06.19
    40,2
    08.07.1982
    42,4
    23.08.23
    35,3
    08.09.1966
    33
    01.10.23
    24,3
    01.11.1968
    21,1
    17.12.1987
    42,4
    2023
    Ensoleillement (h) 89,1 118,2 175,3 188,5 212,3 231,8 258,6 246,4 210,1 155,2 99,9 89,7 2 075,1
    Précipitations (mm) 52,5 37,2 45,3 65,2 73,6 64,2 40,1 44,6 45,7 54,3 55 49,3 627
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    45,4
    09.01.04
    58,6
    12.02.1990
    42,2
    22.03.1971
    43,8
    23.04.1988
    55
    13.05.1988
    62,3
    20.06.1957
    82,7
    07.07.1977
    56,6
    26.08.1983
    50,8
    23.09.1993
    68,6
    11.10.06
    35,6
    12.11.1955
    46,4
    13.12.1981
    82,7
    1977
    Fermer
    Source : « Fiche 31069001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    9,7
    2,9
    52,5
     
     
     
    11,2
    3,1
    37,2
     
     
     
    15
    5,5
    45,3
     
     
     
    17,6
    7,9
    65,2
     
     
     
    21,4
    11,4
    73,6
     
     
     
    25,7
    15
    64,2
     
     
     
    28,2
    17
    40,1
     
     
     
    28,5
    17,1
    44,6
     
     
     
    24,8
    13,9
    45,7
     
     
     
    19,7
    10,9
    54,3
     
     
     
    13,5
    6,3
    55
     
     
     
    10,4
    3,6
    49,3
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Milieux naturels et biodiversité

    Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[17],[18],[19].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Castelginest est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulouse[Note 3], une agglomération inter-départementale regroupant 81 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[I 3],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune du pôle principal[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (64 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (42,1 %), terres arables (32,5 %), zones agricoles hétérogènes (24,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Morphologie urbaine

    Cette ville est de taille moyenne (plutôt un gros village), avec différents « quartiers » résidentiels dont Buffebiau et la Grave, quartier actuellement (2008) en cours d'extension avec un vaste projet d'implantation immobilier. La population y est assez jeune.

    Voies de communication et transports

    L'accès à l'agglomération est facilité par l'autoroute A62, Sortie 11 Saint-Jory.

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Castelginest est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Hers-Mort. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 1995, 1997, 1999, 2008 et 2009[23],[21].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Castelginest.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (88,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 3 124 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 3 124 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 98 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[24],[Carte 3].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[25].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1997, 1998, 1999, 2002, 2003, 2011, 2015 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[21].

    Risques technologiques

    La commune est en outre située en aval du barrage de l'Estrade sur la Ganguise (département de l'Aude). À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[26].

    Toponymie

    Castelginest trouve son nom dans l'occitan, littéralement « Le Château des Genêts », emblème de la ville (« Castèl » (château) ; « Genèsta » (genêts)).

    Histoire

    Moyen Âge et période moderne

    La constitution du village de Castelginest est liée à l'accroissement démographique que connaît la région toulousaine entre les Xe et XIIIe siècles. Au Xe siècle, la population semble concentrée sur le domaine de Vilaigon, identifié à un grand domaine de l'époque franque, un terminium, c'est-à-dire une subdivision du ministerium de Saint-Pierre, dans le pagus de Toulouse. Une petite église, dédiée à saint Pierre et possession de l'abbaye Saint-Sernin, de Toulouse, existe déjà en 960 sur le territoire de Vilaigon[27].

    Les rives de l'Hers, souvent marécageuses, sont entrecoupées de nauses et de pêcheries[28]. Les bois s'étendent en amont, comme le bois de la Manga, près du ruisseau de Carles, et en aval, comme les bois de Bosc Cau, de Bel-Bosc et de l'Ardenne[28]. Les terres, mises en culture par les paysans, permettent la production de céréales. Les vignes s'étendent autour de Saint-Pierre et sur le coteau du Castillon[29]. Le terroir est sous l'autorité de l'abbaye Saint-Sernin, qui possède d'ailleurs d'importants domaines au nord de Toulouse, entre la vallée de l'Hers et les collines du Lauragais, à l'emplacement des communes actuelles de Launaguet, Castelginest, Fonbeauzard, Pechbonnieu et Saint-Loup-Cammas[30].

    À la fin du XIe siècle, le terminium de Vilaigon a pris suffisamment d'importance pour devenir un ministerium à part entière[29]. C'est également au début du XIIe siècle qu'apparaît le toponyme de Castelginest : la constitution du nouveau village semble liée à la construction d'un nouveau pont sur l'Hers, le pont de Matepezoul (actuel Pont Vieil)[31] : il permet de relier Toulouse à Villemur-sur-Tarn (actuelle route métropolitaine 14) et à Bruguières (actuelle route métropolitaine 59)[31]. Au XIIe siècle, Castillon devient le coeur d'une nouvelle exploitation agricole en pleine essor[32]. L'abbaye de Saint-Sernin soutient d'ailleurs l'expansion du domaine par l'envoi d'oblats qui participent aux travaux de défrichement[32]. Elle concède certains de ses domaines en fiefs à des vassaux[33].

    Aux XIVe et XVe siècles, dans un contexte de forte insécurité lié à la guerre de Cent Ans, les communautés villageoises de la région toulousaine cherchent à se protéger et se mettre en défense[34]. À Castelginest, la construction d'un fort est le résultat d'un accord passé en 1368 entre la communauté villageoise et l'abbé de Saint-Sernin[34]. Dans une zone de relief peu marqué, en plaine, le choix est fait d'un terrain éloigné des zones inondables, sur la basse terrasse, en rive droite, de l'Hers[35]. Le site, en bordure du grand chemin qui relie Toulouse à Villemur-sur-Tarn, se trouve d'ailleurs éloigné de l'église, 400 mètres plus au nord. Une enceinte, protégée par un fossé, est élevée autour des maisons du village. Elle est constituée d'un rempart massif en terre crue[36], qui enserre une superficie de 5 200 m2 environ, desservie par plusieurs rues (actuelles rues du Chemin-de-Ronde, du Fort et de la Pompe).

    Au milieu du XVIIIe siècle, le fort de Castelginest est encore entretenu : les murs, les fossés et la porte d'entrée marquent encore le paysage. Ce n'est que dans la deuxième moitié du siècle que les traces du fort semblent s'effacer, au point d'avoir disparu au début du XIXe siècle[37].

    Époque contemporaine

    Héraldique

    Castelginest

    Son blasonnement est : écartelé, au premier d'azur au pont et au château de gueules, au deuxième et au troisième d'or plain, au quatrième d'azur aux genêts d'or; sur le tout, d'or à trois barres de sable[38].

    Politique et administration

    Administration municipale

    Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 10 000 habitants et 19 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est de trente-trois[39],[40].

    Rattachements administratifs et électoraux

    La commune fait partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de Toulouse Métropole et chef-lieu du canton de Castelginest (avant le redécoupage départemental de 2014, Castelginest faisait partie de l'ex-canton de Toulouse-14).

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs depuis 1945[41]
    Période Identité Étiquette Qualité
    1945 1947 Pierre Bressoles    
    1947 Jacques Mauré MRG Agriculteur
    Conseiller général de Toulouse-XIV (1973 → 1978)
    Décédé en fonction
    1978 Jean-Louis Mauré MRG Fils du précédent
    Jean Laurent UDF  
    Jacques Roger-Machart[42] PS Ingénieur et économiste[43]
    Député de la Haute-Garonne (1981 → 1993)
    Ancien conseiller général de Toulouse-IV (1979 → 1985)
    Conseiller régional (1981 → 1986 puis 1992 → 1998)
    Jean Laurent[44] UDF  
    en cours
    (au 19 janvier 2021)
    Grégoire Carneiro[45] RPR puis
    UMPLR
    Contrôleur général au Ministère de l'Économie
    et des Finances
    retraité
    Député de la Haute-Garonne (5e circ.) (1993 → 1997)
    7e vice-président de Toulouse Métropole
    Fermer
    La mairie.

    Réélu en 1989 avec une voix d'avance, Jean Laurent voit son élection annulée à la suite d'un recours de son adversaire socialiste Jacques Roger-Machart : si le tribunal administratif de Toulouse rejette ce recours, le Conseil d'État décide d'annuler le scrutin. Lors de l'élection partielle du , le maire sortant est battu et Jacques Roger-Machart remporte le scrutin avec 50,25 % des suffrages exprimés[46]. Cependant, le , le tribunal administratif annule cette élection partielle en raison de difficultés d'acheminement du courrier susceptibles d'avoir "altéré la régularité des opérations électorales"[47]. Le , à l'issue du second tour, ce nouveau scrutin voit la victoire de Jean Laurent avec 50,49 %[48],[49].

    Jumelages

    En 2017, la ville de Castelginest fêtait ses 30 ans de jumelage (depuis le ) avec la ville de Drapeau de l'Italie Ponte di Piave (Italie), commune du nord de l'Italie se trouvant dans la province de Trévise[50] (Treviso).

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[51],[Note 6].

    En 2023, la commune comptait 11 271 habitants[Note 7], en évolution de +7,68 % par rapport à 2017 (Haute-Garonne : +7,98 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    462377365415443491459464464
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    508484478454471477463463439
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    412413437493495520542593669
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    7821 4123 8465 3496 7577 7358 3999 04810 199
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    10 87611 271-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[53].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[54] 1975[54] 1982[54] 1990[54] 1999[54] 2006[55] 2009[56] 2013[57]
    Rang de la commune dans le département 45 20 18 18 18 18 19 16
    Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

    Économie

    Revenus

    En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 4 718 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 10 675 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 780 [I 6] (23 140  dans le département[I 7]). 57 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 9] (55,3 % dans le département).

    Emploi

    Taux de chômage
    200820132018
    Commune[I 8]6 %8,7 %8,8 %
    Département[I 9]7,7 %9,6 %9,3 %
    France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 6 716 personnes, parmi lesquelles on compte 80,2 % d'actifs (71,5 % ayant un emploi et 8,8 % de chômeurs) et 19,8 % d'inactifs[Note 10],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

    La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction de Toulouse[Carte 4],[I 11]. Elle compte 1 588 emplois en 2018, contre 1 508 en 2013 et 1 381 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 4 846, soit un indicateur de concentration d'emploi de 32,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 62,7 %[I 12].

    Sur ces 4 846 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 639 travaillent dans la commune, soit 13 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 84,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 6,9 % les transports en commun, 5,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

    Selon l'Insee[I 15], la ville comptait 538 établissements actifs au  :

    • 56,3 % d'établissements dans le commerce, transports ou services divers, soit 302 entreprises. Parmi elles, seulement 13,9 % (soit 42) sont dans le commerce ;
    • 1,5 % d'établissements dans l'agriculture ;
    • 5,4 % d'établissements dans l'industrie ;
    • 22,9 % des entreprises castelginestoises ont entre 1 et 9 salariés, principalement dans le service à la personne (puéricultrices) ou des auto-entrepreneurs ;
    • 3,9 % des entreprises castelginestoises ont 10 salariés ou plus.

    Activités hors agriculture

    Secteurs d'activités

    689 établissements[Note 11] sont implantés à Castelginest au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 16].

    Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
    Secteur d'activitéCommuneDépartement
    Nombre%%
    Ensemble689100 %(100 %)
    Industrie manufacturière,
    industries extractives et autres
    314,5 %(5,7 %)
    Construction10415,1 %(12 %)
    Commerce de gros et de détail,
    transports, hébergement et restauration
    16624,1 %(25,9 %)
    Information et communication182,6 %(4,1 %)
    Activités financières et d'assurance213 %(3,8 %)
    Activités immobilières253,6 %(4,2 %)
    Activités spécialisées, scientifiques et techniques
    et activités de services administratifs et de soutien
    12618,3 %(19,8 %)
    Administration publique, enseignement,
    santé humaine et action sociale
    12818,6 %(16,6 %)
    Autres activités de services7010,2 %(7,9 %)
    Fermer

    Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 24,1 % du nombre total d'établissements de la commune (166 sur les 689 entreprises implantées à Castelginest), contre 25,9 % au niveau départemental[I 17].

    Entreprises et commerces

    Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[58] :

    • Canstel, supermarchés (11 116 k€) ;
    • Family Web Diffusion, vente à distance sur catalogue spécialisé (2 314 k€) ;
    • Attanasio Freres, mécanique industrielle (2 297 k€) ;
    • Casdistri, supermarchés (1 975 k€) ;
    • EURL Fricon Anciens ETS Gimet Jean, installation de machines et équipements mécaniques (1 238 k€).

    Agriculture

    1988200020102020
    Exploitations20952
    SAU[Note 13] (ha)358308316127

    La commune est dans « les Vallées », une petite région agricole consacrée à la polyculture sur les plaines et terrasses alluviales qui s’étendent de part et d’autre des sillons marqués par la Garonne et l’Ariège[59]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est la culture de céréales et/ou d'oléoprotéagineuses[Carte 5]. Deux exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 15] (20 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 127 ha[61],[Carte 6],[Carte 7].

    Vie pratique

    Le marché de Castelginest se tient dans le centre-ville tous les samedis matin, de 8 h à 13 h[62].

    Enseignement

    Castelginest fait partie de l'académie de Toulouse.

    La ville possède deux écoles maternelles/primaire (une dans le quartier Buffebiau comprenant la maternelle et l'élémentaire, l'autre au centre comprenant l'école élémentaire Léonard de Vinci et près de la poste, la maternelle), ainsi qu'un collège « Jacques Mauré ».

    Service public

    Castelginest a une gendarmerie, deux bureaux de poste (dont un ouvert seulement trois heures par jour)[63], un poste de police municipale, et une mairie.

    Sports

    • Marathon International de Toulouse Métropole.
    • Un club de football, l'US Castelginest, qui évolue au niveau régional (Ligue Midi-Pyrénées).
    • Un club de rugby, le Rugby Castelginest XV, qui évolue en 4e Série.
    • Un club de tennis de table, le Castelginest Tennis de Table.
    • Le complexe sportif du Centre & Le complexe sportif de Buffebiau avec Skate Parc.
    • Un réseau cyclable parcourant la ville.

    Culture

    La ville est dotée de :

    • un cinéma « Le Castélia » proche du centre-ville doté d'une salle de projection ;
    • un centre culturel « Jean Laurent » avec au 1er étage une salle d'exposition, au rez-de-chaussée une bibliothèque ;
    • une salle polyvalente, très utilisée par les nombreuses associations de la ville, située dans un grand parc ou vous trouverez également des jeux pour enfants.

    La ville compte également de nombreuses associations œuvrant dans divers domaines de la culture (arts plastiques, littérature, chant, langues, couture...) telles que l'Alliance Franco-Italienne ou encore l'association Culture & Bibliothèque pour tous[64].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Le parc Mauvezin.
    • Église Saint-Étienne.
      La première église Saint-Étienne est élevée en 1542. Elle remplace l'église Saint-Pierre, construite au Xe siècle sur le domaine de Vilaigon, au nord de Castelginest, et propriété de l'abbaye de Saint-Sernin. L'église Saint-Étienne est pillée et brûlée pendant les guerres de Religion, et reconstruite à la fin du XVIe siècle. Elle est restaurée au corus du XIXe siècle. En 1935, à la suite de la découverte de fissures qui menacent la structure des murs et du clocher, celui-ci est profondément remanié. En 1955, des travaux d’assainissement sont entrepris et de nouvelles fenêtres sont créées dans les chapelles. Entre 2010 et 2013, l'intérieur de l’église est entièrement restauré.
      L'église est placée sous l'invocation du protomartyr Étienne. Elle possède un clocher-mur, qui s'élève sur le côté sud de la nef. Il est percé de trois ouvertures qui abritent les cloches, dont une grosse cloche, nommée « Marie-Alexandrine », financée au XIXe siècle grâce aux dons des paroissiens.

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

    Bibliographie

    • Pierre Gérard, « Aux origines du temporel de Saint-Sernin : Vilaigon, l'alleu de Castillon et la famille de Valségur-Castelmaurou (Xe – XIIe siècles) », Annales du Midi, tome 72, no 49, 1960, p. 5-24 (lire en ligne).
    • Camille Lacroix, « La mise en défense des communautés du Toulousain (XIVe siècle-milieu XVIe siècle) : l'impact des fortifications sur le tissu villageois au regard des sources », Archéologie du Midi médiéval, tome 36, L'archéologie au village. Le village et ses transformations, du Moyen Âge au premier cadastre. Actes du colloque de Perpignan, 20-22 septembre 2017, 2018, p. 303-313 (lire en ligne).

    Articles connexes

    Liens externes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI