Christophe Barthès

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Christophe Barthès, né le à Carcassonne (Aude), est un agriculteur et homme politique français.

Élection29 mars 2026
PrédécesseurGérard Larrat
Élection22 mars 2026
PrésidentRégis Banquet
Faits en bref Fonctions, Maire de Carcassonne ...
Christophe Barthès
Illustration.
Christophe Barthès en 2024.
Fonctions
Maire de Carcassonne
En fonction depuis le
(1 mois et 10 jours)
Élection 29 mars 2026
Prédécesseur Gérard Larrat
Conseiller d'agglomération de Carcassonne Agglo
En fonction depuis le
(1 mois et 17 jours)
Élection 22 mars 2026
Président Régis Banquet
Conseiller régional d'Occitanie
En fonction depuis le
(16 ans, 1 mois et 18 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
27 juin 2021
Circonscription Aude
Président (Languedoc-Roussillon)
Georges Frêche
Christian Bourquin
Damien Alary
(Occitanie)
Carole Delga
Groupe politique FN puis RN
Député français

(3 ans, 9 mois et 29 jours)
Élection 19 juin 2022
Réélection 7 juillet 2024
Circonscription 1re de l'Aude
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique RN
Prédécesseur Danièle Hérin
Successeur Édouard Jordan
Conseiller municipal de Trèbes

(8 ans, 2 mois et 30 jours)
Élection 23 mars 2014[1]
Réélection 15 mars 2020
Maire Éric Ménassi
Groupe politique RN[2]
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Carcassonne (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (jusqu'en 1997)
RPF (1997-2002)
UMP (2002)[3]
FN/RN (depuis 2007) [4]
Profession Agriculteur
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Membre du Front national (FN) devenu Rassemblement national depuis 2018, il est élu député dans la 1re circonscription de l'Aude lors des élections législatives de 2022.

Il est également conseiller régional du Languedoc-Roussillon puis d'Occitanie depuis 2010, réélu en 2015 puis en 2021, et conseiller municipal de Trèbes de 2014 à 2022.

Biographie

Christophe Barthès naît le à Carcassonne[5].

Parcours politique

Débuts en politique

Issu d'une famille de droite originaire d'Algérie française, Christophe Barthès s'initie à la politique auprès de sa mère, cadre locale du RPR. À ses côtés, il participe aux campagnes de Raymond Chesa, qu’il décrit comme son modèle d’homme politique. En 1993, il prend part à l’élection à l’Assemblée de Gérard Larrat. Proche de la mouvance de Charles Pasqua, il quitte le RPR en 1997, troublé par la dissolution de l'Assemblée nationale par Jacques Chirac en laquelle il voit un « calcul politique » visant à sa réélection[6].

Christophe Barthès adhère à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) pendant moins d'un an. Il vote Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle de 2002, puis adhère au Front national en 2007[6].

Fonctions d'élu local

Il est candidat et élu aux régionales pour le FN en 2010 sur la liste de France Jamet[7], en 2015 sur la liste de Louis Aliot[8] et enfin en 2021 pour le RN sur la liste de Jean-Paul Garraud[9]. À la région, il siège aux commissions « Agriculture, agroalimentaire et viticulture » et « Eau et prévention des risques »[10].

Aux élections départementales, il se porte candidat dans le canton de Peyriac-Minervois en 2011, supprimé par la réforme territoriale, puis dans le canton de la Montagne d'Alaric en 2015 et 2021, mais le binôme qu'il forme avec Régine Pont est battu par celui présenté par le Parti socialiste.

Il est candidat aux élections municipales à Trèbes en 2014[1] et est élu conseiller à cette occasion. Il est réélu en 2020[2].

Il est également candidat pour le RN aux sénatoriales de 2020[11], mais n'est pas élu.

Le soir des attaques du 23 mars 2018 à Carcassonne et Trèbes, Christophe Barthès signe un communiqué intitulé « Vivre ensemble : des morts, des morts, des morts »[12]. Quinze jours après, il est à l’initiative d’un rassemblement à Carcassonne pour rendre hommage aux victimes[12]. Il attribue à la gauche locale, au pouvoir dans la région, une part de responsabilité, invitant le président de Carcassonne Agglo à s’intéresser « à ce qui se passe dans les centres sociaux et les maisons de quartier qu’il finance » : Mediapart évoque « des insinuations graves et répétées, mais jamais étayées »[12].

En décembre 2018, après les inondations d'octobre dans l'Aude qui font quinze morts, dont six à Trèbes, il crée le comité associatif des victimes des inondations de Trèbes, au sein duquel il prétend représenter les familles de victimes[12]. Il accuse l’équipe municipale d’avoir « abandonné les Trébéens » et dépose plainte en février 2020 contre le maire de Trèbes pour « homicide involontaire et mise en danger d’autrui », un mois avant l’élection municipale à laquelle il s’est aussi porté candidat[12].

Élection au mandat de député

Le , lors des élections législatives de 2022, il remporte le second tour de la première circonscription de l'Aude avec 53,56 % des voix[13]. Il est élu député et succède à Danièle Hérin (LREM), alors que le Rassemblement national remporte les trois circonscriptions du département[13]. Il était également candidat dans cette circonscription en 2017, mais s'était incliné au second tour avec 41,35 % des suffrages[14].

En dehors de la politique, Christophe Barthès est agriculteur et viticulteur.

Il est assigné aux Prud'hommes par son ex-collaborateur parlementaire, licencié en juin 2023[15], qui obtient en novembre 2024 sa condamnation au versement de deux mois de salaire[16].

Il lance dans l'Aude en octobre 2023 le « RPR » avec une dizaine d'élus LR. Le lancement de ce micro-parti, qui autorise la double adhésion, vise à attirer vers le RN d'anciens cadres locaux de la droite[17].

Le 7 juillet 2024, il est réélu député de l'Aude lors du second tour des élections législatives anticipées dans la première circonscription de l'Aude avec 61,44 % des voix[18]. Son suppléant est Édouard Jordan, conseiller municipal de la majorité municipale de Carcassonne, exclu du parti Les Républicains dont il était le secrétaire départemental[19].

Élections municipales de 2026

En , Christophe Barthès annonce sa candidature pour briguer la mairie de Carcassonne en 2026[20]. Le , sa liste l'emporte dans une triangulaire au second tour avec 40,4 % des voix[21].

Prises de positions

Climato-dénialisme

En avril 2023, dans les colonnes du journal Le Monde, Christophe Barthès tient des positions relativisant l'origine anthropique du dérèglement climatique : « Il y a des scientifiques qui disent que l'homme n'y est pour rien, mais est-ce qu'on leur laisse la parole ? », amenant Le Monde à considérer que les sujets environnementaux restent des « impensés lepénistes ». L'argumentaire du député vise à opposer le « bon sens paysan » au « catastrophisme » des scientifiques[22].

Habitué à publier sur les réseaux sociaux des commentaires moquant les écologistes, Christophe Barthès met à nouveau en cause en janvier 2024 l'existence du réchauffement climatique et l'expertise des scientifiques du GIEC en raison d'un record de froid enregistré en Suède. Le HuffPost relève à ce sujet que la confusion entre météo et climat est courante dans les milieux climatodénialistes[23].

Mendicité

Le dimanche 29 mars 2026, à peine élu maire, il prend un arrêté anti mendicité dés son entrée en fonction. Lors de la signature, il se met en scène, laquelle n'est pas sans rappeler celle du président de États-Unis[24],[25].

Affaires judiciaires et polémiques

Insultes sexistes

Le , avec les deux autres députés RN de l'Aude Frédéric Falcon et Julien Rancoule, il pose à Narbonne devant une pancarte sur laquelle est indiqué « Va faire la soupe, salope », insulte misogyne adressée aux élues écologistes Sandrine Rousseau et Marine Tondelier. La photo est prise par le délégué départemental RN de l'Aude, Maxime Bot. Cette première indique avoir effectué le 29 janvier « une demande de sanction auprès de la présidence de l’Assemblée nationale », après avoir déposé plainte contre ces propos sexistes[26],[27],[28].

Intimidation de journaliste

En 2024, le journal L'Indépendant rapporte que les trois candidats RN Julien Rancoule, Frédéric Falcon et Christophe Barthès, furieux que leur parti soit qualifié « d'extrême droite », ont pris à partie l'un de ses journalistes et mis fin à une conférence de presse[29].

Mobilisation inter-syndicale

Le 31 mars 2026, L'Humanité dévoile que Christophe Barthès a infiltré un groupe Instagram de lycéens afin de les dissuader de mener une action militante dans le cadre d'une mobilisation intersyndicale et leur a envoyé un message menaçant « nous avons récupéré les pseudos de chaque membre du groupe et si aucune manifestation n’est déclarée en préfecture ou si des dégradations sont commises, les services de police ont été prévenus ». L'intéressé nie être l'auteur du message, prétextant un faux compte, avant que son adjoint ne le démente. Il affirme ensuite avoir agi pour prévenir une « menace à la bombe », en raison de l'utilisation d'un émoji dynamite dans la conversation, mais le journal Libération rapporte que l'émoji a été utilisé après le message du maire[30],[31].

En réponse aux prises de positions polémiques et aux premières décisions du Maire (arrêté anti-mendicité ; retrait du drapeau européen ; intimidation de jeunes lycéens…), un collectif de jeunes[32] voit le jour le 31 mars au soir. Le collectif dit « Nous Carcassonne » comptabilise en quelques jours seulement, plus de 700 adhérents. En réponse aux décisions et aux prises de position du Maire[33] le collectif saisit la Ligue des Droits de l’Homme pour l’annulation de l’arrêté anti-mendicité et pour intimidation de lycéens et donc atteinte aux droits de manifester et de liberté d’expression[34].

Synthèse des résultats électoraux

Élections législatives

Davantage d’informations Année, Parti ...
Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
2017 FN 1re de l'Aude 11 199 22,82 2e 16 295 41,35 2e Battu
2022[35] RN 15 871 32,80 1er 23 914 53,56 1er Élu
2024[36] 32 916 49,33 1er 37 049 61,44 1er Élu
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Élections municipales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Davantage d’informations Année, Liste ...
Année Liste Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang CM CC
2014[37] FN-RBM Trèbes 684 22,05 3e 745 23,36 3e
3  /  29
0  /  5
2020[38] RN 639 25,70 2e
3  /  29
0  /  4
2026[39] Carcassonne 6 068 34,52 1er 7 558 40,40 1er
31  /  43
27  /  39
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Élections sénatoriales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Davantage d’informations Année, Partis ...
Année Partis Département Voix % Rang Issue
2020[40] RN Aude 61 5,54 7e Non élu
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Élections cantonales et départementales

Davantage d’informations Année, Parti ...
Année Parti Canton Binôme 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
2011[41] FN Peyriac-Minervois 776 14,25 3e Battu
2015[42] Trèbes Danièle Esposito (FN) 2 545 39,27 1er 3 198 46,88 2e Battu
2021[43] RN Montagne d'Alaric Régine Pont (RN) 1 811 37,03 2e Battu
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Références

Voir aussi

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