Clan Spens

clan écossais From Wikipedia, the free encyclopedia

Le clan Spens, parfois orthographié Spence est un clan écossais des Lowlands. C'est un sept du clan MacDuff.

Devise
Si Deus quis contra
 Si Dieu (est à nos côtés), qui (sera) contre (nous ?) »).
Présente sur l’emblème du clan.
Pays
Région
Faits en bref Devise, Pays ...
Clan Spens
Devise
Si Deus quis contra
 Si Dieu (est à nos côtés), qui (sera) contre (nous ?) »).
Présente sur l’emblème du clan.
Profil
Pays
Région
Chef
Patrick Nathaniel George Spens
4e baron Spens
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Nom

Le nom Spens ou Spence dérive de l'ancien français Dispenser, qui a désigné le conservateur ou le gardien d'un lieu de conservation de provisions, probablement dans une abbaye ou une place forte.

Histoire

Origines

La famille du chef du clan Spens descend d'un des anciens comtes de Fife, Jean le Dispensateur qui figure sur une liste de tenants et vassaux de Walter fitz Alan, intendant d'Écosse, entre 1161 et 1171. Roger « Dispensator » est témoin d'une charte de Bricius de Douglas, évêque de Moray, qui octroie l'église de Deveth à Spynie entre 1202 et 1222. Son fils, Thomas Dispensator, est témoin d'une charte en 1232 d'André de Moravie, futur évêque de Moray. John Spens est mentionné comme bailli d'Irvine en 1260. En 1296, Henry de Spens, baron féodal, prête allégeance à Édouard Ier d'Angleterre, et son nom figure sur les Ragman Rolls de 1296. Il meurt vers 1300, et son fils, Thomas, lui succède. Il est mentionné dans deux chartes du roi Robert Bruce. Son héritier, Thomas de Spens, est témoin de plusieurs chartes du Trinity College d'Édimbourg entre 1296 et 1324, ainsi que de celles du monastère de Soltray. L'un de ses fils, William de Spens, est laird de Gylgyrstoun, dans le Glespany, et reçoit les terres de Dumbarnie et de Bondiingtoune de William Douglas, 1er comte de Douglas, en 1358. Son fils, William de Spens, épouse Isabel Campbell de Glendouglas, héritière et fille de Duncan Campbell de Glen Douglas et Strachur. Ils reçoivent par charte de Dunblane, datée du 5 mai 1385, les terres d'Athaland, de Ketydy et de Craigswmqwar, de Robert, comte de Fife et de Menteith. Ces terres furent érigées en baronnie en 1430.

XVe siècle

Au début du XVe siècle, la famille Spens a acquis une influence considérable, ce qui permet à John Spens de Lathallan de siéger au Parlement convoqué par le roi Jacques Ier d'Écosse à Perth en 1434. John épouse Isabel, fille de John Wemyss, du clan Wemyss, et a trois fils. Patrick, le cadet, est officier et l'un des 24 gardes du corps envoyés par le roi Jacques II d'Écosse au roi Charles VII de France en 1450. Il s'établit en France et ses descendants sont à l'origine des barons de Spens d'Estignols, dans la noblesse française. La Garde écossaise, devint la première compagnie de la Garde du Corps du Roi, la garde personnelle des rois de France jusqu'à la Révolution de 1789. Les barons français de Spens d'Estignols sont les véritables chefs de nom et d'armes du clan Spens. Tous les Spens d'Écosse et d'Angleterre descendent du mariage de John Spens, seigneur d'un quart de Lathallan, et de son épouse Isabel Barde. Ce John Spens était l'un des fils de William Spens, fils cadet de William Spens et d'Isabel Campbell.

Thomas Spens, le fils cadet , entre dans les ordres et gravit les échelons jusqu'à de hautes fonctions. Il est nommé évêque de Galloway, puis Lord du Sceau Privé, poste qu'il occupe jusqu'en 1470. Transféré à l'évêché d'Aberdeen en 1459, il est réputé pour son habileté et sa finesse en matière de négociation et est régulièrement appelé pour les affaires d'État. En 1449, il est envoyé pour conclure un contrat de mariage entre l'héritier du duc de Savoie et Arabella, sœur de Jacques II. Deux ans plus tard, il est dépêché comme ambassadeur pour négocier une trêve avec l'Angleterre. Il meurt à Édimbourg en 1480 et est inhumé au cimetière de Trinity College, au pied de Leith Wynd[1],[2].

Marie Stuart

Les membres de la famille sont divisés quant à quel souverain prêter allégeance. John Spence de Condie, Lord Advocate, est un fidèle de l'Église réformée. Lorsque la reine lui ordonna de poursuivre le réformateur John Knox pour trahison présumée, il s'exécuta sans grand zèle, et Knox fut acquitté. David Spens de Wormieston, en revanche, est un sujet loyal à Marie Stuart et est dénoncé comme rebelle par le Parlement convoqué par le régent Lennox en août 1571. David est l'un des instigateurs de la tentative d'enlèvement de Lennox à Stirling en septembre de la même année et reçut l'ordre de capturer le régent en personne pour le prendre en otage. Selon un récit, Spens obéit aux ordres de protéger Lennox avec une telle rigueur que lorsque certains conspirateurs décidèrent de tuer le régent, il arrêta un coup de pistolet en se jetant devant son prisonnier. Lorsque les partisans de Lennox vinrent à son secours, ils tuèrent Spens sur-le-champ, malgré les efforts du régent pour sauver son improbable sauveur. La famille se réconcilia cependant plus tard avec le roi Jacques VI d'Écosse, qui envoya James Spens de Wormieston comme ambassadeur en Suède. Une branche de la famille s'y installa et gravit les échelons de la noblesse suédoise, devenant comtes Spens[2].

Du XVIIIe siècle au XXe siècle

En 1792, Nathaniel Spens, second fils du 15e Laird de Lathallan, rachète Craigsanquhar, dans le Fife. Ce domaine avait appartenu à la famille Spens de 1385 à 1524. Il fut également président du Collège royal des médecins en 1794 et un membre éminent de la Compagnie royale des archers (garde du corps du monarque en Écosse). Patrick Spens, fut élevé à la dignité de 1er Lord Spens de Blairsanquhar, dans le Fife, en 1959.

Châteaux et demeures

  • Craigsanquhar, dans le Fife : ce domaine a appartenu à la branche de la chefferie du clan Spens de 1385 à 1524, et fut racheté en 1792. Il ne reste du premier bâtiment d'origine que des vestiges de la tour [3]. Demeure de la famille Spens de Lathallan de 1792 à 1925, c'est à présent un domaine de séjour hôtelier de luxe[3].

Profil du clan

Chef

Patrick Nathaniel George Spens, 4e baron Spens, est Chef de nom et d'armes de Spens au Royaume-Uni[4]. Il porte le titre de très honorable Lord Spens.

Sept

La famille Spens s'est placée sous la protection du clan MacDuff.

Généalogie et génétique

Tous les Spens d'Écosse et d'Angleterre descendent du mariage de John Spens, seigneur d'un quart de Lathallan, et de son épouse Isabel Barde. Ce John Spens était l'un des fils de William Spens, fils cadet de William Spens et d'Isabel Campbell.

Le site suisse MyTrueAncestry, remarque une surreprésentation du sous-clade R1b1a1b1a1a2c1a4a sur le chromosome Y des hommes issus de la lignée des chefs de ce clan. Ce sous-clade est une variante du marqueur FGC11134, présent dans le patrimoine génétique des populations celtiques insulaires. Il ne semble pas apparaître de marqueur caractéristique dans l'ADN mitochondrial des membres de ce clan.

Bannière

Devise

  • en latin : Si Deus quis contra (en français : si Dieu est avec nous, qui est contre nous ?)

Tartan

Les tartans Spens sont enregistrés sous les numéros 1671 par la Highland Society of London et 1681 au National Museum of Scotland. les membres du clan sont autorisés également à porter les tartans "Mac Duff" en tant que sept, et "Campbell" en tant que descendants d'Isabel Campbell of Glendouglas, chef de nom et d'armes de Campbell[5].

Personnalités issues du clan

  • William Spens, vice-chancelier de l'université de Cambridge de 1931 à 1933 ;
  • John Spens, héraut d'Albany auprès de la Cour du Lord Lyon, roi d'armes ;

Notes et références

Voir aussi

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