Fondation Bemberg
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Type | |
|---|---|
| Ouverture | |
| Site web |
| Collections |
sculptures, peintures et objets d'arts du XVe au XXe siècle |
|---|---|
| Nombre d'objets |
1100 |
| Pays |
France |
|---|---|
| Commune | |
| Adresse |
Hôtel d'Assézat, place d'Assézat 31000 Toulouse |
| Coordonnées |
La Fondation Bemberg est une fondation d'art située à Toulouse dans l'hôtel d'Assézat, et présentant la riche collection d'art privée du collectionneur Georges Bemberg, réunissant peintures, sculptures et objets d'arts anciens et modernes que celui-ci a prêtés à la municipalité de Toulouse afin de les rendre accessibles au plus grand nombre. La fondation, outre que d'être un musée, propose également des activités culturelles liées à l'histoire et à la connaissance de l'art.
Acquisitions
En 1994, Georges Bemberg, riche Argentin amateur d'art, prête pour 99 ans à la municipalité la collection qu'il a réunie (1 100 œuvres réparties entre tableaux, sculptures et objets d'art) afin de la rendre accessible au public. Ce sont ainsi trois quarts de la collection qui sont visibles dans les salles de l'hôtel d'Assézat, des travaux d'agrandissements étant prévus. Parmi les objets exposés, la peinture et le dessin occupent une place privilégiée, avec par exemple un ensemble unique de plus de trente toiles de Pierre Bonnard et des œuvres de grands peintres des différentes écoles européennes de peinture, du XVe siècle au XXe siècle[1].
Le musée ferme pour rénovation en 2020, pour une durée de trois ans, avant de rouvrir le [2] : des travaux permettent différents aménagements, dont des espaces d'exposition temporaire, une nouvelle muséographie, ainsi que d'une remise aux normes d'accessibilité pour les personnes en situation de handicap[3],[4].
À la fermeture du musée, une partie des salariés se regroupe sous le nom de « Collectif Bemberg » et dénonce notamment, à la réouverture, un non-respect d'une clause de réembauche[5],[6],[7].
Pour augmenter la collection de George Bemberg, l'institution procède à des acquisitions importantes dans les années qui suivent son ouverture. Les Fruits de l'automne, de Nicolas Tournier, sont acquis en 2014, puis le pendant Les Fruits de l'été en 2015. L'Enfant Jésus se blessant, de Francisco de Zurbarán, entre dans les collections en 2018. Un Saint Sébastien de Mattia Preti le rejoint en 2019, puis la Nature morte au trophée de gibier, fruits et perroquet sur fond de niche, d'Alexandre-François Desportes, en 2020. Le Portrait de jeune femme au chapeau blanc, un Mary Cassatt, est acheté en 2023.
Peinture ancienne
Salle I
- « Les Anciens » Venise
Cette salle est consacrée à la peinture vénitienne du XVIIIe siècle, avec un mobilier de provenance vénitienne.
- Le Rapt de Proserpine, du peintre trévisan Pâris Bordone, qui a travaillé à Venise mais aussi en France où il a été appelé par François Ier.
- plusieurs Vedute de Canaletto (certaines, comme Le Grand Canal à Sainte Lucie, montrent l'ancien quartier autour de l'église Sainte Lucie rasé dans les années 1830 pour laisser place à la gare du même nom).
- Angélique et Médor d'Andrea Casali, actif essentiellement à Rome mais aussi en Angleterre où il a passé vingt ans.
- deux pastels de Rosalba Carriera, peintre vénitienne, qui lança la mode du pastel en France lors de son passage à Paris en 1720.
- plusieurs Vedute de Francesco Guardi : il est avec Canaletto l'un des représentants les plus significatifs du védutisme italien (ou peinture de paysages urbains).
- Le Charlatan de Pietro Longhi. Il a peint plusieurs tableaux représentant la vie quotidienne (scènes réalistes) à Venise.
- La Bautta d'Alessandro Longhi, fils du précédent. Il peignit des portraits pour la noblesse vénitienne, mais il est surtout connu par ses nombreuses gravures à l’eau-forte.
- Le Triomphe d'Hercule de Giambattista Tiepolo, peintre rococo et graveur vénitien ayant travaillé dans plusieurs cours européennes, fait caractéristique de la circulation des artistes dans l'Europe des Lumières.
- Portrait de jeune femme dite La Voluptueuse, d'après François Boucher. Huile sur toile inspiré d'un pastel aujourd'hui disparu dont il subsiste une gravure au Louvre[8].
- trois tableaux de Francesco Zuccarelli, peintre florentin qui a longtemps vécu à Venise et qui été actif dans plusieurs cours d’Europe.
Seule exception au thème vénitien, un portrait de Miss Frances Elisabeth Sage par le peintre anglais George Romney.
- Le Rapt de Proserpine par Pâris Bordone
- Vue de Dolo par Canaletto
- Le Grand Canal à Sainte Lucie par Canaletto
- Angélique et Médor par Andrea Casali
- L'automne par Rosalba Carriera
- Paysage avec figures par Francesco Guardi
- Le Charlatan par Pietro Longhi
- La Bautta par Alessandro Longhi
- Le triomphe d'Hercule par Giandomenico Tiepolo
- La Voluptueuse, d'après François Boucher
- Fête champêtre par Francesco Zuccarelli
- Miss Frances Elisabeth Sage par George Romney
Salle II
- « Les Anciens » Salle Louis XVI
Faisant pendant à la salle vénitienne, cette salle montre des collections de la même époque, avec des créations françaises et des porcelaines de Chine.
- Portrait de la comtesse Kagenek en Flore par madame Élisabeth Vigée Le Brun ; Huile sur toile de 1783. La comtesse Kageneck, et non Kagenek, est ici représentée à 13 ans. Plus tard, elle épouse Franz Georg Karl von Metternich mais surtout sera la mère de Klemens Wenzel von Metternich. Élisabeth Vigée Le Brun est une artiste peintre considérée comme une grande portraitiste de son temps.
- Personnages sous une tente par Jean-Baptiste Pater, peintre rococo français, spécialisé dans les scènes de genre.
- Fête galante représentant une dame dansant avec Pulcinella par Nicolas Lancret, élève de Pierre Dulin, puis de Claude Gillot. Il peignit un nombre considérable de tableaux de genre.
- Le Cadeau délicat, La lettre et La cuisinière par Louis-Léopold Boilly vers 1787. Peintre, miniaturiste, et graveur français, connu notamment pour ses scènes de la vie parisienne dans les années qui suivent la Révolution. Élève de Charles-Alexandre-Joseph Caullet et de Dominique Doncre.
- Acis et Galatée, huile sur toile attribuée à Luca Giordano, peintre italien baroque de l'école napolitaine très prolifique.
- Portrait de gentilhomme par Nicolas de Largillierre, un des portraitistes les plus réputés des XVIIe et XVIIIe siècles, élève d'Antoine Goubeau.
- Portrait de Louis Jean Marie de Bourbon, Duc de Penthièvre par Jean-Marc Nattier, fils du portraitiste Marc Nattier et de la miniaturiste Marie Courtois, et frère du peintre Jean-Baptiste Nattier.
- Portrait du Prince Auguste Frederick, duc de Brunswick-Luneburg, troisième fils de Georges III par Henri-Pierre Danloux, élève de Nicolas-Bernard Lépicié puis de Joseph-Marie Vien. Le portrait est bien celui du Prince Auguste Frederic, mais contrairement au titre officiel du tableau, il était duc de Sussex et le sixième fils du roi Georges III.
- Paysage au pont, Bergers sous une grotte et Château en ruine sur un rivage par Hubert Robert, peintre français du XVIIIe siècle, mais aussi dessinateur, graveur, professeur de dessin, créateur de jardins et conservateur au Muséum central des arts de la République, futur Musée du Louvre. Élève de Michel-Ange Slodtz.
- Vue du port de Nimègue et Vue d'une plage par Jan Van Goyen, peintre et dessinateur de paysages néerlandais, élève d'Esaias Van de Velde. Entre 1638 et 1653, il réalise une dizaine de peintures de la Valkhof (nl) à Nimègue.
- Le départ pour la chasse au faucon et Le relais par Philips Wouwerman, peintre et graveur du Siècle d'or néerlandais, élève de Frans Hals.
- Deux compositions aux Putti (Les Amours endormis et Les Amours éveillés) par François Boucher, peintre français, représentatif du style rococo, élève de Jean-François Cars et de François Lemoyne.
- La Princesse de Montléar pastel longtemps attribué à Adélaïde Labille-Guiard, artiste peintre, miniaturiste et pastelliste française. Élève de François-Elie Vincent (qu’elle épousera) et de Quentin de La Tour. La personne représentée est Marie-Louis de Saint-Simon-Sandricourt, comtesse de Montléar (dite Princesse de Montléar), sœur de Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon.
- Personnages sous une tente par Jean-Baptiste Pater
- Fête galante représentant une dame dansant avec Pulcinella par Nicolas Lancret
- Le Cadeau délicat par Louis-Léopold Boilly
- La lettre par Louis-Léopold Boilly
- La cuisinière par Louis-Léopold Boilly
- Acis et Galatée par Luca Giordano
- Portrait de gentilhomme par Nicolas de Largillierre
- Le Duc de Penthièvre par Jean-Marc Nattier
- Portrait du Prince Auguste Frederick par Henri-Pierre Danloux
- Vue du port de Nimègue par Jan Van Goyen
- Vue d'une plage par Jan van Goyen
- Le départ pour la chasse au faucon par Philips Wouwerman
- Le Relais par Philips Wouwerman
- Paysage au pont par Hubert Robert
- Bergers dans une grotte sous une maison par Hubert Robert
- Château en ruine sur un rivage par Hubert Robert
- Les Amours éveillés par François Boucher
- Les Amours endormis par François Boucher
- La Princesse de Montléar, possiblement réalisé par Adélaïde Labille-Guiard
Salle V
- « Les Anciens » Salle de l’Europe
- Deux toiles du caravagiste toulousain Nicolas Tournier : Les Fruits de l'automne et son pendant, Les Fruits de l'été, tous deux peints vers 1630[9].
- Une Vierge à l'Enfant d'Adriaen Isenbrant, admis Maître par la guilde de Bruges en 1510.
- Un portrait de gentilhomme de Bartholomaeus Bruyn le Jeune. Le style de ses portraits est similaire à celui de son père, mais il est un peu plus dépouillé. Les modèles assis sont représentés à mi-corps sur un fond uni, le visage focalise l'attention, les détails de l'habit sont sommairement dépeints et les mains sont mises en relief. Il n'utilise qu'une palette réduite de couleurs : noir, blanc, gris et bruns, animés par la luminosité des tons chair des modèles.
- Couple jouant de la musique de Pieter de Hooch.
- Scène d'auberge de Pieter Brueghel le Jeune.
- Étude de tête de trois magistrats français (vers 1610) de Frans Pourbus le Jeune, peintre flamand, fils de Frans Pourbus l'Ancien et petit-fils de Pieter Pourbus, devenu sujet français en .
- Saint Jérôme, huile sur cuivre du XVIe siècle par Bruzzi.
À côté des peintures, plusieurs objets d'art des XVe et XVIe siècles sont exposés, illustrant les conceptions humanistes de la renaissance.
- Un Portait de jeune femme en terre cuite vernissée de l’atelier du Florentin Andrea Della Robbia.
- Vierge à l'Enfant par Adriaen Isenbrant
- Portrait de gentilhomme par Bartholomaeus Bruyn le Jeune
- Scène d'auberge par Pieter Brueghel le Jeune
- Saint Jérôme par Bruzzi
- Étude de tête trois magistrats français par Frans Pourbus le Jeune
- Portrait de jeune femme par Andrea Della Robbia
Salle VI
- « Les Anciens » Galerie de Portraits
Elle occupe la galerie renaissance, qui s'étend sur toute l'aile nord du bâtiment. Les XVe et XVIe siècles flamands, italiens et français sont bien représentés. Plusieurs statues de bronze sont également exposées.
- La sculpture
- Un groupe de bronze représentant Hercule et Cacus par Willem van Tetrode (nl).
- Les peintres français
- Portrait du cardinal de Sens Jean de Bertrand, plus connu à Toulouse pour avoir été capitoul. Œuvre attribuée à Jean Clouet.
- Portrait de Louise de Savoie par l'école de Jean Clouet.
- Portrait de Charles IX par François Clouet, fils du précédent.
- Portrait de Sébastien de Luxembourg-Martigues, par Marc Duval, peintre français de la renaissance de l'école de Fontainebleau.
- Les peintres flamands et Hollandais
- Portrait de Sibylle de Clèves, électrice de Saxe par le peintre allemand Lucas Cranach l'Ancien, qui doit son nom à sa ville de naissance. Représentant le maniérisme gothique, il devient peintre de la cour de l'électeur de Saxe en 1504. Le musée possède cinq tableaux de ce peintre, dont Les Amants mal assortis, Hercule à la cour d'Omphale, Vénus et Cupidon volant du miel et un Portrait de jeune fille.
- Portrait de Dame : Janet Brandon, duchesse de Suffolk par Corneille de Lyon, peintre de portrait franco-hollandais du XVIe siècle.
- Saint Jérôme par Joachim Patinir, peintre et dessinateur de style flamand de la Haute Renaissance, qui intégra en 1515 la guilde de Saint-Luc des peintres d'Anvers comme franc-maître.
- Vierge à l'Enfant par Gérard David, un des derniers représentant des primitifs flamands de l'école de Bruges.
- Portrait d'Antoine Perrenot de Granvelle par Frans Floris, peintre d'histoire romaniste flamand de l'École d'Anvers, élève de Lambert Lombard, et de Jan Gossaert dit Mabuse.
- Portait de Ferdinand Ier par Jan Cornelisz Vermeyen, peintre et tapissier flamand de la Renaissance.
- Portrait d'homme par Adriaen Isenbrandt.
- Portrait d'homme à la fleur par Ambrosius Benson, peintre flamand d'origine lombarde, élève de Gérard David.
- Les peintres italiens et espagnol
Giovanni Battista Carlone (Saint Sébastien) et Evaristo Baschenis (Nature morte), un Portrait d'homme (XVIIe siècle) caravagesque du peintre toscan Pietro Paolini.
- Une version de la Présentation de Jésus au temple du Tintoret
- L'Enfant Jésus se blessant avec la couronne d'épines dans un paysage, vers 1645-1650, tableau du peintre espagnol Francisco de Zurbarán, acquisition récente de la fondation en 2018.
- Portrait de Louise de Savoie par l'école de Jean Clouet
- Sébastien de Luxembourg-Martigues par Marc Duval
- Janet Brandon duchesse de Suffolk par Corneille de Lyon
- Saint Jérôme par Joachim Patinir
- Vierge à l'Enfant par Gérard David
- Portrait d'Antoine Perrenot de Granvelle par Frans Floris
- Portrait d'homme par Adriaen Isenbrandt
- Portrait d'homme à la fleur par Ambrosius Benson
- Présentation au Temple par Le Tintoret
Salle VII
- « Les Anciens » Salle de la Coursière
- En dehors des toiles de grands peintres italiens du XVIe siècle, cette salle regroupe des bronzes et reliures anciennes.
- Bronzes
- Hercules et le sanglier d'Erymanthe de Ferdinando Tacca, sculpteur italien baroque de l'école florentine.
- Hercules de l'atelier de Michel Anguier, sculpteur français, élève de son frère aîné François Anguier, il sera professeur à l’Académie royale de sculpture.
- Tableaux
- Une version de La montée au calvaire par Jacopo Bassano.
- Le Fauconnier de Paul Véronèse.
- Portrait de gentilhomme identifié comme celui du noble Zuan Pietro Ghisi, le Portrait de Scipione Venerio et Sophonisbe tous trois par Jacopo Tintoretto
- Portrait d'homme par Pietro Paolini.
- Courtisan au chapeau de fourrure rouge par Francesco d'Ubertino, peintre italien de l'école florentine.
- Vierge à l'Enfant par Vittore Carpaccio, peintre italien narratif de l'école vénitienne, émule de Gentile Bellini et de Lazzaro Bastiani, influencé par la peinture flamande.
- Hercules et le sanglier d'Erymanthe par Ferdinando Tacca
- Faune par Michel Anguier
- Portrait de jeune homme au bonnet noir par Andrea Previtali
- La montée au calvaire par Jacopo Bassano
- Zuan Pietro Ghisi par Jacopo Tintoretto
- Portrait de Scipione Venerio par Jacopo Tintoretto
- Portrait d'homme par Pietro Paolini
- Vierge à l'Enfant par Vittore Carpaccio
