Coup d'État de janvier 2022 au Burkina Faso
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| Date | et |
|---|---|
| Lieu |
|
| Issue | Démission de Roch Marc Christian Kaboré, dissolution de l'Assemblée nationale et du gouvernement, suspension de la Constitution |
| Inconnu | Inconnu |
Insurrection djihadiste au Burkina Faso
Batailles
- Samorogouan
- Intangom
- Nassoumbou
- Ariel
- 1re Inata
- Loroni
- Gorom-Gorom
- Koutougou
- Arbinda
- Hallalé
- Markoye
- Dounkoun
- Boukouma
- 2e Inata
- Titao
- Opération Laabingol
- Namissiguima
- Madjoari
- Bourzanga
- Seytenga
- Gaskindé
- Tin-Ediar
- Tin-Akoff
- Aoréma
- Ougarou
- Namsiguia
- Noaka
- Koumbri
- 1re Djibo
- Tawori
- Mansila
- Nassougou
- Diapaga
- 2e Djibo
Le coup d'État de au Burkina Faso, qui commence le par une mutinerie de soldats, est une prise de pouvoir par des militaires qui renversent le président Roch Marc Christian Kaboré et le poussent à la démission.

Élu dès le premier tour de la présidentielle de avec un peu plus de 53 % des voix, le président Roch Marc Christian Kaboré, du Mouvement du peuple pour le progrès, est éligible à un second mandat[2]. Kaboré est réélu dès le premier tour de la présidentielle de avec 57 % des voix[3],[4].
Le , les djihadistes d'Ansarul Islam attaquent la garnison d'Inata, dans la province du Soum au nord du pays, et tuent 53 militaires et 4 civils. Cette cuisante défaite pour les forces armées du Burkina Faso entraîne des manifestations contre le gouvernement et le président Kaboré car les militaires n'étaient plus approvisionnés en nourriture depuis deux semaines. Plus généralement, les manifestants dénoncent l'incapacité du gouvernement et de l'armée à lutter efficacement contre les djihadistes et à assurer la sécurité de la population[5],[6],[7].
Christophe Dabiré, Premier ministre, présente la démission du gouvernement le et Kaboré l'accepte[7]. Le Président Roch Kabore nomme Lassina Zerbo Premier ministre le [8].
Une tentative de putsch est déjouée le [9]. Huit soldats sont arrêtés dans le cadre de cette affaire, dont le Colonel Zoungrana considéré comme la tête pensante de la tentative[10].
Le , des manifestations contre le gouvernement et en soutien à la transition malienne sont organisées dans plusieurs villes du pays dont Ouagadougou, Kaya et Bobo-Dioulasso[11].
Déroulement

Le coup d'État débute le par une mutinerie des soldats demandant le limogeage du chef d'état-major[12] et plus de moyens pour lutter contre le terrorisme. Des tirs sont entendus dans plusieurs casernes de Ouagadougou, dont la base militaire de Sangoulé Lamizana, de Baba Sy et sur la base aérienne de la capitale[13].
Elle se transforme le lendemain en putsch avec l'arrestation puis le renversement du président Roch Marc Christian Kaboré[14] et la suspension de la Constitution. Paul-Henri Sandaogo Damiba devient de fait le nouveau chef d'État[15],[16],[17]. S'ensuivent des cris de joie à l'annonce du putsch[18]. Refusant une confrontation dans le pays, il refuse la proposition de l'état-major de mater les putschistes puis démissionne pour prévenir un tel affrontement entre les deux factions[19].
Le président Kaboré est ainsi arrêté après la défection du régiment de gendarmerie qui assurait sa protection et tenté son exfiltration, alors que le reste de l'armée était rallié au putsch[20]. Selon le président de la Côte d'Ivoire Alassane Ouattara qui affirme l'avoir dissuadé dans l'après-midi à l'idée de renoncer à ses fonctions, il considérait « que sa démission était la seule chose à faire, car il n’était pas venu en politique pour créer des tueries au sein de ses compatriotes »[21].
Transition
Le , un acte fondamental rétablit la Constitution et accorde à Paul-Henri Sandaogo Damiba le titre de président du Burkina Faso[22]. Le , le Conseil constitutionnel le déclare président du Burkina Faso[23]. Il est assermenté le [24].
La charte de la transition, adoptée le et qui abroge l'acte fondamental, fait de lui le président de la Transition du pays[25] pour trois ans[26]. Il est investi le lendemain[27].
