Attentat de Ouagadougou (2017)
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| Attentat de Ouagadougou | |||
| Localisation | Ouagadougou, Burkina Faso | ||
|---|---|---|---|
| Cible | Civils étrangers | ||
| Coordonnées | 12° 21′ 40″ nord, 1° 31′ 05″ ouest | ||
| Date | 13 – | ||
| Type | Fusillade | ||
| Armes | Kalachnikov | ||
| Morts | 21 (dont 18 civils, 1 gendarme et 2 terroristes)[1],[2] | ||
| Blessés | 21 (dont 17 civils et 4 militaires et policiers)[1],[2] | ||
| Participants | 2 hommes[3] | ||
| Organisations | |||
| Mouvance | Terrorisme islamiste | ||
| Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
Géolocalisation sur la carte : Afrique
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L'attentat de Ouagadougou des 13 et a lieu dans la capitale du Burkina Faso au cours de l'insurrection djihadiste au Burkina Faso.
À partir de 2015, le Burkina subit les attaques de groupes djihadistes venus du Mali, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique et l'État islamique dans le Grand Sahara[2]. En , un premier groupe djihadiste burkinabé, Ansarul Islam, est formé dans le nord du pays[2]. Le pays est de plus en plus ciblé par les djihadistes de par son implication dans le G5 du Sahel et parce qu'il fournit des contingents de casques bleus à la mission des Nations unies au Mali[2].
Déroulement

Le , entre 21h15 et 21h30, heure locale, deux jeunes hommes armés de fusils AK-47 arrivent à moto devant le café-restaurant Istanbul sur l'avenue Kwame-Nkrumah, à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso[4],[3],[5],[6], à 200 ou 300 mètres du café-restaurant Cappuccino, visé par un autre attentat en [2]
Le café retransmet alors un important match de football et un anniversaire y est célébré[4],[5]. Les djihadistes commencent par tirer sur la terrasse puis entrent dans le bâtiment[4].
Des policiers arrivent sur les lieux de l'attaque dès 21 h 30[6]. Des gendarmes de l'Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale (USIGN) interviennent et échangent des tirs avec les assaillants[6]. À 22 heures, l'armée, la police et la gendarmerie burkinabè sont sur place[5]. L'assaut est lancé par les forces d'intervention burkinabè à 22h15[4]. Les terroristes se retranchent alors dans les étages supérieurs[6]. Les deux assaillants sont tués : l'un aurait été abattu vers deux heures du matin et l'autre vers 3 heures[6]. L'opération s'achève entre 4 et 5 heures du matin ; 40 personnes ont été délivrées[2],[5],[7].
Bilan humain
En plus des deux assaillants, l'attaque fait 19 morts[1] — neuf Burkinabés, deux Koweïtiens, un Libanais, un Sénégalo-Libanais, un Algéro-Canadien, une Canadienne, un Nigérian, une Turque et un Français[8] — et 22 blessés, dont cinq membres des forces de sécurité[2],[3],[9],[10]. Un gendarme burkinabé succombe à ses blessures le [1]. La plus jeune victime est âgée de 15 ans[4].
Bilan des victimes :
| Pays d’origine | Décès |
|---|---|
| 9 | |
| 2 | |
| 2 | |
| 1 | |
| 1 | |
| 1 | |
| 1 | |
| 1 | |
| Total | 18 |
Revendication
L'attentat de Ouagadougou n'est pas revendiqué ; le nombre important de victimes musulmanes, parmi lesquels figurent deux cheikhs koweïtiens, Walid Al-Aly et Fahd Al-Husseini, ainsi que trois étudiants du Mouvement sunnite du Burkina Faso (MSBF), pourrait avoir embarrassé les djihadistes[11],[12]. Selon Cynthia Ohayon, analyste d'International Crisis Group (ICG) en Afrique de l’Ouest : « La question de la légitimité de tuer ou non des musulmans fait débat au sein de l’internationale djihadiste, donc certains peuvent avoir du mal à revendiquer une attaque qui a tué deux musulmans érudits. Si on part de l’hypothèse selon laquelle le GSIM est responsable de l’attentat, l’existence de dissensions internes au sein de cette coalition de plusieurs groupes peut expliquer l’absence de revendication »[11].
Parmi les groupes djihadistes actifs dans la région et suspectés d'être à l'origine de l'attaque, le principal est le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans ; les autres sont l'État islamique dans le Grand Sahara et Ansarul Islam[11],[12].
Selon un message non authentifié publié sur Facebook le , Ansarul Islam aurait nié être à l'origine de l'attaque et aurait accusé le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans en le blâmant pour la mort des cheikhs koweïtiens et de « frères » musulmans[13].
Réactions
Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré décrète un deuil national de trois jours[2]. Les présidents du Mali, du Niger, de la Guinée, du Sénégal et de la France condamnent l'attaque[14].