Dambach-la-Ville
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| Dambach-la-Ville | |
Tour et porte d'Ebersheim en sortant de Dambach-la-Ville. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Collectivité territoriale | Collectivité européenne d'Alsace |
| Circonscription départementale | Bas-Rhin |
| Arrondissement | Sélestat-Erstein |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Barr |
| Maire Mandat |
Claude Hauller 2020-2026 |
| Code postal | 67650 |
| Code commune | 67084 |
| Démographie | |
| Gentilé | Dambachois[1] |
| Population municipale |
2 165 hab. (2023 |
| Densité | 75 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 19′ 29″ nord, 7° 25′ 41″ est |
| Altitude | Min. 164 m Max. 662 m |
| Superficie | 28,83 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Dambach-la-Ville (ville isolée) |
| Aire d'attraction | Sélestat (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Obernai |
| Législatives | Cinquième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.dambach-la-ville.fr |
| modifier |
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Dambach-la-Ville (prononcé [dɑ̃bak la vil] ; traditionnellement [dambax]) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin en région Grand Est et, depuis le , dans la collectivité européenne d'Alsace.
Ses habitants sont appelés les Dambachois.
Elle se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.
En 2026, Dambach-la-Ville représentera la région Grand Est au concours du Village Préféré des Français, organisé par France Télévisions et présenté par Stéphane Bern[2].
Localisation
La commune est située au pied des Vosges, sur la route des vins d'Alsace entre Blienschwiller et Scherwiller ; elle fait partie de l'arrondissement de Sélestat-Erstein et du canton de Barr.
Dambach-la-Ville se trouve à 50 km au sud de Strasbourg (chef-lieu du département), à 10 km au nord de Sélestat et 31 km au nord de Colmar (chef-lieu du Haut-Rhin).
Géologie et relief
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune fait partie du bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse.
Elle est arrosée par plusieurs ruisseaux : la Scheer[3], le Langenthal[4], le Viehgraben[5], le Rothen[6],[7],[Carte 1].
La Scheer, d'une longueur de 40 km, prend sa source dans la commune de Scherwiller et se jette dans l'Andlau, affluent de l'Ill, à Fegersheim[8].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Giessen Liepvrette ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Giessen et de la Lièpvrette. Son périmètre s’étend sur 317 km2. Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat des eaux et de l'assainissement Alsace Moselle[9].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[12] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Vosges » et « Alsace »[13]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 672 mm, avec 0,8 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sélestat à 7 km à vol d'oiseau[16], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 621,1 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 2].
Voies de communications et transports
Voies routières
La commune est longée à l'est par l'A35 (autoroute des Cigognes ou l'Alsacienne) reliant Strasbourg à Colmar, Mulhouse et Bâle : les échangeurs les plus proches sont ceux d'Erstein (n° 14) et d'Ebersheim (n° 15)
Elle est traversée à l'est du bourg par la route départementale 1422 qui relie Strasbourg à Colmar. Le bourg est traversé par la RD35 qui relie Eichhoffen à Scherwiller et par la D210 qui le relie à Ebersheim en traversant la D1422 et l'autoroute A35.
Chemin de fer
La commune est pourvue d'une gare, située sur la ligne de Sélestat à Saverne, ouverte en 1877 (à l'époque du Reichsland d'Alsace-Lorraine), aujourd'hui desservie sous forme de point d'arrêt à accès libre par des trains TER Grand Est.
Gares proches :
Transports
Voies de communication et transports
La commune est située dans une zone de sismicité modérée (niveau 3[19]).
Urbanisme
Typologie
Au , Dambach-la-Ville est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dambach-la-Ville[Note 3], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[21],[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sélestat, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[22]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[23],[24].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (50,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,1 %), terres arables (28,9 %), cultures permanentes (17,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %), zones urbanisées (2,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,3 %), prairies (0,1 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
- Tambacum, 1125 ;
- Tanbach, 1135 ;
- Tambascum, 1190 ;
- Tamboch, 1192.
Le nom provient probablement d'une ancienne habitation gallo-romaine, avec un nom en -acum[réf. souhaitée].
Histoire
Moyen Âge

Le château du Bernstein est cité pour la première fois vers 1009[26] est l'une des plus anciennes forteresses d'Alsace, voire la plus ancienne.
C'est vers 1125 qu'apparaît la première fois le nom du village sous la dénomination de Tambacum. Au XIIIe siècle, l'évêque de Strasbourg Berthold Ier de Teck, seigneur des lieux depuis 1225 environ, fait absorber par Dambach, récemment fortifiée, les deux villages aujourd'hui disparus d'Altenwiller et d'Oberkirch[27]. La chapelle Saint-Sébastien mentionnée en 1285 est l'ancienne église paroissiale du village disparu d'Oberkirch qui était village important situé sur un large éperon. Au XIIIe siècle l'église Saint-Étienne est construite sur l'emplacement d'une ancienne église.
- Le rempart
La construction d'un rempart en pierre débute en 1323[28] et s'achève sous le règne de Berthold II de Bucheck (1328-1353), évêque de Strasbourg. Le village est élevé au rang de ville.
- Le siège des Armagnacs
En 1444, lors de l'invasion par les Armagnacs, Dambach est assiégée et obligée de se rendre après une opiniâtre résistance. Pour empêcher sa destruction, l'évêque de Strasbourg envoie au dauphin deux beaux chevaux. Lors de ce siège, le futur Louis XI est blessé au genou par une flèche.
- Culture de la vigne
Depuis le Moyen Âge, la culture de la vigne se développe sur la commune qui possède aujourd'hui l'un des plus grands vignobles d'Alsace.
Époque moderne (1492-1789)
- Révoltes paysannes (1493-1526)
En 1493, lors de la révolte emmenée par le schultheiss de Blienschwiller Jakob Hanser, des habitants de Dambach participent aux rencontres nocturnes sur l'Ungersberg pour préparer la révolte.
Dambach est aussi partie prenante de la guerre des paysans (Bauernkrieg) de 1524-1526 en Alsace centrale. De nombreux habitants de Dambach sont impliqués dans cette révolte et participent à la bataille de Scherwiller sous la conduite d'un certain Gundram.
- La guerre de Trente Ans (1618-1648)
Pendant la guerre de Trente Ans, Dambach résiste aux assauts des troupes d'Ernst von Mansfeld en 1622, mais est pillée par le parti catholique.
En 1632, la ville se rend aux troupes suédoises et se trouve ainsi épargnée. En 1642, le duc de Lorraine assiège les Suédois mais sans succès.
En 1648, lors des traités de Westphalie, qui marquent la fin de la guerre de Trente Ans, commence la prise de contrôle de l'Alsace par la France de Louis XIV et de Mazarin.
- La cour dîmière de l'abbaye d'Etival
Il n'y a jamais eu de couvent à Dambach, mais bien une cour dîmière de l'abbaye d'Etival dans les Vosges où un administrateur s'occupait des vignes et des terres de l'abbaye et de rentrer les récoltes puis les faire transporter jusqu'à Etival. Cette cour se situait au sud-ouest de la ville, au bout de l'actuelle rue du Couvent.
- Filons métalliques
Des petits filons de fer et de manganèse ont été exploités à partir du XVIIIe siècle et jusqu'en 1943.
Époque contemporaine (depuis 1789)
- Période de la première annexion allemande (1871-1918)
En 1871, à la suite de la défaite française dans la guerre franco-prussienne de 1870, l'Alsace, sauf Belfort, ainsi qu'une partie de la Lorraine, sont intégrés à l'Empire allemand (traité de Francfort). Les territoires annexés deviennent le Reichsland Elsass-Lothringen (« territoire d'Empire d'Alsace-Lorraine »).
Le chemin de fer arrive en 1877 à Dambach, avec l'ouverture de la ligne de Sélestat à Saverne.
À la fin de la Première Guerre mondiale, ces territoires, occupés par l'armée française dès novembre 1918, sont officiellement rétrocédés à la France par le traité de Versailles de 1919.
- Entre-deux-guerres
En 1924, Dambach reçoit le nom de Dambach-la-Ville.
- Période de la seconde annexion allemande (1940-1944)
Durant la Seconde Guerre mondiale, l'Alsace et la Moselle sont de nouveau annexées par l'Allemagne en décembre 1940, sur une décision unilatérale du régime nazi. Considérés comme Allemands, les Alsaciens âgés de 17 à 45 ans sont enrôlés de force dans la Wehrmacht ou dans les services supplétifs.
Dambach-la-Ville est libérée par les forces alliée à la fin de 1944.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Dambach-la-Ville est membre de la communauté de communes du Pays de Barr[29], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Barr. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[30].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Sélestat-Erstein, à la circonscription administrative de l'État du Bas-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[29].
Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton d'Obernai pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Bas-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[31].
Liste des maires
Budget et fiscalité 2021
En 2021, le budget de la commune était constitué ainsi[35] :
- total des produits de fonctionnement : 2 099 000 €, soit 930 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 1 511 000 €, soit 669 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 4 010 000 €, soit 1 777 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 1 185 000 €, soit 525 € par habitant ;
- endettement : 2 567 000 €, soit 1 137 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 19,60 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 25,32 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 51,42 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2019 : médiane en 2019 du revenu disponible, par unité de consommation : 25 170 €[36].
Jumelages
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[38].
En 2023, la commune comptait 2 165 habitants[Note 5], en évolution de −1,64 % par rapport à 2017 (Bas-Rhin : +3,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Entreprises et commerces
Agriculture
- Culture et élevage associés>.
- Sylviculture et autres activités forestières.

- Culture de la vigne.
- La viticulture occupe une place importante dans le village. Il s'agit du plus grand village viticole d'Alsace, avec de nombreux vignerons indépendants, des négociants et une cave coopérative. Les vins de Dambach-la-Ville sont surtout réputés grâce au grand cru Frankstein et son terroir granitique.
Industrie
Le fabricant de chaussettes et collants Labonal a son usine de fabrication et un magasin usine sur le haut de la commune depuis 1924. Après une période difficile en 2017, la société emploie en 2026 un peu moins de 80 salariés[41].
Tourisme
- Hébergements et restauration à Dambach-la-Ville, Dieffenthal, Blienschwiller, Nothlten, Itterswiller, Epfig.
Commerces
- Commerces et services de proximité.
Logistique
En 2020, l'entreprise Amazon projette d'établir à Dambach un entrepôt logistique de 150 000 mètres carrés sur un terrain agricole artificialisé de dix-huit hectares. Le géant du commerce électronique demande à pouvoir construire un bâtiment de vingt-quatre mètres de hauteur, en dérogation des règles d'urbanisme locales. Le projet, présenté dès février, et soutenue par certains élus locaux, suscite au cours du printemps une forte opposition de la population[42],[43].



