Caroline Yadan
avocate et femme politique française
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Caroline Yadan, née le à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est une femme politique française.
8e des Français établis hors de France (depuis )
| Caroline Yadan | |
Caroline Yadan en . | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée française | |
| En fonction depuis le (3 ans, 8 mois et 28 jours) |
|
| Élection | 19 juin 2022 (suppléante) |
| Réélection | 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 3e de Paris (-) 8e des Français établis hors de France (depuis ) |
| Législature | XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | RE (-) EPR (2024-2025) App. EPR (-) |
| Prédécesseur | Stanislas Guerini (3e de Paris) Meyer Habib (8e des Français établis hors de France) |
| Successeur | Léa Balage El Mariky (3e de Paris) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Boulogne-Billancourt (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | LREM/RE (depuis ) |
| Diplômée de | Université Panthéon-Sorbonne |
| Profession | Avocate |
| Religion | Judaïsme |
| modifier |
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Avocate de profession, elle s'engage en politique en . En , elle est élue suppléante de Stanislas Guerini aux élections législatives, à Paris, et le remplace à l'Assemblée nationale dès le suivant, après la nomination de celui-ci au gouvernement. Elle rejoint alors le groupe Renaissance.
Lors des élections législatives de , elle est élue députée dans la 8e circonscription des Français de l'étranger (Israël, Italie, Turquie, etc.), battant Meyer Habib. En , elle prend ses distances en devenant apparentée, et non plus membre, de son groupe parlementaire, marquant sa désapprobation de la reconnaissance de l'État palestinien par Emmanuel Macron.
En 2024, elle est à l'origine d'une proposition de loi, dite loi Yadan, dont l'objectif affiché est de lutter contre l'antisémitisme, ses soutiens estimant que l'antisionisme est toujours une forme d'antisémitisme et qu'il doit être réprimé, tandis que ses opposants sont en désaccord avec cette équivalence et considèrent que son objectif est de sanctionner les critiques d'Israël et le soutien à la Palestine. Le texte est retiré de l'ordre du jour durant son examen.
Biographie
Origines et vie privée
Caroline Yadan naît le à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. Elle est issue d'une famille juive française traditionnelle d'origine polonaise[1].
Elle est mère de trois enfants[2].
Débuts et engagements
Elle est avocate en droit de la famille[3],[4].
Avant de s'engager en politique, elle est responsable du pôle antisémitisme de la Licra[5].
Parcours politique
Se définissant comme une militante, elle indique elle-même s'être également engagée dans les comités locaux d'En marche ! dans le 18e arrondissement de Paris, avoir travaillé notamment avec Marlène Schiappa sur les sujets de la laïcité et du droit de la famille dont les violences faites aux femmes et ajoute qu'elle a été candidate aux élections municipales[6].
En , elle est candidate à Paris, lors des élections régionales de , sur la liste « Envie d'Île-de-France » conduite par Laurent Saint-Martin (LREM)[7]. Placée en 29e position, elle n'est pas élue[8].
Lors des élections législatives de , elle est candidate suppléante de Stanislas Guerini dans la 3e circonscription de Paris (17e et 18e arrondissements). Le député sortant est réélu avec 51 % des voix, ce qui lui permet également de rester au gouvernement. Caroline Yadan le remplace donc à l'Assemblée nationale[9],[3],[10] et rejoint le groupe Renaissance[11].
Le , elle est nommée secrétaire du groupe d'amitié France-Israël[12].
Lors des élections législatives de ( et ), elle est candidate Ensemble pour la République dans la 8e circonscription des Français établis hors de France. Elle dit avoir été choisie pour cette circonscription car lors de son précédent mandat, elle s'est illustrée en luttant contre l’antisémitisme et en contrant la délégitimisation de l’État d’Israël[6]. Elle est élue au second tour avec 52,7 % des voix en battant le député sortant Les Républicains (soutenu par le Rassemblement national) Meyer Habib[13],[14], en bénéficiant d'un report des voix de gauche de la candidate Yaël Lerer[4].
Le , la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques rejette les comptes de Caroline Yadan, constatant qu'elle a « réglé directement [...] une part substantielle des dépenses engagées en vue de l’élection, en méconnaissance des dispositions du code électoral », et saisit le Conseil constitutionnel afin qu'il déclare une éventuelle invalidation du scrutin[15],[16]. Les Sages confirment le manquement, dans une décision du , mais jugent que « malgré le caractère substantiel de l’obligation méconnue, les dépenses acquittées directement par la candidate, pour un montant de 2 806 euros, ne représentent que 3,7 % du plafond des dépenses autorisées ». Si elle ne peut bénéficier du remboursement de ses frais de campagne, elle conserve son mandat[15],[16].
Activité parlementaire
Mission flash sur les dérives communautaristes et islamistes dans le sport
Le , elle est nommée corapporteuse, avec le RN Julien Odoul, de la « mission flash sur les dérives communautaristes et islamistes dans le sport ». Le , la mission rend son rapport. Dans ce dernier, sont notamment qualifiés de « dérives » le « port (ou revendication du port) d’un couvre-chef religieux », les « prières dans les établissements sportifs », le « refus de s'incliner devant l'adversaire », la « demande de vestiaires distincts », et « d'adaptation du calendrier des compétitions aux fêtes religieuses », la « volonté de masquer » certaines « parties du corps » ou encore « les messages religieux sur les réseaux sociaux ». En conclusion du rapport, Caroline Yadan et Julien Odoul proposent d'« interdire le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse ou politique pendant les compétitions ainsi que le port du burkini dans les piscines et les bases de loisirs publiques »[17].
Le , Caroline Yadan, invitée dans l'émission After Foot sur la chaîne de télévision RMC Sport, présente le rapport de sa « mission flash sur les dérives communautaristes et islamistes dans le sport ». Elle y pointe « certaines pratiques de sportifs de confession musulmane »[18]. L'animateur note que les dérives liées à la religion musulmane seraient « résiduelles » et que cela « concerne toutes les religions, [comme] le carême et des clubs de confession juive »[19]. Pour Caroline Yadan, ces pratiques ne sont résiduelles et les aménagements pour la prière musulmane sont contraire aux règlements de la fédération de football, tandis que dans le cas des clubs juifs les comportements ne sont pas ostentatoires[20]. La députée rappelle son point de vue sur le port du voile musulman, qu'elle qualifie d'« étendard des Frères musulmans », de « signe de patriarcat » et de « symbole […] de l'inégalité [homme-femme] »[21],[22]. Le journal L'Humanité qualifie la séquence de « faussement laïque » et de « diatribe islamophobe »[20],[23] et ce passage déclenche une indignation d'auditeurs qui appellent au boycott de l'émission, cause le départ d'un chroniqueur[19] et une saisine de l'Arcom[18],[24]. Aux critiques, Yadan déclare que « lorsque l'on veut supprimer la liberté d’expression, on l'accuse d’islamophobie »[18].
Proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme »
Élaboration
Le , Caroline Yadan dépose une « proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme », dite Loi Yadan. La proposition présentée comme « transpartisane » est cosignée par plus de 120 députés du camp gouvernemental, mais aussi quelques socialistes, dont l'ex-président François Hollande. Elle saisit le Conseil d'État, qui émet de nombreuses recommandations, intégrées dans une version largement réécrite. Elle affirme que son texte a pour but de répondre à une « haine dissimulée sous le masque du progressisme »[25]. A l'origine, le texte prévoyait la création d'un nouveau délit dans le Code Pénal « réprimant le fait de provoquer à la destruction ou à la négation d'un État ou de faire publiquement l'apologie de sa destruction ou de sa négation »[26].
« Sorti brusquement des limbes où il a végété plus d’un an » selon Mediapart, le texte est débattu en commission des lois le , et adopté de justesse, par 18 voix contre 16 (le Parti socialiste s'étant abstenu), contre l'opposition d'une partie de la gauche et de La France insoumise (LFI)[27]’[28]. Il doit être présenté en assemblée plénière entre le 16 et 18 avril 2026. Dans sa version adoptée, le texte prévoit la modification de la loi sur la liberté de la presse de 1881 en sanctionnant les individus qui appellent « publiquement, en méconnaissance du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et des buts et principes de la charte des Nations unies, à la destruction d'un Etat reconnu par la République française »[26].
Pétition et contestation de la proposition de loi
Mi-février 2026, Alexandre Balasse, un ingénieur agronome qui travaille de manière bénévole en Cisjordanie occupée, lance sur la plateforme de l'Assemblée nationale une pétition en ligne s'opposant à la proposition de loi[29]’[27]. Le 4 avril, elle atteint les 200 000 signatures[30],[31] puis le 7, le seuil des 500 000 nécessaire à l'organisation non obligatoire d'un débat sans vote à l'Assemblée nationale[32],[33],[34].
Des avocats, des universitaires et des collectifs juifs indiquent leur opposition à cette proposition de loi, l'Union juive française pour la paix qualifiant le texte de « machine à censure et accélérateur d’antisémitisme »[35]. De son côté, la Ligue des droits de l'homme juge la proposition de loi « dangereuse »[30] et lance une plateforme permettant de contacter les parlementaires pour les inciter à voter contre[36]. Cinq rapporteurs de l'Organisation des Nations Unies estiment que la proposition de loi « risque de banaliser les cas réels de haine antisémite »[37].
Suite au succès de la pétition, les députés du MoDem se disent « très réservés » vis-à-vis de cette proposition de loi et seraient prêts à appeler à son retrait[38]. Les députés des groupes communistes, écologistes et insoumis voteront contre, La France insoumise considérant que le texte instaure une « essentialisation entre les juifs de France et l'Etat d'Israël »[39] et « détourne la lutte contre l'antisémitisme pour réprimer les voix critiques de la politique du gouvernement de [Benyamin] Nétanyahou »[26]. Porte-parole des écologistes à l'Assemblée, Léa Balage El Mariki estime que « cette proposition de loi est un outil dans la main de l'extrême droite pour faire taire des militants écologistes, humanistes ». Malgré leur abstention en commission, Olivier Faure a affirmé sur X que le groupe socialiste voterait « à la quasi-unanimité » contre[27].
Les députés Jérôme Guedj et François Hollande défendent le texte. Au total, ce sont sept des onze groupes parlementaires composant l'Assemblée nationale qui soutiennent la proposition de loi[26].
Retrait de la proposition de loi
Le texte est examiné en séance publique le , mais peu avant son examen plusieurs députés et groupes parlementaires expriment des réserves alors que le groupe EPR se mobilise peu, exposant le texte à l'adoption d'une motion de rejet, ce qui conduit le groupe EPR à annoncer le retrait du texte[40],[41].
Prises de position et controverses
Soutien aux intérêts d'Israël
Dès son arrivée à l'Assemblée nationale à l'été 2022, en sa qualité de députée suppléante, elle intègre un groupe de députés pro-israéliens. Selon Mediapart, ce groupe « ferait régner, selon l’expression de plusieurs sources qui préfèrent rester anonymes, une loi du silence »[42]. Cette atmosphère crispe début 2023 plusieurs députés Renaissance, du même groupe, qui ne peuvent alors s'exprimer sur la politique israélienne sans être qualifiés d'antisémites[42]. Parallèlement, Israël est dirigé par une coalition de droite et d'extrême droite, secouée par une crise politique et de grandes manifestations contre une réforme judiciaire (en) proposée par le gouvernement de Benjamin Netanyahou[42]. Celle-ci, qualifiée par la journaliste Anne Sinclair de risque de dérive « théocratique illibérale », est suspendue face à la pression populaire[42].
À cette période, au sein du groupe d'amitié France-Israël dont elle est membre avec Aurore Bergé, les sujets d’actualité relatifs à Israël ne figurent pas à l'ordre du jour d'après Mediapart[42]. Le 15 février 2023, le député Jérôme Guedj, vice-président socialiste du groupe, interpelle Aurore Bergé, alors présidente de l'instance en remarquant qu'« on ne peut pas ne pas s'exprimer sur la dérive potentiellement illibérale d'Israël » et dénonce un « non-dit absolu », à quoi Caroline Yadan répond que « l'objectif [du] groupe, c’est aussi de sortir de la géopolitique. La critique de la politique d'Israël est légitime et ne pose pas de problème tant qu'elle n'est pas instrumentalisée. Or, c’est souvent le cas »[42].
En , au début de la guerre à Gaza, Caroline Yadan se situe dans la fraction du parti Renaissance qui proclame un soutien inconditionnel à l'État hébreu[43], faisant partie des « "faucons" de la majorité opposés à la diplomatie française » ou encore des « principales courroies de l’influence israélienne » d'après Mediapart[44]’[27]. Ainsi le , alors que les experts des Nations unies ont évoqué « des attaques militaires aveugles contre la population palestinienne de Gaza », 4 000 Palestiniens ayant été tués, dont au moins 1 500 enfants (selon le ministère de la Santé de Gaza)[44], Caroline Yadan se rend en Israël par le biais de nombreuses invitations d'ELNET, un lobby pro-israélien qui œuvre au rapprochement entre l'Europe et l'État hébreu[43],[44],[45]. Mediapart rapporte que les séjours types sont entièrement financés, de l'ordre de 4 000 € (4 000 €2024) pour quatre jours, hôtel et trajet en avion compris et permettent la rencontre avec des intellectuels, des ambassadeurs ou des officiers de Tsahal, mais aussi des visites de la Knesset, du mémorial de Yad Vashem ou de bases militaires à la frontière palestinienne[45].
Le , elle fait part de sa « colère » contre le président de la République, Emmanuel Macron, qui, un an après le début de la guerre à Gaza, s'était prononcé en faveur d'un embargo sur les armes à destination d'Israël avec l'objectif de privilégier une solution politique[46]. Elle soutient l'envoi des armes ; à contre-rebours de la position du ministère des affaires étrangères ; en plein voyage avec ELNET le à Israël et accompagnée de Sylvain Maillard et Aurore Bergé pour les commémorations des attaques meurtrières du Hamas[45]. Elle justifie sa position en déclarant qu'« au-delà d'être macroniste, je suis d'abord des Français qui habitent en Israël »[47]. Selon le journal Libération, Caroline Yadan par ce propos défend « les intérêts d'un pays tiers plutôt que la position du chef de l'État français », alors qu'elle est élue sous la bannière du parti du chef de l'État[48]. Le même quotidien rappelle que « la circonscription de Yadan ne se limite pas à l'État hébreu »[48]. Libération souligne qu'un député une fois élu « ne représente pas seulement les électeurs de sa circonscription mais bien l'ensemble des Français »[48].
Le , elle propose de faire de la reconnaissance de « l'État d'Israël » un préalable à l'acquisition de la nationalité française. Elle dit s'inspirer en cela de la nouvelle loi sur la nationalité allemande (de)[49], entrée en vigueur le [50].
Le , elle commence à siéger comme apparentée à et non plus membre du groupe EPR à l'Assemblée nationale[51],[52], car elle désapprouve la reconnaissance de la Palestine par Emmanuel Macron, acceptée par la ligne dominante du parti présidentiel[53]. Selon Mediapart, sa ligne très favorable aux intérêts d'Israël « excède bon nombre de ses collègues en interne »[27]. En moins de deux ans, elle pose d'avantage de questions au gouvernement — quatre — que les autres députés apparentés, toutes au sujet d'Israël ou l’antisémitisme, et bénéficierait d'un traitement de faveur à l’Assemblée nationale selon plusieurs parlementaires[27].
Elle demande, le , d'interdire la venue du groupe de rap nord-irlandais Kneecap au festival de musique Rock en Seine, au préfet de police de Paris Laurent Nuñez et le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau qui se dit « très attentif »[54],[55]. Ce groupe, soutien bruyant de la cause palestinienne, finit par être visé par la région Île-de-France, qui décide, par l'intermédiaire de sa présidente Valérie Pécresse, de retirer la subvention jusqu'ici reversée chaque année[54],[55]. Une décision reconduite pour l'édition 2026[56].
Attaques contre des journalistes et organisations internationales
Le , elle lance plusieurs fausses accusations sur Twitter concernant le journaliste et militant Taha Bouhafs, entre autres qu'il aurait été colistier d'Alain Soral aux élections européennes de ou d'avoir fait une quenelle avec Dieudonné[57].
Le , elle accuse le rédacteur en chef adjoint au Monde, Benjamin Barthe, lauréat du prix Albert-Londres pour ses reportages consacrés à Gaza dans Le Monde et L'Express, de nourrir « la haine des juifs en France », mettant ainsi en cause la ligne éditoriale des articles du journaliste sur la guerre menée par Israël à Gaza[58]. Benjamin Barthe est « unanimement reconnu par ses pairs comme un excellent connaisseur de la réalité israélo-palestinienne » selon Politis[58].
Elle critique avec virulence Amnesty International après la publication d'un rapport[59] accusant Israël de commettre un génocide à Gaza et relaie de fausses informations sur l'ONG[60].
Le , avec 41 autres députés du Socle commun, elle adresse une lettre[61] au ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, pour lui demander de s'« opposer, au nom de la France, au renouvellement du mandat de Mme Francesca Albanese en tant que Rapporteur spécial des Nations unies sur les territoires palestiniens, au sein du Conseil des droits de l'homme des Nations unies », en mettant en cause son impartialité et sa transparence[62],[63],[64]. Elle obtient en du gouvernement français un appel à la démission de Francesca Albanese, l'accusant d'avoir déclaré « qu'Israël est l'ennemi commun de l'humanité », ce qui s'avérera faux[65]. Le , le parquet de Paris annonce vouloir étudier le signalement déposé par la députée LFI Gabrielle Cathala visant Caroline Yadan au titre de l'article 40, pouvant éventuellement aboutir à l'ouverture d'une enquête pour le délit de diffusion de fausse nouvelle[27].
Attaques contre La France insoumise
Le , à l'annonce de la dissolution de Civitas après des propos jugés antisémites tenus par un invité de l'université d'été de ce mouvement politique, elle critique la « tentative de dédouanement » de Jean-Luc Mélenchon qui se félicitait par ailleurs de cette dissolution, et propose la dissolution de La France insoumise (LFI) pour le même motif[4]. Plusieurs députés LFI, ainsi que le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, critiquent « vertement » ses propos[66].
Le , au lendemain des commémorations des 80 ans de la libération du camp de concentration et d'extermination d’Auschwitz-Birkenau, elle met en cause lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la « haine du Juif » d'« un dangereux parti à l'extrême gauche de cet hémicycle », qui serait « responsable d'une montée de l'antisémitisme en France », provoquant la sortie de la plupart des députés du groupe LFI, de quelques députés des groupes écologiste et socialiste et de la députée communiste Elsa Faucillon[67]. En conséquence, les élus insoumis réclament des sanctions contre Caroline Yadan, par le Bureau de l'Assemblée[68].
Synthèse des résultats électoraux
Élections législatives
| Année | Parti | Circonscription | 1er tour | 2d tour | Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||||
| 2024 | RE | 8e des Français établis hors de France | 7 855 | 24,18 | 2e | 18 302 | 52,70 | 1re | Élue | |