Gabriel Ramanantsoa

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Élection8 octobre 1972 (référendum)
Chef du gouvernementLui-même
PrédécesseurPhilibert Tsiranana (président de la République)
Gabriel Ramanantsoa
Illustration.
Gabriel Ramanantsoa en 1973.
Fonctions
Chef de l'État de la République malgache[a]
(de facto)

(2 ans, 3 mois et 25 jours)
Élection 8 octobre 1972 (référendum)
Chef du gouvernement Lui-même
Gouvernement Gouvernement Ramanantsoa
Prédécesseur Philibert Tsiranana (président de la République)
Successeur Richard Ratsimandrava
Chef du gouvernement provisoire malgache[b]

(2 ans, 8 mois et 18 jours)
Législature IIIe (Ire République)
Prédécesseur Philibert Tsiranana (président du Conseil de gouvernement)
Successeur Joël Rakotomalala (Premier ministre)
Chef d'État-major général des armées malgaches

(12 ans)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tananarive (Madagascar)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Malgache
Diplômé de École spéciale militaire de Saint-Cyr
Profession Officier supérieur
Résidence Villa des Roses, Faravohitra, Antananarivo

Image illustrative de l’article Gabriel Ramanantsoa
Premiers ministres de Madagascar
Chefs d'État malgaches

Gabriel Ramanantsoa, né le à Tananarive et mort le à Paris, est un militaire et homme d'État malgache. Il est chef du gouvernement en 1972, puis chef de l'État de la République malgache de 1972 à 1975, lors de la « transition militaire ».

Merina issu d'une famille tananarivienne, il achève ses études militaires à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. En 1934, il épouse Marcelle Larguier (1916-2000) ; le couple a quatre enfants.

Militaire de carrière dans l'armée française, il rejoint l'armée malgache au moment de l'indépendance de Madagascar le . Le général Ramamantsoa est ensuite rapidement nommé chef d'état-major général des armées, poste qu'il occupe jusqu'en 1972.

En , après des protestations politico-sociales massives dirigées contre le président Philibert Tsiranana, ce dernier confie le les pleins pouvoirs à Ramanantsoa qui devient chef du gouvernement du pays, une fonction qui n'existait plus depuis l'indépendance[1]. Tsiranana demeure président en titre, mais de plus en plus contesté, il est destitué à la suite du référendum du qui confirme les pleins pouvoirs à Ramanantsoa, celui-ci devient officiellement chef du gouvernement provisoire et, de fait, le deuxième chef de l'État de la République malgache à partir du . Il refuse toutefois le titre de chef de l'État, bien qu'il en assume, par la force des circonstances, toutes les fonctions[2]. Par cette consultation, le peuple malgache détermine une période quinquennale de transition militaire qui a pour but de procéder à la malgachisation de la société.

Guidé par une idéologie plutôt conservatrice et très respectueux de la légalité, rien ne semblait le prédestiner à être porté au pouvoir par un mouvement populaire issu de revendications étudiantes, nationalistes et révolutionnaires.

Il entame alors une période de réconciliation politique, qui va échouer. Le , lassé des tensions qui divisent jusqu'au sein de son gouvernement, il démissionne dans un lourd contexte politique, ethnique et social au profit du colonel Richard Ratsimandrava qui était jusqu'alors ministre de l'intérieur.

Il meurt à Paris au printemps 1979 et repose à Madagascar.

Il est l'oncle de Bernard Ramanantsoa, ancien directeur général du groupe HEC Paris.

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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