Gare d'Auray
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56400 Auray
| Auray | |
Ancien bâtiment voyageurs. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Auray |
| Adresse | Place Raoul-Dautry 56400 Auray |
| Coordonnées géographiques | 47° 40′ 49″ nord, 2° 59′ 58″ ouest |
| Gestion et exploitation | |
| Propriétaire | SNCF |
| Exploitant | SNCF |
| Code UIC | 87476200 |
| Site Internet | / La gare d'Auray, sur le site officiel de SNCF Gares & Connexions |
| Services | TGV inOui, Ouigo TER Bretagne |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | Savenay à Landerneau Auray à Quiberon Auray à Pontivy |
| Voies | 4 (+ voies de service) |
| Quais | 2 (dont un central) |
| Transit annuel | 1 317 309 voyageurs (2024) |
| Altitude | 37 m |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Correspondances | |
| Glazgo Mobilités | A, B et C |
| Cars BreizhGo | |
| modifier |
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La gare d'Auray est une gare ferroviaire française située dans le quartier de la Gare de la ville d'Auray dans le département du Morbihan, en région Bretagne.
Mise en service en 1862 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, elle a la particularité de disposer d'une verrière présente jusqu'après la Seconde Guerre mondiale[1].
C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des TGV, en relation principalement avec Paris, Lorient depuis le 29 septembre 1991[2]puis Quimper un an plus tard le 27 septembre 1992[3] sans compter ceux par les axes transversaux grâce de la suite de son évolution, des trains régionaux TER Bretagne et, en saison, au moyen du train « Tire-Bouchon » pour Quiberon.

Établie à 37 m d'altitude, la gare d'Auray est située au point kilométrique (PK) 584,946 de la ligne de Savenay à Landerneau, après le viaduc du Loch, entre les gares ouvertes de Sainte-Anne et de Landaul - Mendon. Gare de bifurcation, elle est l'origine de la ligne d'Auray à Quiberon dont la gare suivante est la gare ouverte de Belz - Ploemel et de la ligne d'Auray à Pontivy dont la gare suivante est la gare fermée de Pluvigner.
Histoire
La gare d'Auray est l'une des gares construites par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) lors des travaux de création du tronçon de Redon à Lorient de la ligne concédée entre Savenay et Quimper. La gare, édifiée sur le territoire de la commune de Brech[4] à environ 1 500 m du centre-ville d'Auray, est inaugurée et mise en service le [5], en même temps que la section de Savenay à Lorient du PO et la ligne de Rennes à Redon de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest.
Le , la liaison ferroviaire vers Pontivy est inaugurée. L'ouverture du tronçon de Pontivy à Saint-Brieuc en 1872 permet d'achever cette liaison qui traverse la Bretagne du sud au nord[6]
Le , la ligne d'Auray à Quiberon est inaugurée.
En 1885, le service de la traction est agrandi pour faciliter l'exploitation de la nouvelle ligne d'Auray à Quiberon[7], la bifurcation « BIF » de cette ligne est placée sous la zone d’action du poste 2 d’Auray. Les signaux impairs sont les suivants : Le carré C 61 appuyé par un signal détonnant talonnable (pétards) et muni d’un téléphone de voie relié au poste 2[8].
Une pancarte « LM » (limite de manœuvres) qui repère le point que ne doivent pas dépasser les manœuvres[8].
Dans le sens pair, nous trouvons : un TIV (Tableau Indicateur de Vitesse) fixe à distance du type ordinaire (30 km/h), qui fait office de signal avancé[8].
Un signal combiné C 40, susceptible de présenter le carré de (protection de la BIF) ou l’avertissement (annonce du carré d’entrée de la gare d’Auray), appuyé par un signal détonnant talonnable (pétards) (les pétards sont montés sur un porte-pétards « modèle 1930 ») et muni d’un téléphone de voie relié au poste 2[8].
Les carrés C40 et C61 ne sont pas équipés pour la répétition des signaux par crocodile[8].
L’engagement d’un train impair sur la ligne de Quiberon nécessite que le garde (agent chargé du cantonnement, quels que soient son grade et ses autres fonctions) de la gare d’Auray prenne les dispositions utiles pour arrêter et retenir les autres trains se dirigeant vers la prochaine gare (Quiberon) et que le garde de Quiberon n’expédie pas de train dans le sens contraire. À cette fin, le garde d’Auray annonce par téléphone, le train impair, avant son départ, au garde de Quiberon[8].
Après avoir reçu le signal de voie libre du signal de la gare d’Auray (ou l’avertissement en cas de fermeture du carré C 61), le mécanicien d’un train impair ne pourra pénétrer sur la ligne de Quiberon qu’après avoir obtenu l’ouverture du carré C 61[8].
Nous avons déjà dit que seules les gare d’Auray et de Quiberon étaient ouvertes au service de la circulation, l’unique canton se trouvant délimité par le carré C 61[9] d’Auray et le repère d’entrée de la gare de Quiberon[8].
Il n’y a pas de possibilité de croisement de trains entre ces deux gares[8].

La gare d'Auray est située à plus de deux kilomètres au nord du centre-ville, du fait de la difficulté d'implantation d'un viaduc pour franchir la vallée du Loch. Un quartier neuf se développe à la fin du XIXe siècle le long de la route de Brech qui va du carrefour avec la route de Lorient à la sortie nord de la ville jusqu'à la gare. Les entreprises de négoce qui étaient installées au port Saint-Goustan y créent des établissements[10]. L'implantation d'un dépôt et d'un atelier d'entretien de locomotives au début du XXe siècle attire une nouvelle population[11]. La rotonde disparaîtra en 1977 ainsi que la plaque tournante de 24 mètres en 1981[12] à la suite de sa fermeture le 2 décembre 1971 avec la fin des locomotives vapeur et l'arrivée de celles de types diesel sur ceux de Rennes comme de Nantes. Le site d'auray ne servant plus que d'annexe relais pour ces dernières[13]. Les locomotives vapeur qui composent le dépôt d'Auray sont de types 030 T, 131 TA, 040 TA, 030 C, 230 C renumérotées 230 G, 140 E renumérotées 140 H, 231 D pour deux d'entre elles par exceptions, 141 C, 231 C ou H, 230 K, 141 R charbon et fuel, 140 C pendant trois mois, 241 P en escale et sans parler du dépôt de Rennes avec ses 141 P pour ses trajets directs à l’égard de la Gare de Quimper[14].
En 1912, la Compagnie du PO fournit au Conseil général un tableau des « recettes au départ » de ses gares du département, la gare d'Auray totalise 262 962 francs, ce qui la situe à la 4e place sur les 30 gares ou stations[15].
La section Pontivy - Auray est fermée au trafic voyageur le mais reste utilisée pour le transport de marchandises et occasionnellement pour des trains touristiques.
En 2016, la gare a accueilli 774 212 voyageurs, après un nombre de 765 825 voyageurs en 2015 et 778 680 voyageurs en 2014[16].
Un nouveau bâtiment voyageurs a été inauguré en [17].
Service des voyageurs
Accueil
Gare[18] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs ouvert tous les jours, avec guichets, ouverts du lundi au samedi (fermé le dimanche & jours fériés). Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. C'est une gare « Accès Plus » avec des aménagements, équipements et services pour les personnes à la mobilité réduite. Un buffet est installé en gare.
Desserte

Auray est desservie par des TGV inOui et Ouigo, effectuant la liaison Paris - Rennes - Quimper, et par des TER Bretagne.
Exploitée uniquement en période estivale, la ligne d'Auray à Quiberon, surnommée le « Tire-bouchon », engendre un important surcroît d'activité de la gare durant cette période dont une station service construite à la fin des années quatre-vingt-dix à la sortie ouest de la gare permet d'alimenter les autorails de ce service[19],[20].
Ee période estivale un train touristique baptisé Napoléon Express relie la gare d'Auray et la gare de Pontivy[21].
Intermodalité
Un parc pour les vélos et un parking sont aménagés à ses abords[18].
Une gare routière est desservie par des autobus et des autocars, avec le réseau urbain Auray Bus et le réseau régional BreizhGo (lignes : 601, 605, 606, 607, 618 et 619)[18].
