Gare de Plouharnel - Carnac
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56340 Plouharnel
| Plouharnel - Carnac | |
Bâtiment voyageurs côté ville (en 2009). | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Plouharnel |
| Adresse | Rue de la Gare 56340 Plouharnel |
| Coordonnées géographiques | 47° 36′ 16″ nord, 3° 07′ 06″ ouest |
| Gestion et exploitation | |
| Propriétaire | SNCF |
| Exploitant | SNCF |
| Code UIC | 87476416 |
| Site Internet | / La gare de Plouharnel - Carnac, sur le site officiel de SNCF Gares & Connexions |
| Services | TER Bretagne (Le « Tire-bouchon » uniquement en été) |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | Auray à Quiberon |
| Voies | 2 |
| Quais | 2 |
| Transit annuel | 14 556 voyageurs (2024) |
| Altitude | 22 m |
| Historique | |
| Mise en service | 23 juillet 1882 |
| Correspondances | |
| Cars BreizhGo | |
| modifier |
|
La gare de Plouharnel - Carnac est une gare ferroviaire française de la ligne d'Auray à Quiberon, située sur le territoire de la commune de Plouharnel, à proximité de Carnac, dans le département du Morbihan en région Bretagne.
Elle est mise en service en 1882 par l'Administration des chemins de fer de l'État, puis reprise par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).
C'est une halte voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie, uniquement pendant la saison d'été, par le « Tire-Bouchon » qui est un train TER Bretagne. L'ancien bâtiment voyageurs est devenu une propriété de la commune qui y installe en saison un office du tourisme pour l'accueil des voyageurs et la vente de titres de transport spécifiques « Tire-bouchon ».
Établie à 22 mètres d'altitude, la gare de Plouharnel - Carnac est située au point kilométrique (PK) 598,095 de la ligne d'Auray à Quiberon, entre la gare de Belz - Ploemel et la halte des Sables-Blancs.
Unique gare d'évitement intermédiaire de la ligne, elle dispose d'une deuxième voie, longue de 177 mètres, pour le croisement des trains[1].
Histoire
En 1878, l'avant-projet de la ligne d'Auray à Quiberon, proposée d'Utilité publique par le gouvernement, prévoit quatre arrêt dont une station à Plouharnel, qui doit desservir également Carnac[2].
La station de Plouharnel est mise en service le 24 juillet 1882 par l'Administration des chemins de fer de l'État, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la ligne d'Auray à Quiberon, puis reprise par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), embranchement de sa ligne de Savenay à Landerneau. Le bâtiment voyageurs, construit par l'État comme la ligne[3] a accueilli la foule pour le passage du train inaugural[4] la veille, le 23 juillet[5].
De 1901 à 1935, le tramway de la Trinité à Étel desservait également cette gare d'abord en voie étroite de 0,60 mètres bien avant la première guerre mondiale, puis en métrique d'un mètre à partir de 1920 par le rachat du Chemin de Fer du Morbihan[6].
En 1912, la Compagnie du PO fournit au Conseil général un tableau des « recettes au départ » de ses gares du département, la gare de Plouharnel-Carnac totalise 108 248 francs, ce qui la situe à la 7e place sur les 30 gares ou stations[7].
Lors du service d'été 1990, un article publié sur cette gare par le premier mensuel de modélisme ferroviaire français Loco-Revue sort à l'occasion d'un horaire entièrement rénové et sur le plan du matériel roulant modernisé[8], du fait de la circulation du train de jour en provenance de Quiberon et à destination de Paris-Montparnasse qui impose de passer par la voie principale à travers l'emploi quotidien des CC 72000 d'un poids de cinquante tonnes à l'essieu pendant les trois dernières années de leurs présences du dépôt de Rennes, alors que dans l'autre sens lors de ce croisement sauf chaque 1er juillet, le service Tire-Bouchon assurait par une Rame Réversible Régionale périurbaine au crochet d'une BB 67400 ou 67300, ainsi que les premiers jours de juillet et les derniers d'août le sont quant à eux par des EAD X 4630 légèrement modernisés surnommés « Ambulance » de la Région Pays de la Loire à cause de leurs livrées sont reçus par celle d'évitement[9]. Il en va de même pour l'express nocturne ainsi que la tranche de jour des dimanches et fêtes des trains tractés par les CC 72000 en direction de la capitale[8], pareillement en ce qui concerne les supplémentaires, voir occasionnels avec le train de jour lors de ceux de pointes des vacances d'hiver[10] et nocturne lors de celles de Pâques[11]. Antérieur de ce service d'été 1990 lors de la réouverture de la ligne dès celui de 1972, le croisement effectué par voie de service des express en direction d'Auray par rapport des X 2100 avec des XR 6100 du Tire-Bouchon depuis celui de 1985 de sens opposé sauf le , l'est par des BB 67400 du dépôts de Rennes ou autres locomotives de cette famille noble[10], ultérieur de celui de 1992 avec la mutation de ces dernières comme des CC 72000, seules les BB 67300 de cet Établissement Maintenance Traction[12] effectue le service sur la ligne jusqu'à l'arrêt de l'express de nuit en 2003. En 1978 la voie de service est neutralisée depuis la fermeture de la ligne en 1972 avec sa tentative de réactivation au service d'été[10], elle est de nouveau active à compter du suivant avec la mise en place des omnibus détachés puis rattachés du train de jour, tractaient respectivement par des BB 66400[12] du dépôt de Nantes pendant deux ans voir en 1984 l'intégralité des cinq voitures les jours fériés, puis des BB 67400 de celui de Rennes également[11].
Le 20 juillet 2010, l'anniversaire des 25 ans de la mise en service du train d'été, le « Tire-Bouchon », donne lieu à une petite cérémonie dans le bâtiment voyageurs qui abrite également une exposition Rétrospective photographique et historique autour du Tire-bouchon[13].
La halte a accueilli 2 800 voyageurs en 2016, après un nombre de 1 968 voyageurs en 2015 et 2 866 voyageurs en 2014[14].
Service des voyageurs
Accueil
Halte SNCF, elle dispose néanmoins d'un espace d'accueil et de vente située dans l'ancien bâtiment voyageurs. Il permet l'achat de titres de transport « Tire-Bouchon »[15].

Desserte
Outre celle des trains de l'administration des Chemins de fer de l’État depuis son ouverture jusqu'au 28 juin 1883 par la reprise de la Compagnie du Chemin de fer du Paris-Orléans jusqu'au , puis par celle de cette première organisation à compter du lendemain et la SNCF du [6] qui verra le dernier train normal de nuit circulé en 2003[16], Plouharnel - Carnac est desservie depuis 1985 par le Tire-Bouchon pendant la période estivale, à raison de deux trains par jour dans chaque sens pendant les mois de juillet et août puis avec un seul depuis 2008 les deux derniers week-ends de juin ainsi que les deux premiers de septembre dont des horaires de transition[17].
Fréquentation
De 2015 à 2023, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous[18].
| Année | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voyageurs | 2 590 | 3 714 | 3 127 | 4 199 | 5 478 | 4 877 | 7 653 | 8 496 | 10 191 | 14 556 |
Intermodalité
Un parking pour les véhicules est aménagé à proximité. Les lignes 601 et 619 du réseau régional BreizhGo desservent la gare à l'année, mais déjà présent lors de la mise en service du service omnibus tirer des voitures Corail du train journalier de Paris à compter du service d'été le dimanche 27 mai 1979[11].
Service des marchandises
Dès l'ouverture de la ligne d'Auray-Quiberon, les trains permettent d'écouler les produits des « importants établissements de pêche », ce qui était l'une des motivations pour son établissement, notamment des conserveries de poissons, de la sardine en particulier, mais aussi les produits des usines d'iode. Le chemin de fer va également permettre l'exportation des bois, coupés dans la forêt de la presqu'île. Les trains de bois quittent la presqu'île et reviennent avec du charbon anglais destiné au fonctionnement des conserveries. On peut y ajouter dans ce service des trains de travaux ou de désherbage assurés par des locomotives à vapeur de type 040 TA ou 140 H. Le trafic marchandises hormis ceux de travaux et de désherbage, limité à Plouharnel depuis le 6 mars 1972 dont la majeure partie du tonnage transporté est réceptionné dans cette gare (laine de verre, pièces mécaniques, machines agricoles)[10], cesse le 1988. Ceux-ci sont assurés par des locomotives de services mixtes BB 63400/500, 66000/400, le type de locomoteur Y 51200 ainsi que les locotracteurs de la même classe Y 2200/2400/5100/5200/6020/6200/6400/7100/7400/8000 des dépôts de Nantes avec celui de Rennes, des Y 8400 de ces deux Établissements Maintenance Traction et des draisines[8].
