Laurent Marcangeli

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PrédécesseurPaul Christophe
Élection28 juin 2022
Réélection10 juillet 2024
Laurent Marcangeli
Illustration.
Laurent Marcangeli en 2025.
Fonctions
Président du groupe Horizons
à l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(18 jours)
Législature XVIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Paul Christophe

(2 ans, 6 mois et 26 jours)
Élection 28 juin 2022
Réélection 10 juillet 2024
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Création du groupe
Successeur Paul Christophe
Député français
En fonction depuis le
(5 mois et 12 jours)
Circonscription 1re de la Corse-du-Sud
Législature XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique HOR
Prédécesseur Xavier Lacombe

(2 ans, 7 mois et 1 jour)
Élection 19 juin 2022
Réélection 7 juillet 2024
Circonscription 1re de la Corse-du-Sud
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique HOR
Prédécesseur Jean-Jacques Ferrara
Successeur Xavier Lacombe

(5 ans)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 1re de la Corse-du-Sud
Législature XIVe (Cinquième République)
Groupe politique UMP (2012-2015)
LR (2015-2017)
Prédécesseur Simon Renucci
Successeur Jean-Jacques Ferrara
Ministre de l'Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification

(9 mois et 12 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre François Bayrou
Gouvernement Bayrou
Prédécesseur Guillaume Kasbarian
Successeur Naïma Moutchou
Conseiller à l'assemblée de Corse

(1 an et 17 jours)
Élection 27 juin 2021
Groupe politique Un Soffiu Novu (président)
Successeur Angèle Chiappini
Président de la communauté d'agglomération du Pays ajaccien

(5 ans et 8 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean-Jacques Ferrara
Successeur Stéphane Sbraggia

(6 mois et 11 jours)
Élection
Prédécesseur Simon Renucci
Successeur Jean-Jacques Ferrara
Maire d'Ajaccio

(7 ans, 5 mois et 1 jour)
Élection
Réélection 24 mai 2020
Prédécesseur André Valat (président de la délégation spéciale)
Successeur Stéphane Sbraggia

(6 mois et 22 jours)
Élection
Prédécesseur Simon Renucci
Successeur André Valat (président de la délégation spéciale)
Conseiller général de la Corse-du-Sud

(3 ans, 1 mois et 22 jours)
Élection 27 mars 2011
Circonscription Canton d'Ajaccio-1
Président Jean-Jacques Panunzi
Groupe politique UMP
Prédécesseur Philippe Cortey
Successeur Aghitella Pietri-Mistre
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Ajaccio (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1997-2002)
UMP/LR (2002-2018)
CCB (depuis 2013)
LFA (depuis 2017)
HOR (depuis 2021)
Diplômé de Université de Corse-Pascal-Paoli
Profession Avocat
Religion Catholicisme

Image illustrative de l’article Laurent Marcangeli
Maires d'Ajaccio

Laurent Marcangeli, né le à Ajaccio (Corse-du-Sud), est un homme politique français.

Ancien membre des principaux partis de la droite (RPR, UMP, LR) et actuelle figure du Comité central bonapartiste (CCB), il est notamment député de la Corse-du-Sud de 2012 à 2017 et maire d'Ajaccio entre 2014 et 2022. Il est réélu député en 2022 et en 2024.

Le , il est nommé ministre de l'Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification au sein du gouvernement Francois Bayrou.

Il n'est pas apparenté à l'ancien maire d'Ajaccio, Marc Marcangeli, mais il existe cependant entre eux un cousinage éloigné, « à cinq générations »[1].

Il adhère à 17 ans au RPR[1].

Maître en histoire puis en droit public[2], membre de l'UMP, il est élu en 2008 conseiller municipal d'opposition à Ajaccio. En 2011, il est élu conseiller général du premier canton de la « cité impériale », fonction qu'il conservera jusqu'en , date de sa démission pour cause de cumul de mandats.

Il est élu député lors des élections législatives de 2012 dans la première circonscription de la Corse-du-Sud. Lors de la séance d'élection du président de l'Assemblée nationale, le mardi , il est secrétaire de séance, étant un des six plus jeunes députés de France. Touché par le cumul de mandats, il démissionne alors du conseil municipal d'Ajaccio.

Il est membre de la commission des Affaires sociales et de la mission d'information commune sur les conditions d'emploi dans les métiers artistiques.

Le , il devient membre d'honneur du Comité central bonapartiste, déclarant à cette occasion que le bonapartisme est « une tradition politique de la ville impériale qu'il faut faire perdurer, d’autant plus qu’elle fait partie de l’identité ajaccienne »[3].

Le , au second tour, il remporte les élections municipales avec 47,11 %, devant le maire sortant Simon Renucci, crédité de 46,03 %, et le nationaliste José Filippi, qui recueille 6,86 %. Le , il est élu maire par le nouveau conseil municipal et le , il est élu président de la communauté d'agglomération du Pays ajaccien. Les élections municipales sont cependant invalidées par le tribunal administratif de Bastia le de la même année, celui-ci invoquant des « manœuvres frauduleuses » dans l'établissement des procurations, ainsi que des émargements irréguliers[4]. Le , Laurent Marcangeli décide de ne pas faire appel du jugement et démissionne de ses fonctions de maire et de conseiller municipal[5]. Son premier adjoint, Stéphane Sbraggia, assure l'intérim jusqu'à l'installation de la délégation spéciale nommée par le préfet[6].

Les nouvelles élections municipales se tiennent les et . Au premier tour, la liste menée par Laurent Marcangeli arrive en tête avec 42,1 % des voix, devançant nettement celle de Simon Renucci avec 27,4 %[7]. Au second tour, Marcangeli l'emporte largement avec 59,5 % des voix devant Renucci qui obtient 40,5 %[8]. Le , il est élu maire par le conseil municipal[9] mais c'est Jean-Jacques Ferrara qui prend la présidence de la communauté d'agglomération du Pays ajaccien[10].

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[11]. Après la défaite d'Alain Juppé au second tour de la primaire, il doit faire face à une remise en cause de son leadership de la droite insulaire, auquel s'ajoutent des difficultés au sein de sa majorité municipale à Ajaccio[12]. Le , il annonce dans une déclaration aux Ajacciens qu'il ne se représentera pas à sa succession lors des élections législatives de 2017[13].

En raison de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir le candidat LR, François Fillon, à l'élection présidentielle de 2017[14]. Il quitte LR début 2018, pour protester contre la ligne de Laurent Wauquiez[15].

Après la démission de Jean-Jacques Ferrara, élu député lors des élections législatives de 2017, il retrouve la présidence de la communauté d'agglomération le [16].

Le , il remporte les élections municipales dès le premier tour dans un contexte particulièrement tendu lié à la pandémie de Covid-19. Cette victoire au premier tour constitue une première pour la ville. Les nationalistes, divisés entre les candidatures de Jean-François Casalta, Jean-André Miniconi et Jean-Marc Lanfranchi, ne parviennent pas à faire tomber ce fief de la droite.

En , il rejoint Horizons, le parti d'Édouard Philippe. Le , il annonce son soutien au président sortant Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle qui se tient la même année[17].

Le , il annonce sa candidature dans la première circonscription de la Corse-du-Sud sous la bannière Horizons[18]. Il est élu le . Le , il est élu président du groupe Horizons à l'Assemblée nationale[19],[20],[21].

Il est à nouveau réélu le lors des élections législatives de 2024, avec 63,20 % des voix au second tour[22]. Il reste président du groupe Horizons. Après avoir été remplacé par Paul Christophe le , il redevient président de ce groupe le [23].

Le , il est nommé ministre de l'Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification au sein du gouvernement Bayrou[24].

Synthèse des résultats électoraux

Élections législatives

Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
2012[25] UMP 1re de la Corse-du-Sud 8 282 30,75 1er 14 066 50,52 1er Élu
2022[26] HOR (E) 7 972 33,70 1er 12 013 51,76 1er Élu
2024[27] 10 210 30,70 2e 20 893 63,20 1er Élu

Élections territoriales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Territoire 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang
2021[28] DVD (CCB-LR-UDI) Corse 33 431 24,86 2e 43 766 32,02 2e
17  /  63

Élections cantonales

Année Parti Canton 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
2011[29] UMP Ajaccio-1 932 28,88 1er 1 672 57,77 1er Élu

Élections municipales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang CM CC
2014[30] UMP (UDI) Ajaccio 8 214 35,16 2e 12 301 47,10 1er
37  /  49
20  /  27
2020[31] DVD (CCB-LR) 6 857 53,50 1er
40  /  49
19  /  23

Condamnation par la Cour des comptes

En , Laurent Marcangeli est condamné par la Cour des comptes à une amende de 10 000 euros, pour la non-exécution de décisions de justice par la commune d'Ajaccio : il n'avait pas fait payer à un ancien salarié, dans les délais légaux, des indemnités, astreintes et intérêts en exécution de plusieurs jugements du tribunal administratif[32],[33].

Publications

Pour approfondir

Notes et références

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