Hakama

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Une jeune femme japonaise portant un Hakama au tsurugaoaka hachimangu
Hakama portés pour une cérémonie de remise de diplôme.
Hakama porté par le sensei (maître) Matsuo Haruna faisant une démonstration de iaido.

Le hakama (?) est un type de vêtement traditionnel japonais. C'est un pantalon large plissé (sept plis, trois devant à gauche, deux devant à droite et deux derrière), muni d'un dosseret rigide (koshi ita). Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samouraïs. Il prend sa forme actuelle durant la période Edo. De nos jours, le hakama est porté par les hommes et par les femmes.

Le hakama est premièrement utilisé par la cour impériale chinoise sous les dynasties Sui et Tang. Par la suite, les nobles japonais adoptent ce vêtement au VIe siècle. Les hakama japonais sont portés par-dessus un kimono (hakama-shita), sont noués à la taille par quatre lanières (himo) et tombent sur les chevilles. Depuis le XIVe siècle, ils ne sont portés que par les hommes[1].

Depuis le XIIe siècle et jusqu'à la fin de la période Edo, la tenue des samouraïs inclut un hakama[1].

Présentation

Il existe deux types de hakama, l'umanori divisé »), plus semblable à des pantalons, et le andon bakama non divisé »), plus semblable à une jupe. Traditionnellement, le hakama de type umanori était exclusif aux hommes et porté par les nobles, les prêtres, les soldats, les fermiers et les menuisiers[1],[2].

Certains prétendent qu'un des rôles du hakama était de masquer les mouvements des pieds, pour mieux surprendre l'adversaire. Cette explication ne fait pas l'unanimité : en effet, les samouraïs portaient des jambières qui demeuraient visibles sous le tissu. Par ailleurs, lorsqu'il n'était pas en armure mais se préparait à un combat, le samouraï remontait le hakama en le coinçant au niveau de la ceinture, de même qu'il attachait les manches du kimono par une bande de tissu, le tasuki. C'était en fait essentiellement un pantalon de cavalerie (馬乗り, hakama umanori), mais il existe des hakama dont les jambes ne sont pas séparées (行灯袴, andon bakama).

De nos jours, le très ample hakama est utilisé dans certains arts martiaux comme l'aïkido[3], le kendo, le kinomichi, le iaido[1], le kenjutsu, l’aïkijutsu, l’aïkibudo, le ju jitsu, le nihon kempo, le shinkendo, le naginatajutsu et plus rarement le judo. Pour le ju jitsu, il est utilisé dans les koryū (écoles anciennes) principalement, et non dans les styles modernes.

Dans ce contexte, on parle parfois de keikobakama (littéralement « hakama d'entraînement »). Les hakama utilisés pour les arts martiaux sont en coton, en soie ou, le plus souvent, en polyester ou dans un mélange de ces trois fibres. Le coton est plus lourd, tandis que les fibres synthétiques glissent mieux sur le sol et résistent mieux à la décoloration, ce qui peut être important pour les arts martiaux comme le iaido ou l'aïkido. Les hakama de qualité présentent des lanières épaisses et surpiquées afin d'éviter qu'elles ne s'entortillent sur elles-mêmes.

Les lutteurs de sumo n'utilisent pas de hakama en compétition mais sont tenus de le porter lors des cérémonies officielles[1].

Le hakama est également un vêtement de cérémonie (mariage, remise de diplôme, etc.). Les femmes portent des hakama assortis à leurs kimonos, de couleurs vives ou à motifs, tandis que les hakama masculins sont le plus souvent à rayures[1]. Le hakama de cérémonie étant en soie, cela en fait un vêtement fragile, onéreux et d'un entretien difficile.

L'activité pratiquée peut imposer la couleur du hakama. Ainsi, le hakama d'aïkido est toujours uni, noir ou indigo, parfois bleu électrique pour les hakama en coton ou blanc pour les pratiquants débutants dans certains dojos. Dans d'autres disciplines, le port d'autres couleurs, en particulier le blanc est accepté (pour le iaido). La couleur grise est réservée au sensei. Dans le cadre des cérémonies shinto, le kannushi shinto porte un hakama blanc, les assistants masculins des hakama vert clair, les assistantes féminines des hakama rouge-orangé (les habits traditionnels rouges sont symbole de virginité au Japon).

Symbolique

Selon certaines légendes, les sept plis représentent les sept vertus que doit posséder le samouraï : jin bienveillance, générosité »), gi honneur, justice »), rei courtoisie, étiquette »), chi sagesse, intelligence »), shin sincérité »), chu loyauté ») et  piété »)- D'autres sources parlent plutôt des termes yuki courage », « valeur », « bravoure »), makoto sincérité », « honnêteté », « réalité »), meiyo honneur », « crédit », « gloire »)[3]. Cette symbolique n'est pas clairement établie et son origine ne dispose d'aucune source fiable.

Port

Pliage

Notes et références

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