Histoire de Toulon

From Wikipedia, the free encyclopedia

Cet article présente les faits marquants de l'histoire de Toulon, de l'Antiquité à nos jours.

Blason de Toulon

Toulon est un port de guerre français. C’est l'un des principaux avec Brest et autrefois Rochefort.

Vue satellite illustrant l'importance de la rade. Le site est fréquenté dès l'Antiquité et prend le nom de Telo Martius sous les Romains.

Le site est d’une exceptionnelle qualité, d’où la vocation maritime et militaire du port dès l’époque romaine[1]. Au pied des hauteurs naturelles du Faron, du Coudon, du Gros-Cerveau et du mont Caume, la rade de Toulon s’impose comme l’une des plus belles du monde[1]. Protégée des grandes houles par les îles d'Hyères et la presqu’île de Giens, divisée en grande et petite rade, elle abrite une pêcherie de pourpre dans l'Antiquité. Elle subit le contrecoup des guerres maritimes entre chrétiens et musulmans au Moyen Âge où elle passe sous l'autorité des vicomtes de Marseille. Pendant les guerres d'Italie, elle devient une base maritime militaire des rois de France et tient une place importante dans l'histoire de la marine française avec ses victoires et ses heures tragiques comme le siège de 1793 et le sabordage de la flotte en 1942. Après 1945, elle reste une base navale et un arsenal et reçoit le siège de la préfecture du Var, jusque-là à Draguignan, mais le recul industriel cause des problèmes sociaux persistants.

La baie a accueilli les Phéniciens puis les Romains sous le nom de Telo Martius (de Telo : la déesse ligure des sources — ou du latin tolus : pied de colline — et Martius : dieu latin de la guerre). Les Grecs y abritent leurs navires croisant entre Massalia et Olbia.[réf. nécessaire] Il s'y développe une pêcherie de murex, gros escargot de mer servant à teindre les toges. Sous l'Empire romain, Telo Martius devient l'une des deux teintureries impériales de pourpre, colorant naturel de couleur rouge, grâce à l'exploitation des Murex et des cochenilles du chêne kermès, alors dominants dans la région.

L'Itinéraire d'Antonin, au IIe siècle, mentionne une Tolo Martius. La Notitia dignitatum, vers 400, signale qu'un procurateur y dirigeait une teinturerie de pourpre. Un évêque y réside probablement à partir de 441 mais l'histoire du site est mal connue pendant le Haut Moyen Âge et il semble avoir été dépeuplé par les attaques des Sarrasins de Fraxinet. Une notice de l'abbaye Saint-Victor de Marseille, en 993, indique que la localité s'est repeuplée sous l'autorité du vicomte de Marseille[2]. Elle est de nouveau pillée par les Sarrasins de Majorque (notamment le , puis en 1196[3] mais les marins toulonnais aussi se faisaient volontiers pirates par temps de disette), protégée par lou Castéou de la mar (1366), la ville médiévale est successivement passée de la domination des vicomtes de Marseille à celle des comtes de Provence et elle empêcha en 1410 un débarquement des marins de Gênes. Rattachée à la couronne de France avec le comté de Provence en 1481, la ville comptait alors 250 maisons[1].

Du XVIe siècle à nos jours : cinq siècles de vie militaire

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI