Hitoshi Aoyagi

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom dans la langue maternelle
青柳 仁士Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université Waseda (jusqu'en )
Université Duke (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Hitoshi Aoyagi
En .
Fonction
Représentant du Japon
49e législature de la chambre des représentants du Japon (d)
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
青柳 仁士Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université Waseda (jusqu'en )
Université Duke (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Site web

Hitoshi Aoyagi (青柳 仁士?) (né le ) est un homme politique et coopérant japonais. Député à la Chambre des représentants (trois mandats), il est membre du Parti japonais de l'innovation. Il a notamment été directeur de la Commission du budget de la Chambre des représentants et directeur du Comité de l'Union interparlementaire.

Enfance et formation

Né à Tachikawa (Tokyo) et ayant grandi à Tokorozawa (Préfecture de Saitama), Aoyagi est diplômé de l'École de sciences politiques et économiques de l'Université Waseda (2001]. Il étudie la théorie du développement économique lors d'un séminaire animé par le professeur Jun Nishikawa, membre du Conseil exécutif de l'UNESCO. Il est diplômé de l'École supérieure de Politique publique de l'Université Duke (2008), où il obtient une maîtrise en politiques de développement international. La même année, il suit une formation en Résolution de conflit et en consolidation de la paix à l'Université de Caroline du Nord[1],[2].

Carrière de coopérant

Aoyagi rejoint l'agence japonaise de coopération internationale (JICA) en 2001 et est responsable du développement économique, industriel et énergétique en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique et dans d'autres régions. Après des études aux États-Unis, il est affecté en Afghanistan en 2008 ; il participe à des projets de consolidation de la paix et de reconstruction sous la présidence de Sadako Ogata. Il est responsable de la gouvernance (politique, militaire, policière, financière, etc.) ainsi que du développement urbain et des infrastructures[1] .

Il travaille pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) aux États-Unis et au Soudan. Durant le conflit Nord-Sud et la crise du Darfour, il participe à des opérations de consolidation de la paix et de reconstruction pour le compte de l'ONU, ainsi qu'à des travaux de cartographie dans les zones de conflit et à des projets de microcrédit destinés aux populations pauvres. En 2010, il occupe le poste de conseiller politique au sein du Département des relations extérieures et du plaidoyer au siège du PNUD à New York[1],[2]

En 2013, il est consultant et manager chez PricewaterhouseCoopers (PwC), où il intervient en matière de conseil en gestion et stratégies commerciales auprès d'entreprises privées, ainsi que de planification des politiques pour les ministères et agences gouvernementales[1],[2].

En 2016, il devient porte-parole du PNUD au Japon ; il est chargé de promouvoir les objectifs de développement durable. Il participe à l'établissement de relations entre le gouvernement japonais et l'ONU, ainsi qu'à la mise en place d'une plateforme privée initiale permettant aux entreprises de mettre en œuvre des activités intégrant les ODD et les enjeux sociaux, en développant des méthodes pratiques et en formant les ressources humaines[1],[2]

En 2018, il est directeur du Japan Innovation Network, une association à but non lucratif qui gère la plateforme d'entreprises relative aux ODD mise en place par les Nations Unies et soutient les efforts des grandes entreprises japonaises pour créer de l'innovation en s'appuyant sur les ODD[1],[2].

En 2019, il fonde l'association à but non lucratif SDGs Entrepreneurs et exerce une activité d'entrepreneur social. Il s'attache à promouvoir les ODD et le développement durable auprès des entreprises privées et à résoudre les problèmes sociaux par le biais du commerce[1],[2].

Carrière politique

En 2012, il entre à l'Ishin Seiji Juku (première classe), l’école de formation du Parti de la restauration d'Osaka[3]. La même année, il contribue à la fondation du Parti de la restauration du Japon et se présente pour la première fois aux 46èmes élections législatives, dans la quatrième circonscription de la préfecture de Saitama, avec le soutien de l'Association pour la restauration du Japon[3]. Il est battu par Mayuko Toyota du Parti libéral-démocrate dans cette circonscription uninominale et arrive troisième dans le bloc de représentation proportionnelle du Nord-Kanto, mais il n'est pas élu[4].

Lors des 47èmes élections législatives de 2014, il se présente à nouveau, comme membre du Parti de l'innovation du Japon, mais à la suite d'un accord entre le Parti démocrate et le Parti de l'innovation du Japon, il déménage dans la neuvième circonscription de la préfecture de Saitama juste avant l'annonce des élections et y mène sa campagne[3]. Il est battu par Taku Otsuka du Parti libéral-démocrate[5].

Lors des 48èmes élections législatives de 2017, il se présente à nouveau comme candidat investi par le Parti de la restauration du Japon dans la 4ème circonscription de Saitama[3]. Il est battu par Yasushi Hosaka du PLD dans cette circonscription uninominale, et n'est pas élu non plus au scrutin proportionnel[6].

En , lors du congrès du Parti de la restauration du Japon, il appelle à une élection de la direction[7], puis démissionne de tous ses postes du parti et annonce sa retraite de la politique.

En 2021, à l'invitation d'Ichirō Matsui, il revient sur sa retraite politique et prend la tête de la section du 14e district d'Osaka du Parti de la restauration du Japon le . Bien qu'Aoyagi n'ait aucun lien local avec le district, il bénéficie du soutien inconditionnel des partisans de Matsui, implantés à Yao[3], et remporte sa première élection à la Chambre des représentants lors des 49èmes élections législatives d'octobre de la même année, battant largement Takashi Nagao du PLD[8],[9],[10]. Il est également nommé membre du groupe parlementaire (président par intérim du Conseil de recherche politique) et président de la Commission des affaires étrangères et de la sécurité.

En 2022, il devient directeur du Bureau des affaires internationales du Parti de la restauration du Japon. Il est le premier Japonais élu au Comité de l'Union interparlementaire, qui représente les parlements de 178 pays. Il préside de façon extraordinaire ce Comité lors de l'Assemblée générale de 2025.

Lors des 50èmes élections législatives du , il bat Kenji Shiokawa du PLD et d'autres candidats, remportant ainsi son second mandat[11]. Le , un nouveau comité exécutif de son parti est formé sous la direction du gouverneur d'Osaka, Hirofumi Yoshimura, élu la veille à la tête du Parti de la restauration du Japon, et il est nommé président du Conseil de recherche politique du parti[12].

À la Diète, où le parti au pouvoir a perdu sa majorité à la Chambre des représentants, il mène des discussions politiques entre le Parti libéral-démocrate (PLD), le Kōmeitō et le Parti de la restauration du Japon (PRJ) sur la réforme de la sécurité sociale, la gratuité de l'enseignement, la fiscalité et d'autres sujets. Il collabore avec Itsunori Onodera, président du Conseil de recherche politique du PLD, et Mitsunari Okamoto, président du Conseil de recherche politique du Komeito, à l'élaboration d'un accord final[13],[14]. Sur la base de cet accord, la gratuité de l'enseignement secondaire est intégrée au projet de budget pour l'exercice 2025. Par ailleurs, les principes fondamentaux du projet de budget pour l'exercice 2026 incluent la gratuité des repas scolaires dans les écoles primaires et les collèges à l'échelle nationale, ainsi qu'une réforme du système de sécurité sociale[15]. Le projet de budget pour l'exercice 2025 est adopté à la majorité des voix, grâce aux votes du PLD, du Komeito et du Nippon Ishin no Kai [16].

Le , quatre dirigeants du parti, dont le coprésident Seiji Maehara et le secrétaire général Ryōhei Iwatani, annoncent lors d'une réunion du parti leur démission suite aux mauvais résultats du Parti Ishin aux élections législatives du 27 juillet. Le même jour, Yoshimura révèle avoir également fait part de son intention de démettre Aoyagi de ses fonctions, ce dernier n'ayant pas encore annoncé sa démission[17] Le 7, Aoyagi met à jour son compte Twitter, expliquant que l'évaluation interne du parti concernant les élections législatives sera déterminée par un vote sur le maintien ou non du dirigeant, conformément aux statuts et à la gouvernance du parti, et qu'il serait illogique que l'exécutif démissionne avant ce vote. Il explique son intention de procéder à des changements de personnel dans le cadre du nouveau système.

Aoyagi est réélu pour un troisième mandat lors des 51èmes élections générales à la Chambre des représentants, qui se sont tenues le [18].

Vie privée

Aoyagi est le deuxième de trois frères et son père était policier. Il est marié et a trois enfants[1], qui vivent à Saitama et ne le suivent pas à Osaka[3].

Ses passe-temps incluent le visionnage d'arts martiaux et de handball[1].

Controverse

Le , alors que la préfecture d'Osaka impose de limiter les repas à deux heures et à quatre personnes par table, par mesure de prévention contre la COVID-19, Aoyagi, Ichirō Matsui, le maire de Yao, Keisuke Omatsu, celui de Habikino, Hajime Yamairihata[19],[20], celui de Kashiwara, Masahiro Tomitake, et une trentaine d'autres membres des Assemblée préfectorale et municipale d'Osaka, tiennent une réunion de deux heures et demie à trois heures à Osaka, intitulée « Réunion d'information en vue des élections législatives ». Interrogé par un journaliste, Matsui déclare : « Il n'y a pas de limite au nombre de participants. C'est pourquoi nous l'avons fait. Y a-t-il un problème ? » et « Je pense que nous devrions réfléchir au fait que la réunion ait duré plus de deux heures. » Aoyagi, pour sa part, commente : « Nous n'aurions pas dû organiser un repas de cette manière, car cela pourrait prêter à confusion. Nous aurions dû nous renseigner au préalable. »[21],[22],[23]

Livre

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI