Hélène Bidard
femme politique française
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Hélène Bidard, née le dans le 14e arrondissement de Paris , est une femme politique française.
28 juin 2020
22 mars 2026
| Hélène Bidard | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseillère de Paris | |
| En fonction depuis le (18 ans, 6 mois et 11 jours) |
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| Élection | 9 mars 2008 |
| Réélection | 30 mars 2014 28 juin 2020 22 mars 2026 |
| Circonscription | 11e arrondissement (2008-2026) |
| Maire | Bertrand Delanoë Anne Hidalgo Emmanuel Grégoire |
| Groupe politique | CPG (2008-2014) COM-FG (2014-2020) GCC (2020-2026) GCP (depuis 2026) |
| Conseillère métropolitaine du Grand Paris | |
| En fonction depuis le (10 ans, 9 mois et 17 jours) |
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| Élection | 15 décembre 2015 |
| Réélection | 28 juin 2020 |
| Président | Patrick Ollier |
| Adjointe à la maire de Paris[1] | |
| – (11 ans, 11 mois et 24 jours) |
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| Élection | 5 avril 2014 |
| Réélection | 3 juillet 2020 |
| Maire | Anne Hidalgo |
| Prédécesseur | Fatima Lalem (Égalité femmes-hommes) Claudine Bouygues (Droits humains) Pauline Véron (Jeunesse) |
| Successeur | Barbara Gomes (Égalité femme/homme, lutte contre le travail précaire, économie des plates-formes) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paris (14e) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PCF |
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Membre du Parti communiste français (PCF), elle est conseillère de Paris depuis 2008 et adjointe à la maire de Paris chargé de l'égalité femmes-hommes, de la jeunesse et de l'éducation populaire de 2014 à 2026.
Jeunesse et études
Hélène Bidard est issue d’une « famille populaire d’Aubervilliers ». Inscrite au conservatoire par ses parents, elle ne souhaite pas faire carrière dans la musique classique et s’oriente vers des études d’histoire à l'Université Panthéon-Sorbonne où démarre son militantisme politique au parti communiste[2]. Dans son parcours, elle a occupé la fonction d'attachée contractuelle dans une collectivité territoriale[3].
Parcours politique
Mandats et élections
Pendant ses études d'histoire, Hélène Bidard devient responsable nationale de l'Union des étudiants communistes (UEC)[4]. En 2006, elle milite contre le projet de contrat première embauche (CPE)[5].
Hélène Bidard se présente aux élections municipales de 2008 à Paris dans le 11earrondissement et est élue conseillère de Paris dès le 1er tour le [6], puis réélue le [7] et le [8].
Candidate aux élections sénatoriales de 2017 à Paris, elle figure à la deuxième place sur la liste menée par Pierre Laurent et n'est pas élue[9].
Le , elle est élue au comité exécutif national du Parti communiste français[10] en tant que responsable de la « commission féministe-droits des femmes »[11]. En 2019, le parti met en place la cellule « Stop violences » dont elle est responsable[12].
Politique menée pour la mairie de Paris
Chargée de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits de l'Homme
À la suite de sa réélection du au Conseil de Paris, elle est élue adjointe à la maire de Paris le . Hélène Bidard est alors chargée de « l'égalité femmes-hommes, la lutte contre les discriminations et des droits de l'Homme »[13],[14], ainsi que conseillère déléguée à la santé et au handicap à la mairie du 11e arrondissement de Paris[15].
En , elle crée l'« Observatoire parisien des violences faites aux femmes »[16],[17], sur le modèle de celui existant en Seine-Saint-Denis[18].
En , elle porte une campagne d'affiches de la Ville de Paris ciblant le harcèlement de rue[19].
En 2017, Hélène Bidard relance avec David Belliard, alors co-président du groupe écologiste à la mairie de Paris, la concertation et le dossier pour la création d'un centre d'archives LGBTQI+ à Paris en 2020[20]. Sans réponse à l'appel à projet, ce dossier n’aboutit pas[21],[22].
Le , elle annonce que la Ville de Paris continuera à utiliser l'écriture inclusive[23]. Le même jour, le Premier ministre Édouard Philippe bannit cette même écriture des textes publiés au Journal officiel de la République française[24].
En , elle organise dans les salons de l'hôtel de ville de Paris un événement grand public pour lutter contre la grossophobie[25]. En , elle propose l'introduction du terme « grossophobie » dans le dictionnaire[26] ; il entre dans le Robert en mai[27]. Sur le même thème, elle organise une exposition de photos sur les murs de la caserne Napoléon en [28].
En , elle annonce avec la maire de Paris la création d'une Cité de l'égalité et des droits des femmes à Paris[29]. Ce lieu est inauguré sous le nom de Cité Audacieuse le [30].
En encore, elle lance la diffusion du « violentomètre ». Hélène Bidard l'a conçu avec la mairie de Paris, l'Observatoire des violences envers les femmes du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, le Centre Hubertine Auclert et l'association En Avant Toute(s) pour permettre aux jeunes femmes de mesurer le degré de violence dans leur couple à travers des exemples de situations concrètes[31]. Elle en dépose la marque à l'INPI le [réf. souhaitée].
Par un tweet qui suscite une intense polémique, elle dénonce le le sexisme misogyne d'une immense bâche publicitaire pour la marque de lingerie Aubade sur la devanture des Galeries Lafayette Haussmann[32]. Dans un courrier au président du directoire, elle en demande le retrait alors que le groupe aurait signé la même année une charte pour une communication responsable[33].
En , face à l'augmentation des violences conjugales liées au confinement, elle annonce une série de mesures dont la libération de logements et d'hébergements pour faire décohabiter auteurs et victimes[34].
En mai de la même année, avec d'autres militantes féministes, elle reproche au SNAP festival d'avoir usurpé le logo de la Ville de Paris[35]. Elle porte plainte pour diffamation contre Marc-Antoine Bartoli, ancien président d’Act Up-Paris, qui lui impute une responsabilité dans la mort de Jessyca Sarmiento au bois de Boulogne en [36]. Hélène Bidard est déboutée de sa plainte et l'ancien président d'Act Up-Paris est relaxé par la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris le [37].
Chargée de l'égalité femmes-hommes, de la jeunesse et de l'éducation populaire
À nouveau candidate aux élections municipales de 2020 à Paris[38],[39], elle est réélue conseillère de Paris le , puis nommée adjointe à la maire de Paris chargée de l'égalité femmes-hommes, de la jeunesse et de l'éducation populaire[40].
En , Hélène Bidard dévoile avec Pierre Rabadan, adjoint au sport, les lauréats d'un appel à projets « Paris Sportives » pour favoriser la pratique sportive des femmes dans l'espace public[41].
Le , elle lance le « respectomètre »[42], un nouvel outil pour sensibiliser les jeunes aux relations égalitaires dans l'espace public et numérique[43].
En elle publie un second guide référentiel « Genre et espace public » avec des exemples et des expérimentations pour une approche "genrée" des politiques urbaines[44].
Elle annonce en la mise en place de structures globales d'accompagnement de femmes victimes de violences dans les hôpitaux de La Pitié Salpêtrière, Bichat-Claude-Bernard et l'Hôtel-Dieu en partenariat avec l'AP-HP[45].
Elle pilote un projet de création d'« une maison pour la jeunesse » annoncée par Anne Hidalgo en [46]. Hélène Bidard propose d'y installer une partie du Centre d'information et de documentation jeunesse[47]. Le Conseil de Paris vote en son ouverture sous le nom de QJ (« Quartier Jeunes »), dans les locaux de l'ancienne Mairie du 1er arrondissement[48].
Élections européennes de 2024
Elle est sur la liste menée par Léon Deffontaines pour les élections européennes de 2024[49], placée en quatrième position dans la liste[50], mais aucun candidat de cette liste n'est élu député.
Parti de la gauche européene
Réélue conseillère de Paris en 2026, elle devient vice-présidente du Parti de la gauche européenne en avril 2026[51].