Isabelle de la Marche (dame de Champtocé)

dame de Craon et de Champtocé, sénéchale d'Anjou From Wikipedia, the free encyclopedia

Isabelle de la Marche[1] ou Isabelle de Lusignan (v. 1225-) est une haute aristocrate de la noblesse poitevine, membre de la maison de Lusignan. Elle devient par mariage dame de Craon, de Champtocé et sénéchale d'Anjou et possède également des biens à Lusignan[2],[3].

Naissance
V. 1225
Sépulture
Chapelle Saint-Jean Baptiste de l'église des Cordeliers d'Angers
Autres noms
Isabelle de Lusignan
Faits en bref Sénéchale d'Anjou, Dame de Craon Dame de Champtocé ...
Isabelle de la Marche
Fonctions
Sénéchale d'Anjou
Titres de noblesse
Dame de Craon
Dame de Champtocé
Biographie
Naissance
V. 1225
Décès
Sépulture
Chapelle Saint-Jean Baptiste de l'église des Cordeliers d'Angers
Autres noms
Isabelle de Lusignan
Époque
Période d'activité
-
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
Autres informations
Grands-Parents
Ordre religieux
Membre de
Armoiries d'Isabelle de la Marche
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Biographie

Famille

Isabelle est le cinquième enfant et la seconde fille d'Hugues X de Lusignan (v. 1182-1249), comte de la Marche (1219-1249) et de son épouse IsabelleTaillefer (v. 1188/92-1246), comtesse d'Angoulême (1202-1246), suo jure, et reine consort d'Angleterre par son premier mariage avec Jean sans Terre (1166-1216).

Isabelle de la Marche a cinq frères et trois sœurs : Hugues XI le Brun (v. 1221-1250), son frère aîné, qui succède à ses parents comme seigneur de Lusignan, comte de la Marche (1249-1250) et comte d'Angoulême (1246-1250). Guillaume Ier de Valence (v. 1227-1296) et Aymar de Lusignan (1228-1260) deviennent respectivement comte de Pembroke (1247-1296) et évêque de Winchester (1250-1260) en Angleterre[4].

Outre-manche, Isabelle a cinq demi-frères et sœurs royaux issus du premier mariage de sa mère avec le roi Jean Sans Terre. Elle est par ce fait la sœur utérine du roi Henri III d'Angleterre (1207-1272) et du roi des Romains, Richard de Cornouailles (1209-1272)[5],[6].  

Homonyme

Isabelle est souvent confondue avec sa nièce, une autre Isabelle de Lusignan (av. 1239- ap. 1314)[7], dame de Marcillac, Commequiers et Beauvoir ; fille aînée d'Hugues XI le Brun (v. 1221-1250) et de son épouse Yolande de Bretagne (1218-1272)[8],[9],[10].

Anthroponyme

Isabelle porte le prénom de sa mère : Isabelle d'Angoulême, reine douairière d'Angleterre et de sa demi-sœur utérine, Isabelle d'Angleterre (1214-1241), reine de Sicile, reine de Germanie et impératrice du Saint-Empire.

Dame de Craon

Le à Paris, son époux Maurice IV de Craon prête hommage à Louis IX. Il s’agit du premier acte connu de Maurice en tant que seigneur de Craon[11],[12]. De 1243 à 1250, Isabelle a enfanté à cinq reprises : trois garçons et deux filles. Durant cette période, elle apparaît dans un seul acte[13],[14].

Dame douairière de Champtocé et sénéchale d'Anjou

Lettrine armoriée d'Isabelle de la Marche[15]

Au décès de son époux, à la fin du mois de [16], Isabelle reçoit en douaire la châtellenie de Champtocé[17] et devient également la gardienne de l'héritage de ses enfants. Elle succède ainsi à son mari au sénéchalat d'Anjou[18], héréditaire dans la famille de Craon. Cette charge ne pouvait être assumé par son fils aîné, Amaury II, qui était trop jeune[19].

Par cette charge, Isabelle de la Marche obtient en Anjou, ancien domaine des Plantagenêt, une influence importante. Cette situation inquiète la régente du royaume, Blanche de Castille[18]. En effet, Isabelle aurait pu envisager de rallier le camp de son demi-frère Henri III d'Angleterre à une époque où le roi Louis IX est retenu captif en Égypte à la suite de la défaite de la bataille de Fariskur, lors de la septième croisade[20] où son frère Hugues XI le Brun trouve la mort[21].

Les rentes d'Henri III et d'Édouard Ier

En 1249, Henri III accorde à sa sœur utérine Isabelle, une rente viagère de 100 marcs[22],[23].

Le , Henri III lui accorde 1 000 marc pour l'aider dans un projet de remariage avec le duc Hugues IV de Bourgogne[24]. Ce projet reste sans suite puisque Hugues IV épouse Béatrix de Champagne un an plus tard[25].

Vers 1285, Isabelle délègue auprès d'Édouard Ier son frère consanguin, Guy de la Marche[26], pour rétablir une rente autrefois octroyée par Henri III[27].

L'ordre de Sainte-Claire

En 1290, veuve depuis quarante ans de Maurice IV de Craon, Isabelle[28] demande au Pape Nicolas IV la permission d'intégrer l'ordre de Sainte-Claire dans le diocèse de Chartres[29].

Testament, décès et sépulture

Le Isabelle de la Marche lègue à son petit-fils, Amaury III de Craon, l'ensemble de son patrimoine[30]. Elle décède le [31] en ayant survécu à tous ses enfants. C'est sous l'habit de Clarisse qu'elle est inhumée dans la chapelle Saint-Jean Baptiste de l'église des Cordeliers d'Angers[32], fondée par son fils Maurice V décédé le [31].

Mariage et descendance

Lors du traité de Vendôme du , Isabelle est promise à Alphonse de France, frère du roi Louis IX[33]. Cependant, le , le projet de mariage entre Alphonse de Poitiers et Isabelle est refusé par la papauté à cause de leur consanguinité au quatrième degré[34] et Alphonse épouse Jeanne, comtesse de Toulouse en 1234[35].

Maurice IV de Craon

Maurice IV de Craon (av. 1226-1250), héritier de la maison de Craon, est seigneur de Craon, Sablé et sénéchal d'Anjou[36],[37]. Il est le fils d'Amaury Ier de Craon (♰ 1226) et de Jeanne des Roches (♰ 1238)[38],[39]. Sa sœur cadette, Isabelle de Craon, épouse de Raoul III de Fougères, est la mère de Jeanne de Fougères l'épouse d'Hugues XII de Lusignan[40]. Maurice IV décède en et est enterré le 27 du même mois[16],[41].

Vers 1243, Isabelle épouse Maurice IV de Craon[42],[5].

Postérité

Le couple a pour descendance[43],[44] :

Ascendance

Sceau et armoiries

Sceau [1250]

Avers : Navette, 68 × 42 mm[58],[59],[60],[61].

Description : Dame debout, vue de face, la tête de trois quarts, en robe avec un long manteau, une coiffure carrée et tenant au poing gauche un oiseau ; la main droite est ramenée sur la poitrine.

Légende : ✠ S' YSABELLIS ⠅DNE ⠅CREDON... NESCALL • ANDEGACIE

Légende transcrite : Sigillum Ysabellis, domine Credonii, senescalle Andegacie

Contre-sceau : Rond, 30 mm[62],[63],[64],[65].

Description : Écu burelé de dix-huit pièces.

Légende : ✠ CONTRA ⠅S' • DNE ⠅DE CREDONIO ⠅

Légende transcrite : Contrasigillum domine de Credonio

Armoiries [1250]

Blason Blasonnement :
Écu burelé d'argent et d'azur de dix-huit pièces
Commentaires : Blason d'Isabelle de la Marche, dame de Craon, sénéchale d'Anjou, d'après l'empreinte d'un contre-sceau de 1250.

Références[62],[63],[64],[65]

Armoiries [ap. 1299]

Blason Blasonnement :
Écu mi-parti losangé d'or et de gueules et d'un burelé d'argent et d'azur de treize pièces
Commentaires : Blason d'Isabelle de la Marche, d'après le vitrail armorié de la chapelle Saint-Jean-Baptiste des Cordeliers d'Angers (ap. 1299).

Références[66],[67],[68],[69]

Blason Blasonnement :
Écu en losange écartelé au 1 et 4 losangé d'or et de gueules (Craon), et au 2 et 4 d'un burelé d'argent et d'azur de onze pièces
Commentaires : Blason d'Isabelle de la Marche, d'après la voute armoriée de la chapelle Saint-Jean-Baptiste des Cordeliers d'Angers (ap. 1299).

Références[70],[71],[72],[69]

Notes et références

Sources et bibliographie

Annexes

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