Jacob Helberg
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| United States Under Secretary of State for Economic Growth, Energy, and the Environment | |
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Keith Rabois (en) |
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Jacob Helberg, né le à Saint-Germain-en-Laye (France), est une personnalité politique américaine, sous-secrétaire d'État (adjoint du Secrétaire d'État) à la Croissance économique, l'Énergie et l'Environnement dans la seconde administration Trump.
Émigré aux États-Unis dès sa majorité, Jacob Helberg s'établit d'abord en Californie, où il tisse son réseau dans la Silicon Valley et soutient le Parti démocrate, avant de rejoindre en 2023 le Parti républicain et de soutenir Donald Trump, dont il devient en 2025 un membre de l'administration.
Jeunesse
Jacob Helberg naît le à Saint-Germain-en-Laye, en France, d'une mère française, dont les parents sont des pieds-noirs de Tunisie, et d'un père américain, homme d'affaires dans l'Ohio[1],[2], dont les parents sont des Juifs polonais qui ont réchappé de la Shoah[2].
Après le divorce de ses parents, alors qu'il est âgé de 11 ans, il déménage avec sa mère, devenue web-designeuse[2], à Bruxelles où il poursuit sa scolarité. Admiratif depuis son plus jeune âge des États-Unis, critique vis-à-vis de l'Europe, il quitte la France pour ce pays à sa majorité[1].
Homosexuel, il rencontre en 2008 le millionaire Keith Rabois, de vingt ans son aîné, et membre éminent de la Mafia PayPal, fraternité de « tech bros » qui a accompagné Elon Musk et Peter Thiel dans le lancement de la société de paiement en ligne PayPal[1]. Il se marie avec lui en 2018 sur l’île de Saint-Barthélémy, avec comme officiant de cérémonie Sam Altman, PDG d’OpenAI[1].
Premiers pas dans la tech californienne
Il étudie et est diplômé en droit de l'université George-Washington[2], puis de la Tandon School of Engineering de l'université de New York[3].
Installé en Californie à partir de 2014, Jacob Helberg affirme avoir fondé successivement deux start-up, Thermogram (fermée après un an) et GeoQuant (ce que contestent des sources internes à l'entreprise)[2],[4]. Démocrate et admirateur de Barack Obama, il vote en 2016 pour Hillary Clinton, qui est défaite par Donald Trump[1]. Il rencontre en 2015 Keith Rabois (en), un investisseur membre de la Mafia PayPal, aux opinions très conservatrices, qu'il épouse en 2018 dans une cérémonie présidée par Sam Altman[1],[2]. Il travaille pour Google News à partir de 2016, obtient un poste de conseiller à temps partiel pour un programme de l'université de Stanford, et est affilié de 2019 à 2021 au think tank Center for Strategic and International Studies[2]. Le Monde et Forbes notent sa tendance à enjoliver son CV[1],[4].
Toujours démocrate, Jacob Helberg soutient la campagne présidentielle de 2020 de Joe Biden à hauteur de 1,5 million de dollars[4], mais n’obtient pas de poste au sein de l’administration Biden comme espéré[1].
En 2021, il publie The Wires of War, un essai qui entend sonner l'alerte sur la « "guerre grise" que mène la Chine aux États-Unis sur le champ de bataille numérique », écrit Le Monde, qui bien qu'il soit peut novateur sur le fond, lui ouvre des portes à Washington, capitale politique des États-Unis, où il fréquente la Brookings Institution[1],[2].
Soutien à Donald Trump et poste de sous-secrétaire d'État
En 2021, son mari Keith Rabois (en) et lui quittent la démocrate Californie pour la trumpienne Floride, où ils fréquentent le couple formé par Ivanka Trump, la fille de Donald Trump, et Jared Kushner. Jacob Helberg s'éloigne peu à peu des idées démocrates, dont il dénonce « l’idéologie climatique », la « diabolisation du succès », l'hostilité à Israël et le traitement politique de la pandémie de Covid-19[1],[5],[6]. Il bascule officiellement du Parti démocrate au Parti républicain en 2023, année durant laquelle, en homme de réseaux, il crée le Hill and Valley Forum (en), un think tank où il invite politiciens de Washington et figures influentes de la Silicon Valley[1],[2],[4]. Il est par ailleurs nommé à l'United States–China Economic and Security Review Commission (en), une commission du Congrès consacrée aux menaces éventuelles posées par la Chine[7].
En 2023 toujours, Jacob Helberg devient un conseiller sénior de Alex Karp au sein de l'entreprise Palantir[1],[2].
À la fin de cette même année, il rencontre pour la première fois Donald Trump, avec qui il s'entretient en tête à tête l'année suivante et dont il se rapproche rapidement[1],[2],[4]. Il soutient dans la foulée l'ancien président, candidat à l'élection présidentielle de 2024, et ses alliés, à hauteur de 2,8 millions d'euros[1],[4],[7]. Les ressorts de son ascension fulgurante au sein du parti Républicain sont largement décrits comme flous[2],[4].
En faisant ces dons, il espérait accéder au rêve de devenir Ambassadeur des États-Unis en France, « poste de prestige en général réservé aux gros donateurs des campagnes électorales », mais Charles Kushner, beau-père également millionaire d’Ivanka Trump, lui est préféré[1]. Il obtient alors comme « lot de consolation »[1] sa nomination comme sous-secrétaire d'État — c'est-à-dire adjoint au Secrétaire d'État des États-Unis, équivalent du ministre des affaires étrangères — à la Croissance économique, à l'Énergie et à l'Environnement dès la prise de fonction de Donald Trump en [1].
Liens avec la politique française
Centre
Il est très ami avec Aurélien Lechevallier, ancien conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, désormais directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot, qu’il connaît depuis la fin des années 2000, à l’époque où ce dernier travaillait à l’ambassade de France à Washington[1].
Droite
Il entretient également de bons rapports avec Louis Sarkozy, le médiatique fils de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, rencontré lors d’un dîner à New York avec sa mère Cécilia et son beau-père Richard Attias[1].
Extrême droite
Très critique de l'Union européenne et de la France, Jacob Helberg se mêle de la politique hexagonale. Il fréquente la députée européenne d'extrême droite Sarah Knafo (Reconquête) et son compagnon Éric Zemmour, qu'il invite à plusieurs reprises aux États-Unis — à qui il permet d’assister à l'investiture de Donald Trump début 2025[2] — et avec qui il dîne à leur domicile un an après[8]. Il assimile également à une censure politique les procédures judiciaires visant l'ancien président français Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Sarkozy-Kadhafi, et Marine Le Pen, autre personnalité politique d'extrême droite française (Rassemblement national), dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, et se fait menaçant vis-à-vis du procès en appel de cette dernière[1].
Il fait venir le vice-président du Rassemblement national Louis Aliot à la cérémonie en hommage au militant trumpiste d’extrême droite Charlie Kirk[1]. En , il rencontre « en secret » Marine Le Pen, et « refuse d’en révéler la teneur »[1].
Références
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 Olivier Faye, « Jacob Helberg, l’homme de Donald Trump qui a l’oreille de l’extrême droite française », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Arthur Cerf, « Tech, politique, esbroufe… Jacob Helberg, le nébuleux trait d’union entre Donald Trump et Sarah Knafo », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Jacob Helberg », sur cybersecurity-strategy-masters.nyu.edu, université George-Washington (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 (en) David Jeans, « The Curious Rise Of Silicon Valley’s Trump Whisperer — A Former Biden Donor Pushing A Free-For-All AI Policy », Forbes, (lire en ligne).
- ↑ (en) Elizabeth Dwoskin et Maeve Reston, « Trump gets $1 million from Silicon Valley donor who once gave to Democrats », The Wall Street Journal, (lire en ligne).
- ↑ (en) Gabby Deutch, « Top Silicon Valley donor cites anti-Israel left in his shift from Biden to Trump in 2024 », Jewish Insider, .
- 1 2 « États-Unis • Un cadre de Palantir pourfendeur de TikTok finance la campagne de Trump », sur Intelligence Online, (consulté le ).
- ↑ Lucas Burel, « Comment le RN s’efforce de décoller son étiquette trumpiste », Le Nouvel Obs, (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
- Site officiel

- Ressource relative à l'audiovisuel
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