Jacqueline de Romilly
helléniste et philologue française
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Jacqueline Worms de Romilly, plus connue sous le nom de Jacqueline de Romilly, née Jacqueline David le à Chartres et morte le à Boulogne-Billancourt, est une philologue, essayiste, traductrice et helléniste française.
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Jacqueline David |
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Jacqueline Rancey |
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Michel Worms de Romilly (d) (de à ) |
Elle reçoit de la Grèce la nationalité hellénique en 1995, à titre honorifique.
Membre de l'Académie française, première femme professeur au Collège de France et première femme membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, elle est connue pour ses travaux sur la civilisation et la langue de la Grèce antique, en particulier à propos de Thucydide, objet de sa thèse de doctorat.
Biographie
Origines familiales
Née à Chartres[1] le [2], Jacqueline David est la fille de Maxime David, un philosophe appartenant à une famille juive et de la femme de lettres Jeanne Maxime-David, née Malvoisin.
Maxime David est élève du Lycée Janson de Sailly, obtient lors du concours général de 1900, les mêmes résultats que ceux de sa fille en 1930[3]. Il est normalien, reçu cacique dans la section lettres, en [4]. Il est élève d’Émile Durkheim, de Lucien Lévy-Bruhl,et de Marcel Mauss.Il rédige sous la direction d'Émile Durkheim un mémoire pour son diplôme d'études supérieures sur "Le Communisme sexuel en Australie"[5]. Parallèlement, il prépare l'agrégation de philosophie, qu'il réussit à la première place en 1907[5]. Il est professeur agrégé de philosophie successivement à Avignon[6], Saint-Quentin[5],[7] et Chartres. Il est traducteur de David Hume, d’Eduard Meyer et de William James. Le caporal Maxime David, mobilisé au 102e régiment d'infanterie est tué au front le , à Saint-Mard dans la Somme, lors de la Première Guerre mondiale[8],[9],[10],[11]. Étant Mort pour la France, son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale[12],[5],[1].
- La liste des 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale inscrits au Panthéon de Paris où figure Maxime David
- Le procès de Jean Syndon, illustration de Louis Rémy Sabattier publiée dans Les nouvelles illustrées
Maxime David, est le fils de Lucien David, un agent de change à la Bourse de Paris, victime d’un assassinat par six balles de pistolet, le 21 septembre 1902, à Étretat, sur la route de Fécamp[13].Cet homicide est considéré comme un crime passionnel commis par Jean Syndon, car ce dernier entretenait une relation adultère avec Alice David qui lui avait commandé des tableaux de sa famille[14],[15] ,[16],[17],[18].Il a deux frères qui décèdent durant la Grande Guerre[19].Elle est la nièce du journaliste de l’Action française Pierre David.
Maxime David rencontre Jeanne Malvoisin, ancienne élève du lycée Molière (1897-1904)[20], à la Sorbonne, où ils suivent les cours d'Henri Bergson.Ils se marient le à la mairie du 16e arrondissement[21].Elle est la fille d’un professeur de lettres[22].Elle perd son frère durant la Première Guerre mondiale[19].Elle devient femme de lettres, journaliste et traductrice après la Première Guerre mondiale[23].Elle écrit des romans, des nouvelles et des pièces de théâtre sous le pseudonyme de Jeanne Maxime-David[23].Elle est lectrice de Gaston Baty au Théâtre Montparnasse[23]. Elle est journaliste politique à la radio[23].Elle écrit des pièces radiophoniques à la demande de Pierre Descaves[23].Elle est auteur d’un grand nombre d’adaptation d’œuvres littéraires pour la radio[23]. Elle est amie , entre autres, de Julien Cain, de Tristan Bernard, de Marcel Prévost, de Charles Munch et de Geneviève Maury[23],[1].Jacqueline de Romilly n’a jamais lu un seul ouvrage écrit par sa mère[24].
Jacqueline David n’est reconnue comme pupille de la Nation que le 13 mars 1921[19].Jeanne David élève désormais seule sa fille, avec l'objectif que son enfance ne se ressente pas de la mort de son père, tout en désirant la voir première de sa classe[8]. Elle connaît une enfance heureuse dans leur appartement de la rue des Bauches, dans le 16e arrondissement de Paris[23].
Études
Jacqueline David suit ses études secondaires au lycée Molière (1922-1931) où elle croise Dina Dreyfus, Zoé Oldenbourg, Françoise Giroud, Christiane Desroches Noblecourt, Solita Salgado, Nicole Weil-Salon et Dominique Desanti[20]. Elle est alors, dans les années 1920, l'une des premières collégiennes à avoir accès au latin et au grec ancien enseigné par des professeurs hommes dans un lycée de jeunes filles[25]. En 1930, elle est la première lauréate féminine du concours général[26], avec un premier prix de version latine et un deuxième prix de version grecque et obtient l'année suivante un accessit de philosophie.Elle réussit dans les mêmes disciplines et avec les mêmes prix que son père en 1900 [27].L’évènement est salué par la presse notamment par Pierre Lazareff[28],[29],[20],[30], sans déclencher quelques inquiétudes sur le futur d’une jeune fille aussi brillante[19].Sa mère avait répondu à un journaliste que si la jeune fille réussissait la première partie de son baccalauréat, elle ferait « sa philo » mais qu’elle préférerait pour elle « un bon mari pas trop embêtant ! » [27].Jacqueline de Romilly se souviendra de cette époque et de cette première place de « Première » avec humilité :Il n’y avait pas de grec, on ne se rend pas compte que ces choses qui nous paraissent évidentes sont récentes. Je l’ai déjà dit pour ma vie car c’est tout à fait net. J’ai fait du grec la première année où il y avait grec pour les filles. J’ai été prise au concours générale, la première année où les filles avaient le droit de concourir au concours général et j’ai été la première femme ici ou là, pas parce que j’étais mieux que les autres mais parce que c’était la première année qu’on pouvait[19]. « J’ai eu la chance d’appartenir à une génération où les femmes ont pu monter sur le podium pour la première fois, où les portes se sont enfin ouvertes », a-t-elle déclaré au magazine Le Point en 2007 [31].
- Jacqueline David avec ses prix du concours général à sa sortie de la Sorbonne. (photo parue dans Le Matin du 10 juillet 1930)
- Jacqueline David sortant de la Sorbonne avec ses prix du Concours général. (photo parue dans Paris-Soir du 9 juillet 1930)
- Jacqueline David lauréate du concours général à son domicile. (photo parue dans Le Figaro du 6 juillet 1930)
- Jacqueline David lauréate du concours général à son domicile. (photo parue dans Le Temps du 6 juillet 1930)
- Jacqueline David lauréate du concours général à son domicile. (photo parue dans l’Excelsior du 6 juillet 1930)
- Affiche de la pièce Les Perses d’Eschyle interprété par le Groupe de théâtre antique de la Sorbonne en 1936.
Après ses classes de Lettres supérieures et de Première supérieures au lycée Louis-le-Grand, elle est admise à vingt ans à l'École normale supérieure, ouverte aux filles depuis 1904[32], dans la promotion de 1933[1], suivant les pas de son père , avec comme condisciples Pierre Amandry, Roger Caillois, André Chastel, Alain Guillermou, Georges Gusdorf, Henri Maldiney et Ernest Will[28]. En 1933, sa mère lui offre en cadeau une édition ancienne de l’Histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide, œuvre qui va avoir une influence déterminante sur sa vie[8].
Élève de Louis Bodin[33]et de l'helléniste Paul Mazon, elle est reçue 10e à l'agrégation de lettres[1] en 1936. Elle tient le rôle de la reine dans Les Perses d’Eschyle, lors de la représentation inaugurale du Groupe de théâtre antique de la Sorbonne qui se déroule dans la cour de la Sorbonne aux côtés de de Jacques Veil et de Roland Barthes, sur une mise en scène de Paul Mazon en 1936[34],[35].
Mariage et début dans l’enseignement
En octobre 1937, elle obtient une bourse de la Caisse nationale de la recherche scientifique (ancêtre du Centre national de la recherche scientifique) pour commencer une thèse sur Thucydide. Après avoir bénéficié de sa bourse pendant deux années consécutives, elle décide d’y renoncer en 1939 et d’interrompre son travail, la mobilisation générale l’ayant poussée à se mettre à disposition du ministère de l’Éducation nationale. Elle enseigne ainsi au lycée de jeunes filles de Bordeaux entre octobre 1939 et avril 1940, tout en étant chargée de cours pour remplacer le professeur de grec de l’Université de Bordeaux[8],[36],[37]. Elle est ensuite professeur au lycée de jeunes filles de Tournon entre septembre et novembre 1940[38], puis affectée au au lycée de jeunes filles de Montpellier jusqu’en décembre 1940[34],[8],[37],[39].
- portrait d’Ernest May,grand-père maternel de Michel Worms de Romilly
- Paul Worms de Romilly (1838-1937), grand-père paternel de Michel Worms de Romilly
Elle se marie civilement et religieusement le 7 avril 1940 à Grosrouvre avec Michel Worms de Romilly (devenu Worms de Romilly-Antoine-May) (1909-1975), alors lieutenant dans l’armée de l’Air[37],[1],[8], éditeur aux Belles Lettres, dont elle divorce le 29 juin 1972.Il est petit-fils d'Ernest May.Il est membre de la Famille Worms, petit-fils de Paul Worms de Romilly, ce dernier est le petit-fils d’Olry Worms de Romilly, dont la famille possède Le Petit Écho de la Mode[40]. «Au moment de la Révolution française, dira l'hélléniste, les Worms avaient acheté le château de Romilly, ajouté froidement de Romilly et s'étaient appelés Worms de Romilly»[41],[42].Elle garde néanmoins le nom de son mari, ainsi qu’une maison de famille en Provence, au pied de la Montagne Sainte-Victoire.Michel Worms de Romilly se remariera en 1972 avec Nicole Pleven (1926-2010), fille de René Pleven, épouse en premières noces de Stanislas Mangin[43].
Pendant la Seconde Guerre mondiale
Son mari part sous les drapeaux. A la nouvelle de l’armistice, elle songe à passer en Angleterre mais elle y renonce pour attendre son mari démobilisé. La famille s’établit à Toulouse dans des conditions matérielles difficiles puis rejoint Aix-en-Provence[19].Du fait de l'origine juive de son père comme de son mari, elle se voit refuser le droit d'enseigner par le régime de Vichy en et son mari perd son travail[8],[23].Ils quittent Paris et sont obligés de se cacher dans la campagne d’Aix-en-Provence.Ils vivent avec mère et belle-famille[23]. Sa mère ne la quitte pas durant cette période d’occupation de la France par l'Allemagne,car le couple utilise son nom pour leur identité.Après s’être caché dans la maison de son mari à Aix-en-Provence, puis à Aix-les-Bains, et Clermont-Ferrand (où ils échappent de peu à une rafle à leur hôtel), et enfin un village en Savoie. Il leur faut souvent changer de cachette[19]. Elle est habitée par l'espérance : il y avait De Gaulle, ce qu'il représentait, l'esprit de la Résistance, la promesse d'une aube nouvelle[44].
Son seul espoir de survie désormais est de reprendre la recherche.Son dossier d’allocataire conservé aux Archives nationales montre l’étendue des démarches qu’elle a réalisées pour se voir accorder à nouveau cette bourse. S’engage alors une étude sur le cas de Jacqueline de Romilly et sa situation par rapport au « Statut des Juifs » qui conclut qu’en tant que pupille de la nation, elle ne tombe pas sous le coup de la loi, jouissant d’une dérogation d’office. Pour autant, en 1942, sa notice individuelle porte la mention « non aryenne » soulignée en rouge[37].Elle peut ainsi reprendre son travail sur L’impérialisme athénien dans l’œuvre de Thucydide qui était déjà bien avancé. Dans son rapport d’activité scientifique daté du 18 juillet 1943, elle peut annoncer que sa thèse est achevée et déposée chez son professeur Louis Bodin[37],[23],[33].
Jacqueline de Romilly en parlera bien plus tard comme d’un « accident de l’Histoire, une honte provisoire pour les autres » mais nullement une humiliation[19].
Carrière universitaire
- Faculté de lettres de l’Université de Lille
- La Sorbonne
Réintégrée dans la fonction publique après la Libération, elle enseigne en khâgne au lycée de jeunes filles de Versailles (lycée La Bruyère) de 1945 à 1949[33].En 1946-1947, elle est assistante à la Sorbonne[45],[8]. Après avoir soutenu sa thèse d'État de doctorat ès lettres en 1947 à l'université de Paris, sous le titre Thucydide et l’impérialisme athénien : la pensée de l’historien et la genèse de l’œuvre[8], elle est nommée maître de conférences en 1949, puis professeur de langue et littérature grecques classiques à l'université de Lille[46] (1951) poste qu'elle occupe de 1949 à 1957[1]. Elle enseigne en même temps à l’École normale supérieure de jeunes filles (Sèvres) de 1953 à 1960, et à la Sorbonne de 1957 à 1973[1], dont elle dirige l'UER de grec à l'université Paris IV-Sorbonne de 1969 à 1973, qu’elle sut préserver l’unité et l’harmonie dans la tourmente de 1968[33], et directeur de l'École doctorale « Mondes de l'Antiquité » de 1969 à 1973[46],[33].
Elle participe alors à de nombreux colloques ou congrès internationaux portant aussi bien sur Thucydide que sur les sophistes ou le théâtre grec. Elle noue des relations avec nombre de savants comme Peter Green, Albin Lesky (en), Wolfgang Schadewaldt, Vincent Robin d'Arba Desborough, Arnaldo Momigliano, Georges Méautis, Mario Untersteiner, Bruno Snell (en), Helmut Berve, Thomas B. L. Webster, Peter von der Mühll, Giorgio Colli, Bernard van Groningen (nl), Nathan Grinbaum, Ronald Syme, Jean Bingen, Russell Meiggs, Marie Delcourt, Moses Finley, Friedrich Solmsen, Joseph Hardy, Carsten Høeg (en), Geoffrey de Ste. Croix, Dionisie Pippidi (it), Francisco Rodríguez Adrados, Herbert Jennings Rose, Ioannis Kakridis, Arnold Wycombe Gomme ou John Boardman et acquiert bientôt une renommée internationale[34],[47],[33],[28].Elle participe à la création du Thesaurus Linguae Graecae, en 1971, un centre de recherche à l'université de Californie à Irvine consacré à la réalisation d'une base de données regroupant l'ensemble des textes écrits en grec[48]. À partir de 1973[2], elle occupe la chaire de la Grèce antique au Collège de France[1], où elle est la première femme professeur car « Certainement des professeurs du Collège de France ont voté pour moi car j’étais une femme et beaucoup plus qu’à cause de mon grec dont ils se moquaient éperdument. Alors bon, j’en ai profité mais j’étais sûre qu’il y avait ce désir de marquer que le Collège pouvait accueillir une femme. Alors c’était glorieux et intimidant. Du coup je me suis dit qu’il fallait en être digne et faire un travail scientifique poussé… poussé.»[19].Elle y dispense un cours sur La Grèce et la formation de la pensée morale et politique. Elle enseigne également à l’étranger, à Oxford et Cambridge, ainsi que dans différentes universités des États-Unis, et donne de nombreuses conférences en Grèce[34]. Jacqueline de Romilly prend sa retraite en 1984, à l'âge de 70 ans[8]. Elle devient alors professeur honoraire du Collège de France[49].
Outre ses fonctions d'enseignement, elle exerce également au sein de jurys de concours d’agrégations de Lettres et de Grammaire, des Écoles normales Supérieures, de l’École nationale des Chartes et de l’École du Louvre[33],[47],[34].Elle assume des responsabilités au sein d’institutions françaises :le comité consultatif des universités, le Centre national de la recherche scientifique, à l'École française d'Athènes, à l’École française de Rome, à Institut français d'archéologie orientale, à l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient, à la Fondation Thiers, au Conseil scientifique de l’Institut de recherche et d'histoire des textes, à la Commission consultative des recherches archéologiques à l’étranger (1968-1986), membre du conseil d’administration de l’ORTF (1968-1974) et de la Bibliothèque nationale (1975-1984), et président de la commission française pour l'UNESCO (1982-1994)[33],[47],[34].
Par ailleurs elle est membre des comités scientifiques de nombreuses institutions étrangères entre autres :la Fondation Hardt pour l'étude de l'Antiquité classique (1958-1996), de l’Institut archéologique allemand d'Athènes, de l’Institut archéologique australien à Athènes (en), de l’Institut archéologique autrichien d'Athènes, de l’École belge d'Athènes, de l’Institut canadien en Grèce, de l’Institut danois d'Athènes, de l’École américaine d'études classiques à Athènes, de l’Institut finlandais d'Athènes, de l’Institut géorgien d'Athènes, de l’Institut irlandais d'études helléniques à Athènes (en), de l’École archéologique italienne d'Athènes, de l’Institut norvégien d'Athènes, de l’ Institut néerlandais d'Athènes (en), de l’École britannique à Athènes, de l’Institut suédois à Athènes, de l’École suisse d'archéologie en Grèce, de l’Institut d'étude de la préhistoire égéenne pour la Crète orientale (en), et de la Bibliothèque nordique à Athènes (en)[47],[49],[33],[34].
Militante pour les études grecques classiques
Elle est secrétaire de rédaction en 1936, chroniqueur en 1939, chef de service en 1946, rédacteur en chef en 1949, directeur de la Revue des études grecques de 1953 à 1988.Elle codirige la Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes de 1962 à 1987[50].Elle est rédacteur en chef des revues : l’Année philologique, la Revue des études anciennes, le Bulletin de correspondance hellénique, la Revue historique, le Journal des savants, Archéologia, rédacteur en chef adjoint de la Revue du Nord, ainsi que chef de service dans Les Nouvelles de l'archéologie et la Revue des deux Mondes[45].
Elle est responsable de la série grecque de la collection Études anciennes aux Belles Lettres de 1949 à 1993. Elle est responsable de la série grecque de la Collection des universités de France aux Belles Lettres de 1955 à 1993 en collaboration avec Alphonse Dain jusqu’en 1964, puis avec Jean Irigoin de 1964 à 1993[51].
Elle est trésorier de 1948 à 1953, secrétaire général de 1953 à 1962, puis présidente de l’Association pour l'encouragement des études grecques en France en 1962.Depuis 1963 elle est présidente d’honneur de l’association[50].Elle est trésorier de 1955 à 1973, secrétaire général de 1973 a 1980, puis préside l'Association Guillaume-Budé de 1980 à 1984.Par ce titre de présidente de l’association, elle est ex officio président du conseil de surveillance des éditions Les Belles Lettres,et des éditions Klincksieck durant cette même période[51].Elle devient présidente d'honneur des deux maisons d’éditions et de l’association[51],[52].Elle préside la Société de linguistique de Paris en 1964 avant d’être sa secrétaire entre 1971 et 1978[53].Elle est la présidente fondatrice de l’Association des professeurs de langues anciennes de l'enseignement supérieur de 1968 à 1972[54].Elle est secrétaire général de la Fédération internationale des associations d'études classiques de 1969 à 1989[55]. Elle est présidente de l’association des anciens élèves du Lycée Molière entre 1960 et 1969[30],[20]. Elle préside l’association des anciens élèves du Lycée Louis-le-Grand de 1969 à 1975[33]. A l’École normale supérieure , elle préside l’association des anciens élèves de 1962 à 1969, le conseil d’administration de 1969 à 1982, le conseil scientifique de 1982 à 1986, et enfin prédite-fondatrice de la fondation de l’École normale supérieure de 1986 à 1992[33].Elle préside l’Association des lauréats du concours général de 1978 à 1983[56].En février 1978 elle fait partie des membres fondateurs du Comité des intellectuels pour l’Europe des libertés[57].Elle fonde en l'association Sauvegarde des Enseignements littéraires, qu'elle préside jusqu'en [58].
Elle passe à Apostrophes, l’émission célèbre de Bernard Pivot, et y gagne une grande popularité.Jacqueline de Romilly est notamment à l'origine de deux actions : l'appel à témoignage, avec Nikos Aliagas, destiné à « inviter des jeunes de 13 à 15 ans à témoigner, par écrit, d’actes de solidarité réalisés par d’autres jeunes qu’ils connaissent »[59], et une campagne de levée de fonds (soutenue par l'UNESCO) destinée à financer le reboisement des forêts grecques dévastées par les incendies de l'été 2007[60].
Elle déplore que l'ensemble des connaissances soit aujourd'hui miné par l'utilitarisme. Sous-entendu: une société qui néglige Homère finira par oublier Voltaire. Pour elle, le grec ancien devrait être accessible à tous. On veut que les enfants sachent ce qui se passe autour d'eux. Mais quelle merveille de découvrir un monde autre pendant une heure. Pourquoi tirerait-on davantage d'une rencontre avec n'importe qui que d'un tête-à-tête avec Andromaque ou Hector ?», demandait-elle[41].
Souvent en désaccord affiché avec le fonctionnement du système éducatif français[61], elle publie en 1984 un ouvrage très engagé sous le titre L’Enseignement en détresse, puis prononce un discours à l’Institut de France en 2008, intitulé Enseignement et éducation[62]. Lors de sa dernière intervention publique, elle déclare : « Nos ennemis ne sont pas à l'extérieur, mais bien à l'intérieur de l'Institution », visant le courant « pédagogiste » qui noyaute le ministère de l'Éducation nationale[63].
À partir des années 1990, le désir de faire découvrir à un public plus large les beautés de la littérature grecque, que l’institution scolaire tend à négliger, conduit Jacqueline de Romilly à écrire des ouvrages moins techniques, qui confrontent la culture grecque aux problèmes de notre temps : elle raconte alors Alcibiade ou les dangers de l’ambition (Paris, de Fallois, 1995), Hector (Paris, de Fallois, 1997) ou l’Orestie (2003) ; elle expose les Problèmes de la démocratie grecque (1975) ou montre La Grèce antique à la découverte de la liberté (1989) ou La Grèce antique contre la violence (2000). Et elle poursuit avec une énergie que l’âge laisse inentamée sa croisade en faveur de l’étude du grec et de la littérature grecque, publiant encore en 2000, en collaboration avec Jean-Pierre Vernant entre autres, Pour l’amour du grec (Paris, Bayard, 2000) ou, les Petites leçons sur le Grec ancien (Paris, Stock, 2008)[33],[28].
Ni nostalgie pourtant, ni pessimisme chez cette grande intellectuelle qui jugeait les années 2000 «inquiétantes et pleines de périls», mais restait confiante dans la «possibilité humaine de se reprendre, de se redresser et, avec l'aide du passé, d'inventer quelque chose de mieux»[41].
Pour son inlassable défense et son illustration des études grecques classiques, elle est honorée de la nationalité grecque en 1995. La cérémonie a lieu sur la Pnyx. Elle est nommée par la Grèce « ambassadrice de l'hellénisme » en 2000[28], [47].
Membre de l’Institut de France

Elle est élue à l'Académie des inscriptions et belles-lettres le , au fauteuil de l'helléniste Pierre Chantraine. Elle est la première femme élue à cette académie[8],[2], qu'elle préside en 1987.A partir du 15 mai 1981, elle est conservateur de la Villa Kerylos qui appartient à l’Institut de France[64],[65]
Elle enregistre un premier échec à l’académie française, lors de sa candidature au 15e fauteuil, pour la succession de Fernand Braudel, face à Jacques Laurent, le 26 juin 1986, où elle obtient 16 voix[66],[41],[25].Le , à 75 ans, elle devient la deuxième femme, après Marguerite Yourcenar, à entrer à l'Académie française : elle est élue au 7e fauteuil, précédemment occupé par André Roussin, le même jour que Jacques-Yves Cousteau[8].Marguerite Yourcenar ayant refusé l'habit vert, Jacqueline de Romilly est la première femme à le porter[67].Elle est reçue sous la coupole par Alain Peyrefitte le 26 octobre 1989.La cérémonie est filmée intégralement par la télévision française et diffusée par la chaîne FR 3. Cependant, elle préfère remplacer l’épée par un attribut féminin, un sac à main brodé de palmes[68],[21],[28],[47]. Elle a reçu une broche symbolique après son élection à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1975[28],[47],[21]. Lors de son installation, le nouvel académicien se voit attribuer un mot du dictionnaire ; celui de Jacqueline de Romilly est « Lance »[1],[21],[28],[47]. Elle demeure la seule femme à avoir été membre de deux académies de l'Institut de France.Elle participe activement à la commission du Dictionnaire[28],[47].
Le , elle est reçue à l'Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, avec un discours intitulé Mythe et tragédie dans la Grèce antique[69], [28],[47].
Elle reçoit sous la Coupole Hector Bianciotti en 1997, et est déléguée à la séance publique annuelle des cinq Académies en 1994 et en 2008. Avec son discours de réception et sa réponse au discours de réception de Hector Bianciotti, elle prononce neuf discours dans le cadre de ses travaux académiques[1],[28],[47].
En 2009, elle devient la doyenne d’âge de l’Académie française, à la mort de Claude Lévi-Strauss[28],[47].
Fin de vie et mort
À partir de 1997, elle perd progressivement la vue, mais son entourage lui permet de maintenir un rythme de publications soutenu[8].Elle doit se faire lire ou enregistrer sur cassette les textes dont elle souhaite prendre connaissance. Elle doit dicter les articles ou ouvrages qu’elle prépare[28],[47].
Ayant reçu le baptême en 1940, Jacqueline de Romilly a achevé sa conversion au catholicisme en 2008, à 95 ans, assistée d'un prêtre maronite[70],[71]. Elle meurt à 97 ans, à l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, le [41].
Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, salue la mémoire d'une femme « qui a porté toute sa vie la langue et la culture grecques », jugeant que le meilleur hommage à lui rendre « serait d'attacher plus d'importance désormais à la langue grecque dont elle a été le plus grand défenseur dans notre pays »[72]. L'éditeur Bernard de Fallois lui rend un hommage appuyé : « Elle désarmait par son espèce d'autorité naturelle. Elle avait ce mélange de simplicité, de sérieux et de gaîté des grands professeurs »[73].
De nombreuses personnalités politiques rendent hommage à Jacqueline de Romilly. Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy salue « une grande humaniste dont la parole nous manquera ». Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, estime qu'avec elle « disparaît l'un des très grands esprits de notre temps ». De son côté, le Premier ministre François Fillon a salué « une grande dame des lettres et de la culture qui eut une longue et brillante carrière ». Le président du MoDem, François Bayrou, souligne « la volonté de se battre sans cesse pour défendre les bases de cette culture à laquelle elle croyait […] et aussi une infatigable volonté d'être présente par l'écriture ». Le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, relève quant à lui que Jacqueline de Romilly « n'a eu de cesse tout au long de sa vie de révéler à nos contemporains l'infinie richesse des humanités »[74],[75].
À l'étranger, le ministère grec de la Culture fait part du « deuil de la Grèce », estimant que Jacqueline de Romilly fut « une alliée rare et combative » du pays, et que « sa voix et son œuvre furent déterminants pour mettre en valeur la culture grecque »[72]. Aux États-Unis, la presse salue une « figure prééminente de la littérature du XXe siècle ».

Elle est inhumée au cimetière du Montparnasse sous son nom de jeune fille (10e division, allée 13 sud - 15 Ouest ). Une messe est célébrée à l’Église de Saint-Germain-des-Prés le 5 mai 2011 par Claude Dagens[76]. Elle a déclaré au magazine Lire en 2004 qu’elle avait passé plus de temps avec « Périclès et Eschyle qu’avec mes contemporains[31]. Ils occupent toute ma vie, du matin au soir. » .Jacqueline de Romilly disait d'elle-même ne pas avoir eu, « bien sûr », la vie qu'elle souhaitait[41]:
« Avoir été juive sous l'Occupation, finir seule, presque aveugle, sans enfants et sans famille, est-ce vraiment sensationnel ? Mais ma vie de professeur a été, d'un bout à l'autre, celle que je souhaitais. »
— Dans Une certaine idée de la Grèce, livre d'entretien avec Alexandre Grandazzi (p. 338 édition Livre de poche).
Fondation Jacqueline de Romilly
Jacqueline de Romilly créée par legs la Fondation Jacqueline de Romilly qui a pour objet de soutenir des initiatives visant à encourager des liens entre la France et Israël.En respect des volontés exprimées dans son testament, la fondation a été créée sous l’égide de la Fondation de France en 2011 quelques mois après son décès. Selon les volontés de la défunte, la fondation est destinée à aider l’Etat d’Israël, et peut agir en Israël même, mais aussi en soutenant des Israéliens en France. Elle incarne ainsi son souhait de voir encouragés les liens entre Israël et la France, et son engagement durable pour le dialogue des cultures et la solidarité internationale[77].
Étude de la littérature grecque

En 1953, elle entreprend l’édition et la traduction des huit livres de l’Histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide, qui l’occuperont pendant près de vingt ans[8]. Elle dit apprécier ses capacités d'historien à faire ressortir les éléments essentiels, et à analyser les causes et conséquences des évènements qu'il étudie. Passionnée par le personnage, elle rédige de plus trois livres sur lui (Thucydide et l’impérialisme athénien, Histoire et raison chez Thucydide, La Construction de la vérité chez Thucydide), et tient de nombreuses conférences dont une partie a été publiée sous le titre L’Invention de l’histoire politique chez Thucydide[78],[28].
Fiction
En 1945, elle publie 3e Classe dans la Collection Blanche chez Gallimard sous le pseudonyme de Jacqueline Rancey[79],[80]. Jacques Perret écrit à son propos : « On demande à Jacqueline Rancey que ses prochains romans soient seulement aussi bons que celui-ci »[81].Par la suite elle écrit des romans: Ouverture à cœur (1990), Rencontre publié en 2013, des recueils de nouvelles: Les Œufs de Pâques (1993), Laisse flotter les rubans (1999), Sous des dehors calmes (2002), et un récit autobiographique sur sa mère écrit en 1977, publié à titre posthume suivant ses volontés, en 2011, Jeanne[82]
Honneurs
Décorations

Grand-croix de la Légion d'honneur en 2006[83] (grand officier en 1998[84], commandeur en 1991[84]).
Grand-croix de l'ordre national du Mérite en 2002[85] (grand officier en 1994[86]).
Commandeur de l'ordre des Palmes académiques en 1987[87].
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres.
Commandeur de l'ordre du Phénix (Grèce)[N 1].
Commandeur de l'ordre de l'Honneur (Grèce).- Décoration autrichienne pour la science et l'art (de)(1981)[1],[49].
Distinctions
- Première femme professeur au Collège de France (chaire : La Grèce et la formation de la pensée morale et politique).
- Prix « Humanisme et médecine » décerné par le Collège international de pathologie vasculaire[49].
- Elle est citoyenne d’honneur d’Athènes[47].
- Elle est naturalisée grecque le 13 octobre 1995[47].
- Nommée par la Grèce ambassadrice de l'Hellénisme (2000).
- Prix Ambatiélos de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1948)[1].
- Prix Croiset de l’Institut de France (1969)[1].
- Prix Langlois de l’Académie française (1974)[1].
- Prix d’Académie de l'Académie française (1984)[1].
- Prix de la langue française (1987)
- Prix Onassis (Athènes, 1995)[1].
- Prix Daudet (2000).
- Diplôme d'honneur du Centre d'études d'Ithaque (2004)[49].
- Prix du Parlement hellénique (2008)[1].
- Titre Homo Hellenicus (2009)[88].
Affiliations en France
Académies
Elle est membre entre autres de plusieurs académies et sociétés dont[49]:
- Élue à l'Académie française le [1]. Le professeur Jules Hoffmann lui succède en 2012.
- Première femme membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1975)[89]. Le professeur Pierre Gros lui succède en 2012.
- Vice-Présidente de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1986.
- Présidente de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1987.
- Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix .
- Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux (1991).
Sociétés savantes
Affiliations hors de France
Elle est membre correspondant ou étranger de diverses académies et sociétés savantes, parmi lesquelles[34],[1],[49],[33],[47],[28] :
Académies
- Academia Europea
- Académie royale danoise des sciences et des lettres (1961) ;
- British Academy (1967) ;
- Académie de Vienne (1968) ;
- Académie d’Athènes (1975) ;
- Académie bavaroise des sciences (1976) ;
- Académie royale néerlandaise des arts et des sciences (1977);
- Accademia di belle arti di Napoli (1988) ;
- Académie des sciences de Turin (1989);
- Accademia ligustica di belle arti ;
- American Academy of Arts and Sciences (1988)[90];
- Société américaine de philosophie (1978) [91].
Sociétés savantes
- Deutsche Altphilologenverband (Allemagne)
- Mommsen-Gesellschaft (Allemagne)
- Sodalitas (Autriche)
- Bundesarbeitsgemeinschaft Klassischer Philologen (Autriche)
- Sociedade Brasileira de Estudos Clássicos (Brésil)
- Stasinos (Chypre)
- Dansk Selskab for Oldtids-og Middelalderforskning (Danemark)
- Filologisk-Historiske Samfund (Danemark)
- Sociedad Española de Estudios Clásicos (Espagne)
- Society for Ancient Studies (Hongrie)
- Norsk Klassisk Forbund (Norvège)
- Parnassos Literary Society (Grèce)
- Philologos (Grèce)
- Scientific Society of Athens (Grèce)
- Associazione Italiana di Cultura Classica (Italie)
- Società italiana per lo studio dell’ antichità classica (Italie)
- Malta Classics Association (Malte)
- Nederlands Klassiek Verbond (Pays-Bas)
- Polskie Towarzystwo Filologiczne (Pologne)
- Associação Portuguesa de Estudos Clássicos (Portugal)
- Societatea de Studii Clasice din Romania (Roumanie)
- Classical Association (Royaume-Uni)
- Society for the promotion of Hellenic Studies (Londres)
- Classical Association of Scotland (Écosse)
- Svenska Klassikerförbundet (Suède)
- Schweizerische Vereinigung für Altertumswissenschaft (Suisse)
- Groupe romand des études grecques et latines (Suisse)
- Society for Classical Studies (USA)
- Turkish Institute of Archaeology (Turquie)
- Association internationale de papyrologues
- Association internationale d'épigraphie grecque et latine
- Associazione Internazionale di Archeologia Classica
- Centro Internazionale per lo Studio dei Papiri Ercolanesi Marcello Gigante
- International Plato Society
- Société internationale de bibliographie classique
- Société internationale pour l'histoire des droits de l'Antiquité
Distinctions universitaires
Plusieurs universités d'Europe et d'Amérique du Nord ont accordé à Jacqueline de Romilly un titre de docteur honoris causa[1] :
- Université d’Oxford (Royaume-Uni) ;
- Université d’Athènes (Grèce) ;
- Université de Dublin (Irlande) ;
- Université de Heidelberg (Allemagne) ;
- Université de Montréal (Québec, Canada) ;
- Université Yale (États-Unis).
Hommages
Odonymie
- Une place d'Athènes, dans le quartier historique de Thissío[92], est baptisée en son honneur en en présence de Valéry Giscard d'Estaing et de Xavier Darcos.
- Son nom a été donné à des Places a Paris et Chartres; des Avenue à Rennes et Brétigny-sur-Orge; des Rues à Auch, Pessac, Pontivy, Dijon,Le Mans, Castres et Compiègne; des Allées à Nantes, Toulouse, Rezé, Saint-Aubin-du-Cormier et Les Mollettes; Mail à Angers[93].
- Une bibliothèque de Paris[93],[94];
- Une bibliothèque de Crosne (Essonne), inaugurée en 2011[95] ;
- Une Médiathèque à Draguignan[96];
- Un groupe scolaire de Saint-Cyr-l'École (Yvelines), inauguré le [97] ;
- Une école dans le quartier des Broussailles à Cannes depuis la rentrée 2018[98] ;
- Le collège Jacqueline de Romilly à Magny-le-Hongre (Seine-et-Marne)[99];
- Le Collège Jacqueline de Romilly au Blanc-Mesnil[100];
- Une résidence universitaire de Versailles, gérée par le Crous[101].
- Une salle du lycée Louis-le-Grand (Paris) a été nommée en son honneur.
- La salle de littérature de la Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne porte son nom[102].
- Place Jacqueline de Romilly à Chartres, ville où elle naquit.
- Plaque rue Chernoviz (Paris 16e), où elle vécut.
- Salle Jacqueline de Romilly à la Bibliothèque de la Sorbonne en 2013
- Médiathèque Jacqueline de Romilly à Draguignan
- Bibliotheque Jacqueline de Romilly à Crosne
Divers
- Les docteurs de Sorbonne Universités choisissent de prendre Jacqueline de Romilly comme nom de promotion 2010-2011[103]
- En 2012, le ministère de l'Éducation nationale crée le « Prix Jacqueline de Romilly » pour valoriser les initiatives pédagogiques en langues et cultures de l’Antiquité[104]. Parmi les 108 classes participantes, trois sont récompensées dans la catégorie collège, et trois dans la catégorie lycée[105]. Alors qu'une seconde édition est annoncée pour 2014, le prix, objet de critiques[63], est finalement supprimé[105].
- Depuis 2014, l’association S.E.L. (Sauvegarde des Enseignements Littéraires) organise un concours littéraire le « Prix de la nouvelle Jacqueline de Romilly ». Ce prix est placé sous le patronage du Ministère de l’Éducation nationale et soutenu par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres[106].
- l’Association pour l’encouragement des études grecques en France créé en 2023 , le prix Jacqueline de Romilly, attribué à des essais, traductions, ouvrages de vulgarisation remarquables, qui font connaître auprès d’un large public la littérature, l’histoire, la philosophie du monde grec antique[107].
- Un timbre à l’effigie de Jacqueline de Romilly est émis par La Poste en 2020[108].
Publications
Jacqueline de Romilly est l'auteur de nombreux ouvrages et traductions, dont :
- 3e Classe, Gallimard, 1945 (sous le pseudonyme de Jacqueline Rancey) (ISBN 2070253481).
- Thucydide et l'impérialisme athénien, la pensée de l'historien et la genèse de l'œuvre, thèse de doctorat, 1947 ; 1951 ; Belles-Lettres, 1961.
- éd. anglaise: Thucydides and Athenian Imperialism, traduit par P. Thody. Oxford, 1963.
- éd. grecque[109] : Ο Θουκυδίδης και ο αθηναϊκός ιμπεριαλισμός : Η σκέψη του ιστορικού και η γένεση του έργου / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Λύντια Στεφάνου · επιμέλεια Κώστας Τσιταράκης. - 4η έκδ. - Αθήνα : Παπαδήμας, 2004. - 567σ. · 25x17εκ. (ISBN 9-6020-6467-6 et 978-9-6020-6467-2).
- Histoire et raison chez Thucydide, Belles-Lettres, 1956 ; Belles Lettres, 1967, coll. Études anciennes, 314 p. (ISBN 2-2513-2563-8 et 978-2-2513-2563-7).
- éd. américaine : The Mind of Thucydides, traduit par E. T. Rawlings. Cornell, 2012.
- éd. grecque : Ἱστορία καὶ λόγος στὸν Θουκυδίδη / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Ἑλένη Ι. Κακριδῆ. - Ἀθήνα : Μορφωτικὸ Ἴδρυμα Ἐθνικῆς Τραπέζης, 1998. - 312 σ. · 22x15 ἑκ.
- La Crainte et l'angoisse dans le théâtre d'Eschyle, Belles-Lettres, 1958 ; 1971; 2011 (ISBN 978-2251326771).
- éd. grecque : Ο φόβος και η αγωνία στο θέατρο του Αισχύλου / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Σοφία Λουμάνη, Χρήστος Μαρσέλλος. - Αθήνα : Το Άστυ, 2002. - 116σ. · 24x16εκ. (ISBN 9-6086-3317-6 et 978-9-6086-3317-9).
- L'évolution du pathétique, d'Eschyle à Euripide, PUF, 1961 ; 1980; 2000 (ISBN 978-2251325927).
- éd. grecque : Η εξέλιξη του πάθους : Από τον Αισχύλο στον Ευριπίδη / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Κατερίνα Μηλιαρέση, Μπάμπη Αθανασίου. - 1η έκδ. - Αθήνα : Το Άστυ, 2000. - 165σ. · 24x17εκ. (ISBN 9-6086-3313-3 et 978-9-6086-3313-1).
- Nous autres, professeurs, Fayard, 1969.
- La Tragédie grecque, PUF, 1970 ; 1982; 1997; 2006; 2014 (ISBN 978-2130447924)
- éd. espagnole: La tragedia griega (2011).
- Time in Greek Tragedy, Messenger Lectures, Cornell University Press, 1968.
- éd. française : Le Temps dans la tragédie grecque, Vrin, 1971; 2010 (ISBN 978-2711622351)
- éd. grecque : Ο χρόνος στην ελληνική τραγωδία / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Χρήστος Μαρσέλλος, Σοφία Λουμάνη. - 1η έκδ. - Αθήνα : Το Άστυ, 2001. - 204σ. · 24x17εκ. (ISBN 9-6086-3314-1 et 978-9-6086-3314-8).
- La Loi dans la pensée grecque, des origines à Aristote, Belles-Lettres, 1971; 2002 (ISBN 978-2251441870).
- éd.américaine :The Rise and Fall of States According to Greek Authors Thomas Spencer Jerome Lectures, traduit par Ann Arbor, (Michigan University Press) 1977.
- Problèmes de la démocratie grecque, Hermann, 1975, (ISBN 2-7056-5781-9) ; Plon, Agora, 1986, (ISBN 2-2660-4815-5).
- éd.espagnole : Los fundamentos de la democracia, (1977).
- éd. grecque : Προβλήματα της αρχαίας ελληνικής δημοκρατίας / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Νίκος Αγκαβανάκης. - 2η έκδ. - Αθήνα : Καρδαμίτσα, 1998. - 280σ. · 21x14εκ. (ISBN 9-6072-6242-5 et 978-9-6072-6242-4).
- La douceur dans la pensée grecque, Les Belles Lettres, 1979 ; 2011; Pluriel, 1995 (ISBN 978-2251326764).
- éd. grecque : Η ηπιότητα στην αρχαία ελληνική σκέψη / Jacqueline de Romilly · επιμέλεια Νίκος Μπακουνάκης · μετάφραση Κατερίνα Καλαντζοπούλου. - 1η έκδ. - Αθήνα : Εκδοτικός Οίκος Α. Α. Λιβάνη, 2007. - 588σ. · 21x14εκ. (ISBN 978-9-6014-1536-9).
- Précis de littérature grecque, PUF, 1980 ; Quadrige, 2002 ; PUF, 2007, coll. Quadrige Grands textes, 284 p. (ISBN 2-1305-6076-8 et 978-2-1305-6076-0).
- ed. américaine :A Short History of Greek Literature, traduit par L. Doherty. Chicago, 1985.
- L'Enseignement en détresse, Julliard, 1984 ; 1991 (ISBN 978-2260003618).
- « Patience, mon cœur » : l'essor de la psychologie dans la littérature grecque classique, Belles-Lettres, 1984 ; Plon, Agora, 1994 (ISBN 978-2266051927).
- Homère, PUF, Que sais-je ? 1985; 1993; 2005; 2019 (ISBN 978-2130817765).
- La Modernité d'Euripide, PUF, 1986 (ISBN 978-2130393665).
- Sur les chemins de Sainte-Victoire, Julliard, 1987 ; de Fallois, 2002 (ISBN 978-2877064569).
- Les Grands Sophistes dans l'Athènes de Périclès, de Fallois, 1988, LGF, 2004, poche, coll. Références, 345 p. (ISBN 2-2531-0803-0 et 978-2-2531-0803-0).
- éd.anglaise: The Great Sophists in Periclean Athens, traduit par J. Lloyd. Oxford, 1991.
- éd. espagnole :Los grandes sofistas en la Atenas de Pericles (2010).
- La Grèce antique à la découverte de la liberté, de Fallois, 1989; Le Grand Livre du Mois, 2000 (ISBN 978-2702860267).
- La construction de la vérité chez Thucydide, Julliard, 1990 ; Juliard, 1999, coll. Conférences, essais et leçons du Collège de France, 137 p. (ISBN 2-2600-0654-X et 978-2-2600-0654-1).
- Ouverture à cœur, de Fallois, 1990, (ISBN 978-2-2530-5989-9).
- éd.espagnole : A corazón abierto (2006).
- Écrits sur l'enseignement, de Fallois, 1991 (ISBN 978-2877061339).
- Pourquoi la Grèce ?, de Fallois, 1992, (ISBN 2-8770-6155-8) ; LGF, 1994, poche, 316 p. (ISBN 2-2531-3549-6 et 978-2-2531-3549-4).
- Les Œufs de Pâques, de Fallois, 1993, Le Livre de Poche, 1995 (ISBN 978-2253137368).
- Lettres aux parents sur les choix scolaires, de Fallois, 1994 (ISBN 978-2877061957).
- Rencontre avec la Grèce Antique, de Fallois, 1995, 298 p. (ISBN 2-2860-5228-X).
- Alcibiade ou les dangers de l'ambition, de Fallois, 1995, 2 cartes, 282 p. ; Tallandier, 2008, coll. « Texto », 275 p. (ISBN 2-8473-4528-0 et 978-2-8473-4528-5) (Prix Nouveau Cercle Interallié 1995) (19e Prix Fondation Pierre-Lafue 1995).
- éd. américaine: The Life of Alcibiades: Dangerous Ambition and the Betrayal of Athens, traduit par Elizabeth Trapnell Rawlings. Cornell, 2019.
- éd. espagnole: Alcibíades, o los peligros de la ambición, 1996.
- Jeux de lumière sur l'Hellade, Fata Morgana, 1996 (ISBN 978-2851944108).
- Hector, de Fallois, 1997, Talllandier, 2019 (ISBN 979-1021037380).
- éd. grecque : Έκτωρ / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Αθηνά-Μπάμπη Αθανασίου, Κατερίνα Μηλιαρέση. - Αθήνα : Το Άστυ, 1998. - 314σ. · 24x16εκ. (ISBN 9-6086-3310-9 et 978-9-6086-3310-0).
- Le Trésor des savoirs oubliés, de Fallois, 1998 ; LGF, 1999, poche, 220 p. (ISBN 2-2531-4587-4 et 978-2-2531-4587-5).
- éd. grecque : Ο θησαυρός των λησμονημένων γνώσεων / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Μπάμπη Αθανασίου, Κατερίνα Μηλιαρέση. - Αθήνα : Το Άστυ, 2000. - 194σ. · 24x18εκ. (ISBN 9-6086-3311-7 et 978-9-6086-3311-7).
- éd.espagnole : El tesoro de los saberes olvidados, (1999).
- Laisse flotter les rubans, de Fallois, 1999, 235 p. (ISBN 2-8770-6367-4 et 978-2-7028-3844-0).
- La Grèce antique contre la violence, de Fallois, 2000 (ISBN 978-2877063906).
- éd. espagnole: La Grecia antigua contra la violencia. (2010).
- Héros tragiques, héros lyriques, Fata Morgana, 2000 (ISBN 978-2851945297).
- Roger Caillois hier encore, Fata Morgana, 2001 (ISBN 978-2851945587).
- Sous des dehors si calmes, de Fallois, 2002, Le Livre de Poche 2004 (ISBN 978-2253072621).
- avec Alexandre Grandazzi Une certaine idée de la Grèce, de Fallois, 2003 ; LGF, 2006, poche, 346 p. (ISBN 2-2531-1133-3 et 978-2-2531-1133-7).
- éd. grecque : Μια ορισμένη αίσθηση της Ελλάδος : Jacqueline de Romilly συνομιλίες με τον Alexandre Grandzzi / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Κατερίνα Μηλιαρέση. - Αθήνα : Το Άστυ, 2004. - 259σ. (ISBN 9-6086-3318-4 et 978-9-6086-3318-6).
- De la Flûte à la Lyre, Fata Morgana, 2004 (ISBN 978-2851946164).
- éd. grecque : Από το φλάουτο στην Απολλώνια λύρα / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Αθηνά-Μπάμπη Αθανασίου, Κατερίνα Μηλιαρέση. - 1η έκδ. - Αθήνα : Το Άστυ, 2005. - 102σ. · 24x17εκ. (ISBN 9-6086-3319-2 et 978-9-6086-3319-3).
- L'Invention de l'histoire politique chez Thucydide, ENS, 2005, coll. Études de littérature ancienne, 272 p. (ISBN 2-7288-0351-X et 978-2-7288-0351-4).
- L'Élan démocratique dans l'Athènes ancienne, de Fallois, 2005 (ISBN 978-2877065566).
- éd. grecque : Η έξαρση της δημοκρατίας στην αρχαία Αθήνα / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Αθηνά-Μπάμπη Αθανασίου, Κατερίνα Μηλιαρέση. - 1η έκδ. - Αθήνα : Το Άστυ, 2006. - 147σ. · 24x17εκ. (ISBN 9-6089-2520-7 et 978-9-6089-2520-5).
- Les Roses de la solitude, 2006 ; LGF, 2007, poche, 153 p. (ISBN 2-2531-2210-6 et 978-2-2531-2210-4).
- éd. grecque : Τα ρόδα της μοναξιάς / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Άννυ Σπυράκου · επιμέλεια σειράς Θανάσης Καράβατος, Δημήτρης Πλουμπίδης, Κώστας Πόταγας. - 1η έκδ. - Αθήνα : Κοινός Τόπος Ψυχιατρικής, Νευροεπιστημών & Επιστημών του Ανθρώπου, 2007. - 142σ. · 21x13εκ. (ISBN 978-9-6067-2303-2).
- Dans le jardin des mots, 2007 ; LGF, 2008, poche, 339 p. (ISBN 2-2531-2438-9 et 978-2-2531-2438-2).
- Le Sourire innombrable, de Fallois, 2008 ; LGF, 2009, poche, 120 p. (ISBN 2-2531-2655-1 et 978-2-2531-2655-3).
- Petites leçons sur le grec ancien, avec Monique Trédé-Boulmer, Stock, 2008 ; LGF, 2010, poche, 148 p. (ISBN 2-2531-2912-7 et 978-2-2531-2912-7).
- éd. grecque : Μαθήματα ελληνικών / Ζακλίν ντε Ρομιγύ, Μονίκ Τρεντέ · μετάφραση Χριστιάννα Σαμαρά · επιμέλεια σειράς Τάκης Θεοδωρόπουλος. - 1η έκδ. - Αθήνα : Ωκεανίδα, 2009. - 232σ. · 21x14εκ. (ISBN 978-9-6041-0588-5).
- Les Révélations de la mémoire, de Fallois, 2009 ; LGF, 2010, poche, 128 p. (ISBN 2-2531-3356-6 et 978-2-2531-3356-8).
- La grandeur de l'homme au siècle de Périclès, de Fallois, 2010, coll, Littérature, 123 p. (ISBN 2-8770-6718-1 et 978-2-8770-6718-8).
- éd. grecque : Το ανθρώπινο μεγαλείο στον αιώνα του Περικλή / Ζακλίν ντε Ρομιγύ. - 1η έκδ. - Αθήνα : Ωκεανίδα, 2010. - 160σ. · 21x14εκ. (ISBN 978-9-6041-0622-6).
- Au Louvre avec Jacqueline de Romilly et Jacques Lacarrière, Somogy, Éditions d'art, Louvre : Service culturel, 2001, (ISBN 2-8505-6492-3 et 978-2-8505-6492-5).
- Jacqueline de Romilly raconte l'Orestie d'Eschyle, Bayard Centurion, coll. La mémoire des œuvres, 2006, 117 p. (ISBN 2-2274-7600-1 et 978-2-2274-7600-4).
- éd. grecque : Η αφήγηση της "Ορέστειας" του Αισχύλου / Ζακλίν ντε Ρομιγύ · μετάφραση Ανθή Ξενάκη · επιμέλεια σειράς Τάκης Θεοδωρόπουλος. - 1η έκδ. - Αθήνα : Ωκεανίδα, 2008. - 165σ. · 21x14εκ. (ISBN 978-9-6041-0498-7).
- La tragédie grecque, PUF, coll. Quadrige, Grands textes, 2006, 192 p. (ISBN 2-1305-5872-0 et 978-2-1305-5872-9).
- Sous des dehors si calmes, de Fallois, 2002, 163 p. (ISBN 2-8770-6453-0 et 978-2-8770-6453-8).
- La Grèce antique : Les plus beaux textes d'Homère à Origène, Bayard Centurion, 2003, cloo. Compact, 900 p. (ISBN 2-2274-7058-5 et 978-2-2274-7058-3).
- avec Fabrice Amedeo, Actualité de la Démocratie Athénienne, 2006, 170p., Bourin éditeur (ISBN 978-2849410486).
- éd. grecque : Πόσο επίκαιρη είναι η αθηναϊκή δημοκρατία σήμερα; : Συνομιλίες με τον Fabrice Amedeo / Jacqueline de Romilly, Fabrice Amedeo · μετάφραση Ελένη Οικονόμου. - 1η έκδ. - Αθήνα : Ερμής, 2009. - 197σ. · 21x14εκ. (ISBN 978-9-6032-0189-2).
- Dictionnaire de littérature grecque ancienne et moderne, Presses universitaires de France, 2001, 304 p. (ISBN 978-2130521341).
- éd. grecque : Λεξικό της ελληνικής λογοτεχνίας : Αρχαίας και νέας / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Γιώργος Αραμπατζής, Ορέστης Καραβάς, Ροδάνθη Παπαδομιχελάκη, κ.ά. · επιμέλεια Νίκος Α. Νικολάου. - Αθήνα : Δαίδαλος Ι. Ζαχαρόπουλος, 2004. - 411σ. · 22x16εκ. (ISBN 9-6022-7336-4 et 978-9-6022-7336-4).
- Pour l'amour du grec [ancien], Bayard, 2000,188p., (ISBN 978-2227139114).
- éd. grecque : Αγαπάμε τα αρχαία ελληνικά / Jacqueline de Romilly · επιμέλεια Jean - Pierre Vernant, Αναστάσιος Στέφος · μετάφραση Αλέξανδρος Κόντος. - 1η έκδ. - Αθήνα : Ποταμός, 2002. - 212σ. · 21x17εκ. (ISBN 9-6075-6375-1 et 978-9-6075-6375-0).
- Jeanne, récit autobiographique, de Fallois, 2011. (ISBN 978-2-87706-757-7)[110].
- Ce que je crois, de Fallois, 2012, 158p. (ISBN 978-2877067966).
- Rencontre, de Fallois, 2013, Le Livre de Poche 2015 (ISBN 978-2253194392).
- Magie et Rhétorique en Grèce ancienne, Les Belles Lettres,2019, (ISBN 978-2251448879).
- éd. anglaise: Magic and Rhetoric in Ancient Greece, Carl Newell Jackson Lectures, Cambridge, MA, 1975.
- éd. américaine: Magic and Rhetoric in Ancient Greece, Jackson Lectures (Harvard University Press) 1976.
- Émerveillements: Réflexions sur la Grèce antique, Bouquins, édition établi par Marion Bellissime, préface de Pascal Charvet, Monique Trédé et Arnaud Zucker, 2019, 1376p. (ISBN 978-2221239162).
Traductions de Jacqueline de Romilly :
- Thucydide, La Guerre du Péloponnèse, édition bilingue français-grec, Belles Lettres (1re éd. : 1953-1972), 2009, coll. Classiques en poche :
- Tome 1, Livres I et II, 404 p. (ISBN 2-2518-0005-0 et 978-2-2518-0005-9).
- Tome 2, Livres III, IV, V, 532 p. (ISBN 2-2518-0006-9 et 978-2-2518-0006-6).
- Tome 3, Livres VI, VII et VIII, 553 p. (ISBN 2-2518-0007-7 et 978-2-2518-0007-3).
Préfaces de Jacqueline de Romilly notamment :
- Hérodote-Thucydide, Œuvres complètes , texte présenté, traduit et annoté par Denis Roussel, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1964 , 1904p. (ISBN 978-2070102778)