Le Sabbat rouge

From Wikipedia, the free encyclopedia

Artiste
Jules Raudnitz
Date
1871
Type
photographie stéréoscopique
Dimensions(H × L)
8,5 × 17 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
Le Sabbat rouge
Photographie issue de la série Le Sabbat rouge
Artiste
Jules Raudnitz
Date
1871
Type
photographie stéréoscopique
Dimensions (H × L)
8,5 × 17 cmVoir et modifier les données sur Wikidata

Le Sabbat rouge est une série de photographies stéréoscopiques de Jules Raudnitz réalisée en 1871, peu après la Commune de Paris.

Jules Raudnitz, photographe né à Dresde en 1815, a d'abord dans sa pratique une série de difficultés avec la police des mœurs parisienne[1]. Le , le dépôt légal conserve la trace des huit premières images de sa série Le Sabbat rouge. Raudnitz réalise en 1872 des vues des ruines de Paris, mais on n'a plus de traces de lui après cette date, même si l'on sait qu'il était encore vivant lors du décès de sa femme en 1874[2].

Le Sabbat rouge

Le Sabbat rouge est un ensemble de douze épreuves stéréoscopiques, sur papier albuminé, de 8,5 cm par 17 cm[3]. La série interroge sur les intentions de l'auteur autant que sur son mode de réalisation[4].

Raudnitz requiert les services d'un sculpteur-modeleur qui réalise des modèles en argile ou plâtre. On reconstituait ainsi les temps remarquables des opéras, en plaçant des figurines d'environ trente centimètres de hauteur devant des décors peints. La position de l'appareil permettait de donner l'illusion de la vue stéréoscopique. Raudnitz réutilise ce procédé après la Commune de Paris, pour suppléer l'impossibilité de photographier l'instant présent, en raison du long temps de pose du procédé au collodion humide[5].

Cependant, il y ajoute un parti-pris très net, en affublant ses personnages de masques grimaçants, démoniaques, et en libellant ses clichés de titres évocateurs[6]. Le sculpteur Pierre Adolphe Hennetier avait déjà réalisé en 1868 une série de moulages sur le thème du démoniaque, intitulé Les Diableries. La série d'images présente le quotidien de Satan en enfer, parodie les mœurs des classes sociales aisées et critique le régime de Napoléon III[7].

Les épreuves du Sabbat rouge sont conservées au département des estampes de la Bibliothèque nationale de France[3].

Analyses

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI