Jean-Georges Wagner
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Université de Strasbourg (d) |
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Jean-François Collange (gendre) |
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Philippe, Jean-Georges Wagner, dit « Georges », né le à Pfaffenhoffen et mort le à Strasbourg, est un magistrat et résistant français. Il a occupé le poste de premier président de la cour d'appel de Colmar de 1978 à 1986 et a exercé la fonction de vice-président du Directoire de l'Église protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine de 1968 à 1980. Durant la Seconde Guerre mondiale, il participe à des actions de résistance.
Engagement dans la Résistance
Issu de la communauté luthérienne alsacienne, Jean-Georges Wagner entreprend des études de droit à l'université de Strasbourg à partir de 1938. Au début de la Seconde Guerre mondiale, l'université se replie à Clermont-Ferrand, où il poursuit ses études[1],[2].
En , les autorités allemandes envoient à Clermont-Ferrand une délégation comprenant le père de Jean-Georges Wagner pour inciter les étudiants alsaciens à retourner à Strasbourg. Jean-Georges Wagner refuse cette proposition de retour en Alsace annexée de fait. Durant cette période, il intègre les Gergoviotes et participe aux activités de propagande, notamment la diffusion de tracts et la distribution de publications clandestines[2].
Au printemps 1942, Jean-Georges Wagner est arrêté lors d'une distribution nocturne, puis libéré pour passer l'examen de sa licence de droit. En été 1942, il est condamné à une peine d'emprisonnement avec sursis pour distribution de tracts[2].
Il rejoint ensuite Marie-Thérèse Trautmann, sa future épouse, à Romans où réside la famille de celle-ci. Il entre en contact avec la Cimade, organisation protestante qui organise des filières d'évasion pour permettre à des Juifs et des opposants politiques de franchir la frontière suisse. Jean-Georges Wagner remplit le rôle de passeur et conduit plusieurs groupes de réfugiés à travers les Alpes[1],[2].
En 1943, il est incorporé dans les Chantiers de jeunesse dans le massif du Vercors. Il déserte et se réfugie dans la région de Bordeaux avec Marie-Thérèse, muni de faux papiers d'identité. Le couple se marie en 1944[2].
En , Jean-Georges Wagner s'engage dans la Brigade indépendante Alsace-Lorraine. Cette unité militaire, composée principalement d'Alsaciens et de Lorrains, participe aux opérations de reconquête de l'Est de la France puis à la campagne d'Allemagne. Il est démobilisé en [1],[2].
Carrière de magistrat
Après la guerre, Jean-Georges Wagner devient magistrat. Il exerce comme juge au tribunal de Saint-Dié pendant cinq ans, puis comme vice-président du tribunal de Sarreguemines pendant dix mois. Il poursuit ensuite sa carrière dans les juridictions alsaciennes[1].
Il devient premier président de la cour d'appel de Colmar en et occupe cette fonction jusqu'en . De 1979 à 1983, il siège également au Conseil supérieur de la magistrature, instance constitutionnelle garantissant l'indépendance de la justice en France[1],[2].
Engagement religieux et social
Jean-Georges Wagner a occupé la fonction de vice-président du Directoire de l'Église protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine de 1968 à 1980. Il a également été administrateur de l'Association régionale spécialisée d'action sociale, d'éducation et d'animation (ARSEA)[1].