Jean-Michel Aulas
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Jean-Michel Aulas | |
Jean-Michel Aulas en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Premier vice-président de la métropole de Lyon | |
| En fonction depuis le (20 jours) |
|
| Élection | |
| Président | Véronique Sarselli |
| Prédécesseur | Émeline Baume |
| Conseiller métropolitain de Lyon | |
| En fonction depuis le (24 jours) |
|
| Élection | 22 mars 2026 |
| Circonscription | Lyon-Ouest |
| Président | Véronique Sarselli |
| Conseiller municipal de Lyon | |
| En fonction depuis le (24 jours) |
|
| Élection | 22 mars 2026 |
| Maire | Grégory Doucet |
| Président de la Ligue féminine de football professionnel | |
| En fonction depuis le (1 an, 9 mois et 14 jours) |
|
| Prédécesseur | Organisation créée |
| Vice-président de la Fédération française de football | |
| En fonction depuis le (2 ans, 3 mois et 30 jours) |
|
| Président | Philippe Diallo |
| Prédécesseur | Philippe Diallo |
| Président de l'Olympique lyonnais | |
| – (35 ans, 10 mois et 24 jours) |
|
| Prédécesseur | Charles Mighirian |
| Successeur | John Textor |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean-Michel Antoine Aulas[1] |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | L'Arbresle (France) |
| Nationalité | Française |
| Profession | Homme d'affaires Fondateur et président de la société CEGID |
| modifier |
|
Jean-Michel Aulas, né le à L'Arbresle (Rhône), est un homme d'affaires, dirigeant sportif et homme politique français.
En 1983, il fonde Cegid, société spécialisée dans l'édition de logiciels de gestion pour les professionnels des métiers de l'expertise-comptable, il cède l'entreprise, dont il fut le président, à Groupama en 2007.
Président de l'Olympique lyonnais du au , il en est aussi le principal actionnaire[2] et président-directeur général de la holding qui en gère les activités, l'OL Groupe, du au . Il cède ses parts dans le club en 2022 et quitte la présidence l'année suivante pour devenir président d'honneur[3].
Après son départ de l'OL, il est élu vice-président de la Fédération française de football[4] en puis président de la Ligue féminine de football professionnel, nouvellement créée, en .
Il est candidat aux élections municipales de 2026 à Lyon à la tête d'une liste d'union de la droite et du centre. Il est battu au second tour par le maire sortant Grégory Doucet. Également candidat dans la circonscription de Lyon-Ouest aux élections métropolitaines, il est élu en troisième position sur la liste de Yann Cucherat. Il devient premier vice président de la métropole de Lyon le auprès de Véronique Sarselli.
Sa fortune personnelle est estimée à 450 millions d'euros en 2025, le plaçant à la 309e place du classement des grandes fortunes françaises.
Jeunesse et formation
Son père était professeur de lettres au collège d'enseignement secondaire Les Quatre Vents à L'Arbresle, et chroniqueur au quotidien Lyon Matin, chef de la rédaction de Villefranche-sur-Saône, sa mère était quant à elle professeure de mathématiques au sein du même établissement scolaire.
Jean-Michel Aulas étudie l'informatique (BTS au lycée La Martinière de Lyon) puis la gestion (licence d'économie). Délégué du syndicat Union nationale des étudiants de France (UNEF) en 1968, il affirme prendre alors part aux événements de Mai 68[5] avec « [son] copain Daniel Cohn-Bendit », même si ce dernier dit ne pas s'en souvenir[6].
À partir de 1968, il est aussi joueur de handball à l'ASCEM Lyon (sous la houlette d'Ange Padovani) en Nationale 1 (D1) puis en Nationale 2 (D2)[7] et au HBC Villefranche[8] dans l'élite[9]. Ensuite, il a repris le club de l'Arbresle qui a évolué en N2 pendant quatre ans[7]. Ainsi, au total, il a baigné dans le handball pendant près de 10 ans[7].
Marié au cours des années 1980, père en 1986, puis divorcé en 1993[10], son fils Alexandre rejoint en 2011 sa holding ICMI après des expériences en banque d'affaires chez Rothschild & Co et en capital-investissement chez Apax Partners[11].
Entrepreneuriat
À 19 ans, la majorité étant alors fixée à 21 ans, Jean-Michel Aulas demande à ses parents d'être émancipé afin de co-créer, le Cegi (Centre d'études et de gestion par l'informatique), qu'il revend deux ans plus tard à la Cegos.
Au sein de Sligos (issue de la fusion de la Cegos avec la SLIGA[12]), il innove en créant et animant un réseau de prescripteurs de premier plan à l'époque : les cabinets d'experts comptables.
En 1983, il démissionne pour fonder, avec Jean-Claude Sansoe, Cegid (Compagnie européenne de gestion par l'informatique décentralisée), entreprise spécialisée dans les progiciels de gestion et de comptabilité.
En , Jean-Michel Aulas vend Cegid à la société Groupama[Combien ?], tout en en conservant la présidence pour au moins quatre ans[13]. En 2014, la presse annonce que Groupama a franchi la barre des 25 % des droits de vote de Cegid[14].
Sa fortune personnelle est estimée à 450 millions d'euros en 2025, ce qui le place au 309e rang du classement des grandes fortunes françaises[15],[16].
Olympique lyonnais
La deuxième passion de Jean-Michel Aulas, le football, vient plus tard, en 1987, un peu par hasard. Aulas, invité régulier de l'émission Ambitions sur TF1 présentée par Bernard Tapie, participe un soir de 1987 à une fête organisée après la diffusion du programme. Un journaliste du Progrès est présent et demande à Bernard Tapie qui, selon lui, pourrait sortir l'Olympique lyonnais des bas fonds de la Division 2. La réponse est toute trouvée et fait la une de la presse lyonnaise la semaine suivante : « Aulas président de l'OL ». Jean-Michel Aulas accepte « pour rendre service ». Le , le conseil d'administration de l'OL le nomme président d'un club criblé de dettes, qui a frôlé la relégation en division inférieure.
Dès son arrivée à la tête de l'OL, Jean-Michel Aulas présente un plan très ambitieux : amener Lyon en Coupe d'Europe en trois années. « C'était plus un concept marketing qu'un plan stratégique »[17], reconnaît plus tard Aulas. Mais après un mauvais départ, l'OL retrouve la division 1 et, comme annoncé, se qualifie deux ans plus tard, en 1991, pour la Coupe d'Europe.
Il transforme donc l'association olympique en une SAOS (société anonyme à objet sportif), forme une holding (OL Groupe) et crée plusieurs filiales exploitant la marque OL. Jean-Michel Aulas s'est attaché à assainir les finances du club, puis à favoriser son développement sportif en diversifiant ses sources de revenus. Sous son impulsion, l'Olympique lyonnais devient dans les années 2000 la référence du football français pour la qualité de sa gestion, qui l'ont fait passer d'un statut de PME à celui de holding coté en Bourse, et baptisé OL Groupe. Une quinzaine d'années plus tard, l'Olympique lyonnais entame sa série historique de titres de champion de France de Ligue 1. Ses détracteurs lui reprochent une vision du « football-business » où la marque du club est accolée à des activités sans rapport avec le sport ; ses partisans louent un bilan particulièrement flatteur, que selon eux essaient de copier sans succès d'autres dirigeants du football français.
En 1999, il fait entrer, contre 16 millions d'euros, Jérôme Seydoux (président de Pathé) dans le capital d'OL Groupe. En 2004, Jean-Michel Aulas crée une section féminine de football à l'OL. Cette équipe obtient rapidement un palmarès important, aussi bien au niveau national (14 titres successifs de champion de France, 9 Coupes de France) qu'au niveau européen (9 finales de Ligue des champions pour 7 titres) ; les joueuses lyonnaises constituent l'ossature de l'équipe de France qui accède aux demi-finales de la Coupe du monde en 2011. En 2006, Jean-Michel Aulas obtient après un intense lobbying auprès de Jean-François Lamour, ministre de la Jeunesse et des Sports mais aussi bien aidé par la Commission européenne[réf. souhaitée] qui l'avait demandé au gouvernement français en , la levée de l'interdiction faite aux clubs sportifs d'entrer en bourse dans le but de réunir les fonds nécessaires à la construction d'un nouveau stade pour l'OL, d'une capacité de 60 000 places.
Le , Aulas est élu à la tête du G14, association qui regroupe 18 des clubs européens de football les plus influents, et controversée pour son opposition à l'UEFA. Dans son premier discours après son élection, il déclare vouloir élargir le G14 aux 40 plus grands clubs européens. Depuis, le G14 s'est dissous. En , il est élu président d'une nouvelle association baptisée Football Avenir Professionnel (FAP), visant à défendre les intérêts de certains clubs de Ligue 1. L'association est vivement critiquée pour son caractère élitiste par les autres clubs de Ligue 1, qui n'en font pas partie.
Le projet de nouveau stade, le stade des Lumières, très controversé et objet de fortes oppositions de la part de certains conseils municipaux, associations et citoyens[18], se concrétise début 2016, avec un retard important dans le calendrier. Par ailleurs, contrairement aux objectifs initiaux de Jean-Michel Aulas de rembourser le stade d'ici 2025, il s'avère finalement que le remboursement s'étalera jusqu'en 2044[19].
Au mois d', Jean-Michel Aulas est élu « Prix de la personnalité du sport business de la décennie 1998-2008 », prix organisé à l'initiative des sociétés publicitaires, marketing et de médias dédiées aux acteurs du sport TNS Sport et de NZ consulting[20] afin de « récompenser une stratégie entrepreneuriale gagnante sur une décennie »[21].
En , il est réélu parmi les onze membres du conseil d'administration de l'ECA. Aulas sera à la tête du groupe de travail sur le fair-play financier, représentant de l'ECA dans les réunions sur le dialogue social auprès de l'Union européenne et représentant auprès de la FIFA dans le forum des clubs pour les compétitions mondiales[22].
En , il est nommé à la place de Noël Le Graët au conseil d'administration de la Ligue de football professionnel comme membre désigné par le comité exécutif de la Fédération française de football[23].
En 2022, le club est revendu à la holding Eagle Football de l’homme d’affaires américain John Textor, et Jean-Michel Aulas conserve son poste de président[24]. Les nouveaux propriétaires américains d’Eagle annoncent son départ précipité le [25], lui reprochant une politique sportive désuète[26] et des résultats médiocres[27]. Au terme de 36 ans à la tête du club, la décision est finalement prise 3 ans avant la date prévue au moment du rachat du club, et le départ est assorti d'une indemnité de 10 millions d’euros[26]. Néanmoins le , 5 jours après son éviction, Jean-Michel Aulas est présent à la finale de la Coupe de France féminine qui oppose l’OL au PSG et annonce se retirer sur un dernier titre après la victoire des lyonnaises[28]. Il est présent au Groupama stadium pour le dernier match à domicile de l'Olympique lyonnais pour la saison 2022/2023, qui sera aussi un de ses derniers matchs. Durant ce match opposant l'OL au Stade de Reims (3-0 score final), il est ovationné par le public lyonnais et un hommage lui est rendu à la fin du match (avec un tour d'honneur, un feu d'artifice et une haie d'honneur avec d'anciens joueurs de l'OL).
En , Jean-Michel Aulas porte plainte pour diffamation contre John Textor[29]et saisit le tribunal de commerce de Lyon afin d'obtenir le gel de 14,5 millions d'euros sur les comptes de l'OL et le nantissement des titres détenus par John Textor[30]. Les 14,5 millions d'euros correspondent au montant du rachat de 4 826 540 actions appartenant à la holding de la famille Aulas au prix de 3 euros par action[31]. Le , l'OL groupe conclut un accord avec Jean-Michel Aulas pour le rachat des 4 826 540 actions avant le contre la fin des procédures judiciaires[32].
Carrière politique
Rumeurs et premiers sondages sur une candidature à la mairie de Lyon
Ouvertement opposé au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, Jean-Michel Aulas affirme envisager, dès le , de se présenter aux élections municipales de 2026 à Lyon[33]. Un sondage révélé le le crédite de 17 % d'intention de vote, le plaçant en première place parmi les opposants au maire sortant[34].
Alors qu'il rencontre Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance, jeudi , l'hypothèse de sa candidature reçoit un accueil favorable de plusieurs figures du camp macroniste et de la droite[35],[36], comme l'ancien député macroniste Thomas Rudigoz[37] ou le maire du 6e arrondissement, Pascal Blache[38],[39]. Le , un nouveau sondage place Jean-Michel Aulas en principal opposant des écologistes, le situant même en capacité d'être devant le maire écologiste Grégory Doucet[40],[41]. Le même jour, un ministre des gouvernements Bayrou et Barnier, François-Noël Buffet, annonce qu'il soutiendra Jean-Michel Aulas s'il se présente[42].
Officialisation de sa candidature avec le soutien de la droite et du centre
Le , sa candidature est officialisée. Il annonce qu'il se présentera sans étiquette. Un accord est conclu avec Laurent Wauquiez et Les Républicains : celui ci se matérialise par le retrait de la candidature de l'actuel maire du 2e arrondissement, Pierre Oliver[43]. Le , il annonce officiellement sa candidature aux municipales 2026 et lance son groupe « Cœur lyonnais »[44].
En , lors d'une intervention sur la campagne municipale à Lyon, Marine Tondelier le compare à Donald Trump en raison de certaines propositions qu'elle juge « populistes », notamment sa volonté supprimer le cabinet du maire et de redistribuer son budget aux associations[45]. Deux jours plus tard, une banderole à son effigie est déployée sans autorisation sur un immeuble en cours de réfection. Le caractère illégal de cette banderole, couplé à sa légende indiquant « À Lyon, seul (sic) la pelouse de Gerland est verte… et on marche dessus », des termes repris sur les réseaux sociaux officiels de son collectif, pousse les écologistes à saisir la Commission des comptes de campagne[46]. Jean-Michel Aulas dément toutefois être à l'origine de la banderole[47].
Campagne municipale de 2026
Il annonce un certain nombre de propositions pour la ville dans le cadre de sa campagne, parmi lesquelles la création « d'un centre mobile de médiation de la rue dans les quartiers, avec des médiateurs, des agents formés à la désescalade, ainsi que des psychologues urbains », la « mise en place d'un brevet mobilité pour les enfants scolarisés afin d'apprendre à marcher et à pédaler », le lancement d'une « « Semaine de la Rue apaisée » dans tous les arrondissements lyonnais chaque année » ainsi que « l'adoption d'une charte lyonnaise du respect urbain pour rappeler le code de la rue »[48]. Il propose également la gratuité de l'accès aux TCL pour les habitants la commune de Lyon gagnant moins de 2 500 € par mois[49] et pour les foyers monoparentaux habitant la commune de Lyon[50], pour un coût estimé par lui entre 30 et 35 millions d'euros par an (chiffré contesté[51]). Ces propositions sont maintenues malgré le budget serré des TCL, des critiques venant de la gauche comme de la droite[52],[49] et la non-compétence de la mairie sur ce sujet, qui relève des attributions de la métropole de Lyon[53]. La mesure n'est finalement pas incluse dans le programme final de Jean-Michel Aulas, dévoilé le [54]. En , il annonce devant l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) sa volonté de « désencadrer les loyers »[55].
En , Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli proposent la construction d'un tunnel payant de huit kilomètres reliant Écully à Saint-Fons en parallèle du tunnel de Fourvière, pour un montant qu'ils chiffrent entre 1,6 et 2 milliards d'euros[56],[57]. Le but affiché est de requalifier les berges du Rhône au niveau de La Confluence, de supprimer l'échangeur de Perrache et d'ouvrir partiellement le tunnel de Fourvière aux modes doux[57]. Des analyses indépendantes estiment plutôt le coût des travaux entre 4 et 8 milliards d'euros, pour un tunnel comparé au projet de l'Anneau des sciences dont il reprend la finalité[58]. En , il obtient le soutien du Parti animaliste après s'être engagé à remplacer une partie des animaux du jardin zoologique de Lyon par des hologrammes[59].
Alors que les sondages le donne largement vainqueur et même proche de l'emporter dès le premier tour dans les semaines précédant le scrutin[60], les intentions de vote en sa faveur commencent à chuter à partir du mois de février[61]. Sa prestation lors de son unique débat sur BFM TV avec ses opposants fin février est jugé mauvaise par les observateurs[62],[63],[64]. Au premier tour, il termine en deuxième position derrière Grégory Doucet[65] et affronte finalement le maire sortant en duel après que ce dernier ait réalisé une fusion technique avec La France insoumise menée par Anaïs Belouassa-Cherifi[66]. L'édile écologiste l'emporte finalement avec 2 762 voix d'avance mais Jean-Michel Aulas dénonce des irrégularités et annonce saisir la justice au soir du second tour[67],[68]. Conformément au règlement, c'est à lui qu'il revient de remettre l’écharpe de maire à Grégory Doucet en tant que doyen des conseillers municipaux élus, une situation dont l'ironie est soulevée par les médias[69]. Du côté de la métropole, il est élu dans la circonscription Lyon-Ouest sur la liste de Yann Cucherat et devient membre de la nouvelle majorité de Véronique Sarselli[70], qui le nomme premier vice-président[71]. Élu également conseiller du 9e arrondissement de Lyon, il annonce renoncer à y siéger pour se concentrer sur ses mandats à la mairie centrale et à la métropole[72].
Polémiques
Président de l'OL
Attitude sur Twitter
Jean-Michel Aulas, comme président de l'Olympique lyonnais, est régulièrement accusé par les autres dirigeants de clubs de Ligue 1 et les médias d'exercer un « lobby aulassien » sur le corps arbitral, statistiques à l'appui. Ses diatribes sur Twitter pour contester des décisions d'arbitres exaspèrent[73],[74]. Ces critiques contre l'arbitrage sont à plusieurs reprises sanctionnées de suspensions de matchs ferme de terrain, de vestiaire d'arbitres et de toutes fonctions officielles par le Conseil national de l'éthique de la Fédération française de football[75],[76].
Inscrit sur Twitter en , Jean-Michel Aulas n'hésite pas, à l'aide de « petites phrases teintées d'arrogance et de mauvaise foi »[77], à railler les arbitres, mais aussi ses adversaires, les haters et les consultants football[78]. Jean-Michel Aulas rappelle que ses interventions sur Twitter font partie de sa stratégie de communication de chef d'entreprise, qu'elles doivent être prises au second degré[78] et que « ça permet d'avoir des mesures très concrètes de l'adhésion des gens, de ce qu'ils aiment et de ce qu'ils aiment moins. Ça permet de se remettre en cause et de participer à une bonne information »[79].
Autres questions d'arbitrages
Jean Michel Aulas est accusé d'avoir menacé l'arbitre Ruddy Buquet dans le cadre d'un match opposant, à Lyon, l'Olympique de Marseille et l'Olympique lyonnais le . Ruddy Buquet fait ainsi état dans son rapport de propos menaçants ayant pour but d'obtenir de lui la reprise de la rencontre, interrompue après l'agression du Marseillais Dimitri Payet[80].
Paradis fiscaux
Rue89 Lyon révèle que Jean-Michel Aulas a investi dans une aérogare de luxe via un montage financier reliant plusieurs paradis fiscaux[81]. Les documents à la disposition de Rue89 Lyon sont révélés en partie par la suite[82]. Jean-Michel Aulas porte plainte pour diffamation contre Rue89 Lyon en 2023 après leurs révélations concernant cet investissement utilisant des paradis fiscaux pour construire une aérogare à Miami avec son fils Alexandre Aulas. Dans son autobiographie, Jean-Michel Aulas indique d'ailleurs « Le concept [d’Embassair] a été développé par mon ami Franklin Devaux, mais le projet a été mis en œuvre par son fils Franck et le mien Alexandre […] Les choix stratégiques et technologiques sont faits par les pères, mais réalisés par les fils. Nous sommes très fiers de cette opération »[83]. En , l'affaire est jugée en l'absence du plaignant par le tribunal correctionnel de Lyon, pendant la campagne municipale[84]. Dans ce contexte, Rue89 Lyon publie les preuves de ses révélations sur son site et sur Mediapart[85]. Cette procédure-bâillon, selon le Syndicat national des journalistes (SNJ) suscite l'indignation de la presse nationale[86]. En , Jean-Michel Aulas perd son procès et doit rembourser les frais judiciaires de Rue89 Lyon à hauteur de 3 369 euros[87].
Lorsque l'AS Monaco atteint la finale de la Ligue des champions 2004, Jean-Michel Aulas fustige l'avantage fiscal du club monégasque par rapport aux autres clubs français. Cependant, celui-ci change d'avis en 2013 lorsque la LFP propose d'imposer une résidence fiscale sur le territoire français à tous les clubs évoluant en Ligue 1 (proposition finalement rejetée). Selon Mediapart[88], ce revirement pourrait être lié à un achat généreux du joueur lyonnais Anthony Martial par l'AS Monaco, du choix de Cegid, entreprise alors détenue par Jean-Michel Aulas, comme prestataire informatique du club monégasque, et de l'ouverture de bureaux de Cegid en 2014 à Moscou (le président monégasque, Dmitri Rybolovlev, étant de nationalité russe).
Liées à l'élection municipale de 2026
Composition de la liste
Alors qu'il annonce une liste « majoritairement issue de la société civile », Le Progrès calcule que 63 % des personnes en situation éligible sont en réalité des personnalités politiques, pour la plupart affiliées aux partis Renaissance et LR, voire des anciens membres du Rassemblement national, comme Cédric Mermet ou Jean-Stéphane Chaillet[89]. Streetpress révèle également la présence d'un collistier proche de l'UDR et d'un ancien sympathisant de la Manif pour tous dont les anciens tweets indiqueraient une proximité idéologique avec le royalisme, ce que l'intéressé dément au média en ligne[90].
Relations avec la presse
Habitué aux procédures judiciaires envers la presse[91], Jean-Michel Aulas se fait également remarquer pendant sa campagne de par son refus de participer à plusieurs débats, donc celui organisé par plusieurs médias lyonnais, dont Lyon Décideurs, mardi [92].
Diffusions de fausses informations factuelles
L'équipe et les soutiens de Jean-Michel Aulas sont accusés de diffuser plusieurs fausses informations visant à attaquer la majorité écologiste responsable de la ville de Lyon[93]. Les polémiques portent sur le nombre de vélos[94], les réactions de Grégory Doucet au mouvement Bloquons Tout[95], le tourisme à Lyon[93], ou encore le Tour de France[93]. Le site Lyon Pipeau[96] répertorie les fausses informations relayées par le candidat.
Conflit avec la veuve de Gérard Collomb
La veuve de Gérard Collomb s'inquiète de la transmission du microparti de son défunt mari à Jean Michel Aulas sans son accord et a par conséquent saisi la commission nationale des comptes de campagne[97].
Sous-entendus lors de l'hommage des attentats de 2015
Lors de l'hommage des 10 ans des attentats du 13 novembre 2015, il suscite l'incompréhension en écrivant dans le livre d'or destiné aux associations des victimes : « la force du collectif donne à tous, même ceux qui ont cautionné[,] la force de défendre l'état [sic] de droit »[98].
Actes d'intimidation contre le maire du 2e arrondissement
Pierre Oliver, maire de droite du 2e arrondissement annonce porter plainte en contre des actes d'intimidation le visant lui et sa fille de la part des équipes de Jean-Michel Aulas[99].
Supposée participation aux mouvements de mai 68 et présidence de l'UNEF
Lors de sa tournée des plateaux télé de , Jean-Michel Aulas prétend le dans l'émission Quelle époque ! qu'il aurait participé activement aux mouvements sociaux de Mai 68, taguant « Il est interdit d’interdire » sur le fronton de la Sorbonne avec Daniel Cohn-Bendit. Ce dernier niera l'anecdote, précisant même qu'il n'a jamais connu Jean-Michel Aulas[100].
Jean-Michel Aulas prétendra aussi avoir été le président du syndicat étudiant l’UNEF de Lyon à cette même époque. Anecdote qui sera là aussi contredite par Pierre Bauby, le véritable président du syndicat à cette époque, ironisant même qu'« Aulas est de toute façon bien loin de l’esprit soixante-huitard »[100].
Affirmation sur l'augmentation de la pollution à Lyon
Jean-Michel Aulas affirme à de nombreuses reprises, comme le sur le plateau de LCI de Darius Rochebin, que la pollution de l'air à Lyon aurait augmenté, notamment à cause des embouteillages dus à la politique du maire Grégory Doucet. Or, l'association agréée de surveillance de la qualité de l'air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes démontre au contraire que la pollution de l'air est constante ou en baisse[100],[101].
Enquête pour conflit d'intérêt
Le , le conseil national de l'éthique de la FFF ouvre une enquête à propos de la promesse de Jean-Michel Aulas de faire construire, s'il est élu, un stade de 10 000 à 15 000 places pour accueillir les matchs de Lyon-La Duchère et des OL Lyonnes. Si un tel projet suscite des interrogations par rapport au niveau actuel du club en 5e division, la FFF demande au candidat de ne pas utiliser son poste de président adjoint de la FFF dans sa campagne. À contrario, Jean-Michel Aulas a déclaré qu'il ne compte pas démissionner de ce poste s'il est élu maire de Lyon[102].
Par ailleurs, ses déclarations sur un projet de métro desservant l'OL Land, et notamment la LDLC Arena possédée par Holnest la holding familial des Aulas ont également suscité des interrogations[103].
Palmarès (président)
Équipe masculine
- Championnat de France de Ligue 1 (7) : 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008
- Championnat de France de Ligue 2 (1) : 1989
- Coupe de France (2) : 2008, 2012
- Coupe de la Ligue (1) : 2001
- Trophée des Champions (7) : 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2012
- Coupe Intertoto (1) : 1997
- Coupe de la Paix (1) : 2007
- Coupe Eusébio (1) : 2018
- Emirates Cup (1) : 2019
Équipe féminine
- Ligue des Champions (8) : 2011, 2012, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2022
- Championnat de France (16) : 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2022, 2023
- Coupe de France (10) : 2009, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2019, 2020, 2023
- Trophée des championnes (2) : 2019, 2022, 2023
- Championnat du monde des clubs (1) : 2012
- Trophée IFFHS du meilleur club du monde (7) : 2012, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020
- Women's International Champions Cup (2) : 2019, 2022
- Trophée Veolia Féminin (1) : 2020
- Valais Cup (1) : 2014
Résultats aux élections municipales
Distinctions
- Trophée D1 Arkema : Il reçoit le Trophée D1 Arkema d'honneur pour son parcours et investissement dans le football féminin avec l'Olympique lyonnais lors la cérémonie de remise des prix le .
Officier de la Légion d'honneur. Il est promu officier par décret du [105] et est décoré le à l'Élysée par le président de la République française François Hollande. Il était chevalier depuis le [106].
Commandeur de l'ordre national du Mérite. Il est promu officier par décret du [107] puis commandeur par décret du [108]. Il était chevalier du .
En 2021, il est classé par le magazine France Football meilleur président de l'histoire du football français[109],[110].