Jitsuzō Kawanishi

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PrédécesseurItsuki Saitō (ja)
SuccesseurGinjirō Toki (ja)
PrédécesseurFumihide Okada (ja)
SuccesseurToshitaka Taira (ja)
Jitsuzō Kawanishi
Illustration.
Kawanishi en 1936.
Fonctions
33e Gouverneur (ja) de la préfecture de Saitama

(1 an, 11 mois et 27 jours)
Prédécesseur Itsuki Saitō (ja)
Successeur Ginjirō Toki (ja)
32e Gouverneur (ja) de la préfecture de Nagasaki

(1 an, 11 mois et 22 jours)
Prédécesseur Fumihide Okada (ja)
Successeur Toshitaka Taira (ja)
26e Gouverneur de la préfecture de Kyoto

(8 mois et 29 jours)
Prédécesseur Kotora Akamatsu
Successeur Kyōshirō Andō
33e Gouverneur de la préfecture de Tokyo

(1 an et 2 jours)
Prédécesseur Shōzō Okada (ja)
Successeur Mitsuma Matsumura (ja)
9e Président de la Croix-Rouge japonaise

(3 ans)
Prédécesseur Tadatsugu Shimazu (ja)
Successeur Ryōtarō Azuma
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tokui (ja)[N 1], district d'Ubara (ja), préfecture de Hyōgo
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décès Tokyo
Sépulture Cimetière de Tama, Fuchū, Tokyo
Nationalité Japonaise
Diplômé de Université impériale de Tokyo
Profession Fonctionnaire

Image illustrative de l’article Jitsuzō Kawanishi
Gouverneurs de la préfecture de Tokyo

Jitsuzō Kawanishi (川西 實三, Kawanishi Jitsuzō?)[N 2], né le à Tokui (ja), dans la préfecture de Hyōgo, et mort le à Tokyo, est un fonctionnaire et homme politique japonais, successivement gouverneur des préfectures de Saitama, de Nagasaki, de Kyoto et de Tokyo entre 1936 et 1942. Il est également président de la Croix-Rouge japonaise entre 1965 et 1968.

Kawanishi Jitsuzō naît le de la 22e année de l'ère Meiji (1889)[2],[3],[4],[5] dans le village de Tokui (ja) (plus tard le village de Rokkō, actuellement la ville de Kobe)[6],[7], dans la préfecture de Hyōgo[2],[3]. Il est le deuxième fils de Kawanishi Shōzō (川西 種荘)[N 3],[6]. Il effectue ses études secondaires au Premier collège de Kobe (ja) (神戸第一中学校), puis au Premier Lycée à Tokyo, où il s'inscrit dans le club Kashiwa-kai (柏会), et y rencontre Uchimura Kanzō, qui le conduira à se convertir au protestantisme. Il amène notamment Tadao Yanaihara (en) au Kashiwa-kai et Yanaihara deviendra plus tard un important penseur chrétien du Japon[8],[6]. Au Premier Lycée, il a notamment eu comme professeur Nitobe Inazō, qui l'inspirera par sa sincérité[9]. Après la complétion de ses études secondaires, Kawanishi s'inscrit au département de droit de la faculté de droit de l'université impériale de Tokyo[6]. Il en sort diplômé en 1914 et passe peu après l'examen d'entrée à la fonction publique supérieure (ja)[2],[3]. Kawanishi est immédiatement embauché par le ministère de l'Intérieur[2],[3], qui l'affecte à la division des Affaires régionales de la préfecture de Saitama[6].

Il est ensuite préfet du district de Suntō dans la préfecture de Shizuoka vers 1918[10], puis agent administratif au sein du ministère de l'Intérieur[6]. C'est aussi à partir de cette période, coïncidant aussi avec son mariage avec une chrétienne, que Kawanishi devient une figure influente du protestantisme au Japon[8]. De 1920 à 1926, Kawanishi est envoyé à Genève, où il travaille comme secrétaire de la délégation japonaise à l'Organisation internationale du travail[2],[3],[4]. Il participe aux deuxième, septième et dixième conférences internationales du Travail en tant que conseiller gouvernemental[2],[3],[4],[11]. À son retour au Japon, il travaille au sein du ministère de l'Intérieur comme secrétaire du bureau des Affaires sociales, puis directeur de la division de la Politique du travail, et enfin directeur de la division de l'Emploi[2],[3]. Durant la dépression de l'ère Shōwa (ja), conséquence de la Grande Dépression, il rédige un manuel de travail et encourage l'émigration[2],[3]. En 1932, il devient directeur de la division des Assurances du département des Affaires sociales et rédige la loi sur l'Assurance médicale nationale (ja), en dépit de l'opposition de l'Association médicale japonaise (ja)[2],[3],[4].

Le , il accède à un poste gouvernoral pour la première fois, devenant celui de la préfecture de Saitama[9]. Son mandat est court, puisqu'il est muté en tant que gouverneur de la préfecture de Nagasaki deux ans plus tard[9]. Il est notamment crédité pour la construction du centre d'aviron (en) de Toda[N 4] et du téléphérique de Mitsumine (ja)[N 5],[9]. Il organise aussi l'accueil d'Helen Keller durant sa visite de la préfecture en 1937[9]. Il acquiert une renommée cependant plutôt dû à son approche au gouvernement, en préférant commencer son mandat par la visite des municipalités de sa préfecture[9]. Il commence entre autres par la visite d'un petit village de montagne, ce qui lui vaut la reconnaissance des locaux[9]. Connu pour son humilité, il affirme notamment dans une rubrique du média national Asahi Shimbun « vous me comprendrez si vous me parlez » (話せば分る)[9]. Il effectuera aussi une tournée des municipalités en tant que gouverneur de la préfecture de Nagasaki, commençant par une municipalité insulaire[9]. Il est gouverneur de la préfecture de Nagasaki du jusqu'au , date de son transfert pour devenir gouverneur de la préfecture de Kyoto[2],[3]. En tant que gouverneur de Kyoto, il commence son discours en affirmant son lien avec la préfecture, car son épouse est née dans la préfecture[5]. Il se retrouve rapidement impopulaire, dû à une loi promulguée le , interdisant les produits de luxe, qui plonge la préfecture dans une crise économique[5]. Dès de , il est donc muté comme gouverneur de la préfecture de Tokyo[5],[2],[3]. En tant que gouverneur de Tokyo, il prend part à l'effort de guerre, et avec le début des combats de la guerre du Pacifique le , il lui est recommandé par Hideki Tōjō de démissionner pour laisser place à d'autres fonctionnaires[6]. Il prend sa retraite de la fonction publique le [2],[3],[6]. Il est par la suite directeur général de l'Association des Femmes du Grand Japon (en) et celui de l'Association des Bourses d'études du Grand Japon (ja) (大日本育英会), continuant sa participation sociale en temps de guerre, et sa femme Tazuko s'implique aussi dans l'association des femmes patriotes[2],[3],[6]. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, de à , il lui est interdit d'exercer un poste dans la fonction publique[2],[3],[12],[13].

À la levée de la purge de la fonction publique, Kawanishi ouvre un cabinet d'avocats[5]. Il devient le premier président du comité de révision de l'assurance sociale, puis directeur général du Saiseikai (ja) (恩賜財団済生会), l'organisation des cadeaux impériaux[2],[3]. Il est aussi directeur du Tokyo Kōsei Nenkin Kaikan, directeur de l'Association japonaise de l'organisation internationale du Travail et président de l'Association japonaise de l'enseignement professionnel (日本職業協会), entre autres[2],[3]. Du au , il est président de la Croix-Rouge japonaise[2],[3],[4],[6]. Du jusqu'au de la même année, il est membre du comité central de prévention des catastrophes, nommé par le premier ministre[6]. Il publie son autobiographie en , qui paraît aux éditions Shakai Hoken Shinpōsha[6]. Kawanishi continue de fréquenter des groupes de lecture biblique et à des réunions bibliques à domicile jusqu'à son décès[6]. Il meurt le à l'âge de 89 ans[2],[3],[4]. Sa dépouille est inhumée au Cimetière de Tama, à Fuchū, dans la métropole de Tokyo[6].

Il épouse le Tazuko Mitani (三谷 田鶴子, 1898-1999), enseignante biblique, originaire d'Iwataki dans le district de Yosa de la préfecture de Kyoto[N 6],[5], à l'église de Fujimi-chō (ja) (富士見町教会) dans l'arrondissement de Kōjimachi (ja)[N 7],[15]. Elle a comme frères le diplomate Takanobu Mitani (ja) (1892-1985) et le philosophe du droit Takamasa Mitani (ja) (1889-1944)[16]. Jitsuzō et Tazuko ont quatre enfants, trois fils, Mizuo (瑞夫), Susumu (進) et Tsuyoshi (剛) et une fille, Kaoru (薫)[15]. Susumu (ja) est entre autres devenu professeur d'université[17]. Son fils Mizuo meurt jeune en 1943[18]. Il était chrétien protestant et parlais couramment le français[5],[15].

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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