L'Après
mouvement politique français
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'Après est un mouvement politique français de gauche fondé en .
(lancement du mouvement)
Ensemble ! (2025)
93170 Bagnolet
| Alliance pour une République écologique et sociale L'Après | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Fondation | (enregistrement de l'association) (lancement du mouvement) |
| Scission de | La France insoumise |
| Fusion de | Gauche démocratique et sociale (2025) Ensemble ! (2025) |
| Siège | 26, rue Malmaison 93170 Bagnolet |
| Journal | Démocratie & socialisme |
| Positionnement | Gauche[1] à gauche radicale |
| Idéologie | Écosocialisme Socialisme démocratique Antilibéralisme Altermondialisme Protectionnisme |
| Affiliation française | Nouveau Front populaire |
| Adhérents | 5 000[2] |
| Couleurs | violet, vert et rouge |
| Site web | www.l-apres.fr |
| Présidents de groupe | |
| Assemblée nationale | Cyrielle Chatelain (EcoS) |
| Représentation | |
| Députés | |
| Conseillers régionaux | |
| Conseillers départementaux | |
| modifier |
|
La Gauche démocratique et sociale est dissoute dans L'Après en , suivie par Ensemble ! en de la même année.
Le mouvement prévoit initialement de présenter Clémentine Autain à la primaire de la gauche unitaire de 2026.
Signification du nom
Lors de la création du mouvement, le nom « L'Après » est un acronyme d'« Association pour une république écologique et sociale ». Il devient ensuite le rétroacronyme d'« Alliance pour une république écologique et sociale ».
Historique

En gestation depuis les élections européennes[3], la création du mouvement L'Après, acronyme d'Association pour une République écologique et sociale, est officiellement annoncée le à Bagnolet[4], soit quelques jours après les élections législatives. Il est créé à l'initiative de plusieurs dissidents de La France insoumise, tels que Clémentine Autain, Alexis Corbière, Danielle Simonnet, Raquel Garrido[5], Hendrik Davi ou Olivier Madaule, adjoint au maire de Montreuil[6]. Ce mouvement négocie avec les écologistes et les communistes dans le but de siéger dans un même groupe à l'Assemblée nationale[3]. Pierre-Yves Legras, proche de Corbière et responsable de publication du site L'Après, affirme qu'il « a été pensé sur le modèle de Pour la République sociale (PRS) »[7].
Le mouvement annonce ne pas avoir comme objectif de « bousculer, remplacer ou affronter »[3] l'entente entre les différents partis de gauche mais être même « au service du Nouveau Front populaire » : l'association se revendique unitaire, et son objectif annoncé est de « cimenter le Nouveau Front populaire pour changer de politique » et « permettre au rassemblement des gauches et des écologistes de grandir et gagner dans le pays »[8],[6].
Des critiques émergent le jour du lancement du mouvement par plusieurs cadres insoumis comme Adrien Quatennens ou Nadège Abomangoli, pointant du doigt le fait que l'Après ne soit pas né d'une initiative récente mais existe administrativement depuis le , lors de la campagne des élections européennes et avant la non-réinvestiture des initiateurs du mouvement par La France insoumise[7]. L'association répond rapidement, assumant cette date de création au mois de mai, au moment de la campagne des européennes, et affirmant qu'elle n'est pas « surprenante » mais « 100 % raccord avec [son] rôle de trait d’union »[9],[10],[11]. Pierre-Yves Legras explique que Jean-Luc Mélenchon lui-même avait créé l'association Pour la République sociale lorsqu'il était encore au Parti socialiste, afin d'agréger les personnes qui ne voulaient pas entrer au PS, mais qui étaient en accord avec le « non » au Référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe en 2005[7]. Mediapart explique que, juste après les critiques des insoumis, Clémentine Autain a « tenté de se justifier maladroitement » : elle a expliqué dans un premier temps la date du par une erreur dans les mentions légales du site web, puis repoussé les reproches en déclarant : « Après la purge, l’objet de l’association n’est plus le même mais l’esprit de l’union que nous voulions défendre avec ce cadre reste intact »[12]. Clémentine Autain reconnaît ensuite auprès de Libération une date de création au mois de mai : « On avait déjà prévu de créer une association car on avait des désaccords, on était mis à l’écart de tout ! […] oui, nous avions déjà en tête qu’il fallait un espace associant les insoumis attachés au rassemblement des gauches et des écologistes, condition pour gagner. »[7]
Le jour de l'annonce de la création de l'Après, François Ruffin indique ne pas souhaiter rejoindre le mouvement pour le moment, à la différence du président de son parti Picardie debout !, Guillaume Ancelet[8]. Pascale Martin, députée LFI sortante battue aux législatives, rejoint aussi le mouvement[13].
Une organisation de jeunesse, affiliée au mouvement, les Jeunes de l'Après, est également créée.
En , des discussions entre l'Après, la Gauche démocratique et sociale, Ensemble, Génération.s s'engagent ayant pour but final une potentielle fusion de ces forces politiques[14]. La Gauche écosocialiste et Alternative communiste se sont retirés au début[15], puis Picardie debout ! le . Nouvelle Donne a également été sollicitée[14]. Le , L'Après fusionne avec la Gauche démocratique et sociale[16].
Démocratie & socialisme devient le journal de L'Après en [17][source secondaire souhaitée].
L'Après change de nom le lors du congrès de sa fondation, en gardant le même acronyme : Alliance pour une République écologique et sociale[réf. nécessaire]. Cependant, ce changement de nom ne semble pas avoir été déclaré. En effet, la dernière publication au journal officiel des associations du 12 mai 2026 déclarant le changement d'adresse mentionne toujours le terme "Association"[18]. Cela scelle l'alliance avec la Gauche démocratique et sociale et Ensemble[17],[19]. Pendant ce congrès, le parti appelle à une candidature unique de la gauche pour les élections présidentielles de 2027, estimant qu'il s'agit du seul moyen d'empêcher l'accession au pouvoir du Rassemblement national[20],[21]. Ceci est officialisé en en soutenant la primaire de la gauche unitaire de 2026 qui engagera le gagnant sous la bannière « Front Populaire 2027 ». Clémentine Autain s'y présente comme candidate pour l'Après[22], mais se retire finalement le 11 juillet 2026 après que le Parti socialiste a décidé de sortir du processus. Clémentine Autain juge alors qu'« il n'y aura [plus] de primaire »[23].
