Primaire de la gauche unitaire de 2026
élection primaire prévue en 2026 par une partie de la gauche française
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La primaire de la gauche unitaire de 2026 est une élection primaire en France annoncée pour le et qui vise à désigner un candidat commun de L'Après, des Écologistes, de Debout ! et de Génération.s à l'élection présidentielle française de 2027. Le Parti socialiste (PS) est divisé quant à sa participation et le Parti communiste français (PCF) semble opposé à une primaire mais décidera de sa stratégie présidentielle en . L'Union démocratique bretonne a annoncé y participer. Cependant, l'initiative semble menacée depuis les élections municipales de 2026.
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| Primaire de la gauche unitaire de 2026 | ||||||||||||||
| Type d’élection | Primaire | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Candidat à l'élection présidentielle française de 2027 | ||||||||||||||
| Élu | ||||||||||||||
| À déterminer À déterminer | ||||||||||||||
| Résultats officiels | ||||||||||||||
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Création
La primaire est fondée le par Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, Lucie Castets, qui fut proposée par le NFP pour devenir Première ministre après les élections législatives de 2024, François Ruffin, président de Debout, et Clémentine Autain, cofondatrice de L'Après[1].
Cette primaire ne fait pas l'unanimité parmi les participants du Nouveau Front populaire, la coalition de gauche qui s'était formée pour les élections législatives de 2024 :
- Les Écologistes, Génération.s, L'Après, Debout et l'Union démocratique bretonne[2] ont confirmé leur participation ;
- le Parti socialiste est divisé sur la question de sa participation[3] : le premier secrétaire Olivier Faure s'est engagé à organiser une consultation interne avant [4]. En février, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Boris Vallaud, se positionne contre la primaire[5] ;
- le Parti communiste français prévoit de décider sa stratégie pour l'élection présidentielle en lors de son congrès[6],[7]. En février, Léon Deffontaines, porte-parole du PCF, déclare : « Nous nous préparons à une candidature propre qui ne passe pas par la primaire »[8] et en mars, le bureau national exclue l'éventualité d'une primaire[9] ;
- La France insoumise et Place publique ont d'emblée refusé de participer[10].
À la suite des élections municipales de 2026, l'initiative semble de plus en plus menacée par la critique d'Olivier Faure et de Marine Tondelier en interne dans leurs partis respectifs[11],[12],[13],[14],[15],[16],[17].
Modalités
La primaire est prévue le en présentiel et en ligne[18]. Un bureau de vote est prévu dans chaque canton de France métropolitaine et dans les départements et régions d'outre-mer[19].
Pour être candidat, il faudra obtenir 500 signatures de maires et d'élus « comme pour l'élection présidentielle » (pouvant parrainer 2 à 3 candidats)[20],[21].
Candidats
Déclarés
| Candidat (nom et âge) et parti politique | Fonction(s) politique(s) lors de la campagne | Campagne, slogan(s) et consigne de vote | Commentaires / Anciens engagements politiques | Soutiens | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Clémentine Autain (52 ans) L'Après |
|
La vie meilleure |
Début , elle annonce être candidate à une éventuelle primaire de la gauche, se disant être capable de « rassembler »[22],[23],[24]. |
Alexis Corbière, Raquel Garido, Danielle Simonet[25] | ||
| Lydie Massard (47 ans) Union démocratique bretonne |
|
![]() |
Elle annonce sa candidature le à la primaire de la gauche[2],[26],[27] |
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| François Ruffin (50 ans) Debout ! |
|
Nous président ! |
Il annonce sa candidature lors d'un meeting à Montreuil le dans le cadre d'une candidature unique à gauche[28],[29],[30]. |
Sébastien Jumel, Sophie Taillé-Polian[31] | ||
| Marine Tondelier (39 ans) Les Écologistes |
|
Tenez bon, nous arrivons ! |
Elle annonce sa candidature le dans le cadre d'une nomination par son parti et d'une primaire à gauche[32],[33],[34]. Le , elle est désignée candidate des Écologistes pour la primaire avec 86 % des voix[35]. |
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Désignations internes
Les Écologistes
Le , le conseil fédéral des Écologistes adopte une motion visant à organiser un processus de désignation interne d'un candidat pour représenter le parti dans le cadre d'une primaire de la gauche[36],[37]. Le premier tour est prévu du 5 au et le second tour, si nécessaire, du 12 au [38]. Pour se présenter, chaque candidat doit obtenir au moins 25 parrainages de conseillers fédéraux. Les adhérents à jour de cotisation et pouvant justifier de six mois d'ancienneté sont éligibles à voter[39].
Sandrine Rousseau, qui avait terminé deuxième de la primaire de l'écologie de 2021, renonce dès le mois de septembre à se présenter, dénonçant une « parodie de démocratie interne » visant à favoriser la candidature de la secrétaire nationale du parti Marine Tondelier[40],[41],[42].
Le , Marine Tondelier, à la tête du parti depuis , annonce être candidate dans Le Nouvel Obs puis au Journal de 20 heures de TF1[43],[44],[45]. Cinq jours plus tard, au lendemain de la clôture des dépôts de candidatures, le parti annonce également la participation au scrutin de Waleed Mouhali, conseiller municipal de La Garenne-Colombes et porte-parole du bureau exécutif régional des Écologistes d’Île-de-France[46],[47]. Ce dernier, qui avait oeuvré à la campagne de Sandrine Rousseau en 2021, recueille exactement les 25 parrainages nécessaires pour se présenter tandis que Marine Tondelier en obtient 129[48],[49]. Un débat est organisé entre les deux candidats le [50].
Le , Marine Tondelier est désigné candidate des Écologistes pour une primaire de la gauche avec 86 % des suffrages, soit 5 341 voix, contre 14 % pour son adversaire[51],[52],[53]. La participation au scrutin, qui concernait environ 12 800 adhérents éligibles, est de 54 %[54].
| Candidats | Premier tour (%) |
Issue | |
|---|---|---|---|
| Marine Tondelier | 86 | Désignée | |
| Waleed Mouhali | 14 | Battu | |
Personnalités non candidates
Ayant décliné
Refus de participation à l'élection présidentielle
- Lucie Castets, maire du 12e arrondissement de Paris à partir de 2026, proposée par le NFP pour le poste de Premier ministre après les élections législatives de 2024 et cofondatrice du Front populaire 2027. Lors de la création du Front populaire 2027, elle affirme qu'elle n'a aucune ambition présidentielle[55],[56].
- Anne Hidalgo, maire de Paris de 2014 à 2026 et candidate socialiste à l'élection présidentielle en 2022. Après avoir annoncé ne pas être candidate à sa réélection aux élections municipales de 2026, elle réfute l'idée d'une nouvelle candidature à l'élection présidentielle[57].
Participation à l'élection présidentielle mais refus de la primaire
- Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France Insoumise dont il fut le candidat en 2012, 2017 et 2022. Il refuse de participer à une primaire[58],[10].
- Raphaël Glucksmann, député européen depuis 2019 et coprésident de Place Publique. Il refuse de participer à une primaire de la gauche[59],[10].
- Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre socialiste et fondateur de La Convention. Il déclare qu'il sera candidat si nécessaire, mais pas à une primaire de toute la gauche[60].
- Jérôme Guedj, député socialiste depuis 2022. Il annonce sa candidature le , sur France Inter, en dehors du cadre de la primaire de la gauche[61].
- Delphine Batho, députée depuis 2013 et présidente de Génération écologie. Elle annonce sa candidature à l'élection présidentielle pour représenter l'écologie, arguant que Marine Tondelier ne gagnera pas la primaire de la gauche unitaire[62].



