La Bourboule

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La Bourboule
La Bourboule
La Bourboule vue du puy Gros.
Blason de La Bourboule
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Intercommunalité Communauté de communes du Massif du Sancy
Maire
Mandat
David Dupic
2026-2032
Code postal 63150
Code commune 63047
Démographie
Gentilé Bourboulien
Population
municipale
1 727 hab. (2023 en évolution de −3,47 % par rapport à 2017)
Densité 136 hab./km2
Population
unité urbaine
2 211 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 21″ nord, 2° 44′ 24″ est
Altitude Min. 812 m
Max. 1 408 m
Superficie 12,74 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine La Bourboule
(ville-centre)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Sancy
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Bourboule
Liens
Site web ville-labourboule.com

La Bourboule est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Bourbouliens et les Bourbouliennes.

Localisation

La Bourboule est une ville de moyenne montagne située dans le sud-ouest du département du Puy-de-Dôme[1], dans un élargissement de la vallée de la Haute Dordogne. Plus précisément, elle est au confluent de cette rivière et du ruisseau du Vendeix (un de ses affluents de 7,2 km)[2]. Elle se situe dans une vallée glaciaire à une altitude moyenne de 852 mètres.

Elle bénéficie des labels « station thermale », « station de tourisme », « station verte »[3], « village de neige » et « Famille Plus » depuis 2006[4]. Elle est aussi membre de l'association européenne des villes thermales historiques (EHTTA, European Historical Thermal Town Association[5],[6]).

Quatre communes sont limitrophes de La Bourboule[7]. La commune est distante d'environ 50 km de Clermont-Ferrand.

Hydrographie

Le Vendeix à La Bourboule.
Le fleuve Dordogne à la Bourboule.
Le fleuve Dordogne à la Bourboule.

Le système hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés :

  • la Dordogne, longue de 483 km[8] ;
  • le Vendeix 7,2 km[9], qui conflue avec la Dordogne ;
  • le ruisseau des Vernières ou ruisseau de cliergue 5,1 km[10], qui conflue avec la Dordogne ;
  • le ruisseau de la Vernouze[11].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[14] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[15]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 251 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mont-Dore à 6 km à vol d'oiseau[18], est de 7,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 2 129,4 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 34 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,1 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , La Bourboule est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21].

Elle appartient à l'unité urbaine de La Bourboule[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[22],[I 1]. La commune est en outre hors attraction des villes[23],[24].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,3 %), prairies (18,7 %), zones urbanisées (12,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement

En 2012, la commune comptait 2 591 logements, contre 2 622 en 2007. Parmi ces logements, 39 % étaient des résidences principales, 49,1 % des résidences secondaires et 12 % des logements vacants (en 2007, la ville comptait une majorité absolue de résidences secondaires, avec un taux de 55,3 %). Ces logements étaient pour 31 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 66,2 % des appartements[INS 1].

Le nombre de résidences secondaires atteignait 1 449 en 2007, chiffre qui n'a cessé d'augmenter depuis 1968, avant de baisser à 1 271 en 2012. Enfin, le nombre de logements vacants, de 1 323 en 1968, est passé à 310 en 2012[INS 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 55,7 %, en hausse sensible par rapport à 2007 (53,9 %). La part de logements HLM loués vides était de 4,5 % (contre 4,7 %)[INS 3].

Voies de communication et transports

Voies routières

Les routes départementales 996 et 130 en direction du Mont-Dore
Les routes départementales 996 et 130 en direction du Mont-Dore en mars 2011.

La commune est traversée par la route départementale 996 (ancienne route nationale 496) reliant Saint-Sauves-d'Auvergne à Mont-Dore et à Issoire. La route départementale 130 permet aussi d'accéder au village voisin du Mont-Dore. L'avenue Guéneau-de-Mussy étant à sens unique, depuis Saint-Sauves, il faut emprunter également les RD 129 et 129a[7].

La route départementale 88 relie du nord au sud Murat-le-Quaire à la RD 645 en direction de La Tour-d'Auvergne par Fenestre et le col de Vendeix. La RD 129 part de l'ouest du village en direction de La Tour-d'Auvergne par Liournat, hameau de Saint-Sauves-d'Auvergne où part la RD 610 menant à Charlannes[7] et à l'ancienne télécabine.

En outre, La Bourboule bénéficie d'un accès autoroutier par l'A89 (échangeur 25 de Saint-Julien-Sancy).

Transport ferroviaire

La Bourboule était desservie par une gare ferroviaire de la ligne de Laqueuille au Mont-Dore, implantée au nord-est du centre-ville de la commune, à proximité de la route départementale 996. Une rotation autorail a existé jusqu'en qui s'est arrêté en raison des problèmes de déshuntage du matériel (X 73500) assurant cet aller-retour. Depuis le , ce dernier est remplacé par un autocar TER Auvergne.

Toponymie

Le nom de La Bourboule vient du mot de langue gauloise « burbula » qui désigne une eau boueuse[26],[27]. Et de « borba » qui signifie une source bouillonnante d'où son nom antique « Borbo-iolo »[28].

En auvergnat, la langue régionale autrefois parlée localement, son nom était La Borbola en graphie classique[29] et Là Bourbolà en écriture auvergnate unifiée.

Histoire

Naissance et évolution de la station

Affiche de Michel Simonidy (Mihail Simonidi) pour la station de La Bourboule
Affiche de Michel Simonidy (Mihail Simonidi) pour la station de La Bourboule.

La quête d’eau pure au xıxe siècle devient un atout essentiel à la santé publique, la source chaude participe à répondre aux attentes de ce siècle.

La Bourboule a obtenu le statut de commune autonome en 1875 avec le village du même nom et les hameaux de Quaire, Fenestre, Vendeix et du Pregnoux. Avant cette date, elle dépendait de la commune de Murat-le-Quaire. Cette date de 1875 a été le point de départ de son extension et de sa prospérité, qui a fait d'elle une « Grande ville d'eaux », qu'elle est devenue en quelques années.

Elle s'est alors dotée d'équipements de soins importants dans les années 1870 (thermes Choussy, Grands thermes, etc.), d'une église néoromane construite dans les années 1880, de deux casinos construits entre 1890 et 1892, etc. Cette période de développement est marquée par la « guerre des puits » entre les familles Choussy et Mabru se déchirant sur la propriété des différentes sources thermales.

Dans la 1re moitié du XXe siècle, elle est l'une des stations thermales les plus importantes du Massif central (seconde station après Vichy en 1969, mais aussi la première station thermale pédiatrique d'Europe jusque très récemment, avec une moyenne d'âge des curistes de 13 ans[réf. nécessaire]) en compétition déclarée avec l'autre station du massif du Puy de Sancy, Mont-Dore, dont les eaux ont d'autres propriétés que celles de la Bourboule. C'est l'âge d'or de la station thermale. La Bourboule accueille une élite bourgeoise venant de France et d'Europe, des stars de l'époque y séjournent comme Buster Keaton ou Sacha Guitry[30].

De grands hôtels sont construits et le site de Charlannes (mont qui surplombe la Bourboule) est aménagé avec la construction d'un hôtel, d'un terrain de golf (qui fermera en 1939), d'un tramway et d'un funiculaire pour relier la station à ce sommet. Au cours des Trente Glorieuses, la Bourboule abandonne son costume de station mondaine pour devenir la plus importante station thermale de France pour enfants sous l'impulsion de la Sécurité sociale.

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de La Bourboule est membre de la communauté de communes du Massif du Sancy[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est au Mont-Dore. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[31].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Issoire depuis 2017[Note 4], à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1]. Jusqu'en , elle faisait partie du canton de Rochefort-Montagne[34].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Sancy (dont elle est le bureau centralisateur) pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la troisième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[34].

Élections municipales et communautaires

Élections de 2026

Le conseil municipal de La Bourboule, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[35], pour un mandat de six ans renouvelable[36]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2026 est de 19[37].

David Dupic (liste « Une équipe un projet un avenir pour La Bourboule ») remporte l'élection au premier tour, le , avec 50,84 % des suffrages exprimés et quinze sièges au conseil municipal. François Constantin, le maire sortant (liste « Vive La Bourboule ! ») acquiert les quatre sièges restants. Le taux de participation s'élève à 74,15 %[38]. Le , le conseil municipal a élu le nouveau maire, David Dupic, et désigné cinq adjoints[39].

Les six sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes du Massif du Sancy se répartissent en : cinq sièges issus de la liste de David Dupic et un siège issu de la liste de François Constantin[38].

Chronologie des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1875 1884 Guillaume Duliège[40]    
1884 1896 Antoine Gardin    
1896 1907 Lucien Pipet    
1907 1908 Mathieu Brugière    
1908 1910 Henri Rebois    
1910 1910 Mathieu Brugière    
1910 1919 Henri Rebois    
1919 1922 Frédéric Lequime    
1922 1925 Octave Chadefaux    
1925 1941 Jean-Baptiste Gachon    
1941 1944 Pierre Mille    
1944 1947 Jean-Baptiste Gachon    
1947 1948 Pierre Mille    
1948 1955 Jean-Baptiste Brut    
1955 1971 Georges Lamirand    
1971 1977 Paul Constantin    
1977 1989 Daniel Segarra    
mars 1989 mars 2001 Serge Teillot DVD  
mars 2001 avril 2012 Jean Falgoux PS  
mai 2012
(démission[Note 5])
Éric Brut[42] PS 1er vice-président de la CC du Massif du Sancy[43]

(réélu en 2020)
François Constantin[44]   Dirigeant d'une société de production audiovisuelle[45]
en cours
(au )
David Dupic[39]    

Politique environnementale

La gestion des déchets est assurée par le syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères de la Haute Dordogne, composé de 35 communes[BOU 1].

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[47].

En 2023, la commune comptait 1 727 habitants[Note 6], en évolution de −3,47 % par rapport à 2017 (Puy-de-Dôme : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
8401 1001 6161 7081 9961 9471 9961 9051 780
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 7003 1543 0973 0653 1872 3362 4962 3922 384
1990 1999 2005 2006 2010 2015 2020 2023 -
2 1132 0432 0612 0491 9251 7861 7571 727-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 26,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (34,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 36,1 % la même année, alors qu'il est de 27,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 834 hommes pour 944 femmes, soit un taux de 53,09 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[50]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
1,7 
7,0 
75-89 ans
11,9 
25,5 
60-74 ans
25,4 
24,5 
45-59 ans
22,7 
15,2 
30-44 ans
12,4 
14,0 
15-29 ans
11,9 
13,5 
0-14 ans
14,0 
Pyramide des âges du département du Puy-de-Dôme en 2022 en pourcentage[51]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
2,1 
7,7 
75-89 ans
10,5 
17,7 
60-74 ans
18,6 
20,1 
45-59 ans
19,1 
18,3 
30-44 ans
17,4 
18,7 
15-29 ans
17,1 
16,7 
0-14 ans
15,2 

Manifestations culturelles et festivités

Sports et loisirs

La Bourboule compte plusieurs installations sportives. Elle possède un club d'équitation, de tennis, un terrain de football, une salle de musculation, ainsi qu'une salle polyvalente[BOU 2].

Il existe une station de ski à Charlannes[BOU 2].

Le pôle aqualudique est une réalisation de la communauté de communes du Massif du Sancy, implantée sur le territoire de la commune de La Bourboule en remplacement de l'ancienne piscine devenue vétuste. Les travaux, commencés en , ont duré deux ans, après plusieurs retards dus à une annulation de permis de construire sur ordres préfectoraux ou encore une pollution découverte sur l'ancienne piscine. Ce pôle comprend un bassin polyvalent de 338 m2, un bassin de 100 m2, ainsi qu'un espace bien-être[BOU 3].

Enseignement

La Bourboule dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école maternelle et une école élémentaire, toutes deux publiques[52].

Les élèves poursuivent leur scolarité au collège Marcel-Bony de Murat-le-Quaire[53], puis à Clermont-Ferrand, au lycée Ambroise-Brugière pour les filières générales et STMG, ou au lycée La-Fayette pour la filière STI2D[54].

En 2016, parmi la population non scolarisée âgée de 15 ans ou plus (1 438 personnes), 37 % n'étaient titulaires d'aucun diplôme ou au plus d'un BEPC ou brevet des collèges, 28,8 % d'un CAP ou d'un BEP, 15,6 % d'un baccalauréat et 18,6 % d'un diplôme de l'enseignement supérieur[INS 4].

Santé

Économie

Le thermalisme

Station thermale, porteurs et baigneuses.

La ville est connue essentiellement comme station thermale.

Le thermalisme bourboulien est spécialisé dans le traitement des affections des voies respiratoires de l'enfant et de l'adulte, de l'asthme, des problèmes de peau (eczéma, psoriasis notamment) ainsi que les troubles du développement de l'enfant.

L'âge d'or du thermalisme, à La Bourboule, reste l'entre-deux-guerres, durant laquelle une clientèle de luxe (émirs, sultans, etc.) venait s'y détendre. L'architecture de l'artère principale de la ville s'en ressent.

Une certaine mélancolie en est ainsi ressortie, avec ce mythe de « l'âge d'or du thermalisme », vantant les fastes de cette période (tapis rouges pour accueillir la clientèle) et accusant la Sécurité sociale d'avoir attiré les classes populaires dans la cité thermale, qui, de ce fait, remplaçaient la riche clientèle à partir des années 1950. Mais, depuis quelques années, la station a encore perdu de son éclat en ayant vu progressivement disparaître les cohortes d'enfants descendant des maisons de soins pour se rendre du printemps à l'automne aux thermes.

Revenus de la population et fiscalité

En 2016, le revenu fiscal médian par ménage s'élevait à 18 309 [55].

Emploi

En 2016, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 103 personnes, parmi lesquelles on comptait 74,7 % d'actifs dont 63,4 % ayant un emploi et 11,3 % de chômeurs[INS 5].

On comptait 969 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 711, l'indicateur de concentration d'emploi est de 136,4 %, ce qui signifie que la commune offre plus d'un emploi par habitant actif[INS 6].

568 des 711 personnes âgées de 15 ans ou plus (soit 79,9 %) sont des salariés[INS 7]. Près des deux tiers (65,9 %) de cette population travaillent dans la commune de résidence[INS 8].

Entreprises et établissements

Au , La Bourboule comptait 241 entreprises : 10 dans l'industrie, 30 dans la construction, 108 dans le commerce, transport, hébergement et restauration, 41 dans les services marchands aux entreprises et 52 dans les services marchands aux particuliers[INS 9].

En outre, elle comptait 302 établissements[INS 10].

Tourisme

Au , la commune comptait 9 hôtels (deux classés deux étoiles, cinq classés trois étoiles et deux autres non classés), totalisant 266 chambres[INS 11] ; 5 campings (dont trois classés trois étoiles), totalisant 550 emplacements[INS 12] ; une résidence de tourisme ou hôtelière de 160 places lit ainsi que deux villages vacances ou maisons familiales comptabilisant 260 places lit[INS 13].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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