La Verrière
commune française du département des Yvelines
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La Verrière est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.
| La Verrière | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Yvelines | ||||
| Arrondissement | Rambouillet | ||||
| Intercommunalité | CA Saint-Quentin-en-Yvelines | ||||
| Maire Mandat |
Nicolas Dainville 2020-2026 |
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| Code postal | 78320 | ||||
| Code commune | 78644 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Verriérois | ||||
| Population municipale |
5 994 hab. (2023 |
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| Densité | 3 386 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 45′ 20″ nord, 1° 57′ 22″ est | ||||
| Altitude | Min. 166 m Max. 175 m |
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| Superficie | 1,77 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Paris (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Paris (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Trappes | ||||
| Législatives | 11e circonscription des Yvelines | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Yvelines
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://ville-laverriere.fr/ | ||||
| modifier |
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Géographie
Situation
La commune de La Verrière se trouve à 26 km au sud ouest de Paris.
Elle se trouve dans l'unité urbaine de Paris ainsi que dans son unité urbaine et son bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Versailles - Saint-Quentin[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes en sont Élancourt au nord-est, Le Mesnil-Saint-Denis au sud-est, Coignières à l'ouest et Maurepas au nord-ouest.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 1,77 km2 ; son altitude varie de 166 à 175 mètres[1].
Hydrographie

La commune est traversée par la rigole du lit de Rivière, un des ouvrages d'adduction d'eau du domaine de Versailles creusé en contrebas de tous les étangs amont (la Tour, Le Perray, Saint-Hubert et Hollande, les Noës) pour collecter leurs eaux et les acheminer à l’étang de Saint-Quentin[2],[3].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 669 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trappes à 4 km à vol d'oiseau[10], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 686,3 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16 05.01.1999 |
20,3 27.02.19 |
24,7 31.03.21 |
28 18.04.1949 |
30,9 27.05.05 |
36 18.06.22 |
40,6 25.07.19 |
39,1 06.08.03 |
34,6 09.09.23 |
29 01.10.1985 |
21 03.11.1927 |
16,8 07.12.00 |
40,6 2019 |
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| Maximale moyenne | 6,8 | 8 | 11,9 | 15,4 | 18,8 | 22,1 | 24,6 | 24,6 | 20,7 | 15,8 | 10,4 | 7,2 | 15,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 4,3 | 4,9 | 7,9 | 10,7 | 14,1 | 17,3 | 19,5 | 19,4 | 16 | 12,2 | 7,6 | 4,8 | 11,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 1,9 | 1,8 | 3,9 | 6 | 9,4 | 12,5 | 14,4 | 14,2 | 11,3 | 8,5 | 4,8 | 2,4 | 7,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−15,8 17.01.1985 |
−15,6 13.02.1929 |
−10,5 07.03.1971 |
−4,1 12.04.1986 |
−1,2 07.05.1957 |
0,1 01.06.1936 |
2 09.07.1929 |
4 31.08.1928 |
−0,5 20.09.1952 |
−5,2 28.10.1931 |
−8,9 24.11.1998 |
−14,3 22.12.1946 |
−15,8 1985 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 56,2 | 49,9 | 50,1 | 49,9 | 66 | 57 | 56,3 | 56,1 | 49,8 | 61,8 | 61,2 | 72 | 686,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
37,4 21.01.1995 |
36,2 28.02.1946 |
43 07.03.1989 |
40 13.04.1930 |
66 30.05.16 |
78,9 17.06.1970 |
91,2 06.07.01 |
62,8 24.08.1987 |
46,8 11.09.1930 |
80,3 09.10.24 |
30,8 06.11.1918 |
36,3 07.12.1904 |
91,2 2001 |
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| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 57 | 80,6 | 133,7 | 175,8 | 201,7 | 209,6 | 222,3 | 216,3 | 176,9 | 116,8 | 67,6 | 55,3 | 1 713,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Urbanisme
Typologie
Au , La Verrière est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13].
Elle appartient à l'unité urbaine de Paris[Note 2], une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[14],[I 1].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 4],[I 1]. Cette aire regroupe 1 929 communes[15],[16].
Occupation des sols

Morphologie urbaine

La Verrière fait partie à partir de 1972 ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines[17],[18]. Le , le comité syndical de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines vote sa transformation en communauté d'agglomération qui prend effet le .
La commune est composée de trois parties relativement distinctes : au sud, à proximité du Mesnil-Saint-Denis, un quartier pavillonnaire dont la majeure partie des habitations a été construite entre les années 1930 à 1960 ; au nord-est, également des pavillons enserrant les bâtiments administratifs (hôtel de ville, police municipale, caisse d'assurance maladie, chapelle, centre de loisirs) avec, à l'extrême est, le quartier du Bois de l'Étang composé de HLM des années 1970 et où se trouve le cimetière ; enfin, à l'ouest, séparée du village par le parc du château devenu l'institut Marcel-Rivière, une zone d'activité appelée Orly-Parc, en bordure de la route nationale 10.
Urbanisation des années 1960
Le quartier de la gare
Les HLM constituant le quartier de la gare sont construits entre 1961[19] et 1963[20]. Le centre commercial en forme de fer à cheval est livré en 1964.
Les travaux de l'extension de l'institut Marcel Rivière s'opèrent à compter de 1963.
En 1965, le quartier de la gare et l'Institut sont terminés[21].
Orly-Parc
Le chantier de construction du quartier qui allait devenir "Orly-Parc" débute en 1967[22] ; y sont réalisés simultanément la première tranche cité HLM ainsi que le futur internat "École Régionale du Premier Degré" (élèves du Cours Préparatoire à la 3e)
Ladite tranche de la cité HLM concerne la Rue Georges Lapière ainsi que les rues adjacentes.
Au premier semestre de 1968, les travaux sont bien avancés, le gros œuvre de l'ensemble des bâtiments est terminé et l'ensemble des rues, encore non-revêtues d'enrobé, sont tracées[23].
Le quartier est livré en 1969[24].
Urbanisation des années 1970
L'Agiot
L'entreprise SOFICA, membre du groupe Ferodo, s'installe en 1971[25] au nord de la voie de chemin de fer dans le quartier de l'Agiot[26].
La SOFICA devient ensuite le centre de recherche mondial des essuies-glaces de l'équipementier automobile Valéo.
le Valéo annonce la fermeture définitive du site et propose au 365 salariés restants d'être reclassés sur ses sites de Cergy et Créteil[27].
Bois de l'étang
1972 est l'année de construction de la cité du Bois de l'étang. L'immeuble abritant les escaliers H3 à H6 est le premier sorti de terre.
Un immeuble en tripale est construit au croisement de l'Avenue des Noës et la rue du Bois[28]. Cet immeuble a été détruit en 2007-2008[29] et remplacé par plusieurs bâtiments dont le Foyer Adoma ainsi que le gymnase.
En moins d'un an le quartier est sorti de terre ex nihilo[30].
À l'origine, les logements sont destinés aux ouvriers de la régie Renault de l'usine de Billancourt[31]. Une ligne de cars dédiés sera opérée jusqu'au début des années 1990. Dès le début des années 1980, la cité HLM voit sa population évoluer : les ouvriers français et européens quittent leurs locations d'appartements au profit de l'acquisition de pavillons. Ils majoritairement sont remplacés par des populations issues des ex-colonies françaises d'Afrique en moins d'une décennie. Les chocs pétroliers ainsi qu'une baisse de la croissance de productivité entrainent alors une crise économique en France et le chômage de masse, facteur de paupérisation des habitants et d'ethnicisation des dites populations habitant dans ces quartiers[32].
Dans la continuité de l'opération de démolition de 2008, le quartier devrait connaître une nouvelle opération de réhabilitation et de destruction de certains immeubles[33],[34]
Résidence Denis Forestier (MGEN)
La résidence Denis Forestier, située Avenue de Montfort est construite en 1975[35]. Elle sera détruite à compter de 2021.
Gare
Le nouveau bâtiment voyageur est inauguré en 1977[36].
À noter qu'à l'époque, il existe toujours un passage à niveau et un garde-barrière au croisement entre l'Avenue de Montfort et la ligne de Paris à Brest.
Il faut attendre 1981 pour la création du sous-terrain[36].
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 2 537, alors qu'il était de 2 039 en 2016 et de 2 199 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 94,8 % étaient des résidences principales, 0,8 % des résidences secondaires et 4,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 23,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 74,3 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à La Verrière en 2022 en comparaison avec celle des Yvelines et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,8 %) par rapport au département (2,6 %) et à la France entière (9,7 %).
La ville respecte la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains qui lui fait obligation de disposer d'au moins 25 % de son parc de résidences principales constitué de logements sociaux. En 2018, La Verrière compte 72 % de logements sociaux[37].
Projets d'aménagement
Construit dans les années 1970 pour loger des employés de l’usine Renault de Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, la cité du quartier du Bois de l’Etang va être en partie démoli, et entièrement réhabilité dans la période 2025-2030, avec notamment la démolition de trois barres HLM[38],[39].
Transports et voies de communications
Réseau routier
Le territoire communal est bordé au nord par la route nationale 10 (Paris - Espagne) et à l'est par la route départementale 58 qui mène, vers le nord, à Élancourt et, vers le sud, au Mesnil-Saint-Denis et à Dampierre-en-Yvelines.
La route départementale 13 traverse la partie ouest de la commune menante, vers le nord puis le nord-ouest, à Montfort-l'Amaury et, vers le sud, également au Mesnil-Saint-Denis puis à Chevreuse.
Transports en commun

La gare de La Verrière, située sur la ligne de Paris-Montparnasse à Brest, est desservie par :
- les trains de la ligne N du Transilien (réseau Paris-Montparnasse à Rambouillet) ;
- les trains de la ligne U du Transilien (ligne La Défense - La Verrière).
La commune est desservie par :
Énergie
La ville, malgré sa superficie restreinte, est concernée par la présence de plusieurs infrastructures de transport d'énergie : un gazoduc, un oléoduc ainsi qu'une ligne électrique à très haute tension qui surplombe le quartier du Bois de l’Etang[39].
Toponymie
La mention la plus ancienne de la commune est Vuatreias ou Watreias[40] en 768, elle se transforma au Moyen Âge en Vitrerias, La Voirrerie en 1750[41].
Il est possible que La Verrière occupe la place du village désigné sous le nom de Watreias, faisant partie du premier canton de la forêt d'Yveline qui fut donné par le roi Pépin, en 768, à l'abbaye de Saint-Denis[42].
Étymologiquement, endroit où on trouve du verre, ce qui laisse supposer l'existence d'une usine où l'on fait le verre[43], rendue plausible par la présence de sable siliceux dans le sol. Il peut s'agir du surnom d'une personne, passé en nom de lieu, « domaine de Verrier »[44].
Histoire
Temps modernes
Les terrains sur lesquels est située la commune appartenaient aux seigneurs de La Verrière, également propriétaires d'un château qui date de 1507[45].
La paroisse de la Verrière a été créée en 1739 par la fusion de trois hameaux, La Petite-Verrière, la Grande-Verrière et l'Agiot, détachés la même année de la paroisse du Mesnil-Saint-Denis sur la demande du seigneur de l'époque, Jacques Cordier de Launay, conseiller du Roy et trésorier général de l'extraordinaire des guerres.
Époque contemporaine
Devenue une commune à la Révolution, elle reste durant le XIXe siècle une commune de petite taille, bien que sa situation au bord de la grande route de Paris à Chartres (l'actuelle RN10) incite des migrants à s'y installer. En 1836, le recensement de population dénombre 90 habitants. En 1872, il n'y en a plus que 73, et, en 1901, 80 personnes vivent dans la commune.
Pendant l'entre-deux-guerres, la population commence à augmenter sensiblement (+ 102,53 % entre le recensement de 1926 et celui de 1931, + 175,63 % entre celui de 1931 et celui de 1936), mais la commune ne dépasse pas les 1 000 habitants. C'est surtout dans les années 1960 que la population explose et dépasse la barre des 1 000 habitants au recensement de 1962, celle des 2 000 habitants au recensement suivant (1968) et celle des 6 000 habitants sept ans plus tard.
La commune est intégrée en 1972 par l'État à la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines[17]
XXIe siècle
Émeutes
En 2005, la ville connaît plusieurs dégradations du faits d'émeutes urbaines : voitures et camions brûlés, mobilier urbain détruit[46].
Le au moins deux individus incendient volontairement le Groupe Scolaire du Bois de l’Étang[47].
Le , deux frères déjà défavorablement connus des services de Police et de Justice sont mis en examens[48].
Affaire dite du "diable"
Le onze ou douze personnes issues de l'immigration d'Afrique subsaharienne, se défenestrent du deuxième étage d'un appartement situé au Bois de l’Étang. Une fillette de 4 ans meurt, le père de famille est blessé au couteau par la sœur de son épouse. Divers blessés.
Les faits mettent en scène M. Francisco Constantin et son épouse d'un côté, Eurydice Kawa et de Benjamin Kawa d'un autre, les neuf enfants des deux couples.
Selon les premiers éléments de l'enquête, Mme Constantin aurait cru que son mari M. Francisco Constantin était le diable. Elle aurait précipité l'ensemble de ses enfants, sa sœur et son beau-frère dans le vide[49],[50],[51].
Après une enquête de police approfondie, des éléments concordants relatent un différend entre les époux vers 3h du matin. L'épouse serait l'élément déclencheur. MM. Constantin et Kawa en seraient venu aux mains[52],[53].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
Antérieurement à la loi du [54], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et à son arrondissement de Rambouillet après un transfert administratif effectif au [I 1].
Elle faisait partie de 1793 à 1976 du canton de Chevreuse de Seine et Oise puis des Yvelynes, année où elle rejoint le canton de Maurepas[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Trappes[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la onzième circonscription des Yvelines. Cette circonscription regroupe en outre les communes de Bois-d'Arcy, Élancourt, Saint-Cyr-l'École et Trappes.
Intercommunalité
La Verrière était membre du syndicat communautaire d'aménagement de l'agglomération nouvelle (SCAAN) de Saint-Quentin-en-Yvelines, créé en 1972 et transformé en 1984 en syndicat d'agglomération nouvelle, des outils maîtrisés par l'Etrat pour assurer l'aménagemlent de la ville nouvelle. En intervient le décret constatnt l'achèvement de la ville nouvelle.
Dans ce cadre, Saint-Quentin-en-Yvelines rejoint le régime général des intercommunalités françaises et choisit de se transformer en communauté d'agglomération dont est désormais membre la commune[I 1], la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines créée initialement en 2004, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Élections municipales et communautaires
Élections les plus récentes
Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans les Yvelines, la liste FG menée par le maire sortant Alain Hajjaj obtient la majorité absolue des suffrages exprimés avec 971 voix (59,60 %, 23 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant largement celle DVD menée par Nicolas Dainville, qui a recueilli 658 voix (40,39 %, 6 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin, 45,57 % des électeurs se sont abstenus[55].Une troisième liste, DVG, menée par
Au second tour des élections municipales de 2020 dans les Yvelines, la liste LR menée par Nicolas Dainville a obtenu la majorité des suffrages exprimés, avec 720 voix (47,52 %, 22 conseillers municipaux élu dont 2 communautaires), devançant de 58 voix celle de la maire sortante Nelly Dutu — qui avait succédé en 2016 à Alain Hajjaj après sa démission — qui a recueilli 662 voix (43,69 %, 6 conseillers municipaux élus).
Une troisième liste, DVG, menée par Jean-Yves Blée, a obtenu 133 voix (8,77 %, 1 conseiller municipal élu), lors d'un scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France où 51,08 % des électeurs se sont abstenus[56].
Liste des maires
Autres élections
Au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, les quatre premiers candidats retenus par les électeurs de la ville sont Jean-Luc Mélenchon (30,36 % des suffrages exprimés), Emmanuel Macron (20,96 %), Benoît Hamon (18,51 %) et Marine Le Pen (12,19 %.
Au second tour, le candidat élu Elmmanuel Macron recueille 1 474 voix (81,93 %) et Marine Le Pren 325 voix (18,07 %), lors d'un scrutin où 35,45 % des électeurs se sont abstenus[68].
Au premier tour de l'élection présidentielle de 2022, les quatre premiers candidats retenus par les électeurs de la ville sont Jean-Luc Mélenchon (50,65 % des suffrages exprimés), Emmanuel Macron (20,56 %), Marine Le Pen (11,53 %) et Éric Zemmour (4,30 %).
Au second tour, le candidat élu Elmmanuel Macron recueille 1 231 voix (72,93 %) et Marine Le Pen 457 voix (27,07 %), lors d'un scrutin où 40,80 % des électeurs se sont abstenus[69].
Aux élections européennes du 9 juin 2024, Manon Aubry (LFI) arrive en tête et en plus forte hausse[70] (22,91% contre 7,10% en 2019)[71],[72], soit un bond de 15 points dépassant largement les 4 points gagnés au niveau national. Dans cette commune, la liste du Rassemblement national de Jordan Bardella arrive deuxième (18,70% contre 15,10% en 2019)[71],[72], devant Valérie Hayer (13,97% contre 6,77% en 2019)[71],[72], la liste de Raphaël Glucksmann (PS-Place publique) finissant 4ème avec 14,67% (contre 25,72% en 2019)[71],[72]. La participation est en hausse, à 48,84% contre 45,50%[71],[72], mais reste inférieure à la moyenne nationale (52,50%). La même évolution se retrouve dans les sept autres villes populaires des Yvelines, à Trappes et à Mantes-la-Jolie, Les Mureaux ou encore à Chanteloup-les-Vignes, Mantes-la-Ville, La Verrière et Poissy[70].
Jumelages
Équipements et services publics
Enseignement
- En , dans le contexte des Émeutes consécutives à la mort de Nahel Merzouk, une bande d’individus cagoulés met le feu à une école élémentaire et une maternelle du quartier du Bois-de-l’Etang. Les deux établissements de la commune ne sont plus utilisables, ce qui a pour conséquence de laisser 200 élèves sans classe[76]. Une nouvelle école conçue par le cabinet A5A Architectes et voulue comme exemplaire et devant constituer un « projet d’excellence académique » est construite en remplacement, devant accueillir à la rentrée de 2026 envirin 200 élèves, et, à terme, 300 enfants répartis dans 15 classes[77],[39].
Équipements culturels
La commune bénéficie :
Santé
Deux établissements de soins sont administrés par la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN) :
- l'institut Marcel-Rivière,
- le centre de gériatrie Denis-Forestier.
La section des Yvelines pour l'accueil et le traitement des dossiers des patients de la MGEN s'y trouve également.
Justice, sécurité, secours et défense
En 2023, La Verrière a recensé un total de 378 crimes et délits pour une population de 6 183 habitants . La ville affiche ainsi un taux de criminalité de 61,1 pour mille habitants[79].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[80]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[81].
En 2023, la commune comptait 5 994 habitants[Note 6], en évolution de −10,74 % par rapport à 2017 (Yvelines : +3,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 43,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (38 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 18,5 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 3 300 hommes pour 3 251 femmes, soit un taux de 50,37 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,68 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Sports et loisirs
- Club de football de La Verrière FC.
- Tennis club[85].
- Club de boxe anglaise (Boxing de La Verrière), premier club de France de boxe éducative en 2015[86].
- La commune accueille le départ et l'arrivée de la première étape de la course cycliste Paris-Nice 2023.
Économie
Plusieurs entreprises, dont une usine Valeo (fermeture prévue en 2025), sont installées dans la zone industrielle de l'Agiot.
La ville rencontre un taux de pauvreté important, à hauteur de 23,3 % en 2019, contre une moyenne nationale de 14,6 %, tandis que presque les deux-tiers de la population vit dans un quartier prioritaire[87].
En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 19 450 € :
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Château de La Verrière,
Inscrit MH (1945)[90]
Personnalités liées à la commune
- Louis Althusser (1918-1990) , philosophe, est mort dans la commune.
- Jean-Luc Grzeskowiak (1959- ), photographe et homme de radio français[pourquoi ?]
Héraldique
| Blason | Écartelé d'azur et de gueules, au premier à trois fleurs de lis d'or, au second à un drapeau écartelé d'argent et de sable à la hampe d'or, au troisième à une coquille d'or, au quatrième à un chevron d'or cantonné en chef de deux étoiles du même et en pointe d'un mouton d'argent |
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| Détails | En 1987, la commune adopte le blason créé par Victor Belot à partir de données historiques et d'environnement [91]. Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Pour approfondir
Bibliographie
- Isabelle Gourmelin (dir.), Abécédaire La Verrière : Toute une histoire, Musée de la ville de Saint-Quentin-en-Yvelines, , 128 p. (ISBN 978-2-9575553-1-4, lire en ligne [PDF]).
Articles connexes
Liens externes
- « Dossier complet : Commune de La Verrière (78644) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- La Verrière sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « La Verrière » sur Géoportail.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

