Larouillies
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| Larouillies | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Avesnes-sur-Helpe | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Cœur de l'Avesnois | ||||
| Maire Mandat |
Wilfrid Salmon 2020-2026 |
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| Code postal | 59219 | ||||
| Code commune | 59333 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Larouillois, Larouilloises | ||||
| Population municipale |
231 hab. (2023 |
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| Densité | 43 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 02′ 05″ nord, 3° 55′ 33″ est | ||||
| Altitude | Min. 168 m Max. 231 m |
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| Superficie | 5,4 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Avesnes-sur-Helpe (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Avesnes-sur-Helpe | ||||
| Législatives | Douzième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Larouillies est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.
Communes limitrophes
Larouillies se situe dans le Sud-Est du département du Nord (Hainaut) en plein cœur du parc naturel régional de l'Avesnois. L'Avesnois est connu pour son bocage et son relief un peu vallonné dans sa partie sud-est (début des contreforts des Ardennes), dite « petite Suisse du Nord ».
Larouillies fait partie administrativement de l'Avesnois, géologiquement des Ardennes, historiquement du Hainaut et ses paysages rappellent la Thiérache.
Larouillies est placé sur l'axe routier connu qu'est la RN2 (route nationale 2) reliant Paris à Bruxelles.
La commune se trouve à 110 km de Lille (Préfecture du Nord), Bruxelles (Belgique) ou Reims (Marne), à 55 km de Valenciennes, Mons (B) ou Charleroi (B) et à 10 km d'Avesnes-sur-Helpe (Sous-Préfecture), de Fourmies et 3 km d'Étrœungt. Elle jouxte le département de l'Aisne.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le ruisseau Bouvrout et le ruisseau de la Fontaine durand[1],[2],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sambre ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 253 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Sambre. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis modifié le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois[3].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 925 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 9,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe à 11 km à vol d'oiseau[10], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Larouillies est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avesnes-sur-Helpe, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 14 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (95,3 %), zones urbanisées (4,7 %)[17]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
La commune trouve l'origine de sa toponymie du lieu où passent les rouliers, c'est-à-dire les personnes qui assurent les transports au moyen de chariots[18].
Histoire
Située sur l'ancienne voie romaine reliant Bavay à Reims, ce point de passage de la frontière est cité lors du traité de Verdun. La première mention du village date de 1152[18].
- : un chemin garde le nom de Chemin de la Reine, en souvenir de la fuite de Marie de Médicis qui fuit la France à la suite de la Journée des Dupes vers les Pays-Bas Espagnol dont Larouillies fait partie.
- 1635 : Le , les hérauts d'armes de France en revenant des Pays-Bas Espagnol affichent une déclaration de guerre dans ce dernier village ennemie sur un piquet devant l'église. La France entre dans la guerre de 30 ans. C'est la dernière fois que cette procédure médiévale a lieu[18].
- 1789 : avant 1789, le village relevait du bailliage et de la subdélégation d'Avesnes. Il dépendait, pour la justice, de la prévôté d'Etroeungt et était régi par la coutume du Vermandois.
- 1790 : à la suite de la subdivision des départements français en districts, à partir de 1790, Larouillies se trouve dans le canton d'Etroeungt, lequel appartient au district d'Avesnes jusqu'en 1795, date à laquelle les districts sont supprimés par la constitution du 5 fructidor An III (). Ils seront remplacés par les arrondissements créés par la loi du 28 pluviôse an VIII (). En l'an X, Larouillies a été incorporé dans le canton d'Avesnes-Sud.
- 1914-1918 : Première Guerre mondiale : Larouillies se trouve en zone occupée par les troupes Allemandes d' jusqu'au , date où le village est libéré par des troupes Françaises (114ème RI), 4 jours donc avant l'armistice.
- 1940-1944 : Seconde Guerre mondiale : Larouillies se trouve en zone occupée par les troupes Allemandes, de jusque .
Héraldique
Les armes de la commune de Larouillies se blasonnent ainsi : |

Politique et administration
- Maire en 1664 : Nicolas Tricot
- Maire en 1683 : Jean Lefébure
- Maire en 1733 : Wallet
- Maire en 1780 Charles Petit
- Maire en 1792-1797 : P.-J. Cercelier
- Maire en 1797-1799 : Jean-Baptiste Nairince
- Maire en 1799-1801 : Jean-François Lefebvre
- Maire en 1801-1814 : Pierre-Joseph Allaire[19].
- Maire en 1814-1820 : Pierre-Joseph Contesse
- Maire en 1820-1821 : Jean-Baptiste Cercelier
- Maire en 1821-1826 : Pierre-Joseph Baudry
- Maire en 1826-1848 : Louis Contesse
- Maire en 1848-1878 : Théodore Contesse; fils du précédent maire
- Maire en 1878-1896 : Florentin-Joseph Contesse[20]
- Maire en 1896-1910 : Ernest Bosseaux
- Maire en 1911-1912 : Florentin Joseph Contesse,
- Maire en 1912-1914 : Achille Fourdrin
- Maire en 1914-1919 : Léonce Cuisset
- Maire en 1919-1925 : Emile Prévost
- Maire en 1926-? : Charles Paul
- Maire en 1939-1940 : Maurice Fourdrin[21]
- Maire en 1945-1953 : Gaston Lemoine
- Maire en 1953-1959 : René Dupoteau
- Maire en 1959-1977 : Maurice Fourdrin
- Maire en 1977-1993 : Paul Sculfort-Contesse
- Maire en 1993-2014 : Bernard Herbert
- Maire en 2014-2026 : Wilfrid Salmon
| Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | |||
| Bernard Herbert (d)[22],[23] | 22 ans | divers droite | ||
| Wilfrid Salmon (d)[24] (né le ) | En cours | 12 ans et 1 mois | ||
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].
En 2023, la commune comptait 231 habitants[Note 4], en évolution de −8,33 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 32,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,0 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 116 hommes pour 132 femmes, soit un taux de 53,23 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
L'activité principale est agricole, plus précisément spécialisée dans la production laitière.
Plusieurs exploitations agricoles sont présentes sur Larouillies. La plupart sont spécialisées dans la production laitière et fournissent des laiteries de l'Avesnois et de la Thiérache (fabrication notamment du maroilles, boulette d'Avesnes...). Il y a encore 20 ans, le nombre de fermes était plus important. Mais les quotas laitiers, le prix du lait pas assez revalorisé auprès des producteurs, les obligations en matière de mises aux normes des exploitations, ont conduit à l'arrêt progressif des petites exploitations qui ne pouvaient plus dégager de revenus suffisants.
Pourquoi la production laitière à Larouillies ?
Larouillies, à l'instar des communes voisines, se trouve dans le Sud-Avesnois où une grande partie des terres cultivables sont en état de prairie. En effet, le sol argileux ralentit la filtration de l'eau dans le sous-sol et permet un pousse facilitée de l'herbe. L'herbage y est donc depuis longtemps très développé, d'où l'appellation "des herbagers" pour qualifier les exploitants agricoles locaux, appellation usitée par le passé.
Jusque dans les années 1950, les exploitations agricoles transformaient elles-mêmes leur production et vendaient leur beurre sur le marché d'Avesnes-sur-Helpe, l'un des plus grands marchés de France spécialisé en la matière.
Depuis, la collecte du lait est effectuée par les laiteries qui se chargent des tâches de transformation et de commercialisation des productions issues du lait (lait cru, lait en poudre, beurre, fromage).
Lieux et monuments
- L'église de la Nativité-de-Notre-Dame, ancienne chapelle agrandie en 1768 par autorisation du décimateur, l'abbé Grégoire Dupire, prieur de l'abbaye de Liessies : le choeur fut notablement agrandi, la tour et le clocher furent élevés à 25 mètres de hauteur au coq.
- La chapelle Sainte-Face de 1812
- Le monument aux morts
- L'église de la Nativité-de-Notre-Dame et l'ancien cimetière
- Le monument aux morts
- Une chapelle

