Sepmeries

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Sepmeries
Sepmeries
La mairie de Sepmeries.
Blason de Sepmeries
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mormal
Maire
Mandat
Thierry Soszynski
2020-2032
Code postal 59269
Code commune 59565
Démographie
Population
municipale
640 hab. (2023 en évolution de −3,47 % par rapport à 2017)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 17′ 01″ nord, 3° 33′ 53″ est
Altitude Min. 53 m
Max. 106 m
Superficie 5,99 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Artres
(ville-centre)
Aire d'attraction Valenciennes (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Avesnes-sur-Helpe
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Liens
Site web site officiel

Sepmeries est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Communes limitrophes

Sepmeries se trouve administrativement dans l'Avesnois et historiquement dans le Hainaut. Le village est situé entre Le Quesnoykm) et Valenciennes12 km).

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Hirondelle ou Escaut et le ruisseau des Préelles[1],[2],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Sepmeries.

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[3].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 767 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 9 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Sepmeries est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Artres[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,7 %), prairies (19,8 %), zones urbanisées (7,5 %)[18]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Étymologie

  • XIIe siècle : « Semeriis », « Sepmeries » ;
  • XIVe siècle : « Semeries » ;
  • XVIIe siècle : « Semmeries », « Semmerie » ;
  • XVIIIe siècle : « Sepmeries », « Semeries », « Semerie ».

Histoire

Antiquité

Les premiers peuplements de Sepmeries sont inconnus mais deux hypothèses sont possibles : les Romains ou les Vikings.

À l'époque romaine (fin du IIIe siècle), une voie romaine relie Bagacum (Bavay) à Camaracum (Cambrai). Connue sous le nom de ‘'Chaussée Brunehaut, celle-ci traverse le territoire actuel de Sepmeries. Une voie secondaire relie Hermoniacum (Bermerain) à Fanum Martis (Famars).

Pour alimenter Famars en eau, un aqueduc romain traversait Sepmeries.

Lors de fouilles ont été découverts, une partie de l'aqueduc, des objets divers, des monnaies, des tessons, un habitat en torchis, des céramiques[19].

Moyen Âge

Au IXe siècle, les guerriers Vikings, à bord de leurs drakkars, se trouvent dans l'impossibilité de remonter le cours de l'Escaut par manque d'un tirant d'eau suffisant. Ils vont se disperser et peupler la région.

D'autre part, en 2004, une motte castrale du haut Moyen Âge a été trouvée[20]. Ces vestiges sont les plus anciens témoins de la présence d'une seigneurie au Xe siècle.

Du XIe siècle à la fin du Moyen Âge

Auteur du Miroir des nobles de Hesbaye, le chroniqueur liégeois Jacques de Hemricourt (1333-1403) mentionne « l'importante seigneurie de Semeries (orthographe à cette époque), relevant du comte de Hainaut… ». Durant le Moyen Âge, Sepmeries a donc appartenu à de puissants seigneurs et dames.

En 1069, Amaury[21], puissant seigneur du Cambrésis et de l'Artois, est seigneur de Croisilles et Semeries (orthographe du village à cette époque).

En 1141, l'évêque de Cambrai donne l'autel de Semeriis à l'abbaye Saint-Jean-Baptiste de Valenciennes, ce qui est confirmé par le pape Alexandre III dans une bulle écrite en 1173[22].

Les seigneurs au XIIIe siècle font partie des familles nobles de Roisin[23] et de Lallaing[24].

Suivent au XIVe siècle des Lallaing[25], Beaumont[24] et Chabot[26].

Arrivent ensuite jusqu'à la fin du Moyen Âge (1453) des Turck[27], Chabot[28], Arnemuyden (famille de la comtesse du Hainaut)[29] puis les Trazegnies[29] .

Époque moderne

Pour Sepmeries, elle va de la fin du Moyen Âge au dernier seigneur de Sepmeries

Plusieurs seigneurs de la famille de Trazegnies sont retrouvés dont Robert de Trazegnies (1464-1550)[30]. Leur succèdent les François (Severin, Philippe, Philippe (1610-1677), Charles Philippe ( ?-1683), Marie-Anne (1654-1693) sont retrouvés[31]. Séverin François, seigneur de Sepmeries, a été pendant 40 ans lieutenant du grand bailli du Hainaut. Lors des troubles qui ont affecté la ville de Mons, il a tenté de contrôler le peuple, mais après avoir subi plusieurs mauvais traitements, a été chassé de la ville avec son fils. Philippe François, son petit-fils, natif de Mons, seigneur de Sepmeries et de Quévelon (Quiévelon?), bénéficie le de lettres d'anoblissement données à Bruxelles[32]. Marie-Anne François devient en 1683 la dernière dame connue de Sepmeries. Elle est la fondatrice de la Sainte et Noble Famille de Lille (communauté de jeunes filles nobles, de père et de mère déchus de biens). Cette maison ferme à la Révolution, ses pensionnaires sont conduites à l'Hôpital général. Le bâtiment reçoit l'Hospice Stappaert en 1884. Par testament, toutes les possessions de Marie-Anne de François vont appartenir à la Sainte et Noble Famille de Lille et donc à partir de la Révolution aux Hospices de Lille.

Divers administrateurs deviennent par la suite Seigneurs de Sepmeries.

Les derniers seigneurs appartiennent à la famille des Cossée :

  • Charles Antoine Dieudonné Cossée (1701-1753) repose dans la cathédrale Saint Wandru de Mons, tout comme
  • Bonne Charles Eléonore Cossée (1732-1765).
  • Charles Bonaventure Cossée (1759-1817) est le dernier seigneur de Sepmeries[33]

Depuis 1789

À partir de la Révolution, il n'y a plus de seigneurie à Sepmeries.

La commune est maintenant administrée par un maire, le premier étant Hippolyte Lecerf.

 : une éolienne de 43 tonnes (rotor + 3 pales) est montée sur Sepmeries.

Politique et administration

Situation administrative

La commune de Sepmeries se situe dans le département du Nord et fait partie de la région Hauts-de-France. Bien qu'elle soit plus proche de Valenciennes12 km), elle appartient à l'arrondissement et au canton d'Avesnes-sur-Helpe37 km).

Liste des maires

Maire de 1802 à 1807 : Lecerf[34],[35].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1707 1724 Pierre Régnier    
         
1838 1843 Sylvain Bruyère    
1843 1852 Constant Dervillers    
1852 1860 Benoist Bantegnie    
1860 1870 Charles Wallerand    
1870 1881 Placide Dervillers    
1881 1884 Jean-Baptiste Wallerand    
1884 1896 Placide Dervillers    
1896 1912 Valéry Dupire    
1912 1919 Hippolyte Durieux   Maire pendant la grande guerre 1914-1918
1919 1936 Dieudonné Dervillers    
1937 1945 Irénée Bouchez    
1945 1947 Léon Lefaux    
1947 1959 Etienne Lefaux    
1959 Mars 1983 Georges Durieux    
Mars 1983 Mars 1993 Jean-Claude Beauvois    
Mars 1993 Mars 2001[36] Michel Verchain    
Mars 2001 Mars 2014 Gérard Douriez    
Mars 2014 Mai 2020 Jean-José Cir[36],[37]   Cadre retraité
Mai 2020 en cours Thierry Soszynski[38]   (suite élection du 15 mars 2020)

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[40].

En 2023, la commune comptait 640 habitants[Note 5], en évolution de −3,47 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400453534649772786791855873
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
891884900911872852842781803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
830836815663660650609646615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
578593587562489523548555677
2018 2023 - - - - - - -
653640-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,5 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 314 hommes pour 339 femmes, soit un taux de 51,91 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,3 
90 ou +
0,6 
5,1 
75-89 ans
6,8 
14,6 
60-74 ans
12,7 
20,1 
45-59 ans
15,9 
26,8 
30-44 ans
25,4 
13,1 
15-29 ans
13,6 
19,1 
0-14 ans
25,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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