Le Glaizil
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Climat
- La mairie.
- L'église.
- Le monument aux morts.
- La croix du cimetière (1771).
- La croix devant l'église (1889).
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 039 mm, avec 8,6 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Firmin à 5 km à vol d'oiseau[7], est de 9,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 120,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −23,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Le Glaizil est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gap, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (72,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (29,8 %), prairies (18,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,6 %), terres arables (1,5 %)[15].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponyme
Le Glaizil, en occitan haut-alpin Lo Glaiziu, est attesté sous la forme latinisée Glaysilium en 1271 dans le cartulaire de l'abbaye de Valbonne; le Gleysil en 1516[16].
De l'occitan gleisa « église » et du suffixe diminutif -il au sens de « petite église »[16].
Il ressemble au toponyme Les Gleizolles de Saint-Paul-sur-Ubaye, lui aussi issu de l'occitan gleisa, mais avec un autre suffixe. Il s'explique peut-être par l'existence d'une église primitive en ces lieux[17], qui aurait brûlé au XIXe siècle et dont la tour a été détruite en 1960 car elle menaçait de s'écrouler. Le terme latin ecclesia dont provient l'occitan gleisa peut recouvrir la notion d'église, au sens non pas de bâtiment ou d'édifice, mais de groupe de chrétiens constitué ou d'implantation monastique.
Histoire
À la fin du XVIe siècle, François de Lesdiguières, natif de Saint-Bonnet et chef des protestants du Champsaur, fit construire un château fort au lieudit les Diguières, au nord du village du Glaizil. Cette seigneurie lui permit de devenir « duc de Lesdiguières ».
La tour carrée du cimetière du Glaizil, positionnée au cœur de l'actuel cimetière, serait le vestige d'une église romane et d'une tour de vigie construites vers le XIIe siècle au cœur même du village. L'église aurait brûlé au XIXe siècle et la tour a été détruite en 1960 car elle menaçait de s'écrouler.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].
En 2023, la commune comptait 178 habitants[Note 3], en évolution de +7,23 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).


