Champcella

commune française du département des Hautes-Alpes From Wikipedia, the free encyclopedia

Champcella est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Faits en bref Administration, Pays ...
Champcella
Champcella
Pra Reboul, vers l'aérodrome de Mont-Dauphin - Saint-Crépin. Tout au fond, vers la gauche, le territoire de Champcella.
Blason de Champcella
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Écrins
Maire
Mandat
Michel Cheylan
2020-2026
Code postal 05310
Code commune 05031
Démographie
Gentilé Champcellouires
Population
municipale
181 hab. (2023 en évolution de −3,72 % par rapport à 2017)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 25″ nord, 6° 34′ 20″ est
Altitude Min. 900 m
Max. 3 156 m
Superficie 30,25 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Briançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de L'Argentière-la-Bessée
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Champcella
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Liens
Site web champcella.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Ses habitants sont appelés les Champcellouires[1].

    Géographie

    La commune de Champcella est située en rive droite de la Durance[2]. Le village est accessible par la route départementale 38.

    La superficie de la commune est de 3 025 hectares ; l'altitude varie entre 900 et 3 156 mètres[3].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 859 mm, avec 7,3 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Crépin à km à vol d'oiseau[10], est de 10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 743,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,6 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Champcella est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Briançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

    Occupation des sols

    Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

    Davantage d’informations Type d’occupation, Pourcentage ...
    Occupation des sols en 2018
    Type d’occupation Pourcentage Superficie
    (en hectares)
    Prairies et autres surfaces toujours en herbe 1,0 % 31
    Forêts de feuillus 2,1 % 64
    Forêts de conifères 38,3 % 777
    Forêts mélangées 5,9 % 175
    Pelouses et pâturages naturels 27,5 % 821
    Forêt et végétation arbustive en mutation 6,6 % 196
    Plages, dunes et sable 0,7 % 20
    Roches nues 11,8 % 351
    Végétation clairsemée 18,3 % 547
    Source : Corine Land Cover[18]
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    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté au XIIIe siècle sous la forme Chancelata, ce nom viendrait du latin cancela terra, qui désigne un champ entouré d'une clôture ou d'une balustrade[19].

    En occitan alpin, la commune se nomme Champcelat.

    Histoire

    Champcella au début du XXe siècle.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Administration municipale

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    - 1861 Jacque COLLOMB    
    1861 1865 Pierre Louis PELLEGRIN    
    1865 1871 Jacques PONS    
    1871 1881 Laurent CHAMBON    
    1881 1887 Louis CHAMBON    
    1887 1888 Jacques Louis IMBERT    
    1888 1896 Louis EMON    
    1896 1904 Léon CHEYLAN    
    1904 1912 Louis EMON    
    1912 - Léon CHEYLAN    
    1923 - Victor JAUFFRET    
    - -      
    mars 2001 en cours Michel Cheylan[20],[21]   Ancien employé
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    Rattachements administratifs et électoraux

    Politique environnementale

    Finances locales

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

    En 2023, la commune comptait 181 habitants[Note 3], en évolution de −3,72 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    632657678637682687713688649
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    694686666643633621611585531
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    488459441413373362332298218
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    207197153147156142166176185
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    182181-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    La commune dépend de l'académie d'Aix-Marseille. L'école maternelle publique communale a accueilli 16 élèves en 2017[26].

    Manifestations culturelles et festivités

    Santé

    Sports

    Médias

    Cultes

    Les membres de la communauté catholique disposent d'un lieu de culte, l'église Saint-Pierre, dépendante du diocèse de Gap et d'Embrun[27].

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    Emploi

    Entreprises et commerces

    La centrale hydroélectrique de Rame située sur le territoire de la commune utilise les eaux de la Byaisse qui sont amenées par une conduite forcée depuis le hameau du Pallon. Elle est construite en 1909 pour alimenter l'usine "La Nitrogène" de la Roche-de-Rame. Elle comprenait à l'origine 5 turbines Francis simples fournissant 1.5 MW. En 1946, la centrale est nationalisée au profit d'E.D.F et en 1964, 4 turbines sont remplacées par des Francis doubles. La hauteur de la chute est de 204 mètres[28]. Elle fournit annuellement 40 millions de KWh[29].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Voie romaine via Cottia per Alpem
    • Site archéologique de Rama[2]
    • Église composite (Saint-Pierre-et-Saint-Paul)
    • Chapelle Saint-Laurent de Rame
    • Ruines du château des seigneurs de Rame
    • Gouffre de Gourfouran
    • Canal de Pierrefeu
    Le tracé du canal est en rouge.

    Le canal de Pierrefeu est un ancien canal d'arrosage prenant son eau dans le torrent de Tramouillon.

    Il servait à irriguer les terres du Collet, des Seyes et des Faures.

    Percée dans la falaise du Tarnoye en 1860, la tête de ce canal, lui attribue sans doute le titre du canal d'irrigation le plus vertigineux du Grand Briançonnais.

    En effet, depuis sa prise d'eau, il surplombe un immense cône de déjection, pour ensuite traverser la falaise du Tarnoye, haute d'une centaine de mètres. Jadis, lors des traditionnelles corvées, on envoyait les enfants nettoyer le canal dans sa partie la plus étroite et dangereuse, qui à quatre pattes, enlevaient les rochers et le sable présents dans sa cuvette.

    Aujourd'hui, il reste encore quelques ouvrages d'art, permettant à l'époque le transport efficace de l'eau, face aux différents obstacles naturels rencontrés (falaise, éboulis…).

    On observe alors plus particulièrement, en plus ou moins bon état, des cuvettes en métal, des murs en pierres sèches et des restes de cuvettes en bois.

    Patrimoine culturel

    Patrimoine naturel

    La commune, qui est intégrée au parc national des Écrins, est abritée par la tête de Vautisse (3 156 m), l'Aiguillas (2 823 m) et par la Tête du Gaulent (2 867 m). Le gouffre de Gourfouran est une particularité géologique locale. En plus de zones forestières, la commune dispose également de zones humides (ripisylve, adoux de Barrachin) et d'autres très sèches (coteaux steppiques du Soreillon)[2]. Une ancienne carrière minière a été aménagée, pour devenir le lac de Rama, en bord de Durance, au nord-est du village[30].

    Personnalités liées à la commune

    Jean Joseph Guieu ou Guyeux, général de division sous Napoléon Ier (né le à Champcella et mort le à Châteauroux-les-Alpes). Son nom apparaît sur l’Arc de triomphe sur la 24e colonne. Il a été fait chef de brigade le , général de brigade le et général de division le .

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Champcella Blason
    Parti : d'or à une clef de gueules posée en pal, d'azur à un rocher d'argent, à un bourg brochant, bâti au pied du rocher, composé d'une église et de plusieurs maisons du même, essorées de sable, au pied duquel coule une rivière aussi d'argent[31].
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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