Li Duan
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 39 ans) |
| Nom dans la langue maternelle |
李端 (Li Duan) |
| Nom de naissance |
李端 (Li Duan) |
| Autres noms |
nom de courtoisie : Zhengyi (正已) (droiture personnelle); surnom : Hengyue Yuren (衡岳幽人)(Ermite du mont Heng) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Famille |
Zhao jun Li shi (en) |
| Père |
Li Zhen (d) |
| Enfant |
Li Yuzhong (d) |
Li Duan (chinois : 李端 ; chinois traditionnel : 李端 ; pinyin : Lǐ Duān ; Wade : Li³ Tuan¹) avec le prénom de courtoisie Zhengyi (正已) est un fonctionnaire et un poète chinois célèbre de la dynastie Tang. Originaire de Zhaozhou (aujourd’hui comté de Zhao Hebei), il est le cousin germain de l’impératrice Wenxuan (文宣) de la dynastie Qi du Nord[1]. Il fait partie des Dix talents de l'ère Dali (大历十才子).
Li Duan naît en 743 dans une famille illustre[2] issue de la branche Est de la famille Li de Zhaojun[3]. Dans sa jeunesse, il quitte sa ville natale pour résider au mont sacré Song[a 1]. Li Duan se rend sur ce mont chercher l’immortalité et étudier le taoïsme, mais il est déçu. Dans son poème Écrit en mémoire et offert à Chang Dang (书志赠畅当), il écrit : « Dans ma jeunesse j’aimais les arts des immortels, déjà le temps s’est écoulé en vain. Les grandes ambitions deviennent un fardeau, et les affaires de la vie passagère s’accumulent peu à peu[a 2]. ». Dans ses nombreux poèmes, on peut percevoir son regret de la difficulté à atteindre l’immortalité[4]. Lorsqu’il quitte le mont Song pour servir comme fonctionnaire à Yiyang[a 3], il se rend également au mont Lu et devient disciple du moine-poète bouddhiste Jiaoran[4],[a 4]. Auprès de Jiaoran, il apprend la poésie et suit ses lectures. L’esprit de Li Duan est pur et détaché, et il admire profondément ses compagnons zen, mais ne trouve pas de véritable voie[5]vol. 3.
Pendant la rébellion d'An Shi (755-763), Li Duan écrit de nombreuses œuvres réalistes, reflétant les blessures et les désastres causés par cette guerre au peuple. Après avoir vécu au mont Lu, Li Duan arrive dans la capitale Chang'an vers 765 ou un peu avant. Pendant son séjour à Chang'an, sa renommée poétique devient considérable. Grâce à son talent remarquable, il gagne les faveurs de la princesse Shengping (升平), il fréquente souvent les maisons nobles, se lie d’amitié avec les puissants et les érudits et s’illustre lors des banquets et rassemblements littéraires composant des poèmes et attirant l’attention et faisant connaître son nom[2].
En 770, Li Duan réussit les examens impériaux et devient de jinshi. Peu de temps après avoir réussi l’examen, il est nommé secrétaire au bureau des archives impériales. En raison de sa maigreur et de ses nombreuses maladies, il démissionne et réside au temple Caotang (en) sur le mont Zhongnan[5]. Peu après, il est nommé commandant militaire de Hangzhou ; confronté aux plaintes et aux dossiers officiels, il en est profondément ennuyé[5] et il démissionne parce qu’il déteste fouetter les accusés lors des procès.
Dans sa vieillesse, il se retire au mont Heng dans le Hunan[5] et se donne le nom de « Ermite du Mont Heng ». Pendant sa retraite « il jouait du qin, lisait le Livre des mutations (易经), montait sur les hauteurs pour contempler l’horizon, l’esprit tranquille [a 5] »[5].
Il meurt en 782.
Il fait partie du groupe de poètes talentueux les « Dix talents de l'ère Dali »[a 6],[6],[7], il est considéré par certains « le talent des dix talents »[8] et il est le poète de ce groupe ayant abordé le plus large éventail de thèmes[2]. Il compose en réponse et en harmonie avec les poètes célèbres comme Lu Lun, Han Hong, Qian Qi, Cui Dong, entre autres.
Poésie
Les poèmes de Li Duan sont principalement des œuvres de cadeaux, de remerciements, d’adieux ou d’échange. Ce sont souvent des œuvres de courtoisie, exprimant souvent une pensée négative et de retrait du monde. Certains poèmes abordent la réalité sociale, et quelques-uns décrivant les sentiments féminins sont également purs, gracieux, dignes et élégants à réciter rappelant le style de Sikong Shu (司空曙). Dans l’ensemble, le style poétique de Li Duan est varié : certains poèmes sont élégants et subtils, d’autres, grandioses et héroïques, d’autres encore empreints de tristesse et de solitude, et certains sont sereins et austères, reflétant différents styles à différentes périodes de sa vie. Le style poétique prôné par Li Duan influence la scène poétique de l’époque Dali (766-779), jouant un rôle crucial dans l’esthétique poétique du début de la dynastie Song, et le langage poétique proche de la prose rend son œuvre unique[2].
Œuvres
- Intégrale des poèmes des Tang (全唐詩) : cette anthologie comprend trois volumes des poèmes de Li Duan, anciennement connus comme les trois rouleaux du Recueil des poèmes de Li Duan[9]p. 284-285-286
Poème
Écouter le zheng (听筝)
| Chinois
鸣筝金粟柱, |
Traduction libre
Le zheng résonne, ses chevalets sont incrustés d’or, |
Notes et références
Notes
- ↑ Dans son poème Offert en plaisantant à l’honorable juge Ha (戏赠韩判官绅卿), Li Duan dit : « Dans ma jeunesse, je recherchais les taoïstes vivant sur le mont Song (少寻道士居嵩岭.)»
- ↑ traduction libre de :
« 少喜神仙术,未去已蹉跎.
壮志一为累,浮生事渐多. » - ↑ D’après l’épitaphe des parents de Li Duan, Li Zhen et madame Wang, Li Duan avait été petit fonctionnaire à Yiyang dans le Jiangxi.
- ↑ Dans le poème Lettre sur les affaires de Chang’an adressée à Lu Lun (长安书事寄卢纶), il écrit : « À vingt ans, je résidais au mont Lu, j’ai passé de nombreuses années à étudier sous la direction de mon maître. (弱冠家庐岳,从师岁月深.)
- ↑ traduction libre de : « 弹琴读《易》,登高望远,神意泊然. »
- ↑ Les poètes membres du groupe des « Dix Talents de l’ère Dali » sont Han Hong, Li Duan, Lu Lun, Ji Zhongfu, Qian Qi, Miao Fa, Cui Dong, Geng Wei, Sikong Shu, Xiahou Shen. Ils sont connus pour leur habileté en poésie, avec un style soulignant la forme et la technique, souvent décrits comme des poètes talentueux qui ont marqué la poésie du milieu de la dynastie Tang.
Références
- ↑ (zh) 生平考述 (Étude biographique de Li Duan), Université Tsinghua, Chine, projet 中国知网 (Infrastructure nationale de connaissances de Chine),
- 1 2 3 4 (zh) 巅峰少年狼 (Jeune Loup au Sommet), « 令人惋惜的唐朝诗人,李端十首诗作,细品后别有一番风味,收藏了 (Le poète Tang regrettable, Li Duan, dix poèmes ; après une lecture attentive, ils révèlent un goût particulier, à conserver.) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
- ↑ (zh) et aussi éditeur:姚合 (Yao He) (777-843), 極玄集 (Recueil de l’Ultime Mystère), vol. supérieur, vers 800, sous la dynastie tang
- 1 2 (zh) « 李端 (Li Duan) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (zh) Xin Wenfang, 唐才子传 ; 顾况传 (Biographies des Talents de la Dynastie Tang); Biographie de Li Duan,
- ↑ (zh) « 司空曙 (Sikong Shu) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
- ↑ (ja) Ueki Hisayui et all., Shijin to Shi no Shōgai (Vie de poète et de poésie), vol. 1, Tokyo, Taishūkan Shoten, , p. 104
- ↑ (zh) « 诗人李端介绍 (Présentation du poète Li Duan) » (consulté le )
- ↑ (zh) Peng Dingqiu, 全唐詩 (Intégrale des poèmes des Tang), Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 9787101017168)
Liens externes
- Ressource relative à la musique
: - https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷284 : Intégrale des poèmes des Tang (全唐詩), volume 284 : poèmes de Li Duan.
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷285 : Intégrale des poèmes des Tang (全唐詩), volume 285: poèmes de Li Duan.
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷286 : Intégrale des poèmes des Tang (全唐詩), volume 286 : poèmes de Li Duan.