Martincourt (Meurthe-et-Moselle)
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| Martincourt | |
Vue d'ensemble du village de Martincourt. | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Meurthe-et-Moselle |
| Arrondissement | Nancy |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Bassin de Pont-à-Mousson |
| Maire Mandat |
Patrice Poirel 2020-2026 |
| Code postal | 54380 |
| Code commune | 54355 |
| Démographie | |
| Gentilé | Les Loups[1] |
| Population municipale |
89 hab. (2023 |
| Densité | 8,3 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 50′ 51″ nord, 5° 56′ 50″ est |
| Altitude | Min. 209 m Max. 325 m |
| Superficie | 10,66 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Nancy (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton du Nord-Toulois |
| Législatives | Cinquième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Martincourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.
Localisation
Village situé dans une vallée, au pied d'une côte élevée, près de l'Esche, à 6 km de Domèvre-en-Haye à 24 km de Toul et 29 de Nancy.

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 1070 hectares comportait en 2011, 50,5 % de zones agricoles, 41 % de forêts et 8 % de prairies. Le territoire communal est arrosé par le ruisseau d'Esche sur presque 6 km[2]. Martincourt se situe en petite Suisse Lorraine qui désigne un périmètre qui englobe cinq village : Griscourt, Gézoncourt, Martincourt Rogéville et Villers-en-Haye.
Communes limitrophes
| Lironville | Mamey | Jezainville | ||
| Noviant-aux-Prés | N | Gézoncourt | ||
| O Martincourt E | ||||
| S | ||||
| Manonville | Domèvre-en-Haye ; Rogéville | Villers-en-Haye |
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau d'Esche[3],[Carte 1].
L'Esch, d'une longueur de 46 km, prend sa source dans la commune de Geville et se jette dans la Moselle à Blénod-lès-Pont-à-Mousson, après avoir traversé 19 communes[4]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Esch sont données par la station hydrologique située sur la commune de Jezainville. Le débit moyen mensuel est de 1,38 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 34,9 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 37,3 m3/s, atteint le même jour[5].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Rupt de Mad, Esch, Trey ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Rupt de Mad, de l’Esch et du Trey. Le périmètre a été arrêté le , la commission locale de l'eau (CLE) a été créée le , puis modifiée le 0. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Parc naturel régional de Lorraine[6].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[10]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 848 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nonsard-Lamarche à 16 km à vol d'oiseau[13], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,8 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Martincourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[17]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (59,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,5 %), forêts (36,9 %), prairies (8,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes[21] : Alodium de Martincurt. XIIe siècle cartulaire de Rengéval. Martincort. 1304. Trésor des Chartes. Domaine de Pont-à-Mousson. Mairtincourt. 1315. Ibid. Fiefs de Nancy. Mertincourt-desous-Pierefort. 1344. Ibid. Pierrefort. Martinicuria. 1402. Registrum[22]. Mertincourt. 1421. Domaine de l'Avant-Garde. Martincourt, Martinicurtis. 1710. Pouillé du diocèse de Toul[23].
Le premier élément Martin- représente effectivement le nom de personne Martin[24] qui, bien qu'il soit devenu le patronyme le plus commun globalement en France, n'a jamais particulièrement servi de nom de baptême au Moyen Âge[25]. Le nom de Martincourt est formé sur le prénom Marti(n) et le substantif cortem « le domaine de Martin », d'où l'usage de la forme latinisée Martini Curia ou Curtis[26].
Ecarts et lieux-dits
La Gloriette, Nanzéville et Gomoulin sont indiqués dès 1544 comme dépendances du château de Pierrefort. H. Lepage cite un autre nom d'écart : Lajue[21], ainsi que les hameaux Saint-Jean et de Pierrefort.
Histoire
Le répertoire archéologique du comte Beaupré signale la découverte d’artefacts sans en préciser une datation, ce qui indique toutefois une occupation ancienne du territoire communal :
« Au Champ la biche, au Bateau poirier et au Fourneau fontaine[27], débris de constructions avec tuiles à rebord et meules »[28] Au XXe siècle, d'autres artefacts datés de l'époque romaine sont signalés associés aux sites du château de Pierrefort et au hameau Saint-Jean[29].
Moyen Âge

Une bonne partie de l'Histoire du bourg est liée au château de Pierrefort[30] à partir de 1306,
Château fondé en 1306 par Pierre de Bar.- Pris par les Bourguignons au XVe. - Donjon rasé par le duc de Lorraine en 1474.- Démantelé au XVIIe.
toutefois H. Lepage cite une preuve de l'existence du bourg vers les années 1150 aux termes d'un acte historique :
« Une charte d'Henri de Lorraine, évêque de Toul (1127-1168), rapporte un échange fait entre l'abbé de Rangéval et celui de Saint-Mansuy, du bien de Varinchanois contre certains champs situés dans l'alleu de Martincourt (in alodio de Martincurt), lesquels avaient été donnés à l'abbaye de Saint-Mansuy par Lambert de Toul »[31]
La seigneurie de Pierrefort comprenait en 1594, seize hameaux ou villages[27] : dont Mamey et Martincourt en 1619 sous le dernier seigneur, marquis d'Heudicourt[32].
Époque contemporaine
Village ayant participé au théâtre des opérations de la Première Guerre mondiale
« En , après de sérieux préparatifs, un parc à matériel et un poste météorologique sont installés entre Martincourt et Manonville en vue d'une opération envisagée pour le »[33]
- Village incendié par les troupes nazies en retraite en 1944. Comme à Oradour, les femmes ont été enfermées dans l église et les hommes rassemblés sur la place car des résistants blessés ont été trouvés puis tués.Au moins un viol a été commis.Les villageois auraient été épargnés suite à des tractations entre certains français et les soldats nazis.Ils ont trouvé refuge dans leurs familles des villages avoisinant se retrouvant avec pour seuls biens les vêtements qu ils portaient sur eux.
Politique et administration
Par arrêté préfectoral de la préfecture de la région Grand-Est en date du , la commune de Martincourt a intégré l'arrondissement de Nancy au [36].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].
En 2023, la commune comptait 89 habitants[Note 5], en évolution de −7,29 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et faiblement viticole, au XIXe siècle :
« Surf. territ. : 592 hecto en terres lab., 49 en prés, 4 en vignes, 360 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter 8 hectol., en orge et avoine 9, en seigle 6, planté en vignes 15. Chevaux, bœufs, moutons et porcs. »[32],[31]
Secteur primaire ou Agriculture
Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.
D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[41]), la commune de Martincourt était majoritairement orientée[Note 6] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant production de céréales et d'oléagineux ) sur une surface agricole utilisée[Note 7] d'environ 774 hectares (surface cultivable communale) en baisse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 270 à 230 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 5 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 9 unités de travail[Note 8].

