Essey-et-Maizerais

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Essey-et-Maizerais
Essey-et-Maizerais
Église Saint-Martin à Essey.
Blason de Essey-et-Maizerais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Gérald Petitjean
2020-2026
Code postal 54470
Code commune 54182
Démographie
Gentilé Acaciens, Acaciennes[1]
Population
municipale
339 hab. (2023 en évolution de −5,83 % par rapport à 2017)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 12″ nord, 5° 48′ 42″ est
Altitude Min. 213 m
Max. 286 m
Superficie 13,02 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Nord-Toulois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Essey-et-Maizerais
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Essey-et-Maizerais

Essey-et-Maizerais est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Localisation

Administrativement, la commune d'Essey-et-Maizerais fait partie :

La commune est située dans le parc naturel régional de Lorraine et comprend sur son territoire le lac de Madine (à l'ouest) et la forêt de Mort-Mare (au sud-est du village). Elle est traversée par la rivière Rupt-de-Mad.

Fig. 1 - Essey-et-Maizerais (ban communal).
Fig. 1 - Essey-et-Maizerais (ban communal).

D’après les données Corine Land Cover, le ban communal de 1310 hectares comportait en 2011, 58 % de zones agricoles, 37 % de forêts et de prairies et 3,7 % de zones urbaines[2].

Sismicité

Commune située dans une zone 1 de sismicité très faible[3].

La commune accueille encore l'ESOL Est (base logistique de la Sécurité civile pour l'Est de la France) et une école de déminage.

Essey-et-Maizerais est composée du bourg principal, Essey (autrefois dénommé "Essey-en-Woëvre") et du hameau de Maizerais (détruit lors de la Première Guerre mondiale). Seuls quelques bâtiments d'habitation et de ferme et une chapelle subsistent encore à Maizerais (situé au sud-ouest du bourg principal).

Géologie et relief

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de l'Étang de Pannes et le ruisseau le Rupt de Mad[4],[5],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Essey-et-Maizerais[Note 1].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le lac de Madine, d'une superficie totale de 1 007,5 ha (3,6 ha sur la commune) et l'étang de Pannes, d'une superficie totale de 18,3 ha (3,4 ha sur la commune)[6],[Carte 1],[7].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Rupt de Mad, Esch, Trey ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Rupt de Mad, de l’Esch et du Trey. Le périmètre a été arrêté le , la commission locale de l'eau (CLE) a été créée le , puis modifiée le 0. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Parc naturel régional de Lorraine[8].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[12]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 837 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nonsard-Lamarche à 4 km à vol d'oiseau[15], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,8 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 2].

Voies de communications et transports

Voies routières

Les voies de communication principales y accédant sont la départementale 904 (rue Raymond-Poincaré puis rue de Verdun).

Transports en commun

SNCF
Gare de Pagny-sur-Moselle.

Intercommunalité

Commune membre de la Communauté de communes Mad et Moselle.

communes limitrophes

Urbanisme

Typologie

Au , Essey-et-Maizerais est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac de Madine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (82,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,6 %), prairies (24,3 %), forêts (13,1 %), zones urbanisées (3,7 %), eaux continentales[Note 3] (0,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Essey est attesté sous les formes In pago Scarponiense, in villa Aciaco capella (846) ; Capella in villa Acci (895) ; Actum publice in atrio Sancti-Martini Aciace ville (944) ; Ecclesia Acciace ville (1106) ; Ascy, Acy (1258) ; Ascey-en-Weivre (1262) ; Acey (1282) ; Essey-en-Weivre (1301) ; Escey (1421) ; Escey-en-Weivre (1431) ; Assey-en-Woivre (1556) ; Essey-en-Voivre (1782)[25].
Le pouillé de Benoît Picart utilise la forme latinisée Aciaca in Vepria.

Maizerais, ancien hameau, est attesté sous les formes Capella Masiriaci ; Masiriacum super fluvium Mattis (895) ; Maiseris (1284) ; Maseris (1326) ; Maiserey (1518) ; Mezeray (1719) ; Maizeray-en-Voivre (1773)[26].

Écarts et lieux-dits

CONVES, nom donné à un moulin à grains, qui dépend d'Essey-et-Maizerais[27].

Saint-GIBRIEN (Gybrien), moulin et chapelle.

Histoire

  • Présence gallo-romaine.
  • Fut seigneurie aux XVIIe et XVIIIe siècles de la famille de Gourcy avec notamment François II de Gourcy-Charey qui fut connétable de l'infanterie de Lorraine pendant la guerre de Trente Ans ainsi que gouverneur de Wildenstein, ce fut ensuite à ces descendants devenus comtes de Gourcy qu'échurent la seigneurie.

Antiquité et préhistoire

Il est fait mention dans le répertoire du comte Beaupré de découvertes pouvant se rattacher à la période gallo-romaine

« Au centre du village de Maizerais et au sud ouest, sur le plateau voisin, traces de substructions gallo-romaines. Au delà du pont, sur le Rupt de Mad, traces très apparentes d'un fort ayant la forme d'un carré long »[28]

Au XXe siècle, lors de l'ouverture de carrières sur le ban de la commune, des céramiques et fragments de meules ont été trouvées, des établissements gallo-romains sont soupçonnés sur la hameau de Maizerais et au lieu-dit Poirier-Bouradot[29].

Moyen Âge

Les historiens nous rapportent que le village d'Essey, au nom duquel on ajoute celui du hameau de Maizerais, appartenait, dans l'origine, à l'abbaye de Saint-Mihiel que Thibaut, comte de Bar, et Geoffroy, sire d'Apremont, affranchirent mirent à la loi de Beaumont, en 1289, se réservant leurs fours et leurs moulins banaux, le marché, les foires, le conduit, le passage, les osts et chevauchées. (Les chevauchées étaient une espèce de ban publié pour défendre son seigneur, comme ost pour défendre son pays)[30].

En 1337, Henri IV, comte de Bar, et Charles, duc de Luxembourg, s'assemblèrent à Essey pour régler, à l'amiable, les différends qu'avait occasionnés la garde de la ville de Verdun, que ces deux princes se disputaient. Le traité fut fait et signé au même lieu, en présence de plusieurs seigneurs[27],[30].

En 1363, les rentes des deux villages furent cédées par Geoffroy d'Apremont à Ulrich de Fénétrange. Il y avait, dans ce bourg, un château qui appartint à la famille Du Hautoy [31], et, autour de l'église, une forteresse destinée à servir de défense aux habitants, le village semble même avoir été totalement fortifié :

«L'église d'Essey, agrandie en 1742, semble remonter au XIIIe siècle ou au XIVe siècle. On voit encore les portes de l'ancienne ville et des parties de murailles de l'enceinte»[30]… «Le 12 juin 1587, le duc Charles III leur permit de fermer leur village de murailles, portes et tours.»[32]

Il semble qu'à peine édifiées, ces murailles furent abattues lors de la guerre de Trente Ans[32].

Époque contemporaine

Au cours de la Première Guerre mondiale, le village d'Essey-et-Maizerais fut détruit à près de 80 %[33],[34].

Anecdote

On trouve, dans les preuves de l'histoire de Metz, sous la date du , une lettre adressée par les officiers de Bouconville et de Mandres aux magistrats de la cité, pour se plaindre de voies de fait exercées par les habitants d'Ancy contre ceux d'Essey, dont ils avaient, à plusieurs reprises, enlevé les bestiaux, voire jusque dans leurs maisons[32].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 2014 Brigitte Brabant    
avril 2014 mai 2020 Roland Rouyer[35]   Retraité agricole
mai 2020 en cours Gérald Petitjean[35],[36]   Profession intermédiaire administrative de la fonction publique

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[38].

En 2023, la commune comptait 339 habitants[Note 4], en évolution de −5,83 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
598674737739817882842832845
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
838772734747748730676665629
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
620551382392397368375410369
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
351310302284370378381395340
2023 - - - - - - - -
339--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Établissements d'enseignements[41] :

  • Écoles maternelles et primaires.
  • Collèges à Thiaucourt-Regniéville, Pagny-sur-Moselle, Blénod-lès-Pont-à-Mousson, Pont-à-Mousson.
  • Lycées à Pont-à-Mousson, Commercy.

Santé

Professionnels et établissements de santé[42] :

  • Médecins à Domèvre-en-Haye, Royaumeix, Maidières, Pagny-sur-Moselle,
  • Pharmacies à Domèvre-en-Haye, Pagny-sur-Moselle, Maidières, Pagny-sur-Moselle,
  • Hôpitaux à Pont-à-Mousson, Saint-Mihiel, Liverdun.

Cultes

Économie

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et viticole, au XIXe siècle, mais soulignent la présence d'une activité artisanale de filature :

«Surf. territ. : 1 135 ha dont 884 hect. en terres lab., chènevières comprises, 63 en prés, 440 en vignes d'assez bonne qualité, 440 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter 4 hectolitres, en orge 4 hectol. 50 litres, en seigle 3, en avoine 5, planté en vignes 50. Porcs, bêtes à cornes et quelques chevaux. Filature de laine de 50 broches, mue par un cheval... trois moulins à grains »[27],[30]

Entreprises et commerces

Agriculture

  • Culture et élevage associés.
  • Élevage d'autres bovins et de buffles.
  • Culture de céréales, de légumineuses et de graines oléagineuses.

Tourisme

Commerces

  • Commerces et services.

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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