Mathilde Feld
femme politique française
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Mathilde Feld, née le à Rueil-Malmaison, est une femme politique française.
| Mathilde Feld | |
Mathilde Feld à l'Assemblée nationale. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée française | |
| En fonction depuis le (1 an, 8 mois et 5 jours) |
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| Élection | 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 12e de Gironde |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | LFI-NFP |
| Prédécesseur | Pascal Lavergne |
| Conseillère municipale de Créon | |
| Adjointe au maire de Créon | |
| – (4 ans et 2 mois) |
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| Présidente de la communauté de communes du Créonnais | |
| – | |
| Prédécesseur | Bernard Le Gorrec |
| Successeur | Alain Zabulon |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Rueil-Malmaison |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | LFI |
| Profession | Fonctionnaire territoriale |
| modifier |
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Membre de La France insoumise, elle est est une élue locale puis députée de la Gironde depuis .
Biographie
Mathilde Feld naît le Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine)[1].
Fonctionnaire territoriale, elle est directrice générale adjointe de la communauté de communes du Grand Saint-Émilionnais et impliquée dans la vie associative de l'Entre-deux-Mers[2].
Parcours politique
Élue locale
Membre de La France insoumise, elle est conseillère municipale de Créon et est présidente de la communauté de communes du Créonnais de 2014 à 2020[2].
Mathilde Feld est candidate une première fois aux élections législatives de 2022 dans la douzième circonscription de la Gironde. Elle est battue de 184 voix par le candidat de la majorité présidentielle Pascal Lavergne[3].
Députée
Lors des élections législatives anticipées de 2024, elle est élue au second tour face au candidat du RN Rémy Berthonneau[4]. Le député sortant Pascal Lavergne s'était retiré entre les deux tours pour faire barrage à l'extrême-droite[5].
Mathilde Feld siège en commission des finances. Elle est nommée co-rapporteure chargée de la lutte contre l’évasion fiscale avec Nicolas Sansu, député GDR du Cher. En , les deux députés font paraître leur rapport sur le sujet[6]. Ils dénoncent un « manque de volonté politique » de la part des gouvernements successifs depuis 2017 et dressent une liste de 17 recommandations pour mieux lutter contre la fraude et l’évasion fiscales[7]. On retrouve parmi ces recommandations l’instauration d’un impôt plancher de 2% sur le patrimoine des milliardaires[8]; une mesure inspirée par les travaux de l’économiste Gabriel Zucman. En , les deux parlementaires publient un rapport spécifique sur les règlements d’ensemble, fustigeant cette pratique « opaque » et « coûteuse » de l’administration fiscale[9], ne bénéficiant qu’aux plus fortunés[10].
Elle est également membre du pôle parlementaires regroupant des députés et sénateurs opposés aux projets de LGV dans le Sud-Ouest[11]. En , son amendement sur le Projet de Loi de Finances 2025 visant à supprimer la taxe spéciale d’équipement, qui finance les travaux pour la LGV, est adopté lors de l'examen du texte en première lecture à l’Assemblée nationale[12][pertinence contestée].
En , elle fait partie des 28 députés LFI qui votent contre la résolution concernant la libération de Boualem Sansal, écrivain franco-algérien emprisonné à Alger, décision qui déclenche de vives critiques des autres partis représentés au Parlement. Les parlementaires LFI dénoncent, eux, dans cette résolution « une manœuvre d’instrumentalisation politicienne ». Le groupe LFI-NFP avait proposé un amendement de réécriture de la résolution demandant « la libération immédiate de Boualem Sansal au nom de la liberté d’expression, sans autre condition »[13][pertinence contestée].
À trois reprises entre et , sa permanence parlementaire à Cadillac-sur-Garonne est vandalisée d'abord par des membres de Jeunes agriculteurs puis de la Coordination rurale, dans le cadre du vote de la loi Duplomb à l'Assemblée[14][source insuffisante].
Lors des discussions sur le budget 2026, elle propose et fait voter une modification de la loi Coluche de 1989, transformant la déduction fiscale de dons à des associations humanitaires et caritatives en crédit d'impôt, pour « permettre et inciter les personnes ne payant pas d'impôts à faire des dons aux associations d'aide aux plus démunis »[15].