Wikiwand AI

Monthermé

commune française du département des Ardennes From Wikipedia, the free encyclopedia

Monthermé est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Monthermé
De gauche à droite, de haut en bas : la boucle de Monthermé ; Roc la Tour ; l'abbaye de Laval-Dieu ; l'église Saint-Antoine vue depuis la Longue Roche ; la girouette ; et les bords de Meuse.
Blason de Monthermé
Blason
Image illustrative de l’article Monthermé
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Intercommunalité CC Vallées et Plateau d'Ardenne
Maire
Mandat
David Léonard
2026-2032
Code postal 08800
Code commune 08302
Démographie
Gentilé Baraquins[1]
Population
municipale
2 138 hab. (2023 en évolution de −8,44 % par rapport à 2017)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 11″ nord, 4° 43′ 56″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 487 m
Superficie 32,33 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Monthermé
(ville isolée)
Aire d'attraction Charleville-Mézières
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bogny-sur-Meuse
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Monthermé
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Monthermé
Géolocalisation sur la carte : Ardennes
Voir sur la carte topographique des Ardennes
Monthermé
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Monthermé
Liens
Site web
Fermer

En , Monthermé est choisi pour représenter la région Grand Est lors du concours « Le Village Préféré des Français » présenté par Stéphane Bern sur France 3[2], terminant à la 5e place lors de l'émission du [3].

Géographie

Localisation

Située dans le massif de l'Ardenne, la commune de Monthermé s'est développée de part et d'autre d'un méandre de la Meuse et d'un de ses principaux affluents, la Semoy.

Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Charleville-Mézières ainsi que dans sa zone d'emploi, et est la ville-centre de son unité urbaine ainsi que de son bassin de vie[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Bogny-sur-Meuse, Deville, Hargnies, Laifour, Revin, Sécheval, Thilay et Tournavaux.

Communes limitrophes de Monthermé
Revin Hargnies Thilay
Laifour Monthermé Thilay
Deville Bogny-sur-Meuse Tournavaux

Géologie et relief

Poudingue de Fépin au lieu-dit de la Roche aux Corpias.

L'altitude minimale de la ville se situe au niveau de la mairie : 127 m et le maximum sur le plateau des « Hauts-Buttés » : 487 m[4]. Sa surface est de 32,33 km²[5]>L

Sur le plan géologique, Monthermé se situe en limite du Cambrien et du Dévonien, marqué dans cette partie de l'Ardenne par un conglomérat, relique d'un cordon littoral appelé le poudingue de Fépin. On peut observer celui-ci au lieu-dit de la Roche aux Corpias.

Hydrographie

Confluence de la Meuse et de la Semoy au camping du Port-Diseur.
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Carte du réseau hydrographique de Monthermé.

La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse.

Elle est drainée par la Meuse, le canal de l'Est Branche-Nord, la Semoy, le ruisseau de la Faligee, le ruisseau des Manises, le ruisseau de Hutin, le ruisseau la Lyre et le ruisseau de la Pilette[6],[Carte 1].

La Meuse, d'une longueur de 486 km dans sa partie française, est un fleuve européen qui prend sa source en France, dans la commune du Châtelet-sur-Meuse, à 409 mètres d'altitude, et se jette dans la mer du Nord après un cours long d'approximativement 950 kilomètres traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas[7]. Elle traverse la commune sur une longueur d'environ 6,5 km, formant un méandre enserrant le quartier des Écaillettes, constituant un site remarquable dénommé la « boucle de Monthermé ».

Le canal de l'Est Branche-Nord, d'une longueur de 141 km, est un chenal et un cours d'eau naturel navigable qui relie Givet à Troussey, où il rejoint le canal de la Marne au Rhin[8]. Il se superpose, dans la commune, à la Meuse sur une longueur d'environ 3,2 km.

La Semoy, d'une longueur de 210 km, prend sa source dans la commune de Arlon et se jette dans la Meuse sur la commune, après avoir traversé cinq communes françaises[9].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[13]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 998 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charleville-Mézières à 13 km à vol d'oiseau[16], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 928,4 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[19], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

Monthermé fait partie du parc naturel régional des Ardennes depuis sa création en [20].

Les Marais des Hauts-Buttés, situés à une altitude de 470 m sont une clairière de 30 ha constituée d'une lande tourbeuse humide. Les conditions écologiques particulières de l'endroit, sol acide, climat froid et humide donnent un intérêt botanique et hydrique du lieu[21].

Urbanisme

Typologie

Au , Monthermé est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22].

Elle fait partie de l'unité urbaine de Monthermé, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[23],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[24],[25].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (85,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,4 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (84,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %), prairies (3,5 %), eaux continentales[Note 4] (3 %), zones urbanisées (2,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %), zones humides intérieures (0,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[26].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Hameaux

Barrage et rapides à Phade.

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 1 259, alors qu'il était de 1 265 en 2016 et de 1 260 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 80,6 % étaient des résidences principales, 3,9 % des résidences secondaires et 15,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 73,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 25,5 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Monthermé en 2022 en comparaison avec celle des Ardennes et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,9 %) supérieure à celle du département (3,9 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).

Davantage d’informations Typologie, Ardennes ...
Le logement à Monthermé en 2022.
Typologie Monthermé[I 3] Ardennes[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 80,6 84,6 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,9 3,9 9,7
Logements vacants (en %) 15,5 11,5 8
Fermer

Voies de communication et transports

Monthermé est traversée par la RD 1, reliant par la vallée de la Meuse Charleville-Mézières à Givet, et qui est sa principale voie de communication.

L'ancienne route nationale 389 (actuelle RD 989), qui franchit la Meuse par le Pont de Monthermé, relie par le plateau Charleville-Mézières à Vireux-Wallerand où elle rejoint la RD 1, via Monthermé et Hargnies La RD 31, rejoint depuis Monthermé la frontière belge, par la vallée de la Semoy française, via Thilay et Hautes-Rivières.

La gare de Monthermé, située sur la ligne de Soissons à Givet, est desservie par des trains TER Grand Est circulant entre les gares de Charleville-Mézières et Givet, via Revin.

La voie navigable Meuse (ancien canal de l'Est) emprunte le lit de la Meuse, voie navigable pour péniches et bateaux de plaisance qui peuvent bénéficier de son port[27].

Un quai pour le port a été réalisé sur la rive gauche de la Meuse. Il permet d'accoster sur 174 m ; labellisé « port exemplaire », il devrait contribuer à l'essor du tourisme fluvial[28].

Le , les ports de plaisance de Monthermé obtiennent le Pavillon Bleu[29].


Risques naturels et technologiques

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[30].

Toponymie

La plus ancienne mention écrite connue date de 1141 dans le cartulaire de Laval Dieu dans laquelle on peut lire « de Monte Hermeri ». En 1264 on trouve en vieux français « de Monthermeis ». Monthermé devient courant dès le XVIe siècle[31].

L'origine du nom de Monthermé, comme nous pouvons le lire en latin dans les anciennes chartes de l'abbaye de Laval Dieu est composé des mots mons et hermerius qui a pour origine un mot celtique hermes qui signifie « un lieu boisé qui n'appartient à personne ». Le mont hermes situé sur la rive gauche de la Meuse, ainsi nommé par les premiers habitants. Certains ont suggéré pour origine le Mont Ermel, nom emprunté au saint vénéré à Vireux. Mais le mot latin hermelius nous éloigne de hermerius qui se trouve dans tous les anciens écrits[32].

Histoire

Moyen Âge

Au XIIe siècle, Ithier dit le Dévot, fonde plusieurs abbayes sur ses terres et notamment en 1128, à Monthermé l'abbaye de Laval Dieu destinée à des chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré sous le vocable de saint Remi au lieu-dit la Bouche de Semoy. Laval Dieu vient du latin Vallis Dei, la Vallée de Dieu.

C'est également de cette époque que sont datés les éléments les plus anciens de l'église Saint-Léger, paroisse du bourg.

Monthermé a vécu de l'exploitation de la forêt ainsi que de l'ardoise. Au Moyen Âge se pratique l'« essartage », défrichement pour mise en culture.

À partir du XIIe siècle, diverses carrières et ardoisières sont exploitées employant une nombreuse main d'œuvre. Bénéficiant du trafic fluvial, exploitées pendant près de huit siècles elles sont fermées dans les années 1930/1940.

Temps modernes

Monthermé, qui fait partie de la châtellenie de Château Regnault, entre successivement dans la maison de Flandre, la maison de Bourgogne, de Guise puis de Conti laquelle la cède à Louis XIII en 1629[32].

Le XVIe siècle voit apparaître les « boutiques » de forgerons, néanmoins l'exploitation forestière reste très active. L'année 1749 voit apparaître une verrerie à proximité de l'abbaye de Laval-Dieu qui reste active jusqu'en 1846[33].

Monthermé vit de l'exploitation de la forêt ainsi que de plusieurs ardoisières. L'année 1749 voit apparaître une verrerie à proximité de l'abbaye de Laval Dieu.

Époque contemporaine

Le XIXe siècle, apporte la révolution industrielle et l'apparition de la métallurgie.

En 1852, un auteur décrit Monthermé :

« La Meuse serpente lentement au milieu de vallées calmes et fertiles qu'entrecoupent des rangées de peupliers et de saules ; ailleurs elle réfléchit les vertes ombres des collines. plus loin, elle se rétrécit et s'enfonce brusquement dans une gorge étroite, et en passant, entoure comme une presqu'ile ce mont arrondi qui domine Monthermé. La Meuse est à la fois pour ce bourg si pittoresquement situé, un chemin rapide et laborieux qui l'enrichit, et un spectacle animé qui le distrait de la vue un peu monotone d'une chaine de hauts rochers dressés entre lui et l'horizon comme un rempart infranchissable ; elle transporte les ardoises et les écorces de chêne, fortune du pays ; elle baigne les jolies maisonnettes, les vergers, les jardins, les champs du bourg. Du sommet de la montagne on n'aperçoit d'abord qu'un gouffre aride, silencieux, inanimé ; on se croirait dans un désert si l'on ne voyait quelques lourds bateaux descendre ou remonter la rivière. Les maisons sont construites de fortes pierres rougeatre et violette ; les toitures sont couvertes de belles ardoises et un pont suspendu en fer unit les deux rives. la population se compose de 1800 habitants actifs et laborieux. C'est seulement dans la saison où l'on récolte l'écorce de chêne que Monthermé ressemble à ces petits bourgs muets et endormis. À cette époque de l'année, hommes, femmes, enfants abandonnent leurs habitations, gravissent les flancs des rochers, fourmillent dans les taillis et dépouillent à l'envi les arbres de leur rude vêtement. De hardis bucherons suspendus à une corde frappent de la hache les chênes isolés... Les habitants de Monthermé se nourrissent de pommes de terre, de pain de seigle et surtout de café au lait. On évalue que chaque travailleur en consomme près de deux litres par jour en trois repas... »

— Article paru dans le Magasin pittoresque de 1852.

Le chemin de fer est installé dans la vallée dès 1862 avec la mise en service de la section Nouzonville à Givet de la ligne de Soissons à Givet et la création de la gare de Monthermé, qui permettent le développement rapide des échanges et l'essor des entreprises. Les courts embranchements des lignes de Monthermé à Laval-Dieu et à Phade assure la desserte des sites industriels qui y sont implantés. Les « boutiques » sont remplacées par les usines : fonderie, emboutissage, estampage et tôlerie. Néanmoins, les conditions de travail sont dures et les salaires bas.

En 1865, on construit les premiers fours à puddler pour affiner la fonte. C'est sur ce secteur, situé entre la Meuse et la Semoy que se concentrent, encore aujourd'hui les principales industries de la commune.

En 1901, les chemins de fer départementaux des Ardennes, une compagnie de chemin de fer secondaire, mettent en service pour le compte du Département des Ardennes le Chemin de fer de Monthermé à Hautes-Rivières, une ligne à voie métrique passant dans la vallée de la Semois et desservant ses sites industriels, prolongée à Sorendal en 1912. Cette ligne, détruite par les Allemands durant la Première Guerre mondiale, est reconstruite la paix revenue et exploitée jusqu'en 1950[34],[35].

Son emprise est utilisée par l'actuelle Trans-Semoysienne, une une piste cyclable et piétonne.

De 1905 à 1914, Monthermé est le siège de l'« Union des syndicats ouvriers des Ardennes », le syndicat de la métallurgie s'organise autour de Théophile Sauvage ; la coopérative ouvrière « La Ménagère » est créée ainsi que « La Maison du Peuple », première bourse du travail des Ardennes, fondée en 1911.

Seconde Guerre mondiale

Entre le 10 et le , les Ardennais sont évacués vers la Vendée et les Deux-Sèvres. Les autorités préfectorales avaient décrété que les habitants de Monthermé soient dirigés vers Saint-Jean-de-Monts, Fromentine, Notre-Dame-de-Monts, Beauvoir-sur-Mer et L'Île-d'Yeu[36].

Objectif Monthermé

En vue de la bataille de France qu'ils s'apprêtent à déclencher le , les Allemands prévoient dans leur plan (Fall Gelb) que la zone de Monthermé soit l'un des trois points de passage de leurs Panzer-Divisionen sur la Meuse[37],[Note 5] sur laquelle repose la ligne principale de résistance prévue par le généralissime Maurice Gamelin ; c'est le XLI. Armee-Korps (mot.) de Georg-Hans Reinhardt qui doit passer dans le secteur de Monthermé. L'isthme de Monthermé constitue un point faible dans la défense française du secteur, affecté au II/42e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux[Note 6] (II/42e DBMC) du commandant Verdier : le haut commandement a en effet tenu à ce que la défense s'appuie le long du cours d'eau, refusant, comme le voudrait Verdier, d'abandonner l'isthme en ne défendant que sa base[38]. La défense de l'isthme (essentiellement 5e compagnie (lieutenant Barbaste) du II/42e DBMC[38]) a donc du s'étaler tout le long de la Meuse (soit 9 000 m[38]) au lieu d'être concentrée sur une portion réduite (1 200 m[38]), ce qui avec le manque d'effectifs et de moyens, donne une défense légère dont ses sept blocs[Note 7] et deux tourelles mitrailleuses blindés ne peuvent se couvrir les uns les autres[39],[40]. Le à 7 h, après le repli des éléments de cavalerie situés sur la rive droite, le pont de Monthermé est détruit par les Français, cependant ses superstructures métalliques émergent de la Meuse[41].

La prise de Monthermé le 13 mai 1940

Les Allemands de l'une des deux Panzer-Divisionen du XLI. Armee-Korps (mot.), la 6e Panzerdivision[Note 8] de Werner Kempf, arrivent sur la rive droite du fleuve à Monthermé le et ils investissent immédiatement les habitations de la rive droite[40]. Les mitrailleuses françaises réagissent et les empêchent de s'approcher plus du fleuve, ainsi que l'artillerie de 155 mm, celle-ci ne tirant que légèrement, ignorant l'importance des forces allemandes qui s'approchent et de l'attaque qu'ils préparent[40]. Les chars de la 6e Panzerdivision arrivent à leur tour : les Panzer IV s'installent sur les hauteurs pour soutenir l'attaque tandis que les Panzer II et III, plus légèrement armés, attaqueront avec les fusiliers allemands[40]. L'aviation allemande intervient également, succédant bombardements d'interdictions et de destructions[40],[Note 9].

Après une préparation d'artillerie sur la presqu'île « qui ressemble maintenant à une chaudière »[42], les fusiliers allemands du III./Schützen-Regiment 4 entament la traversée vers 15 h, en canots pneumatiques, de part et d'autre du pont détruit la veille[43]. Les Allemands remarquent rapidement que les superstructures du pont, qui dépassent des eaux, peuvent permettre l'établissement d'une passerelle de fortune à l'abri des tirs français qui les gênaient jusque-là considérablement[43] et fait échouer, dans le sang, leurs premières tentatives d'approche depuis les pentes de l'« enveloppe »[44]. Devenus ainsi nombreux à être passés sur la rive gauche, les Allemands isolent et prennent à revers les positions françaises qui tombent les unes après les autres, les blocs étant orientés pour faire feu sur le fleuve, ils ne peuvent se défendre d'une attaque par la terre[39]. Le lieutenant Barbaste communique alors à son supérieur « Situation désespérée. Décide de contre-attaquer avec éléments disponibles en direction de l'observatoire. PA 1, 2 et 3[Note 10] doivent être tombés. Tiendrai jusqu'au bout »[45]. Il trouve la mort au cours de cette action qui échoue[43]. À 19 h, l'isthme est entièrement aux mains des Allemands[46]. Dans le même temps, les Allemands se sont dirigés vers la base de l'isthme, où se trouve la ligne intermédiaire, initialement défendue par la 4e compagnie du II/42e DBMC[38]. Ils l'attaquent au soir mais sans succès[44]. Dans la nuit du 13 au 14, un coup au but de l'artillerie française touche finalement la passerelle mais elle sera remise en état[47].

14 mai : les Allemands tenus en échec sur la ligne d'arrêt

Le 14 au matin, les combats reprennent sans résultats pour les Allemands mais les défenseurs sont également épuisés et à court de ravitaillement[47]. Le III/248e régiment d'infanterie (III/248e RI, commandant Le Coroller) arrive en renfort mais ne peut monter en première ligne à cause du jour, les hommes de ce bataillon reçoivent finalement l'ordre de contre-attaquer mais « le combat en sous-bois les déroute [...] ils sont pris de panique et fuient »[48] ; les artilleurs envoyés en renfort se replient intempestivement et également le II/248e RI dont « les hommes, les officiers même, refluent »[48]. Les malgaches du II/42e DBMC sont « démoralisés d'avoir vu leurs camarades du 248 refuser de les aider, de les soutenirs »[48]. Cependant, au soir du 14, les Allemands n'ont pas réussi à percer la défense française grâce à l'artillerie qui empêche toute traversée[44].

15 mai 1940 : les Allemands percent

Dans la nuit du 14 au 15, le Pionier-Bataillon 57 met en service un pont, les chars peuvent ainsi passer sur l'autre rive et dès l'aube la 1./Panzer-Regiment 11 peut lancer une attaque avec le II./Schützen-Regiment 4[49]. Manquant d'armes antichars et d'hommes (10 000 soldats de la 102e DIF ayant battu en retraite, la 61e DI connaissant un destin similaire[50]), la défense cède enfin, la Kampfgruppe Esebeck fonce alors vers Montcornet qu'elle atteint dans l'après-midi, faisant de très nombreux prisonniers[51]. Le plan Dyle qui prévoyait de livrer la bataille décisive qui aurait dû stopper l'invasion allemande en Belgique ne sera ainsi jamais mis en œuvre.

1944

Les maquis se battaient dans la région dans le cadre de la Mission Citronelle, Judex empêchait avec ses hommes la destruction du pont de chemin de fer à la gare en .

Mémorial de la mission citronelle, les Hauts-Buttés.

Politique et administration

La mairie et le bord de Meuse.

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Charleville-Mézières du département des Ardennes[I 1].

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Monthermé[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Bogny-sur-Meuse[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription des Ardennes.

Intercommunalité

Monthermé était membre de la communauté de communes Meuse et Semoy, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes Portes de France[52] pour former, le , la communauté de communes Vallées et Plateau d'Ardenne dont est désormais membre la commune[I 1].

Élections municipales et communautaires

Scrutins récents

Pour les élections municipales de 2014 dans les Ardennes, la liste DVG menée par le maire sortant Alain Bernard est la seule candidate et obtient donc la totalité des 700 suffrages exprimés. Elle est élue en totalité et 5 de ses membres sont également des conseillers communautaires.
Lors de ce scrutin, 45,42 % des électeurs se sont abstenus et 23,75 des votants ont choisis un bulletin blanc ou nul[53].

Pour les élections municipales de 2020 dans les Ardennes, la liste DVG menée par Catherine Joly[54] — soutenue par le maire sortant Alain Bernard qui ne se représente pas[55] — est la seule candidate et obtient donc la totalité des 537 suffrages exprimés. Elle est élue en totalité et 4 de ses membres sont également des conseillers communautaires.
Lors de ce scrutin marqué par la Pandémie de Covid-19 en France, 60,31 % des électeurs se sont abstenus et 11,68 des votants ont choisis un bulletin blanc ou nul[56].

Au premier tour des élections municipales de 2026 dans les Ardennes, la liste SE menée par David Leonard[57] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 589 voix (57,46 %, 15 conseillers municipaux élus dont 3 également communautaires), devançant largement celle DVG menée par la maire sortante Catherie Joly[58], qui recueille 436 voix (42,54 %, 4 conseillers municipaux élus dont 1 également communautaire).
Lors de ce scrutin, 31,22 % des électeurs se sont abstenus[59].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
vers juin 1829 vers novembre 1830 Jean Pierre Pihet[réf. nécessaire]    
         
1878 ou avant[60]   Louis-Hyacinthe-Zéphirin Perlot    
         
mai 1900 mai 1908 Albert Bancquart[61] SFIO Notaire
Démissionnaire
mai 1908 décembre 1919 Vital Molitor[62] SFIO Ouvrier tôlier puis commerçant
décembre 1919 mai 1925 Polydor Golinval[63] SFIO Journalier puis cultivateur
mai 1925 mai 1929 Paulin Renard[64] PCF-SFIC Ouvrier métallurgiste
Officier du Mérite social
mai 1929     Droite  
         
octobre 1947 mai 1953 Henri Pescheux[65] PCF Ouvrier des Ponts et Chaussées, syndicaliste
Croix de guerre 1914-1918, Médaille militaire, Résistant
Administrateur CGT de la Caisse primaire de Sécurité sociale (1950 → 1967)
Chevalier de la Légion d'honneur
         
avant 1967[66] après 1971[67] René Lemaire[68] DVD-SE Ingénieur général des Ponts et chaussées
Chef de l'inspection générale de l'aviation civile
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 1983 André Gilquin[69] DVG Principal de collège retraité, syndicaliste enseignant
mars 1983 mars 1989 Serge Gatier[70] PCF Employé à la Sécurité sociale
Premier adjoint au maire (1977 → 1983)
mars 1989 mars 2001 Louis Keller[71] PCF Assistant technique de l'Équipement retraité, syndicaliste
mars 2001 mai 2020[55] Alain Bernard PCF Retraité de la fonction publique
mai 2020[72] mars 2026 Catherine Joly DVG Comptable retraitée
Vice-présidente de la CC Vallées et Plateau d'Ardenne (2020 → 2026)
mars 2026[73] en cours David Léonard SE Responsable du pôle culture-éducation de l'intercommunalité
Conseiller municipal de Tournavaux (2014 → 2020)
Vice-président de la CC Vallées et Plateau d'Ardenne (2026 → )
Fermer

Autres élections

Récapitulatif des résultats électoraux récents'

Davantage d’informations Scrutin, 1er tour ...
Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Européennes 2014 FN 35,23 PS 16,75 UMP 15,54 FG 12,09 Tour unique
Régionales 2015 FN 42,43 PS 19,86 LR 17,00 FG 7,14 FN 41,38 LR 32,76 PS 25,86
Présidentielle 2017 FN 36,83 LFI 22,29 EM 18,98 LR 9,94 FN 52,50 EM 47,50 Pas de 3e
Législatives 2017 LR 23,77 LREM 22,16 PS 20,56 FN 17,22 LR 57,29 LREM 42,71 Pas de 3e
Européennes 2019 RN 39,11 LREM 14,27 LFI 8,66 EELV 8,03 Tour unique
Régionales 2021 LR 34,09 RN 24,75 EELV 12,88 LFI 10,61 LR 43,78 RN 27,98 EELV 22,02
Présidentielle 2022 RN 41,47 LREM 19,96 LFI 16,15 REC 5,90 RN 64,94 LREM 35,06 Pas de 3e
Législatives 2022 LR 46,08 RN 20,45 NUPES 16,53 LREM 11,62 LR 73,06 RN 26,94 Pas de 3e
Européennes 2024 RN 48,77 RE 10,76 PS 8,31 LR 6,27 Tour unique
Législatives 2024 RN 41,68 DVD 35,63 NFP 13,76 RE 8,01 DVD 55,51 RN 44,49 Pas de 3e
Fermer

Équipements et services publics

Anciens bains-douches municipaux.

Espaces publics

La commune est labellise, en 2025, « deux fleurs » au Concours des villes et villages fleuris[74].

Enseignement

  • École maternelle
  • École élémentaire
  • Collège

Lycées présents à environ 20 km, Charleville-Mézières et Revin

Santé

  • Cabinet médical
  • Cabinet infirmier
  • Masseur kinésithérapeute
  • 2 pharmacies
  • 1 Maison de retraite « Les Résidences Saint-Antoine », écart des Hauts-Buttés.
Hôpital le plus proche

Hôpital de Manchester à Charleville-Mézières (20 km)

Population et société

Les habitants de la ville de Monthermé sont appelés « Baraquins ». Ce nom aurait pour origine les habitants des quelques maisons ouvrières situées en bord de Semoy près d'un ancien moulin, à l'entrée de la voie trans-semoysienne. On les appelait « ceux des baraques ». D'après quelques anciens, ce n'est que dans les années 1950 que le nom de Baraquin s'est généralisé à toute la population[75].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[76]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[77].

En 2023, la commune comptait 2 138 habitants[Note 11], en évolution de −8,44 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5201 3961 4251 3791 6601 6201 9762 1262 299
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 5502 5993 0243 3833 6993 8704 1504 2724 170
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
4 4563 6213 8423 8893 7053 0183 4683 5893 212
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015 2020
3 2993 1032 8662 7912 5882 5732 4592 3432 191
Davantage d’informations - ...
2023 - - - - - - - -
2 138--------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[78].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Un groupe de Vikings au Printemps des Légendes de Monthermé.

Sports et loisirs

Salle de fêtes.
  • Salle de fêtes
  • Salle de sport polyvalente
  • Terrain de football
  • Terrain de pétanque
  • VTT
  • Culturisme

Économie

Monthermé a été un important centre industriel de la vallée de la Meuse et de la Semoy durant la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle : des scieries, des forges et une industrie verrière s'y sont développées en grande partie grâce aux transports fluviaux et ferroviaires, mais son activité a fortement décliné après les années 1970.

Il reste désormais :

  • forge et estampage (SEFAC) ;
  • transformation des métaux (Plafometal) ;
  • exploitation forestière ;
  • ébénisterie ;
  • tourisme :
    • 1 aire d'accueil camping-car
    • 3 campings : Port diseur, l'Echina , Rapides de Phades
    • 1 port de plaisance (Pavillon bleu).

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Points de vue

Vue du site des 4 fils Aymon.

Monthermé offre, par sa position géographique au confluent de la Meuse et de la Semoy et son implantation dans une boucle de la Meuse, un ensemble de points de vue permettant de voir la commune sous différents angles :

  • Roche à sept heures et Longue-Roche : « Boucle de la Meuse ».
  • Roche Roma : nouveau barrage de Monthermé et commune de Deville.
  • Roche aux sept villages : point d'orientation vers sept villages.
  • Croix Sainte-Anne : confluence de la Meuse et de la Semoy et Monthermé.

Certains de ces sites, comme celui de la Roche à 7 heures, permet également au promeneur d'observer des affleurements de schistes dont certains bancs ardoisiers qui ont été exploités dans ce secteur. Depuis ce site, le visiteur pourra également voir cette curiosité géologique, formée de bancs de quartzite évoquant, selon la légende, le passage des quatre fils Aymon dans la région (site situé et à voir sur la commune de Bogny-sur-Meuse).

Patrimoine religieux

À son origine, Monthermé compte deux bassins de population, établis autour de l'église Saint-Léger et de l'abbaye de Laval Dieu.

Église Saint-Léger
Église Saint-Léger.

L'église Saint-Léger est l'une des trois églises bâties sur la commune. Les parties les plus anciennes, comprenant le mur nord de la nef, la croisée du transept et le croisillon nord sont datés de la fin du XIIe siècle. L'édifice fut en grande partie détruit en 1445 par une incursion d'une bande de pillards nommés les Écorcheurs à la solde d'un prince de Liège. Reconstruite, elle fut consacrée en 1452 par l'archevêque Jean II Jouvenel des Ursins. L'édifice connut plusieurs modifications, notamment durant les Guerres de religion où il fut fortifié.

À l'intérieur, on peut observer une cuve baptismale fin XIIe siècle-début XIIIe siècle. Le maître-autel, en marbre, aurait été réalisé en 1783 par un artiste de Charleville-Mézières, François Feuillat. À voir également, les fresques du XVIe siècle.

L'édifice a été classé au titre des Monuments historiques en 1959[79].

Abbaye de Laval Dieu
Abbaye de Laval Dieu.

L'abbaye fut fondée en 1128, à la « Bouche de Semoy » au confluent de la Meuse et de la Semoy par Ithier (Whiter) dit le Dévot. L'église de la communauté de chanoines prémontrés fut détruite par un incendie volontaire durant la nuit du 16 au . La façade ouest de l'édifice fut réparée trois ans plus tard.

C'est au sein de cette communauté qu'Étienne Nicolas Méhul s'exercera, sous la direction du chanoine allemand Hanser Guillaume. Seul le buffet de cet orgue (1771) subsiste aujourd'hui. On peut aussi y voir des boiseries du XVIIIe siècle ainsi que plusieurs dalles funéraires.

La communauté est dissoute à la Révolution française, les biens vendus. Les bâtiments sont transformés et détruits, dont une grande partie le .

L'église, les ruines de la maison canoniale et le sol du jardin jusqu'à la Semoy ont été classés au titre des Monuments historiques en 1963[80].

Église Saint-Antoine des Hauts-Buttés

Sur les Hauts, l'écart des Hauts-Buttés (altitude 500 m) est, depuis le XVIIIe siècle, un lieu de culte, l'église Saint-Antoine des Hauts-Buttés dédiée à saint Antoine de Padoue y est située.

Autres curiosités

  • Le Roc la Tour, un site situé à une altitude de 400 m dans la forêt domaniale de Château-Regnault sur les hauteurs de Monthermé, au confluent de la Meuse et de la Semois, caractérisé par des colonnes de quartzite qui seraient les vestiges d'un hypothétique « château du diable ».

Dans la rue principale on peut également voir :

  • Une girouette à la place de la grande cheminée d'une ancienne brasserie.
  • La façade de l'ancienne coopérative ouvrière datant de 1910.
  • La Maison du Peuple (1911).
  • La façade de la coopérative La Ruche (1906).

Une halte fluviale est aménagée dans la commune[81]

Monthermé dans les arts et la culture

On peut signaler :


Modeste-Jean Lhomme (1883-1946) : Vue de Monthermé (novembre 1931.

Personnalités liées à la commune

Premier volant automobile, concurrent no 24 de Paris - Rouen le 22 juillet 1894 - Alfred Vacheron de Monthermé (gazoline).
  • Roland Pérot (1910-1956), résistant, officier mort pour la France au Maroc. Une rue porte le nom du commandant Roland Pérot à Revin.

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Monthermé Blason
De gueules à la bordure engrêlée d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Fermer

Pour approfondir

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Dom Albert Noël, Monthermé et ses environs, Lorisse, coll. « Mvvf », (ISBN 2877600947).
  • Jean-Maurice Carlier, Églises de Monthermé et Laval Dieu, .
  • Bernard Schrub, Laval Dieu, une Abbaye Prémontrée dans les Ardennes. 1128-1791, .
  • Bernard Schrub, Remacle Lissoir, un enfant de Bouillon, dernier abbé de Laval Dieu. 1730-1806, .
  • Bernard Demoulin et Bernard Schrub, Église Saint Léger de Monthermé, .

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks