Myans

commune française du département de la Savoie From Wikipedia, the free encyclopedia

Myans [mjɑ̃] est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Myans
Myans
Centre de Myans avec le sanctuaire à gauche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Jean-Pierre Guillaud
2020-2026
Code postal 73800
Code commune 73183
Démographie
Gentilé Myannais
Myannerains
Population
municipale
1 318 hab. (2023 en évolution de +6,63 % par rapport à 2017)
Densité 368 hab./km2
Population
unité urbaine
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 55″ nord, 5° 59′ 13″ est
Altitude Min. 290 m
Max. 347 m
Superficie 3,58 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Chambéry
(banlieue)
Aire d'attraction Chambéry
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montmélian
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Myans
Liens
Site web www.myans.fr
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    Géographie

    Situation

    Myans dans la trouée des Marches.

    Myans est une commune de 358 hectares (3,58 km2) située au centre de la trouée des Marches, à environ 10 kilomètres de la ville de Chambéry, chef-lieu du département de la Savoie. Cette vallée sépare les massifs alpins des Bauges au nord-est et de la Chartreuse au sud-ouest, mais Myans s'y trouvant relativement au centre, son dénivelé total reste limité, de 290 à 347 mètres d'altitude (dénivelé beaucoup moins important que pour de nombreuses autres communes du bassin chambérien). La commune fait malgré tout partie du parc naturel régional de la Chartreuse, dont elle est la plus proche (en comparaison avec les Bauges).

    Le faible dénivelé présent dans la commune de Myans (de 57 mètres) n'induit pas pour autant une absence totale de relief. En effet, Myans est constituée de petites collines, issues de l'éboulement du mont Granier en 1248, et constituant les abymes de Myans (aussi présentes dans les communes voisines des Marches et d'Apremont).

    Myans comprend sinon un chef-lieu et divers hameaux répartis sur un territoire composé principalement de pâturages et de vignobles. Côté hydrologie, le ruisseau du Bondeloge traverse la commune[1] et l'Albanne, rivière provenant de Chartreuse, la longe sur sa limite nord-ouest.

    Communes limitrophes

    Myans possède au total sept communes limitrophes. Il s'agit des Marches au sud/sud-est, d'Apremont à l'ouest/sud-ouest, de Saint-Baldoph au nord-ouest, sur une très courte distance de la Ravoire au nord et de Challes-les-Eaux au nord-est (moins de 500 mètres), de Saint-Jeoire-Prieuré et Chignin à l'est. Parmi ces communes, quatre appartiennent à la communauté d'agglomération de Chambéry métropole (au nord de Myans, de Saint-Baldoph à Saint-Jeoire-Prieuré).

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    La disposition de l'étendue de Myans fait que la commune voit passer sur son territoire deux courtes portions (moins d'1 kilomètre) de l’autoroute A43 rejoignant Lyon à l'Italie via la vallée de la Maurienne et le tunnel du Fréjus. En arrivant de Lyon et a fortiori de Chambéry, l'autoroute traverse une première fois, sur environ 900 mètres, la commune au nord en arrivant de la Ravoire, puis la longe avant de la retraverser au sud-est, sur un court kilomètre, et de continuer sur la commune des Marches. En outre, une sortie existe à chaque extrémité de la commune, la no 20 au nord et la no 21 au sud-est, la dernière avant la gare de péage de Chignin. Cette autoroute permet également une relation directe pour Grenoble par la bifurcation vers l'autoroute A41 Sud après Chignin, et Annecy et Genève par l’A41 Nord après l'échangeur de Chambéry-nord.

    Cette autoroute est le seul axe routier majeur dans la commune de Myans. La départementale 1006, ex-Nationale 6, longe la commune par l’est à Saint-Jeoire-Prieuré et ne la traverse donc pas. Myans est principalement quadrillée par un réseau de petites routes départementales et communales liant les différents hameaux.

    Transport ferroviaire

    TER Chambéry-Grenoble à Myans.

    Myans est traversée sur un kilomètre, au même emplacement que la portion nord de l’autoroute A43, par la ligne ferroviaire dite ligne de la Maurienne de Culoz à Modane et à la frontière italienne via Chambéry. La gare ferroviaire la plus proche est aujourd'hui (depuis la fermeture de la gare de Chignin-Les Marches) la gare de Montmélian située à moins de sept kilomètres à l'est.

    La gare de Chambéry - Challes-les-Eaux, située à une dizaine de kilomètres au nord-ouest, permet un accès direct par TGV pour Paris (trajets d'environ 3 heures), ainsi que pour Turin et Milan en Italie. Les relations par TER Rhône-Alpes permettent quant à elles des liaisons directes vers les villes de Lyon, Grenoble, Annecy, Genève (Suisse) et les vallées alpines que sont la Tarentaise et la Maurienne.

    Transport aérien

    L'aéroport le plus proche de Myans est l'aéroport de Chambéry-Savoie situé au sud du lac du Bourget dans la commune de Voglans au nord de Chambéry à environ 15 kilomètres de la commune.

    Plus proche, à Challes-les-Eaux se trouve également l’aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux, situé à cinq kilomètres plus au nord.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 256 mm, avec 9,5 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Challes-les-Eaux à 3 km à vol d'oiseau[8], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 147,6 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Myans est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chambéry[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 35 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 4],[I 5].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (98,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (47,4 %), cultures permanentes (30,3 %), zones urbanisées (18,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,9 %)[11].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Toponymie

    Le toponyme de « Myans » tout comme celui de « Moens » dérive de l'anthroponyme burgonde. Il provient d'un *Môdingos, « chez les Môdingi », dérivé du nom propre Moda, Modo[12].

    Le lieu est mentionné dans le Cartulaire de la Cathédrale de Grenoble (v. 1100)  le décanat de Savoie dépendait de l'évêché de Grenoble  avec Ecclesia de Meianes, ou encore v. 1340 avec Capella de Means[13].

    Chacusard est le nom d'un hameau, mais aussi l'ancien nom de la paroisse[14]. Le nom est mentionné, vers 1100, dans le cartulaire de la cathédrale de Grenoble, sous la forme de Jacusa[15]. Il semble que le toponyme dérive d'un nom d'homme selon le chanoine Adolphe Gros[15].

    En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Myan, selon la graphie de Conflans[16].

    Histoire

    La commune de Myans a été créée en 1881 par scission d' avec la commune des Marches[14],[17]. C'est ainsi que le décret no 10759 du « distrait la section de Myans-Chacusard de la commune des Marches, pour en former une municipalité distincte »[18].

    La paroisse de Myans portait le nom de Chacusard[14]. Elle est détachée de celle des Marches en 1458, puis instituée canoniquement le [14]. En 2004 a été érigée la paroisse Saint Anthelme du Granier comprenant les communes d'Apremont, Chignin, Curienne, La Thuile, Les Marches, Myans, Puygros, Saint- Baldoph et Saint-Jeoire Prieuré.

    Politique et administration

    La commune est membre de la Communauté de communes Cœur de Savoie. Elle appartient au Territoire du Cœur de Savoie, qui regroupe une quarantaine de communes de la Combe de Savoie et du Val Gelon[19].

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    29 avril 1881 18 mai 1884 Jean Perret    
    18 mai 1884 10 janvier 1886 (décès) Pierre Collomb    
    25 février 1886 20 mai 1888 Joseph Grumel    
    20 mai 1888 23 mars 1890 Jean Perret    
    23 mars 1890 15 mai 1892 Pierre Léger    
    15 mai 1892 15 mai 1904 Joachim Rossi    
    15 mai 1904 17 mai 1908 Joseph Girard    
    17 mai 1908 28 juillet 1938 (décès) Clément Grumel    
    02 octobre 1938 décembre 1940 Michel Chaffardon    
    janvier 1941 août 1944 Jean Bernard    
    septembre 1944 mars 1971 Louis Billard    
    mars 1971 mars 2001 Pierre Billard    
    mars 2001 mars 2014 Bernard Besson    
    mars 2014 en cours
    (au février 2021)
    Jean-Pierre Guillaud ...  
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    Population et société

    Démographie

    Les habitants de la commune sont appelés les Myannais ou les Myannerains[20],[14]. Myannais est la forme retenue dans les communications de la Mairie (site Internet).


    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1881. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

    En 2023, la commune comptait 1 318 habitants[Note 5], en évolution de +6,63 % par rapport à 2017 (Savoie : +3,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
    454447553434430436418391401
    1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
    395373371384340394541732719
    Davantage d’informations - ...
    1999 2004 2006 2009 2014 2019 2023 - -
    7309221 0141 0871 1551 2891 318--
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[23].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Médias

    Économie

    La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[24],[25].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Les travaux du sanctuaire de la Vierge Noire débutent en 1452. Le sanctuaire est créé à la suite d'un glissement de terrain dans la montagne de la Chartreuse provoquant l'écroulement d'une importante partie du Mont Granier le . Celui-ci fait 1 500 morts mais s'arrête juste devant une petite chapelle dédiée à Marie. Les habitants y voient là un miracle, et deux siècles plus tard le comte de Montmayeur fait venir de Belley quatre religieux franciscains et leur confie la tâche de bâtir une petite église[26].

    Les travaux commencent en 1452. La crypte est bénie en 1458 puis les moines construisent au-dessus de la crypte une autre chapelle pour leurs offices en 1498[27].

    De 1450 jusqu'à 1792, ce sont les moines franciscains qui accueillent les pèlerins. En septembre 1792, les Révolutionnaires français aux ordres du marquis de Montesquiou envahissent la Savoie. Ils saccagent le sanctuaire et la Vierge noire (la tête et l'enfant) cassée à coups de pied. En 1803, elle est ressortie puis réparée en 1870 et 1890[28].

    La Vierge Noire (XIIe siècle) est en ébène (70 cm). Elle est recouverte de feuille d'or. La statue, s'élevant jusqu'à 130 mètres de hauteur, est mise en place le .

    Les fresques ont été exécutées en 1936 par Leon Raffin et le tabernacle est l'œuvre de Vera Zekelly.

    Voir le « Récit du placard de Myans », 1533 de Greffin Affagart, une légende liée au pape Pierre de Tarentaise.

    Patrimoine naturel

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Association de l'Histoire en Cœur de Savoie, 1000 ans d'histoire en Cœur de Savoie, Neva Éditions, , 1027 p. (ISBN 2-3505-5281-0 et 978-2-35055-281-1, OCLC 1202710836), « Myans », p. 734-747
    • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche et Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5).

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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