Cognin

commune française du département de la Savoie From Wikipedia, the free encyclopedia

Cognin est une commune française située dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes. Voisine de Chambéry, elle fait partie de l'agglomération chambérienne et du Grand Chambéry, dont elle est la 4e commune en nombre d'habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Cognin
Cognin
Entrée de la commune de Cognin depuis Chambéry
Blason de Cognin
Blason
Image illustrative de l’article Cognin
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Intercommunalité Grand Chambéry
Maire
Mandat
Franck Morat
2020-2026
Code postal 73160
Code commune 73087
Démographie
Gentilé Cognerauds
Population
municipale
6 954 hab. (2023 en évolution de +12,09 % par rapport à 2017)
Densité 1 552 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 48″ nord, 5° 54′ 00″ est
Altitude Min. 269 m
Max. 451 m
Superficie 4,48 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Chambéry
(banlieue)
Aire d'attraction Chambéry
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Chambéry-3
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Cognin
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Cognin
Géolocalisation sur la carte : Savoie (département)
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Cognin
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Cognin
Liens
Site web cognin.fr
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C'est dans la commune que, pendant la Seconde Guerre mondiale, trouve refuge, avec sa mère et son frère, Robert Badinter. Il entre au Panthéon le .

Géographie

Situation

La commune de Cognin est située à l'ouest de Chambéry, siège de la préfecture du département de la Savoie. Son emplacement géologique présente la particularité d'être situé entre le massif des Alpes et le massif du Jura. Cognin se trouve en effet à la fois aux portes du massif de la Chartreuse (massif alpin) en prenant la direction des Échelles, et au départ de la route vers le col de l'Épine situé sur la chaîne de l'Épine, chaînon du Jura méridional.

Cette vicinité entre la chaîne de l'Épine et le massif de la Chartreuse se prolonge le long de la vallée de l'Hyères, jusqu'aux Échelles, et le massif du Jura se prolonge jusqu'à Voreppe avec le plateau du Grand-Ratz.

Il s'agit d'une commune assez peu étendue, d'une superficie totale de 448 hectares, répartis sur une altitude modestement variable : de 269 à 451 mètres, constatée principalement sur les premières hauteurs du massif de l’Épine en allant vers Vimines et Saint-Sulpice.

Cognin est en outre traversée en intégralité par la rivière Hyères, qui se jette dans la Leysse au niveau de Chambéry. Un autre cours d'eau, le Forézan, plus court, se jette dans l'Hyères à la limite ouest (avec Chambéry) de la commune.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes

Les communes limitrophes de Cognin sont Chambéry au nord et à l'est, Jacob-Bellecombette au sud-est, Montagnole et Saint-Cassin au sud et Vimines et Saint-Sulpice à l'ouest.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 195 mm, avec 9,6 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Challes-les-Eaux à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 147,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 1].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station CHALLES LES EAUX (73) - alt : 298 m, lat : 45°33'54"N, lon : 5°58'13"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,8 −1,5 1,7 5,1 9,5 13,2 15 14,6 11 7,2 2,3 −1 6,3
Température moyenne (°C) 2,3 3,6 7,8 11,4 15,6 19,4 21,5 21,1 16,9 12,3 6,5 2,9 11,8
Température maximale moyenne (°C) 6,4 8,7 13,9 17,7 21,7 25,6 28,1 27,7 22,8 17,4 10,8 6,8 17,3
Record de froid (°C)
date du record
−23
14.01.1960
−22,1
15.02.1956
−16,1
07.03.1970
−8,1
08.04.1956
−4
02.05.1962
0,3
03.06.1962
3,1
07.07.1962
3,9
21.08.1972
−1,2
27.09.1972
−6
30.10.1950
−12,8
30.11.1973
−19,9
03.12.1973
−23
1960
Record de chaleur (°C)
date du record
21,5
25.01.25
21,9
28.02.1960
27,1
22.03.1990
30,2
14.04.24
33,7
24.05.09
38,8
25.06.25
39,8
31.07.20
40,9
24.08.23
33,7
10.09.23
30,6
04.10.1966
25,3
12.11.18
23,3
18.12.1989
40,9
2023
Précipitations (mm) 95,1 74 86,5 83,4 99,7 97,2 93,3 100,2 97,1 101,3 107,6 112,2 1 147,6
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
49
28.01.1988
62
14.02.1990
54,1
02.03.20
54
28.04.1992
91,6
26.05.1961
76,6
21.06.1996
80
06.07.1986
83,8
25.08.1954
72,5
30.09.1960
68,6
24.10.1980
48
27.11.03
104
21.12.1991
104
1991
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Source : « Fiche 73064001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6,4
−1,8
95,1
 
 
 
8,7
−1,5
74
 
 
 
13,9
1,7
86,5
 
 
 
17,7
5,1
83,4
 
 
 
21,7
9,5
99,7
 
 
 
25,6
13,2
97,2
 
 
 
28,1
15
93,3
 
 
 
27,7
14,6
100,2
 
 
 
22,8
11
97,1
 
 
 
17,4
7,2
101,3
 
 
 
10,8
2,3
107,6
 
 
 
6,8
−1
112,2
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Hydrographie

Voies de communication et transports

Voies routières

La D 1006 dans le centre de Cognin, en direction de Chambéry et de l'Italie.

La ville de Cognin est principalement traversée par l'actuelle D 1006, ex-Nationale 6 reliant Paris au col du Mont-Cenis (direction Turin et Milan en Italie). Elle arrive des Échelles au sud-ouest de la commune, la traverse sur environ 3 kilomètres avant d'entrer dans Chambéry.

Les deux autoroutes les plus proches sont l'A43 reliant Lyon à la Maurienne et l'A41 Nord venant d'Annecy et Aix-les-Bains. Toutes deux se rejoignent au niveau de la barrière de péage située plus au nord sur la commune de la Motte-Servolex et débouchent ensuite sur la RN 201 (voie rapide urbaine) qui traverse l'agglomération chambérienne du nord au sud, et dont la sortie permettant un accès à Cognin le plus rapide est la sortie 15.

Transport ferroviaire

L'ancienne halte de Cognin.

La commune de Cognin voit passer sur son territoire la ligne de Saint-André-le-Gaz à Chambéry permettant de rejoindre Lyon. Le quai de l'ancienne gare de Cognin est toujours visible bien que la gare ne soit aujourd'hui plus en service. La gare ferroviaire la plus proche est donc la gare de Chambéry-Challes-les-Eaux située à environ 3 kilomètres.

Cette-dernière permet des liaisons par TER Auvergne-Rhône-Alpes vers Lyon, Annecy, Grenoble, Valence, Genève (Suisse), ainsi que vers les vallées savoyardes de la Maurienne (jusqu'à Modane) et de la Tarentaise (jusqu'à Bourg-Saint-Maurice). Des liaisons TGV existent également avec Paris, et vers Turin et Milan en Italie.

Transport aérien

L'aéroport le plus proche de la commune est l'aéroport de Chambéry-Savoie situé à moins d'une dizaine de kilomètres au nord, en allant vers le Bourget-du-Lac. L'aéroport permet des vols réguliers, principalement vers la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, et les destinations sont plus nombreuses durant la période hivernale, en raison de la proximité des stations de sport d'hiver.

Un aérodrome, l'aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux, est également situé sur la commune de Challes-les-Eaux à moins d'une dizaine de kilomètres, au sud-est de Chambéry.

Autobus
Un bus du réseau Synchro (réseau de transport), dans le centre-ville de Chambéry en avril 2019.

La commune est desservie par quatre lignes de bus du réseau Synchro (réseau de transport), géré conjointement par le Grand Chambéry et Keolis Chambéry. Les lignes concernées sont :

  • la ligne   D  , qui relie Bissy à Saint-Alban-Leysse via le centre-ville de Chambéry et dessert 6 arrêts dans la commune (“Cognin Centre”, “Forgerie”, “Église Cognin”, “Lycée Agricole Cognin”, “Victor Hugo” et “Debussy”) ainsi que le parc relais Poterie.
  • la ligne  16 , qui relie Saint-Cassin au collège de Cognin et dessert 4 arrêts dans la commune (“Les Clarines”, “Cognin Centre”, “Forgerie” et “Collège Henry Bordeaux”). En heures creuses, cette ligne est assurée en transport à la demande, ce qui permet, en réservant son trajet jusqu’à deux heures avant l’heure souhaitée, d’être récupéré par un bus et déposé à l’arrêt “Université Jacob, d’où la ligne A assure des départs vers le centre-ville de Chambéry.
  • la ligne  17 , qui relie Vimines au collège de Cognin et dessert 5 arrêts dans la commune (“Maupas”, “Soierie”, “Champenois”, “Forgerie” et “Collège Henry Bordeaux”). En heures creuses, cette ligne est assurée en transport à la demande, ce qui permet, en réservant son trajet jusqu’à deux heures avant l’heure souhaitée, d’être récupéré par un bus et déposé à l’arrêt “Forgerie, d’où la ligne D assure des départs vers le centre-ville de Chambéry.
  • la ligne  18 , qui relie La Motte-Servolex à Cognin via Saint-Sulpice et dessert 3 arrêts dans la commune (“Bégon”, “Collège Henry Bordeaux” et “Forgerie”). En heures creuses, cette ligne est assurée en transport à la demande, ce qui permet, en réservant son trajet jusqu’à deux heures avant l’heure souhaitée, d’être récupéré par un bus et déposé à l’arrêt “Forgerie, d’où la ligne D assure des départs vers le centre-ville de Chambéry.

Une cinquième ligne, la ligne   C  , longe le territoire communal sur une courte distance. Cette ligne relie La Motte-Servolex à Challes-les-Eaux via le centre-ville de Chambéry et dessert un arrêt à la frontière cogneraude (“Stade Level”).

Le dimanche et les jours fériés, seules les lignes   C   et   D   circulent. Le réseau de nuit ayant été supprimé dans le cadre du nouveau réseau, Territoire Mobile, la commune ne voit plus de bus traverser son territoire après 20 ou 22 heures (selon les jours).

Voies cyclables

La rue de la Digue, parallèle à la D 1006 qui se trouve de l'autre côté de l'Hyères, à Chambéry.

La commune dispose de plusieurs axes secondaires peu fréquentés et parallèles au réseau primaire qui sont assez sûrs à emprunter du fait de leur faible trafic automobile, tels que la rue de la Digue le long de l'Hyères qui prolonge l'avenue verte nord de Chambéry.

La commune comporte également la plus ancienne piste cyclable physiquement délimitée de l'agglomération partant de Cognin et allant jusqu'à la Motte-Servolex. Celle-ci a été construite en 1979 du carrefour de la Voûte (actuel rond-point des Pyramides) jusqu'au collège Henry-Bordeaux ; la piste cyclable sera prolongée en 1991.

Urbanisme

Typologie

Au , Cognin est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chambéry[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 35 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry, dont elle est une commune du pôle principal[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 4],[I 5].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (60 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (54,5 %), zones urbanisées (34,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2 %), forêts (3,6 %), prairies (3,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Les formes anciennes de Cognin que l'on trouve au cours de la période médiévale sont Cohonnium ou Codonianum ou Cogninum[11]. Les différents actes mentionnent ainsi Ecclesia de Cohonnino (vers 1100, dans les cartulaires de l'église Cathédrale de Grenoble), Cognis (1232), Cognins (1238), Cognino (1340), Capellanus de Cogniaco (cart. Gre., XIVe siècle), Cogninum (1488), Cugny près Chambéry (1554)[12],[13].

Le toponyme est formé à partir d'un nom d'homme gaulois *Cotonius, avec le suffixe -anum[13]. Le chanoine Bernard Secret (1893-1968) avançait l'hypothèse d'un nom de « domaine d'un chef burgonde Coni ou Kuhn, le hardi »[11].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Konyin, selon la graphie de Conflans[14].

Histoire

Antiquité et Moyen Âge

Seconde guerre mondiale et occupation

Pendant la seconde guerre mondiale, la commune est le refuge de la famille Badinter. La mère de Robert, qui prend comme nom Robert Berthet, se réfugie là-bas avec ses deux fils alors que le père, Simon, a été arrêté par Klaus Barbie après être tombé dans une souricière à Lyon (il mourra déporté à Sobibor). Le maire, les administrés, tous protègent le secret qui entoure la famille : « tout le village nous avait adoptés », dit Robert Badinter[15],[16].

Pendant l’occupation, Cognin est aussi la résidence d’Henry Bordeaux, écrivain académicien qui séjourne fréquemment dans sa maison du Maupas. Hagiographe du maréchal Pétain, qu'il soutient activement[17],[18] et rencontre régulièrement au moins jusqu'en 1943[19], il partage et contribue à définir les objectifs de la Révolution nationale[20],[21]. Stanley Hoffmann le cite parmi les « conservateurs maurrassiens et les conservateurs autoritaires » qui prennent le pouvoir à Vichy en 1940[22]. Il fait partie des idéologues du régime, avec René Benjamin et René Guillouin, qui adhèrent à la rhétorique du "retour à la terre"[23]. Dans Les Murs sont bons (1940), il relate les pleins pouvoirs et illustre sa perspective terrienne avec les travaux des champs[24] à Cognin.

Son principal roman, Les Roquevillard (1906) est transposé au cinéma pendant l’occupation : l'essentiel de l'action se déroule à Chambéry et en Italie mais le film tourné en 1943 a pour décor le château Chiron de Cognin, qui a laissé place au "lotissement du Château"[25].

Brièvement inquiété à la Libération, Henry Bordeaux y finira sa vie et un collège de Cognin porte désormais son nom.

Politique et administration

Mairie de Cognin

Administration municipale

Le conseil municipal de Cognin se compose du maire, de sept adjoints, de deux conseillers municipaux délégués et de dix-neuf conseillers municipaux.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal :

Davantage d’informations Groupe, Président ...
GroupePrésidentEffectifStatut
DVGFranck Morat23Majorité
DVCLionel Mithieux6Opposition
Fermer

Tendances politiques et résultats

Davantage d’informations 1er score, 2e score ...
Résultats des derniers scrutins électoraux
1er score 2e score Participation
Élections européennes de 2014 20,82 % pour Jean-Marie Le Pen (FN) 19,90 % pour Renaud Muselier (UMP) 44,04 %
Élections municipales françaises de 2020 55,78 % pour Franck Morat (DVG) 44,22 % pour Lionel Mithieux (DVC) 48,78 %
Élections législatives de 2012 59,70 % pour Bernadette Laclais (PS) 40,30 % pour Christiane Brunet (DVD) 54,57 %
Élection présidentielle de 2012 54,52 % pour François Hollande (PS) 45,48 % pour Nicolas Sarkozy (UMP) 81,99 %
Élections régionales de 2010 60,37 % pour Jean-Jack Queyranne (PS) 27,20 % pour Françoise Grossetête (UMP) 49,77 %
Élections cantonales de 2008 61,20 % pour Paul Chevallier (PS) 38,80 % pour Lionel Mithieux (MoDem) 49,87 %
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Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1892 avril 1899 Joseph Rebotton    
avril 1899 mai 1935 Louis Champenois   Industriel (soierie).
Conseiller général de la Savoie.
Président de la CCI de la Savoie.
mai 1935 mars 1941 Alfred Carrel    
mars 1941 août 1944 Pierre Bollon    
août 1944 mars 1971 Alfred Carrel    
mars 1971 mars 2001 Jean Fressoz DVG Inspecteur des impôts retraité
Conseiller général du canton de Cognin (1985 → 2008)
Président du SIAC (1977 → 1983)
mars 2001 mars 2008 Claude Vallier PS Retraité de l'enseignement
Président de l'UDESR de la Savoie
mars 2008 mai 2020 Florence Vallin-Balas PS Retraitée de l'enseignement
mai 2020 en cours
(au juin 2020)
Franck Morat PS Cadre territorial chez Grand Chambéry[26]
Conseiller départemental depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.
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Jumelages

Cognin n'est jumelée avec aucune autre commune.

Population et société

Démographie

Ses habitants sont appelés les Cogneraudes et les Cognerauds, d'après le site de la commune et le site sabaudia.org[27]. Toutefois, d'autres formes sont données, ainsi l'abbé Félix Bernard, historien local, indique « De tout temps, les gens de Cognin sont appelés Cognerans »[28], tandis que les auteurs de l'Histoire des communes savoyardes (1982) sont les Cogneros[11].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30].

En 2023, la commune comptait 6 954 habitants[Note 5], en évolution de +12,09 % par rapport à 2017 (Savoie : +3,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
6406517368121 2301 2901 1371 0761 051
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 0821 1551 1601 2181 1901 2991 3051 4551 529
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 5401 8462 2742 5332 8282 9633 1433 9955 397
Davantage d’informations - ...
1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018 2023 -
6 0855 7795 9005 8745 8405 9196 2646 954-
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias

Économie

La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[33],[34].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Château de Montcharvin

Château de Montcharvin à Cognin.

Le château de Montcharvin est une ancienne maison forte, du XIIIe siècle, remaniée aux XIVe et XVe siècles, qui fut le centre de la seigneurie de Montcharvin. Elle, gardait le vieux chemin de Chambéry aux Échelles par Vimines.

Château de Villeneuve

C'est une ancienne maison forte du XIVe siècle qui a conservé des éléments du XVe et XVIIe siècles[35]. Possession de la famille de Villeneuve, il passe ensuite aux Clermont-Mont-Saint-Jean, puis aux Chabod en 1401, au sénateur Bruyset, après 1630, puis à la famille Regard au siècle suivant[35]. Elle servit dans les années 1930 de lieu de villégiature à l'artiste peintre australienne Bessie Davidson : de nombreux tableaux de l'artiste représentent la demeure (intérieur et extérieur)[36].

Château de Salins

C'est une ancienne maison forte (XIVe siècle), ayant appartenu à une famille originaire de Tarentaise qui avait pris le nom du bourg de Salins[37]. Très remaniée, qui a conservé une grosse tour carrée dite « Tour de Villeneuve » ainsi que quelques vestiges du XVe siècle et des fenêtres à meneaux du XVIe siècle. Elle a été notamment la possession de la famille Piochet.

Château de Corinthe

Le château a été rebâti au XVIe siècle sur des bases anciennes. Il accueille aujourd'hui un institut national des jeunes sourds.

Autres

Église Saint-Pierre de Cognin.
  • Le château de Martinel (fin du XVIIIe siècle)[38].
  • Le château du Forézan, visible sur la mappe sarde de 1730 et réaménagé au début du XIXe siècle avec l'adjonction de colonnes ioniques et d'un fronton[39].
  • Le Pont-Vieux.
  • Le Canal des arts et l'atelier de l'eau.
  • L'église Saint-Pierre et le retable d'Arcabas des disciples d'Emmaüs.
  • Les vestiges de la villa gallo-romaine.
  • Le collège Henry-Bordeaux[40].
  • Le parc et la ferme du Forezan.

Patrimoine naturel

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Espaces verts et fleurissement

En 2014, la commune de Cognin bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[41].

Personnalités liées à la commune

  • Henry Bordeaux 1870-1963), avocat, romancier et essayiste, a habité et est inhumé dans la commune.
  • Famille Opinel
  • Julio Ribera (1927-2018), dessinateur et scénariste espagnol de bandes dessinées, mort dans la commune.
  • Robert Badinter (1928-2024), pendant la Seconde Guerre mondiale, de mars 1943 à août 1944, il trouve refuge, avec sa mère et son frère, à Cognin en périphérie de Chambéry[42] et entre au Lycée Vaugelas, où il s'inscrit avec de faux papiers[43]. Il a été fait citoyen d'honneur de la commune[44].

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Cognin Blason
De gueules à la bande d'argent chargée d'un heaume de sable à plomb taré de front.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

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Notes et références

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