Clara Chappaz
femme d'affaires et femme politique française
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Clara Chappaz, née le à Paris 14e (France), est une femme politique française.
François Bayrou
| Clara Chappaz | |
Clara Chappaz en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ambassadrice pour le numérique et l'intelligence artificielle | |
| En fonction depuis le (3 mois et 3 jours) |
|
| Président | Emmanuel Macron |
| Prédécesseur | Henri Verdier |
| Ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique[a] | |
| – (1 an et 14 jours) |
|
| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Michel Barnier François Bayrou |
| Ministre | Éric Lombard |
| Gouvernement | Barnier Bayrou |
| Prédécesseur | Marina Ferrari |
| Successeur | Naïma Moutchou (ministre) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paris 14e (France) |
| Nationalité | française |
| Père | Pierre Chappaz |
| Diplômée de | ESSEC HBS |
| modifier |
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Le , elle est nommée secrétaire d'État chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique dans le gouvernement Barnier avant de devenir, à partir du , ministre déléguée avec les mêmes portefeuilles dans le gouvernement Bayrou. Ses fonctions prennent fin le 5 octobre 2025.
Elle est depuis le ambassadrice pour le numérique et l'intelligence artificielle.
Biographie
Origines familiales
Clara Chappaz naît le dans le 14e arrondissement de Paris[1] ; ses parents sont l'entrepreneur Pierre Chappaz et une professeure de physique-chimie[2] de classes préparatoires[3].
Formation
Après une classe préparatoire au lycée Saint-Louis à Paris, elle intègre l'ESSEC Business School (promotion 2012). Elle obtient ensuite un MBA à Harvard Business School[4],[5]. Elle fait partie du cycle 2024-2025 des auditeurs de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)[6].
Parcours professionnel
Entre 2013 et 2016, elle occupe diverses fonctions au sein de l'entreprise Zalora[7], plateforme de mode e-commerce en Asie du Sud-Est et filiale du groupe Global Fashion Group (en). Lors de ses études en vue de l'obtention d'un MBA à Harvard Business School à Boston de 2016 à 2018, elle créée sa propre start-up, Lullaby, une place de marché d'occasion pour les produits pour bébés. Elle expérimente[évasif] également le conseil en stratégie au BCG à New York.
Entre 2019 et 2021, elle est directrice commerciale[8] (Chief Growth Officer puis Chief Business Officer) de la société Vestiaire Collective, spécialisée dans la revente de pièces de luxe de seconde main[9].
Le , elle est nommée directrice de la mission French Tech, administration publique visant la croissance de l’écosystème des start-ups[10], son arrivée étant accueillie avec « avec enthousiasme par le monde entrepreneurial »[11],[12]. Elle assiste notamment en 2022 au record de levées de fonds du secteur de la French Tech avec 13,5 milliards d’euros récoltés avant un tarissement des investissements les années suivantes. Son bilan est salué par les acteurs du milieu, avec plusieurs avancées en matière d'innovation obtenues malgré un manque de « soutien politique » et une crise du secteur. Sa capacité à attirer les investisseurs étrangers et améliorer l'attractivité de la France a permis de « mettre la France sur l'échiquier mondial de la Tech »[13]. En juillet 2024, elle refuse de renouveler son contrat de 3 ans et quitte ses fonctions en septembre 2024[14].
Parcours politique
Au gouvernement
Le , elle est nommée secrétaire d'État chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique dans le gouvernement Barnier[15], succédant à Marina Ferrari. Contrairement à cette dernière, elle est perçue comme « une spécialiste de la French Tech », un profil à ce poste se rapprochant de ceux de Mounir Mahjoubi et Cédric O lors du premier mandat d'Emmanuel Macron. Pour la première fois également, l'intelligence artificielle intègre l'intitulé de sa nouvelle fonction, démontrant l'importance accordée au sujet dans sa feuille de route. Par ailleurs, elle est désormais rattachée à un ministère de tutelle différent, celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, dirigé par Patrick Hetzel, et non celui de l'Économie et des Finances. Sa mission est de poursuivre la politique en matière d'IA de la France, visant la création de « champions français » dans le domaine. Elle doit aussi prévoir, conjointement avec l'Élysée, l'organisation en février 2025 d’un sommet international sur l’IA à Paris[16]. Le 4 décembre 2024, le gouvernement est renversé par une motion de censure et Michel Barnier remet sa démission. Finalement, le 23 décembre 2024, elle est reconduite dans le gouvernement Bayrou, désormais en tant de ministre déléguée mais avec les mêmes portefeuilles[17]. Elle change cependant de tutelle revenant dans le giron de Bercy.
En février 2025, le Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle, qu'elle a contribué à organiser au Grand Palais, rassemble plus de 100 pays et se termine par la signature d'une déclaration commune de 61 d'entre eux, ainsi que l'Union européenne et Commission de l'Union africaine, en faveur d'une IA « ouverte, inclusive et éthique ». Du point de vue des affaires, il parvient à assurer plusieurs investissements importants du secteur en France[18].
En avril 2025, elle relance l'appel à projet en vue de financer un « cloud souverain » pour s’affranchir des géants du numérique américains[19]. Dans cette optique de souveraineté numérique, elle émet une circulaire destinée à tous les ministères dans le but d'encourager l'utilisation d'outils de bureautique souverains pour plus de sécurité[20].
En tant que ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique, elle lance le le plan national « Osez l'IA »[21], destiné à accélérer la diffusion de l'intelligence artificielle dans les entreprises françaises[22]. Ce dispositif mobilise plusieurs acteurs publics et économiques, dont Bpifrance et la Mission French Tech[23]. L'objectif affiché de répandre l'IA dans tous les grands groupes d'ici la fin de la décennie et dans une grande majorité de PME[18].
Dans le domaine numérique de son ministère, elle défend une meilleure protection des mineurs en ligne avec l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans et la vérification de l'âge sur les sites pornographiques[24]. En aout 2025, après la mort en direct du steamer Jean Pormanove sur la plateforme Kick, elle dénonce un « Far West numérique » dont il est urgent de sortir, appelant à plus de modération en ligne[25].
Le 8 septembre 2025, le gouvernement échoue à obtenir la confiance des députés lors d'un vote, poussant François Bayrou à remettre sa démission. Le 5 octobre, l'ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale Naïma Moutchou récupère ses portefeuilles et lui succède dans le gouvernement Lecornu I.
Élection législative partielle de 2025
En juillet 2025, elle est fortement pressentie pour être candidate du parti Renaissance à l'élection législative partielle dans la deuxième circonscription de Paris, prévue au mois de septembre[26]. L'élection fait déjà l'objet d'une bataille interne chez Les Républicains entre l'ancien Premier ministre Michel Barnier, soutenu par la direction du parti, et la ministre de la Culture Rachida Dati, qui n'apprécie guère une potentielle concurrence de ce dernier dans son fief en vue des élections municipales de 2026[27]. Elle n'est finalement pas candidate, ne voulant pas ajouter « du bazar au bazar » au sein de la fragile alliance gouvernementale du socle commun[28].
Ambassadrice pour le numérique et l'intelligence artificielle
Le , elle est nommée en Conseil des ministres ambassadrice pour le numérique et l’intelligence artificielle[29],[30]. Rattaché au ministère des Affaires étrangères, le poste était occupé depuis novembre 2018 par Henri Verdier[31]. Sa mission vise notamment à garantir la sécurité du cyberespace, promouvoir la régulation des contenus en ligne et renforcer l'influence et l'attractivité de la France sur le numérique[32]. Elle continue par ailleurs de rappeler sa volonté de protéger les mineurs en ligne[33].
Vie privée
Clara Chappaz est mariée depuis le à Paul Depardon, qui travaille également dans l'univers des startups[34],[35]. Deux enfants naissent de cette union, le second le 21 octobre 2024 alors qu'elle est secrétaire d'État au sein du gouvernement Barnier.
Controverses et polémiques
Le , elle déclare dans l'émission C politique sur France 5 que les Français étaient dotés « d'outils qui permettent de s'assurer que les fausses opinions soient sorties des plateformes numériques ». Elle se reprend à la suite de la réaction du présentateur, avouant que sa langue a fourché et qu'elle voulait dire « fausses informations »[36].
En , le journal Libération indique qu'elle a déclaré auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) détenir, entre autres, 320 000 € de participations dans des entreprises cotées du numérique, tel Amazon, Microsoft ou Nvidia, alors qu'elle est pourtant en charge de ce sujet au gouvernement[37]. Elle se défend de tout conflit d’intérêts, son entourage expliquant que ces actions sont en grande partie gérées dans le cadre de son assurance-vie.
Le , Clara Chappaz est mise en cause par le journal Le Canard enchaîné qui révèle qu'elle aurait réquisitionné un chauffeur et un véhicule de la préfecture des Bouches-du-Rhône durant une nuit entière pour pouvoir sortir en boîte de nuit, accompagnée de membres de son cabinet, en marge des 25es Rencontres économiques d'Aix-en-Provence[38].