Pere Créixams
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Pere Créixams ou Creixams, dit également Pedro Creixams ou Pierre Creixams, né le à Barcelone et mort en 1965 dans la même ville, est un peintre et illustrateur (gravure, lithographie) espagnol.
Peintre figuratif et autodidacte, son œuvre reflète à la fois les sources de l’École de Paris et de la peinture catalane. Pendant toute sa vie, il est partagé, physiquement, entre l’Espagne, pays natal, et la France, pays d’adoption.
Barcelone-Paris, à la recherche de son destin, 1893-1917
Pere Modesto Luis Créixams est né le à Barcelone, dans le quartier populaire de Poble-sec. Créixams a toujours revendiqué son origine : « je sors du trottoir, du trottoir méditerranéen… »[réf. nécessaire] Pere est le fils unique de Ramon Créixams Roig et de Catarina Picó tous deux issus d’une famille pauvre. Son père meurt jeune en 1906. Il vit alors seul avec sa mère au 5e étage du numéro 61, calle dels Tallers (rue qui conduit de la Rambla de les Estudis à la Universitat).
Pere Créixams s’essaye alors à de nombreux petits boulots. André Warnod restitue : « à sept ans, il était laveur de vaisselle sur un bateau qui naviguait de Barcelone aux Baléares ; à neuf ans, il était apprenti forgeron ; à onze ans, il travaillait chez un menuisier ; à treize ans chez un imprimeur… »[1]. Le soir, il va en classe à la Escuela Moderna (l’École moderne). Il dit avoir appris à lire dans les « livres rouges et anarchistes ». En effet cette école est ouverte en 1901 par Francisco Ferrer, important leader et pédagogue anarchiste. C’était une école laïque dont le projet éducatif était basé sur la pédagogie rationaliste.

En 1910, Créixams veut alors assouvir sa passion naissante, le théâtre, et il entre au conservatoire du Grand théâtre du Liceu de Barcelone et y obtient un premier prix de comédie. Il commence alors, dit encore André Warnod, « une vie chaotique qui dura sept ans, jouant sur toutes les scènes, directeur même d'une troupe. Et puis, à vingt-deux ans, il fit ses adieux au théâtre, à ses pompes et à ses œuvres et redevint tout bonnement ouvrier typographe. Cest dans ces conditions qu'il arriva à Paris… »[1]
Les débuts parisiens, naissance d’un peintre, 1917-1929
Créixams arrive en 1917 à Paris, à Montparnasse plus exactement au moment où le contexte historique et social n’est pas favorable, et plus encore quand on est étranger. Il débute chez François Bernouard, à La Belle Édition en 1917. Puis c’est au sein de l'Imprimerie Union, engagé en tant que phénicien[2], que le monde littéraire, poétique et artistique s’ouvre à lui[3],[4] : « Créixams, évoque Amanda Herol-Marme, se découvre une vocation artistique au contact du milieu avant-gardiste »[5] : a rencontre avec l’écrivain Florent Fels est décisive. Il lui présente tout le Paris intellectuel : le poète, critique d’art et écrivain André Salmon qui le surnomme Pierre l’imprimeur, l’écrivain suisse Blaise Cendrars, Max Jacob, André Malraux, Raymond Radiguet et le peintre Amedeo Modigliani. Juan Manuel Bonet relève également la rencontre de Henri Michaux[6].
- Raymond Radiguet par Amedeo Modigliani.


Il rencontre Marie Lebourg, toujours appelée « Madeleine » par Créixams et tous leurs amis. Il l’épouse le à la mairie de Rouen, ville de la mariée. Créixams s’essaie à l’art sous les conseils du peintre Othon Friesz et c’est le temps des premiers succès. Il expose par deux fois en 1921 au café du Parnasse (47 artistes exposent au café du Parnasse en janvier ; Les Cent du Parnasse exposent au café en juillet, avec un catalogue le disant installé au 5, rue des Fossés-Saint-Jacques[2]) et lors de l'Exposition du nu à la galerie Montaigne à Paris. Comme l'analyse Amanda Herold-Marme, « le style novateur de l'autodidacte subit l'influence d'Amedeo Modigliani mais ses sujets conservent une dimension ibérique comme Corpus Christi (1920)[7]. Ce portrait d'une femme au visage ovale et aux traits simplifiés, vêtue de noir, avec une mantille rehaussée d'un grand peigne, représente l'image modernisée de l'Espagne dévote »[5].
Florent Fels le présente au célèbre marchand de tableaux parisien Paul Guillaume installé 39, rue La Boétie. Celui-ci lui propose de signer un contrat pour s’engager à lui livrer toute sa production artistique de à . Les toiles de Créixams sont exposées aux côtés de celles d'André Derain, de Pablo Picasso, de Maurice de Vlaminck, d'Henri Matisse et d'Amedeo Modigliani…
Par la suite, Créixams travaille avec le galeriste Pierre Loeb avec qui il signe un contrat en 1925. Située à l'angle de la rue de Seine et de la rue des Beaux-Arts, la célèbre galerie Pierre qui, de 1927 à 1963, représenta de nombreux artistes qui marquèrent le XXe siècle (Braque, Klee, Chirico, Derain, Dufy, Gromaire, Léger, Miro, Pascin, Picasso, Soutine, Masson, Man Ray…).
En peinture, il se tourne vers ses ancêtres espagnols, Le Greco, Francisco de Goya, Diego Vélasquez afin d’affirmer leur héritage artistique. Son admiration pour Pablo Picasso se fait aussi sentir dans sa production des années 1920 et il retient la leçon du peintre des miséreux, des saltimbanques et des guitaristes.
À partir de 1922, il s’installe au 55, rue du Chevalier-de-La-Barre à Montmartre[8] et fréquente ses compatriotes, comme Julio González et Pablo Picasso qui s'intéresse à son œuvre naissante[7], mais aussi d'autres anciens du Bateau-Lavoir tels que Max Jacob ou André Salmon. Ses amis du cercle littéraire de Florent Fels le soutiennent et Créixams devient alors l’ami des écrivains. Le peintre se transforme en illustrateur et collabore avec le duo écrivain et éditeur Pascal Pia et René Bonnel sur le poème inédit de Charles Baudelaire publié d'après le manuscrit original qu'il orne de huit eaux-fortes[9].
Créixams se lance dans le portrait et, restitue Florent Fels, prend pour modèle ses amis, artistes et écrivains[10], Edgar du Perron dit Eddy[11], Georges Duhamel[12], Colette[13], Paul Fierens[14], André Gaillard[15], Jean Paulhan[16], André Suarès[17], les frères Tharaud[18]).
Sociétaire du Salon d'Automne en 1927[19], il y expose en 1928 la toile Composition et prend part aussi au Salon des indépendants et au Salon des Tuileries[20]. En janvier 1928, le catalogue du Salon des indépendants le dit installé au 1, rue Leclerc dans le 14e arrondissement de Paris[21] tandis qu'en mai de la même année, le catalogue du Salon des Tuileries le situe au 1, rue d'Orchampt dans le 18e arrondissement[22], offrant ainsi à dater assez précisément un passage de Montparnasse à Montmartre en cette année-là.
La Catalogne, le retour aux sources, les années 1930
Créixams se fait donc un nom en exposant dans les galeries et les salons parisiens et sa peinture va être également diffusée en Catalogne[23]. À Paris, il fréquente des artistes catalans, comme lui exilés, ou séjournant dans la capitale française, tels que Joaquín Torres García, Eugenio d'Ors et Joan Miró. Ce réseau permet une grande solidarité entre artistes. À Barcelone, de la même façon, Créixams entretient des amitiés. Sa rencontre avec le critique et peintre Rafael Benet (es) lui ouvre les portes du monde artistique barcelonais. Le succès de Créixams est total : il est présenté dans les galeries avant-gardistes de la ville, dans les salons et ses œuvres attirent l’œil des collectionneurs (Galeries Dalmau, Sala Parés, Galeries d’Art Syra). Il expose ses œuvres régulièrement à l’Exposició de Primavera [Exposition de Printemps], du Saló de Montjuïc.
La peinture de Créixams s’inspire d'abord du noucentisme catalan. Ce mouvement, qui débute vers 1906 et dure jusqu’au début de la guerre civile en 1936, se veut artistique et politique et propose une rénovation de la société. Eugenio d'Ors, le théoricien de cette nouvelle esthétique, désire une régénération artistique en Catalogne. Puis Créixams rapidement évolue vers un réalisme populaire et direct revendiqué par la nouvelle génération d'artistes appelée Generació del 17. Ses paysages sont très construits, géométrisés, fruit d’une grande admiration pour Paul Cézanne.
L’attachement de Créixams à son pays se manifeste par des séjours réguliers en Catalogne tout au long de sa vie. La période estivale était privilégiée et le petit village de pêcheurs de Tossa de Mar accueillit l’artiste lors de nombreux séjours. Ces retours en Catalogne apportent à Creixams une nouvelle inspiration et un style plus personnel. Tossa, havre de paix et site d’une grande beauté, devient sous son impulsion, un véritable centre artistique et intellectuel. Créixams et Benet attirent avec eux leurs amis catalans : Emili Bosch Roger (ca), Francesc Camps Ribera (ca), Josep Gausachs (ca), Francesc Domingo, Josep Mompou (ca), Manuel Humbert (ca), Emili Grau Sala, Enric Casanovas (ca). Mais l’attraction dépasse les frontières catalanes grâce aux connaissances de l’artiste qui invite ses amis parisiens - « Créixams ouvre les portes de Tossa aux artistes et critiques de l'École de Paris » s'enchante Rafael Benet qui voit de la sorte en Tossa une « Babel des arts »[24],[25] - avec en tête Florent Fels, Georges Charensol, Georges Duthuit et des artistes tels que Albert Marquet, Roger Wild, Georges Kars et Marc Chagall[26].
- Albert Marquet (autoportrait)
- Georges Kars (autoportrait)
Après avoir passé l’été 1934 à Tossa en compagnie de nombreux artistes, Créixams ne rentre pas à Paris et reste en Catalogne jusqu’en 1937. En effet, il est nommé professeur à l’Escola superior de paisatge (ca) d'Olot. Puis survient l’année 1937 marquant un tournant historique et politique pour la Catalogne et l’Espagne. Créixams s’engage artistiquement du côté des Républicains. C’est à cette date là que le gouvernement catalan le choisit pour illustrer un ouvrage de propagande édité par le Comissariat de Propaganda de la Generalitat[27].
Il vit à Barcelone les premiers affrontements armés, mais finalement, la situation se dégradant, il retourne vivre à Paris le . Il quitte la Catalogne en pleine guerre civile et il n’y reviendra qu’à la suite d’un exil de onze années. À la suite de ses dessins engagés, il réalise en 1939 des toiles illustrant la Retirada décrivant la fuite vers la France de milliers de Républicains espagnols.
Entre Paris et Barcelone, La double identité : le Catalan de Montmartre, 1937-1965
Ce retour en France, durant la Seconde Guerre mondiale, et la période de l’Occupation sont difficiles. Mais Montmartre l’accueille une nouvelle fois à bras ouverts et Créixams retrouve ses amis de la Butte, écrivains, peintres et chansonniers. Il devient alors une figure montmartroise essentielle aux côtés de Marcel Aymé, Pierre Mac-Orlan, Gen Paul entre autres. La traditionnelle ambiance de fête qui règne à Montmartre convient parfaitement au caractère de bon vivant de Créixams. l’éloignement durant plusieurs années de son pays natal a pour conséquence une peinture aux profonds accents espagnols.
Créixams connaît une période de faible activité artistique. Tout de même, dès 1938, il participe de nouveau aux différents salons parisiens. De plus, il expose en tant qu’artiste montmartrois lors d’expositions collectives mais aussi aux côtés de ses compatriotes catalans. Lui sont consacrées des expositions individuelles régulières par les galeries parisiennes. (galerie Delpierre, galerie Pétridès - C'est dès 1927 que Paul Pétridès fait la découverte de Pere Créixams chez Mazella où il est accroché aux côtés de Pablo Picasso, Maurice de Vlaminck, Tsugouharu Foujita et André Favory[28] -, galerie de L'Élysée, galerie Charpentier…)
À Barcelone, à partir de la guerre civile espagnole, Créixams n’expose plus. Il faut attendre 1948, année qui marque son retour à la Sala Parés (es). Cette galerie, toujours fidèle à l’artiste, lui organise des expositions individuelles ainsi que la galerie La Pinacoteca (ca).
Créixams et Madeleine mariés depuis 1919, se sont éloignés l’un de l’autre. Créixams rencontre vers 1940 Nana de Herrera (1905-1991) et de leur amour naît en 1943 un enfant, Ramon de Herrera dont lui même et Gen Paul laisseront des portraits et qui connaîtra une carrière notable de musicien[29]. Nana de Herrera, figure majeure de la vie mondaine parisienne pendant les années folles, est une danseuse de ballet classique espagnole. Elle fut le modèle de Max Ponty pour son dessin du célèbre paquet de cigarettes Gitanes (de la Seita). Elle incarna également quelques seconds rôles au cinéma (L'Ange rouge de Jacques Daniel-Norman en 1949, Orgueil et Passion de Stanley Kramer en 1957, Le Septième Voyage de Sinbad de Nathan Juran en 1958)[30] mais est demeurée célèbre pour le portrait qu’en fit Tamara de Lempicka en 1928 à la demande du Baron austro-hongrois Raoul Kuffner et qui est entré plus tard dans la collection de la chanteuse Madonna. Lointain écho de la réclame de Joël Martel qui la représentait en posture de danse en 1926, la toile de Lempicka semble avoir été faite pour souligner sa personnalité[31].

Créixams débute dans les années 1940, une carrière de portraitiste mondain. Il fréquente le milieu du théâtre et du cinéma. Ses sujets de prédilection sont l’espagnolade ou évocation de l’Espagne. Des gitans, des majas, des danseurs, des toreros évoluent entre réalité et fantaisie. Pendant l’Occupation, Créixams fréquente avec le peintre Gen Paul le Lapin Agile au 4, rue des Saules ainsi que les restaurants Chez Manière, rue Caulaincourt et Chez Pomme. À la fin des années 1940, Gen Paul invente sa « Chignolle à Gégène », sorte de fanfare tonitruante, dans laquelle il entraînera tous les artistes de Montmartre : Créixams, Frank-Will, Tony Agostini, Roger Bertin, Jean d'Esparbès…
Le peintre s’entourait de nombreuses figures du milieu littéraire. On lit ainsi chez l’écrivain Pierre Mac Orlan : Créixams est un « lutteur aux épaules carrées et au torse massif, il se collette sans peur avec les terribles difficultés du plus subtil des arts »[réf. nécessaire]. Créixams continua d’apporter ses talents d’illustrateurs pour des ouvrages : pour Joie sur la terre de René Fauchois[32], De Tapioca à grand-mère Dobrovna d’Henry Bry[33] et Daphné de Georges Charaire[34].
Créixams vivait à Montmartre mais ne cessa de retourner à Barcelone où il retrouvait ses amis catalans. Il logeait toujours dans un appartement calle Colon. Il s’éteint le d’un arrêt cardiaque dans la ville qui l’a vu naître.
Partagé toute sa vie entre sa Catalogne natale et la France, pays d’adoption, Créixams resta une figure de la butte Montmartre. Sa double identité de Catalan et de Montmartrois résume sa vie : tout en gardant la nostalgie de la Catalogne, l’exil parisien a enrichi sa palette, la complexité de son œuvre en témoigne. Anaïs Bonnel le situe dans sa postérité en évoquant « toute une vie qui fut partagée, physiquement, entre l'Espagne, pays natal, et la France, pays d'adoption. Son art garde l'empreinte de ses origines et s'inscrit dans la tradition espagnole et catalane. L'artiste porte toujours en lui une double identité : "Créixams, le Catalan de Montmartre" »[35].
Contributions bibliophiliques





- Marcel Sauvage, Le chirurgien des roses ou Roses des îles et du soir, 2 dessins de Pere Créixams, 750 exemplaires numérotés, Caipa, Anvers, 1922.
- Contributions littéraires d'André Salmon, Max Jacob, Philippe Soupault, Georges Ribemont-Dessaignes, Paul Fierens, Blaise Cendrars, André Lhote, Paul Éluard, Pascal Pia et Pere Créixams, Les Feuilles libres, no 28, août-septembre 1922, 10 dessins de Pere Créixams et un hors-texte du douanier Henri Rousseau.
- André Suarès, Voici l'homme, portrait d'André Suarès par Pere Créixams en frontispice, collection « Les contemporains », Librairie Stock, Paris, 1922.
- Colette, Rêverie de nouvel an, portrait de Colette par Pere Créixams en frontispice, collection « Les contemporains », Librairie Stock, Paris, 1923.
- Georges Duhamel, Le miracle suivi de La chambre de l'horloge, dessin de Pere Créixams, Librairie Stock, 1923.
- Eddy du Perron, Manuscrit trouvé dans une poche - Chronique de la conversion de Bodor Gula, portrait du converti par Pere Créixams, C. Collignon, Bruxelles, 1923.
- Jérôme et Jean Tharaud, Un drame de l'automne, portrait en frontispice par Pere Créixams collection « Les contemporains », Librairie Stock, 1923.
- Pascal Pia, Complément au bouquet d'orties - Poésies de Pascal Pia dérobées à l'auteur et ornées d'une pointe sèche gravée par Pierre l'Espagnol, une pointe sèche de Pere Créixams, 30 exemplaires numérotés, Librairie particulière, Bruxelles / Imprimerie Sainte-Gudule (Edgar du Perron), 1924[36].
- Charles Baudelaire (précédé d'un avertissement de Pascal Pia), Une courtisane - Poème inédit d'après le manuscrit original, 8 eaux-fortes (frontispice et sept vignettes) de Pere Créixams, 539 exemplaires numérotés, J. Fort, Paris, 1925.
- Jean Paulhan, La guérison sévère, en frontispice portrait de l'auteur par Pere Créixams, gravé sur bois par G. Aubert, 750 exemplaires numérotés, éditions de la Nouvelle Revue française, Paris, 1925.
- Gaston Pulings, Arrêts facultatifs, portrait de l'auteur par Pere Créixams en frontispice, 6 dessins de James Ensor, 205 exemplaires numérotés, René Van den Berg, 1925.
- Paul Fierens, Ligne de vie, portrait de Paul Fierens par Pere Créixams en frontispice, Les Écrivains réunis, Paris, 1927.
- André Gaillard, Le fond du cœur, frontispice de Pere Créixams, 507 exemplaires numérotés, Les Cahiers du Sud, Marseille, 1927.
- François-Paul Alibert, Le supplice d'une queue ouvrage publié anonymement et clandestinement (auteur identifié après 1945), frontispice gravé à la pointe sèche par Pere Créixams, 95 exemplaires numérotés, éditions de L'île de la Barthelasse (René Bonnel), 1931.
- Cèsar August Jordana (ca), Infants, portfolio de 12 lithographies de Pere Créixams, 150 exemplaires numérotés, Edicions del Commissariat de propaganda de la Generalitat de Catalunya, Barcelone, 1937[37].
- René Fauchois, Joie sur terre, une eau-forte de Pere Créixams, 295 exemplaires numérotés, imprimerie Darantière, Dijon, 1944.
- Paul Yaki, Montmartre, terre des artistes - Notes et souvenirs, dessins par 31 artistes dont Jean Aujame, Louis Berthomme Saint-André, René Collamarini, Charles Camoin, Chas-Laborde, Pere Créixams, Germain Delatousche, Georges Delaw, Jules Depaquit, André Deslignères, Raphaël Diligent,Démétrios Galanis, Charles Genty, Fernand Herbo, Edmond Heuzé, Louis Icart, Marcel Leprin, Élisée Maclet, Alphonse Quizet, Ludovic-Rodo Pissarro, Suzanne Valadon…, éditions Georges Girard, Paris, 1947.
- Henry Bry, De Tapioca à grand-mère Dobrovna, illustrations de Henry Bry, Pere Créixams et Jacques Touchet, 1.000 exemplaires numérotés, chez l'auteur, Paris, 1948.
- Jean-Jacques Chaplin, Jean Vertex et Jean Caya, Montmartre, illustrations de Henri-Maurice Cahours, Micheline Catty, Pere Créixams, Jean d'Esparbès, Démétrios Galanis, Robert Naly, Francisque Poulbot…, 750 exemplaires numérotés, collection « Le vrai visage de Paris », Impressions Aude, Paris, 1952.
- Georges Charaire, Daphné, partition de Marius Casadesus, gravures sur cuivre de Micheline Catty, Pere Créixams, Démétrios Galanis, Emili Grau i Sala, Valentine Hugo, Jean Revol, 88 exemplaires numérotés, éditions Château des Brouillards, Montmartre, 1952.
Expositions
Expositions personnelles
- Galerie Fabre, Paris, 1925[38].
- Galerie Colette Weill, Paris, septembre-novembre 1928[39],[40], novembre 1929 - janvier 1930 (Pierre Creixams - La caravane perdue)[41],[42].
- Salle Parés (es), Barcelone, janvier-février 1930[43], novembre-décembre 1931[44], avril 1933[45], mai 1934[46],[47].
- Sala Busquets, Barcelone, octobre-novembre 1935[45].
- Galerie de l'Élysée, Paris, avril 1942[48],[5].
- Galerie Paul Pétridès, Paris, décembre 1949[49], décembre 1952[50].
- La Pinacoteca (ca), Barcelone, mai-juin 1958[51], 1962[45].
- Sala Nonell, Barcelone, 1975[45].
- Galerie Beaubourg, Barcelone, 1975[45].
- Pere Créixams i la seva circumstància, Musée municipal de Tossa de Mar et Musée d'Art de Gérone, 1992[52].
- Créixams - Montparnasse-Montmartre, 1916-1928, Centre d'études catalanes, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, Paris, mai-juin 2011.
- Pere Créixams, entre Paris et la Catalogne, l'entre-deux-guerres, Maison de la Catalanité, Perpignan, du au . Organisation Conseil général des Pyrénées-Orientales. Commissaire d'exposition : Anaïs Bonnel[53],[54].











Expositions collectives
- 47 artistes exposent au café du Parnasse, café du Parnasse, 103, boulevard du Montparnasse, Paris, janvier-mai 1921 : Auguste Clergé (initiateur de l'exposition), Pere Créixams, Adolphe Feder, Othon Friesz, Nathalie Gontcharova, Samuel Granowsky, Pinchus Krémègne, Michel Larionov, Maurice Le Scouëzec, Maurice Loutreuil, Maurice Mendjizky, Manuel Ortiz de Zarate, Chaïm Soutine, Maurice Utrillo, Kees Van Dongen…
- Les cent du Parnasse, café du Parnasse, juillet 1921[2].
- Salon d'Automne, Salon des Indépendants, Salon des Tuileries, Paris, à partir de 1921[55].
- Saló de Tardor - Rafael Benet (es), Pere Créixams, Salvador Dalí, Francesc Domingo, Pierre Daura, Pere Ysern i Alié, Joaquim Mir, Enric Cristòfor Ricart, Josep Francesc Ràfols, Joaquím Sunyer, Ernest Santasusagna i Santacreu…, Sala Parés, Barcelone, novembre 1928[56].
- Jeune peinture espagnole - Francisco Bores, Francisco Cossio, Pere Créixams, Pablo Gargallo, Juan Gris, Manolo Hugué, Ismael González de la Serna, Joan Miró, Hernando Viñes…, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, décembre 1928.
- Exposición de arte moderno nacional y extranjero, Galeries Dalmau, Barcelone, novembre 1929[57].
- L'École de Montmartre, Galerie Kleinmann, 4, rue de Seine, Paris, février 1931[58],[59].
- Artistes catalans résidant à Paris : Pere Créixams, Pablo Gargallo, Julio González, Manolo Hugué, Joan Miró, Pablo Picasso, Josep Maria Sert, Galerie Billiet-Vorms, Paris, juin-juillet 1931[60].
- Quatrième groupe d'art contemporain : Pere Créixams, Per Krohg, Alexis Gritchenko, Galerie Marcel Bernheim, Paris, 1931[61].
- Modern Catalan painting : Emili Bosch i Roger (ca), Ramon de Capmany i de Montaner (ca), Domènec Carles i Rosich (ca), Pere Créixams, Francesc Domingo, Rafael Durancamps (es), Manuel Humbert (es), Joan Junyer i Pascual-Fibla (ca), Francesc Labarta (es), Jaume Mercadé (es), Joaquim Mir, Joan Miró, Josep Mompou (es), Xavier Nogués (es), Isidre Nonell, Pablo Picasso, Marià Pidelaserra i Brias, Josep Maria Prim i Guytó (ca), Ramon Reig i Corominas (ca), Joan Serra i Melgosa (ca), Alfred Sisquella i Oriol (ca), Joaquím Sunyer Josep de Togores i Llach (ca), exposition itinérante : State Teachers College (en), Springfield (Dakota du Sud) ; Carnegie-Stout Public Library (en), Dubuque (Iowa) ; Davenport Municipal Art Gallery (en), Davenport (Iowa) ; Eliza G. Radeke Museum, Providence (Rhode Island) ; Brooklyn Museum, New York ; Cincinnati Art Museum, Cincinnati ; Florida State College for Women, Tallahassee, George Walter Vincent Smith Art Museum (en), Springfield (Massachusetts), California Palace for the Legion of Honor, San Francisco[62] ; Henry Art Gallery, Seattle ; Département des beaux-arts de l'Université de Porto Rico, 1931-1933[63].
- Salon du palais national de Montjuic, Barcelone, juin 1932.
- Fransk Malerkunst gennem de sidste 20 Aar, Charlottenborg, Copenhague, novembre 1934.
- L'art espagnol contemporain - Peinture et sculpture, Musée du Jeu de paume, Paris, février-mars 1936[64],[5].
- Exposition d'artistes espagnols, Hogar espagnol, Paris, juillet 1941[5].
- La Quinzaine d'art espagnol, Galerie Charpentier, Paris, septembre-octobre 1942[65],[66],[5].
- Un groupe d'artistes de l'École de Paris - Antoni Clavé, Francisco Cossio, Pere Créixams, Salvador Dalí, Óscar Domínguez, Pedro Flores García, Pablo Gargallo, Julio González, Ismael González de la Serna, Emili Grau i Sala, Juan Gris, Celso Lagar, Manolo Hugué, José Palmeiro, Joaquín Peinado, Joaquín Torres García, Hernando Viñes…, Galerie des Trois-Quartiers, Paris, novembre-décembre 1943[5].
- Exposition d'art catalan moderne, Galerie Altarriba, Paris, juin-juillet 1945[67],[5].
- Exposition franco-espagnole d'arts plastiques, Galerie Visconti, Paris, février 1946[5].
- Premier Salon d'art catalan, Galerie L. Reyman, Paris, novembre-décembre 1946[5].
- Festival Pablo Casals de Prades - Exposition d'artistes espagnols : Pablo Picasso, Antoni Clavé, Pedro Créixams, Prades, juin 1950[5].
- IIe Biennale hispano-américaine d'art (ca) dite Biennale des Caraïbes, palais des beaux-arts de Cuba, La Havane, mai-septembre 1954 : Pere Créixams, Óscar Domínguez, Pedro Flores García, Maria Girona, Emili Grau i Sala, Alexis Hinsberger, Celso Lagar, Xavier Oriach, Xavier Valls…
- Visages d'Espagne au Salon de l'art libre (Association des artistes et intellectuels espagnols en France), palais des beaux-arts de la ville de Paris, décembre 1954[5].
- Hommage des artistes espagnols au poète Antonio Machado, Maison de la pensée française, Paris, février 1955[5].
- IIIe Biennale hispano-américaine d'art - L'École espagnole de Paris, Palais municipal d'expositions, Barcelone, automne 1955[5]
- Peintures et sculptures des artistes espagnols, Galerie Jacques Vidal, Paris, juin 1956[5].
- Prestige de Montmartre - Peintures, sculptures et gravures, d'Auguste Renoir à nos jours, casino municipal de Saint-Raphaël, juin 1966[68].
- Salon de Toile, Galerie André Roussard, 7, rue du Mont-Cenis, Paris, 1968, 1969, avril-mai 1978[68].
- Grandes obras, grandes artistas (1878-1978), Galería de arte Época, Barcelone, 1978[51].
- Le paysagisme catalan du naturalisme au noucentisme dans la collection Carmen-Thyssen-Bornemisza, Sala d'exposicions del Govern (ca), Andorre, octobre 1997 - janvier 1998[69].
- Le paysage dans la peinture catalane au tournant du siècle, 1870-1935, Casino de Manresa (es), avril-juin 2003[69].
- Peinture catalane du naturalisme au noucentrisme - Collection Carmen-Thyssen-Bornemisza, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, juin-juillet 2004 ; Fondation Caixa Galicia (es), Saint-Jacques-de-Compostelle, septembre-novembre 2004 ; salle d'exposition de la Banco Herrero (es), Oviedo, avril-juin 2007[69].
- Berlin, Londres, Paris, Tossa de Mar - La tranquillité perdue, Musée d'Art de Gérone, juillet-septembre 2007[70].
- Atlas paysager des terres de Gérone, Musée ethnologique du Montseny, Arbúcies, juin-août 2010[71].
- Du naturalisme au noucentrisme dans la collection Carmen-Thyssen-Bornemisza, Maison de la culture Carmen-Thyssen-Bornemisza, Los Arcos, juin-août 2010[69].
- Artistas de la Escuela de Paris i colección de relojes singulares - Fondo de arte de Crèdit Andorrà, Fondation Carlos de Amberes (es), Madrid, mai 2014[72].
- Espace Carmen-Thyssen (en), Sant Feliu de Guixols, juillet-octobre 2015 (Barcelone-Paris-New York - De Urgell à O'Keeffe), juin-octobre 2018 (Nature en évolution - De Van Goyen à Pissarro et Sacharoff - Collection Carmen-Thyssen)[69],[73].
- L'art à Olot pendant la IIe République, Museu de la Garrotxa (ca), Olot, février-mai 2016[74].
- Picasso et l'exil - Une histoire de l'art espagnol en résistance, Les Abattoirs, Toulouse, mars-août 2019[75].
- Paris vivant, de Montmartre à Montparnasse, Palacio del Almudí (es), Murcie, septembre-novembre 2019[76].
- El modernisme en les col-lecions de Vil-la Casals, salle polyvalente de Vil-la Casals et Musée Pau Casals, El Vendrell, mai-septembre 2021[77].
- Zuloaga, entre lo gitano y el flamenco, Hôpital royal (es), Grenade, mars-mai 2022[78].
- Maternitats - Una mirada diversa, Musée d'histoire de Gérone, mars-juin 2022[79].
- De Blanes au Cap de Creus, identité d'un paysage, Musée d'Art de Gérone, avril-septembre 2023[80].
- Une collection privée : la Fondation Vargas-Zúñiga y Pérez-Lucas, salle d'expositions Garcigrande, Salamanque, avril-juin 2024[81],[82].
- Sons - Analogies musicales dans la peinture, Musée Carmen-Thyssen (es), Andorre, février 2024 - janvier 2025[69].
- Figuracions entre guerres : 1914-1945, Sala Parés (es), Barcelone, janvier-février 2025[83].
- Les années 20 - Mariano Andreu, Maria Blanchard, Francisco Bores, Pere Créixams, Julio González, Manolo Hugué, Max Jacob, Le Corbusier, Jacques Lipchitz, André Masson, Joan Miró, Amédée Ozenfant, Pedro Pruna, Joaquín Torres García, Galerie Marc Domenech, Barcelone, mai-juin 2025[84],[85].
- Jong Landschap, Musée Jakob Smits, Mol (Belgique), novembre 2025 - mars 2026[86].
Réception critique


- « Avant tout le don de peindre, avec fougue, force et faculté. Mais aussi, le goût de la nuance, une observation aiguë des formes, du pittoresque. Prenant conscience de ses responsabilités, Créixams va, depuis peu, vers la recherche des raisons secondes de la peinture qui conduit à l'étude des caractères, à la création de l'atmosphère propre à chaque sujet. Il est en voie de devenir un des portraitistes les plus puissants de ce temps avec Kees Van Dongen, André Favory, Marc Chagall, Charles Edmond Kayser. » - Florent Fels[38]
- « Creixams débuta, semble-t-il, sous le signe de Suzanne Valadon. Du moins, ses premières œuvres sont-elles très imprégnées de l'influence de cette puissante artiste. Creixams a subi par la suite l'ascendant du pauvre Amedeo Modigliani, sans jamais l'égaler. Pablo Picasso l'a souvent inspiré. Il a regardé notamment ses arlequins morbides aux corps grêles, aux visages émaciés. Malgré ces influences, Creixams affirme dans le dessin une sensibilité mélancolique et tendre qui lui est personnelle. » - Waldemar-George[87]
- « Il n'est pas le seul, certes, à avoir peint des arlequins ascétiques, des acrobates hallucinés. Il n'est pas le seul à avoir peint des figures d'un classicisme de musée. Est-il le seul aussi à peindre des joueurs de guitare brûlant d'une fièvre étrange, et des personnages hâves, décharnés, vêtus de loques, mais de loques magnifiques, des enfants aux regards mystérieux, des filles aux yeux de folles ? Cela importe peu. Et le chapeau haut de forme dont il affuble ses personnages et qui, pour luis, symbolise le bluff écrasant des pauvres bougres, d'autres veulent-ils s'en servir ? Cela ne serait rien, acrobates, mendiants, guitares et chapeaux haut de forme, si Créixams ne donnait à tout cela un caractère très particulier. Il peut faire quelque chose de très grand. » - André Warnod[1]
- « Une peinture française de sève espagnole… » - Marcel Aymé[88]
- « Sa silhouette était si imposante que, pendant longtemps, le caractère de l'homme a quelque peu occulté celui du peintre, malgré la forte présence de ses tableaux sur le marché, mais pas du tout dans son pays d'origine. "Un type à la Goya, marié à une Française, et cela, à ce moment-là, est très en vogue" évoque Joaquín Torres García lorsqu'il le rencontre à son arrivée à Paris en 1926. Tossa de Mar connaît bien cet aspect essentiel de la personnalité de l'artiste. La ville lui doit une bonne partie de son cosmopolitisme culturel des années trente car Créixams - qui lui est très fidèle depuis la seconde moitié des années vingt - a joué un rôle important dans l'arrivée massive d'artistes européens qui s'en produite vers 1933. Comme l'a dit Rafael Benet (es), "Créixams était détenteur de la clé de Tossa". Mais maintenant, avec le recul du temps, il est inévitable que nous oubliions quelque peu cet homme extraverti, dont les souvenirs personnels s'estompent de plus en plus, et il ne nous reste plus que, renforcée, son œuvre, cette peinture abondante, fluide, qui porte en elle le parfum de ce phénomène artistique tellement imprécis mais tellement évident qu'on a appelé l⁷École de Paris, exaltée par la littérature et le cinéma : une peinture légère, figurative, dépourvue de dérives pathétiques, qui a contribué à donner forme à la grande vague des réalismes florissant en Europe et dans tout l'art occidental à la suite de la première avant-garde. » - Francesc Fontbona (es)[52]
- « L'œuvre attachante et mélancolique d'un Catalan qui adopta la butte Montmartre et ce qu'il était encore convenu d'appeler la bohème. Des saltimbanques, des arlequins défraîchis, des filles fatiguées : les personnages de ses amis Francis Carco et Pierre Mac Orlan. Mais Créixams, avec un sens plastique très sûr, dans sa vision dramatiquement populiste et blasée, souligne la fierté naturelle et la dignité de ses guitaristes et de ses gitans. Il a également peint des paysages, des nus et des portraits. » - Gérald Schurr[89]
- « Peintre espagnol, se réclamant de l'École de Paris, il a surtout peint des scènes typiques espagnoles, des dames à l'éventail, des arlequins, des gitanes, traitées à grands coups de brosse, dans des couleurs vives. » - Dictionnaire Bénézit[55]
Conservation
Principauté d'Andorre
- Fonds d'art Crèdit Andorrà, Andorre-la-Vieille, Figure féminine, huile sur toile 81 × 65 cm, 1960[72].
Argentine
Espagne
- Musée d'Art contemporain de Barcelone.
- Musée national d'Art de Catalogne, Barcelone, huit œuvres dont cinq provenant de la collection Luis Plandiura (es)[90] :
- Étude de femmes, huile sur toile 72,5 × 61 cm, vers 1922-1930 ;
- Figure féminnine, huile sur toile 41 × 33 cm, 1927 ;
- Cours de danse, huile sur toile 78 × 68 cm, vers 1929 ;
- Groupe gitan, huile sur toile 120 × 95 cm, vers 1929 ;
- Fille avec un enfant, huile sur toile 92 × 73 cm, vers 1930 ;
- Paysage marocain (Rabat), huile sur toile 60x73xm, vers 1933 ;
- Fille et fleurs, huile sur toile 73 × 61 cm, vers 1935 ;
- Figure rouge, huile sur toile 74 × 60 cm, vers 1936.
- Fondation Pau Casals (es), El Vendrell, trois œuvres :
- Musée de l'Empordà, Figueras, Parella de músics, gravure 24,4x15,5cm, 1930[94].
- Collection Carmen Thyssen-Bornemisza, Madrid, quatre œuvres[69] :
- Leçon de musique, aquarelle 42 × 30 cm, 1959 ;
- Le flûtiste, huile sur toile 90 × 64 cm ;
- Couple au saxophone et au violon, huile sur toile 55 × 38 cm ;
- Paysage, Tolède no 2, huile sur toile 73 × 92 cm, vers 1930.
- Fondation Amyc (Casa Museo Fuente del Rey), Madrid, dessins[95].
- Musée de Montserrat, Monistrol de Montserrat, deux toiles[96] :
- Bohemien, huile sur toile, 1914, ancienne collection Josep Sala i Ardiz (ca) ;
- Les amants possédés, huile sur toile 71x58xm, 1953, ancienne collection Jaume et Joaquim Lloveras.
- Museu de la Garrotxa (ca), Olot, une œuvre, dépôt permanent de la Généralité de Catalogne[97].
- Fondation Vargas Zúñiga et Pérez Lucas, Salamanque, Paysage, huile sur toile[81],[82].
- Collections de la ville de Sant Cebrià de Vallalta, L'exode, huile sur toile 137 × 196 cm, 1939[98].
- Monastère (es) de Sant Feliu de Guixols[99].
- Musée municipal de Tossa de Mar :
- Desmallant sardina (pêcheurs sur la plage de Tossa de Mar), huile sur toile 80 × 60 cm, 1934[100],[101] ;
- Paysage de Tossa, huile sur toile 94x75cm[80].
- Musée de Valls (ca), quatre œuvres, donation Fondation Rodón Giró[102], toutes des années 1960[103],[104].
- Bibliothèque-musée Víctor-Balaguer, Vilanova i la Geltrú, deux toiles[105] :
- Portrait de Victoria Gonzalez, 1934 ;
- Noia amb mantelina, 1948.
États-Unis
- Harry Ransom Center (en), Université du Texas à Austin, Portrait d'André Suarès, dessin à l'encre 29,9x20,8cm, ancienne collection Artine Artinian (en)[106].
France
- Musée Hyacinthe-Rigaud, Perpignan, quatre œuvres[107] :
- Corrida, huile sur toile 57,5 × 42,9 cm[108] ;
- Nu étendu, fusain 47,5 × 31,4 cm ;
- Étude de femme assise, encre 32 × 32 cm ;
- Infants, sculpture, vers 1930.
Royaume-Uni
- Fitzwilliam Museum, Cambridge, deux dessins[109] :
- Fille nue, mi-étendue, dessin 48,2 × 30,2 cm ;
- Portrait de femme aux cheveux dénoués et au grand chapeau, dessin 41,8 × 35,6 cm, 1921..
Suisse
- Musée du Petit Palais, Genève, deux œuvres :
- Maternité, huile sur toile 100 × 81 cm, 1921 ;
- L'exode après la révolution, huile sur toile 97 × 130 cm, ancienne collection Oscar Ghez.
Collections privées
Espagne
- Jaume Mimó (ca), Cerdanyola del Vallès[110].
- Fernando Rivière de Caralt (ca), Palasso de Pas, huile sur toile 89 × 60 cm, 1950[51].
- Rafael et Maria Teresa ("Maite") Santos Torroella (ca)[79].
- Arnó Vila[104].
- Ignacio Zuloaga, Allégorie de Tossa de Mar, huile sur toile 82 × 122 cm, 1940[78].
France
- Paul Pétridès, Paris[28].
