Pleugriffet

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Pleugriffet
Pleugriffet
L'église paroissiale Saint-Pierre.
Blason de Pleugriffet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Pontivy Communauté
Maire
Mandat
Luc Bovani
2026-2032
Code postal 56120
Code commune 56160
Démographie
Gentilé Pleugriffétois, Pleugriffétoise
Population
municipale
1 281 hab. (2023 en évolution de +0,71 % par rapport à 2017)
Densité 33 hab./km2
Population
unité urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 25″ nord, 2° 41′ 04″ ouest
Altitude 100 m
Min. 40 m
Max. 129 m
Superficie 38,49 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Grand-Champ
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Pleugriffet
Liens
Site web http://pleugriffet.bzh

Pleugriffet [pløgʁifɛt] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Localisation

Le bourg de Pleugriffet est situé à vol d'oiseau à 22 km au nord-ouest de Ploërmel, à 23 km au sud-est de Pontivy et à 36 km au nord de Vannes. La commune appartient sur le plan administratif à l'arrondissement de Pontivy et à la communauté de communes de Pontivy communauté et sur le plan des traditions au pays Gallo et au Pays de Baud (Bro Baod).

Paysage et relief

La commune de Pleugriffet présente un relief de plateau ondulant faiblement. Le bourg occupe le sommet d'une colline. L'église se trouve à une altitude de 102 mètres. L'Oust borde la commune à l'est et coule dans une vallée faiblement encaissée. Les ruisseaux qui arrosent la commune sont tous des tributaires de l'Oust : le ruisseau de La Perche, le ruisseau de la ville Oger (limite sud). Le bocage est à l'état résiduel, la plupart des talus et des haies d'arbres ayant disparu au profit des grandes parcelles de céréales et les espaces boisés sont rares. La population se disperse dans de nombreux petits hameaux et écarts. Si la majorité d'entre-eux portent des noms de consonance française, un nombre non négligeable portent des noms bretons : Clévaleuc, La Croix Guen, Coëtdénan, Coët Maguet, Kerburel, Kerfouquet, Ker Normand, Kerpont, Le Bas Penhouët, Le Haut Penhouët, Penguilly, Quérant. Au nord-ouest de la commune, se dressent 10 éoliennes Gamesa (20 MW, EDF-Akuo) appartenant à un parc éolien constitué au total de 11 machines, la onzième étant sur la commune voisine de Crédin[1].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le canal de Nantes à Brest, l'Oust, l'Evel, la Perche[2], le Ville Oger[3], le Camet[4], le Lanriet[5], le ruisseau de la Noë Bernard[6], le ruisseau de Morlan[7] et divers autres petits cours d'eau[8],[Carte 1].

Le canal de Nantes à Brest est un canal, chenal et un estuaire et un cours d'eau naturel navigable sur une grande partie de son cours, d'une longueur de 364 km, prend sa source dans la commune de Nort-sur-Erdre et se jette dans la Loire à Nantes[9]. Les caractéristiques hydrologiques du canal de Nantes sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 10,2 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 215 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 291 m3/s, atteint le même jour[10].

L'Oust, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de La Harmoye et se jette dans la Vilaine à Rieux, après avoir traversé 46 communes[11].

L'Ével, d'une longueur de 52 km, prend sa source dans la commune de Réguiny et se jette dans le Blavet à Quistinic, après avoir traversé onze communes[12].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Pleugriffet[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[16]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 839 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bignan à 14 km à vol d'oiseau[19], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 995,0 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Pleugriffet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23] et hors attraction des villes[24],[25].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 1,6 % 57
Terres arables hors périmètres d'irrigation 56,8 % 2193
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 13,9 % 537
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 18,9 % 728
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 7,1 % 274
Forêts de feuillus 1,8 % 69
Source : Corine Land Cover[26]

Toponymie

Le nom de la commune est attesté sous les formes Pluhuduc en 1066, Plooc Griffet en 1295, Griffet in Pleouc en 1298, Pleouc Griffet en 1308 et 1356, et Ploioc en 1330, Plorec et Ploiec en 1387, Ploegriffet en 1392, Ployeuc Griffet en 1453, Ploegaffec en 1456, Plogrifect en 1630[27],[28].

Il s'agit d'un toponyme d'origine brittonique, constitué par un appellatif toponymique issu du moyen ploe « communauté, implantation civile, paroisse », et suivi de l’anthroponyme Huduc. La contraction de ce toponyme avec Griffet, nom d'une seigneurie et d'un hameau situés au nord du territoire communal, produit le nom actuel de la commune.

Le nom de la localité en gallo, langue régionale locale, est Pyeu[28].

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Ploueg-Grifed[29].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 39,0 % des toponymes de la commune sont bretons[30].

Histoire

Préhistoire et Antiquité

L'origine de la paroisse remonte aux Celtes. Les Romains achevèrent sa création avec la réalisation d'une voie reliant Vannes à Corseul et l'implantation d'un camp.

Moyen-Âge

Puis les Bretons, au VIe siècle, marquèrent ces lieux de leur empreinte en y laissant des lieux-dits à consonance bretonne : Kerburel, Langonan, Quérant... Le bourg lui-même porte un nom breton que l'on retrouve écrit Ploeuec ou Pleouc en 1298, Ploiec en 1387, et enfin Ployeuc. Dans ces termes, on reconnaît facilement le terme breton plou qui signifie peuple ou paroisse. Au XIIe siècle, le village est donné au prieuré Saint-Martin de Josselin.

À partir de 1453, on a rajouté la terminaison Griffet et Ploueuc-Griffet est devenu Pleugriffet car les seigneurs du château de Griffet avaient haute, moyenne et basse justice et dîme féodale sur toute la paroisse. Mais les gens du pays ont toujours gardé le nom primitif de Pleuc, que l'on prononce dans le patois du terroir Pieu. Le château de Griffet était jadis une forte place dans laquelle il y avait garnison et capitaine. Il était situé à 2 kilomètres du bourg, sur les bords de l'Oust. Les guerres ont entièrement ruiné ce château. La seigneurie de Griffet, fut érigée en marquisat en l'an 1622 et réunie par le roi au marquisat de Coëtlogon, situé dans la paroisse de Laurenan au profit de René, marquis de Coëtlogon[31].

Selon un aveu de 1471, Pleugriffet était, au sein de la Vicomté de Rohan, une des 46 paroisses ou trèves de la seigneurie proprement dite de Rohan[32].

Temps modernes

En 1756, Pleugriffet se trouvait dans la vicomté de Rohan, dans le doyenné de Porhoet et dans la sénéchaussée de Ploërmel.

Révolution Française

En 1790, Pleugriffet fut érigée en commune du canton de Réguiny et du district de Josselin. Ses habitants prirent une part active à la chouannerie en 1794 et en 1799. Enfin en 1801, la commune intégra définitivement le canton de Rohan. Ainsi s'acheva une histoire administrative chaotique.

Le 12 brumaire an III () l'agent national de Josselin écrit au Comité de salut public que « les municipalités de Cruguel, Plumelec, Saint-Jean, Bignan, Buléon, Radenac, Pleugriffet, Réguiny et Credin ne peuvent plus faire exécuter les lois, ni ordonner les réquisitions des grains, fourrage et charrons. Les brigands |chouans] rôdent dans ces communes et les en empêchent. Ils menacent tous les individus qui désireraient y obtempérer de les assassiner eux et leurs familles et d'incendie leur domicile »[33].

XIXe siècle

Au XIXe siècle, la superficie totale de la commune selon le cadastre était de 3860 hectares dont terres labourées 1259 ha, prés et pâturages 223 ha, bois 56 ha, vergers et jardins 79 ha, canal 24 ha, landes et incultes 2104 ha, châtaigneraie 9 ha, surface des propriétés bâties 14 ha. On y parlait le français[31].

XXe siècle

La Belle Époque

Le l'inventaire des biens d'église fut vainement tenté à Pleugriffet, les paroissiens s'y opposant[34].

L'entrée du bourg vers 1910 avec au premier plan un atelier de charronnage.
L'ancienne église de Pleugriffet, détruite avant 1954.

Influencés par les travaux de mise en valeur des landes réalisés par les moines de l'abbaye de Timadeuc pour les transformer en terres cultivées, les paysans des communes de Réguiny, Crédin, Pleugriffet , etc.. les imitent au début du XXe siècle[35].

La Première guerre mondiale

Le monument aux morts de Pleugriffet porte les noms de 108 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 6 sont morts en Belgique dont 3 dès le 22 août 1914[36].

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Pleugriffet porte les noms de 7 personnes mortes pour le France pendant la Seconde Guerre mondiale[36].

L'après Seconde Guerre mondiale

Un soldat (Alphonse Jouet) originaire de Pleugriffet est mort pour la France pendant la Guerre d'Indochine et deux (Marcel Julo et Onésime Kerleaux) pendant la Guerre d'Algérie[36].

À partir de 1954, est édifiée l'actuelle église Saint-Pierre, suivant les plans de l'architecte vannetais Guy Caubert de Cléry. En effet, au début des années 1950, le maire de Pleugriffet, Eugène Lorillé, souhaitait offrir une nouvelle église à ses concitoyens. Selon le maire, l'ancienne église, trop vétuste, menaçait de s'effondrer. Elle est consacrée le 12 août 1956 par monseigneur Eugène Le Bellec. Il s'agit d'un édifice en béton paré de briques, de granite, de mosaîque et d'enduit et qui allie modernité et tradition. Elle est édifiée à l'emplacement de l'ancienne église romane qu'elle remplace. Celle-ci semblait remonter au XIIe siècle pour ses parties les plus anciennes[37].

Politique et administration

La mairie de Pleugriffet.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1983 Eugène Lorillé    
mars 2001 23 mai 2020 René Jégat RPR  
23 mai 2020 26 mars 2026 Bernard Lécuyer[38]    
26 mars 2026 en cours Luc Bovani[39]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[41].

En 2023, la commune comptait 1 281 habitants[Note 4], en évolution de +0,71 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4881 4391 5641 5311 7301 6291 6001 6631 618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6271 6291 6881 6311 6381 6671 7941 8751 972
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0061 9922 0051 7661 7901 8511 7741 7341 625
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5891 5281 3581 1981 1051 1241 1881 1801 255
2021 2023 - - - - - - -
1 2861 281-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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