Portrait en pied d'Armand Gérôme en polytechnicien
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| Artiste | |
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| Date |
Vers |
| Type | |
| Matériau | |
| Dimensions (H × L) |
160 × 94 cm |
| No d’inventaire |
PD.13-2017 |
| Localisation |
Le Portrait en pied d'Armand Gérôme en polytechnicien est une peinture à l'huile sur toile réalisée en 1848 par l’artiste français Jean-Léon Gérôme. L’œuvre représente son jeune frère, Claude-Armand Gérôme (1827-1850), en uniforme d’élève de l’École polytechnique. Âgé de vingt et un ans au moment de la pose, le sujet meurt deux ans plus tard des suites d’une méningite[1].
Le tableau est exposé au Salon de 1848 à Paris. Il appartient aux collections du Fitzwilliam Museum de Cambridge, qui l’acquiert en 2017.
Le portrait suscite un vif intérêt lors de sa présentation à l’Hôtel Drouot en 2013, dans le cadre de la vente de la collection Andrée Putman. Estimé entre 30 000 et 40 000 €, il atteint le prix de 280 000 € (hors frais). Son acquisition par le Fitzwilliam Museum est rendue possible grâce au soutien de l’Art Fund et au succès d’une souscription publique.

Avant sa redécouverte, l’œuvre n’est connue que par un dessin mis au carreau dont la composition diffère légèrement : le modèle y tient son bicorne de polytechnicien à la main, et non sur la tête. L’arrière-plan est uniquement constitué d’un escalier monumental et de sa rampe. Un autre portrait du jeune Armand, en buste et coiffé du bicorne, est conservé à la National Gallery de Londres. Gérôme peint vraisemblablement ce format réduit comme étude préparatoire à la version en pied, ou comme image commémorative après la mort de son frère[2].
Théophile Gautier remarque le tableau lors de son exposition au Salon de 1848 : « Un portrait, que son aspect bizarre et surtout le bicorne qui le coiffe rendent légèrement inquiétant au premier abord, laisse bientôt voir à quiconque s'y arrête de sérieuses qualités de dessin et complète le bagage de M. Gérôme. Dans le tableau mythologique comme dans le cadre pieux et le portrait, le jeune artiste a fait preuve d'originalité, de goût, de délicatesse et de distinction. Le côté un peu sauvage de sa peinture ne nous effraye pas. Il n'est pas mauvais qu'une œuvre ait dans sa beauté quelque chose de choquant[3]. ».
La toile, signée « Gérôme » et datée 1848 en bas à droite, mesure 160 × 94 cm.