Au début des années 1970, les puissantes locomotives des séries 269.0, 279 et 289.0 surnommée « japonaises » du fait de leur conception par Mitsubishi, donnent des signes de « fatigue » ce qui nécessite d'envisager leur succession. la Renfe produit un Appel d'offres avec pour critères principaux la puissance et la tenue sur la voie. Les solutions techniques sont laissées à l'initiative des candidats. La nouveauté pour ce type de marché est l'exigence d'un minimum de garanties qui va nécessité de longues négociations avec les candidats potentiels. Finalement deux marchés sont conclus : un japonais pour une série 251 et un allemand pour la série 250. Ce dernier est attribué à un Consortium composé par les entreprises Krauss-Maffei, Brown, Boveri & Cie, La Maquinista Terrestre y Maritima (MTM) et Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF)[1].
Elles sont de type Co'Co' (deux bogies à trois essieux moteur) équipés de rapports de vitesse de 100 et 160 km/h. Elles peuvent être utilisée en tête de trains de fret et de voyageurs[2].
Elles ont été réceptionnées d'origine avec une livrée rouge en bas de caisse et crème à face avant jaune. Lors de leur révision, elles ont revêtu la livrée jaune et grise avec numéro de série, en blanc, inscrit en gros sur les flancs.
Elle est divisée en deux sous-séries, les 250.001 à 250.035 à rhéostats et les 250.601 à 250.606 à électronique de puissance. (thyristors) Les deux ont assuré le même service[3].
Le type Co'Co' agressif vis-à-vis de la voie oblige la RENFE à réduire leur vitesse à 140 km/h. Leur coût de fonctionnement et la livraison de motrices plus récentes les cantonne pour les trains de fret[2]. Elles sont réformées entre 2006 et 2010[3].