En 2005, il est élu président de la Fédération allemande de cyclisme (BRD).
Famille
Rudolf Scharping épouse en 1971 Jutta Krause, avec qui il a trois filles: Susanne, née en 1974, Christine, née deux ans plus tard, et enfin Julia, née en 1982. Le couple divorce finalement en 2000. Il est remarié avec Kristina Gräfin Pilati von Thassul zu Daxberg.
Parcours politique
Au sein du SPD
Il adhère au Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) en 1966. Deux ans plus tard, il fait l'objet d'une procédure d'exclusion pour avoir distribué des tracts dénonçant l'achat d'avions Starfighter, mais celle-ci est suspendue dix mois plus tard. Il est élu président des Jusos, organisation des jeunes du SPD, de Rhénanie-Palatinat dès 1969 et pour une période de cinq ans.
Désigné vice-président fédéral des Jusos de 1974 à 1976, il est porté à la présidence du SPD dans la région de Rheinland/Hessen-Nassau en 1984, puis du Rhénanie-Palatinat l'année suivante. Il renonce à son mandat local en 1990.
Le , Rudolf Scharping est élu président fédéral du SPD avec 40% des voix au cours de primaires, en s'imposant face à Gerhard Schröder et Heidemarie Wieczorek-Zeul. Il n'effectue qu'un seul mandat, puisqu'il est battu par Oskar Lafontaine le au congrès fédéral de Mannheim. Il devient alors vice-président fédéral du parti et prend la présidence du Parti socialiste européen (PSE), qu'il abandonne en 2001.
Il ne se présente pas à la réélection lors du congrès fédéral de 2003 et quitte la direction du SPD.
En Rhénanie-Palatinat : de l'opposition au pouvoir
Son mandat est marqué par la participation de la Bundeswehr à l'intervention de l'OTAN au Kosovo en 1999, ce qui en fait le premier déploiement armé de l'Allemagne à l'étranger depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Rudolf Scharping pousse à l'intervention contre la Serbie en n'hésitant pas à déclarer qu'il existe un Plan Fer-à-cheval et que les Serbes commettent un «génocide», « jouent au football avec des têtes coupées, dépècent des cadavres, arrachent les fœtus des femmes enceintes tuées et les font griller »[1]. Ce plan fabriqué par le ministère de la Défense à partir d’éléments compilés par les services secrets bulgares sera dénoncé après la fin du conflit comme étant une fausse information, notamment par l'enquête du journaliste américain Daniel Pearl dans The Wall Street Journal le et par l'hebdomadaire Der Spiegel en [1],[2]
Scandales et révocation
Le , il est démis de ses fonctions par le chancelier fédéralGerhard Schröder après les révélations du magazine Stern selon lesquelles il aurait touché 140 000Deutsche Mark de l'homme d'affaires Moritz Hunzinger, ce qu'il présente comme des honoraires pour des conférences tenues avant son arrivée au gouvernement et un acompte sur un livre à paraître, alors même que la loi allemande interdit à un ministre de toucher des honoraires au cours de son mandat[3]. Ce n'était toutefois pas le premier scandale le concernant: en , des photos de lui et sa nouvelle compagne, Kristina, en vacances à Majorque, sont publiées et révèlent qu'il a utilisé un avion de la Luftwaffe pour rejoindre les îles Baléares depuis la Macédoine, où il était en mission officielle, laissant en plan les députés fédéraux qui l'accompagnaient et alors même que le débat sur l'engagement de la Bundeswehr dans ce pays faisait rage en Allemagne[4].
Fin de carrière
Malgré les scandales, il se représente aux élections législatives du et conserve son mandat de député. Il intègre alors la commission des Affaires étrangères du Bundestag. Ayant décidé de ne pas se représenter aux élections anticipées de 2005, il est aujourd'hui retiré de la vie politique.